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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 09:11
Bruxelles, 08/06/2009 (Agence Europe) - Sur la base des données obtenues lundi 8 juin à 16h, voici le résultat des élections européennes par pays:


Allemagne
: La participation passe de 43% en 2004 à 43,3% en 2009. Avec 30,7%, les chrétiens-démocrates (CDU et CSU) obtiennent 42 sièges. Le Parti social-démocrate (SPD) obtient 23 sièges avec 20,8% des suffrages. Les Verts décrochent 14 sièges (12,1%) tandis que le Parti libéral-démocrate (FDP) en remporte 12 (11%). Le parti de gauche (7,5%) obtient 8 sièges.


Autriche:
La participation est stable à 42,43 %. Le ÖVP (Parti populaire) a remporté 29,7% des suffrages soit 6 sièges, le SPÖ (Parti social-démocrate) 23,8% des suffrages soit 5 sièges, la liste Martin 17,9% des suffrages soit 3 sièges, le FPÖ (Parti libéral) 13,1% des suffrages soit 2 sièges et les Verts 9,5% des suffrages soit 1 siège.


Belgique
: La participation passe de 90,81% en 2004 à 85,86% en 2009. Les démocrates-chrétiens flamands (15,13%), le VLD-Open (13,02 %) et le Parti socialiste (10,19 %) remportent chacun 3 sièges. Deux sièges sont attribués au Vlaams Belang, au Mouvement Réformateur, au SP.a (socialistes flamands) et Ecolo. Ils obtiennent respectivement 10,28%, 9,14 %, 8,53%, et 8,1% des suffrages. Le Centre Démocrate Humaniste remporte 1 siège (4,68%) ainsi que la Lijst Dedecker (4,71 %), Groen (4,95%) et le Christlich Soziale Partei (0 ,2%).


Bulgarie
: La participation est de 37,49%. Les Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie (GERB) recueillent 26,15 % des suffrages (5 sièges) tandis que le Parti socialiste (BSP) remporte 18,87% (4 sièges). Les listes Ataka avec 11,43 %, la Coalition bleue (SDS-DSB) avec 8,41%, le Mouvement pour les droits et les libertés (DPS) avec 11,31% et le Mouvement national pour la stabilité et le progrès (NDSV) avec 8,75% remportent chacun deux sièges.


Chypre:
La participation est passée de 72,5% en 2004 à 59,4% en 2009. Le DISY (parti de droite du Rassemblement démocratique) a recueilli 35,65% des suffrages soit 2 sièges, le parti AKEL (Parti progressiste des travailleurs) 34,9% des suffrages soit 2 sièges, le DI.KO (social-libéral) 12,28% des suffrages soit 1 siège et l'EDEK (socialistes) 9,85% des suffrages soit 1 siège.


Danemark:
La participation passe de 47,89 % en 2004 à 59,5% en 2009. Le parti social-démocrate avec 21,2% et le parti libéral avec 20,2% remportent chacun 3 sièges. Le parti socialiste populaire (16%), affilié aux Verts, décroche 2 sièges ainsi que le parti du peuple danois (15,2%) et le parti conservateur (13%). Avec 7,1 % des suffrages, le mouvement du peuple contre l'UE obtient un siège.


Espagne:
La participation passe de 45,14% en 2004 à 44,3% en 2009. Remportant 42,23% des suffrages, le Parti populaire obtient 23 sièges. Le Parti socialiste ouvrier suit avec 38,51% des suffrages, soit 21 sièges. Deux sièges sont attribués à la Coalition pour l'Europe (5,12%) et à la Gauche unie (3,73%). Enfin, l'Union Progrès et Démocratie et les Verts remportent respectivement 2,87% des suffrages, soit un siège chacun.


Estonie:
La participation en Estonie passe de 26,83% en 2004 à 43,2% en 2009. Le Parti du centre recueille 26,04%, soit 3 sièges. Le Parti de la réforme (16,3%), l'Union pour la patrie-ResPublica (12,24%) et le Parti social-démocrate (8,72%) remportent chacun 1 siège.


Finlande:
La participation est passée de 39,43% en 2004 à 40,3% en 2009. Le KOK (conservateurs) a obtenu 23,2% des suffrages soit 3 sièges, le KESK (libéral) 19% des suffrages soit 3 sièges, le SDP (les sociaux-démocrates)17,5% des suffrages soit 2 sièges, le KD-PS (alliance des démocrates chrétiens et du parti des « Vrais Finlandais »), membre du PPE, 14% des suffrages soit 2 sièges, le VIHR (les Verts) 12,4% des suffrages soit 2 sièges et le SFP (parti du peuple suédois), membre de l'ALDE, 6,1% des suffrages soit 1 siège.


France:
La participation atteint 40,48 % alors qu'elle était de 42,76 % en 2004. Les candidats UMP/Nouveau-Centre, affiliés au PPE, décrochent 27 sièges. La gauche moderne en obtient 2. Ces partis recueillent ensemble 28% des suffrages à l'échelon national. Le Parti Socialiste obtient 16,8 %, talonné par Europe écologie à 16,2 %. Ils remportent tous deux 14 sièges. Le Mouvement démocrate chute à 8,5 % et récolte 6 sièges. Avec 6,5 % des suffrages, le Front National obtient 3 sièges tandis que le Front de gauche pour changer d'Europe, avec 6,3 %, en reçoit 4 auxquels s'ajoute le communiste réunionnais Elie Hoarau. Enfin, les listes Libertas (Mouvement pour la France et Chasse Pêche Nature et Tradition) recueillent 4,8 % des suffrages (1 siège attribué à Philippe de Villiers).


Grèce
: La participation chute de 63,22 à 52,63% entre 2004 et 2009. Le Mouvement socialiste panhellénique remporte 9 sièges avec 36,69% des suffrages. Avec 32,29% des suffrages, la Nouvelle Démocratie obtient 7 sièges. Deux sièges sont attribués au Parti communiste (8,35%) ainsi qu'au Rassemblement populaire orthodoxe (7,15%). La Coalition de la gauche radicale, avec 4,7% et les Verts, avec 3,49% des suffrages, remportent tous deux un siège.


Hongrie:
La participation est passée de 38,5% en 2004 à 36,29% en 2009. Le FIDESZ - KDNP (Conservateurs et Chrétiens-démocrates) a remporté 56,37% des suffrages soit 14 sièges, le MSZP (Socialistes) 17,38% des suffrages soit 4 sièges, le JOBBIK (Nationalistes, extrême-droite), 14,77% des suffrages soit 3 sièges, le MDF (Centristes), membre du PPE, 5,3% des suffrages soit 1 siège.


Irlande
: La participation baisse de 58,58% en 2004 à 57,6% en 2009. Le parti recueillant le plus de suffrages est le Fine Gael (29,13%). Il remporte 4 sièges, talonné par le Fianna Fail (24,08%) qui en obtient 3. Avec respectivement 13,92% et 11,36%, Le Parti travailliste et le Parti indépendant décrochent 2 sièges. Enfin, le Sinn Fein obtient 1 siège, remportant 11,24% des suffrages.


Italie
: La participation est de 66,46% pour ces élections. Elle était de 71,72% en 2004. Le Parti du peuple pour la liberté recueille 35,25% des suffrages et décroche donc 29 sièges. L'Union des démocrates chrétiens et du centre décroche 5 sièges avec 6,5% des suffrages. Le Parti démocrate en obtient 22 avec 26,14%. La Ligue du Nord (10,22%) remporte 9 sièges tandis que l'Italie des valeurs (7,99%) en emporte 7.


Lettonie:
La participation est passée de 41,34% en 2004 à 52,56% en 2009. Le PS (parti « Union civile ») a obtenu 24,32% des suffrages soit 2 sièges, le SC (parti « Centre de l'harmonie ») 19,54% des voix soit 2 sièges, le PCTVL (liste « pour les droits de l'homme dans une Lettonie unie ») 9,64% des suffrages soit 1 siège, le LPP/LC (liste « Premier de Lettonie-Voie lettone ») a obtenu 7,5% des voix soit 1 siège, le TB/LNKK (Union pour la patrie et la liberté) 7,46% des suffrages soit 1 siège et le JL (parti « Nouvelle Ère ») 6,66% des voix soit 1 siège.


Lituanie:
La participation est passée de 48,38% aux élections de 2004 à 20,88% à celles de 2009. Le TSK-LKD (Union de la patrie- Conservateurs) a remporté 25, 69% des suffrages soit 4 sièges, le LSDP (Sociaux-démocrates) 19,06 % des suffrages soit 3 sièges, le TT (Parti pour l'ordre et la justice) 55% des suffrages soit 2 sièges, le DP (Parti du Travail) 9,3% des suffrages soit 1 siège, le LLRA-AWPL (Action électorale des Polonais de Lituanie) 8, 27% des suffrages soit 1 siège et le LRLS (l'Union libérale-Union du centre) 7,05% soit 1 siège.


Luxembourg:
La participation reste stable à 91% en 2009. Le CSV (chrétien social) a remporté 31, 39% des suffrages soit 3 sièges, le DP (libéral) 19,27% des suffrages soit 1 siège, le LSAP (socialiste) 19, 01% des suffrages soit 1 siège et enfin les verts de Déi Gréng, 17,04% des voix soit 1 siège.


Malte:
La participation est passée de 82,39% en 2004 à 78,81% en 2009. Le MLP (travailliste) a recueilli 55% des suffrages soit 3 sièges et le PN (conservateur) 41% des suffrages soit 2 sièges.


Pays-Bas:
La participation est passée de 39,26% en 2004 à 36,5% en 2009. Le CDA (l'Appel chrétien-démocrate) a remporté 19,9% des suffrages soit 5 sièges, le PVV (populiste) 17% des suffrages soit 4 sièges, le PvdA (travailliste social-démocrate) 12,1% des voix soit 3 sièges, le VVD (libéral)11,4% des suffrages soit 3 sièges, le D66 (les Démocrates 66) 11,3% des suffrages soit 3 sièges, le GroenLinks, membre des Verts, 8,9% des suffrages soit 3 sièges, le SP (Parti socialiste) 2 sièges avec 7,1% des suffrages et le ChristenUnie-SGP 2 sièges avec 6,9% des voix.


Pologne:
La participation est passée de 20,87% en 2004 à 27,4% en 2009. Le PO (parti « Plateforme civique ») a remporté 45,2% des suffrages soit 24 sièges, le PiS (Parti conservateur « Droit et Justice ») 29,5% des suffrages soit 16 sièges, le SLD-UP (coalition social-démocrate) 12% des suffrages soit 6 sièges, le PSL (Parti démocrate-chrétien et agraire), membre du PPE, 7,9% des suffrages soit 4 sièges.


Portugal:
La participation est passée de 38,6 % en 2004 à 37,05% en 2009. Le PPD/PSD (Parti social-démocrate) a remporté 31,68% des suffrages soit 8 sièges, le PS (Parti socialiste) 26,58% des suffrages soit 7 sièges, le BE (Bloc de Gauche)10,73% des suffrages soit 3 sièges, le CDU-PCP-PEV (Alliance de la coalition démocratique unitaire, des Communistes et des Verts)10,66% des suffrages soit 2 sièges, le CDS-PP (liste commune du centre démocrate-social et du parti populaire) 8,37% des voix soit 2 sièges.


République Tchèque
: La participation reste faible. Elle passe de 28,3 % en 2004 à 27,84%. Le Parti Démocrate-civique (ODS) décroche 9 sièges avec 31,44 % des suffrages. Le Parti Social-démocrate (CSSD) obtient 7 sièges avec 22,39 %. Le Parti communiste de Bohème et Moravie (KSCM) en remporte 4 avec 14,19 % tandis que l'Union chrétienne-démocrate-Parti du peuple (KDU-CSL) recueille 7,64 % des suffrages, soit 2 sièges.


Roumanie:
La participation est passée de 29,47% en 2004 à 27,21% en 2009. Le PSD-PC (Alliance des sociaux-démocrates et des conservateurs) a obtenu 30,8% des suffrages soit 11 sièges, le PD-L (Parti démocrate-libéral) 30,5% des suffrages soit 11 sièges, le PNL (Parti national-libéral) 16,7% des suffrages soit 6 sièges, l'UDMR (Union démocrate magyare de Roumanie), membre du PPE, 8,9% des suffrages soit 3 sièges et le PRM (Parti populaire de la Grande Roumanie) 7,2% des suffrages soit 2 sièges.


Royaume-Uni:
La participation est passée de 38,52% en 2004 à 34,8% en 2009. Les conservateurs ont obtenu 27,7% des voix soit 25 sièges, UKIP (parti de l'Indépendance) 16,5% des voix soit 13 sièges, les travaillistes 15,7% des suffrages soit 13 sièges, les libéraux-démocrates 13,7% des suffrages soit 11 sièges, les verts 8,6% des voix soit 2 sièges et le BNP (Extrême-droite) 6,2 % des suffrages et donc 2 sièges. Ces résultats ne sont pas définitifs et n'incluent pas les votes de l'Irlande du Nord, correspondant à 3 sièges.


Slovaquie:
La participation est passée de 16,97% en 2004 à 19,64% en 2009. Le SMER (Direction-Démocratie sociale)a obtenu 32,02% des suffrages soit 5 sièges, le SDKÚ-DS (l'Union démocratique et chrétienne slovaque-Parti démocratique), membre du PPE,16,99% des suffrages soit 2 sièges, le SMK-MPK (parti de la coalition hongroise), affilié au PPE, 11,34% des suffrages soit 2 sièges, le KDH (mouvement chrétien-démocrate), membre du PPE, 10,87% des suffrages soit 2 sièges, le ¼S-HZD (parti du Président) 8,98% des suffrages soit 1 siège et le SNS (parti des nationalistes) 5,56% des suffrages soit 1 siège.


Slovénie:
La participation est passée de 28,35% en 2004 à 28,02% en 2009. Le SDS (PPE) a remporté 26,92% des suffrages soit 2 sièges, le SD (sociaux-démocrates slovènes)18,45% des suffrages soit 2 sièges, le NSI (parti « Nouvelle Slovénie »), affilié au PPE,16,33% des suffrages soit 1 siège, le LDS (parti libéral-démocrate), 11,52% des suffrages soit 1 siège et Zares (parti « Zares- nouvelle politique »), membre de l'ALDE, 9,82% des suffrages soit 1 siège.


Suède
: La participation augmente de 37,85 % à 43,8 %. Avec 24,6 %, le Parti social-démocrate remporte 5 sièges. Le Parti du rassemblement modéré (18,8%) en obtient 4. Le Parti du peuple-Les Libéraux recueille 13,6 % des suffrages, soit 3 sièges. Les Verts (10,8%) en décrochent 2, tandis que le Parti des Pirates (7,1%), le Parti de la gauche (5,6%), le Parti du centre (5,5%) et le Parti chrétien démocrate (4,7%) obtiennent chacun 1 siège. (H.D./L.P.)
 


Nb : Ces résultats ont été publiés dans le Bulletin Quotidien Europe n° 9916 en date du 9 juin 2009

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 16:07

Selon l'étude du Ministère intitulée " Stabilité et Croissance, Développement, Gouvernance : La France, le FMI et la Banque Mondiale en 2003/2004 " qui a été présentée au Parlement en application de l'article 44 de la loi de finances rectificative pour 2004 (http://www.finances.gouv.fr/pole_ecofin/international/institutions/rapportbm-fmi04.pdf), " deux phases distinctes ont marqué la période de juillet 2003 à juin 2004 : tout d'abord une phase d'interrogations concernant un retour de la croissance mondiale jusqu'à la fin de l'année 2003, puis la phase [...] de reprise confirmée et globale ".

Ce même rapport appelait le système monétaire et financier international " - après une période durant laquelle il a fait la preuve de sa résistance - démontrer ses capacités à soutenir cette croissance et en faire profiter le plus grand nombre ", et la communauté internationale à " ce contexte se mobiliser pour assurer une croissance pérenne, continuer d'oeuvrer en faveur du développement et relever les défis d'une sécurité mondiale accrue ".


Ci-après est présentée la préface signée du ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie d'alors : Nicolas Sarkozy. Elle montre l'importance accord alors par la France à trois grandes priorités : le financement du développement, la gouvernance des institutions, et le renforcement des outils de prévention et de résolution des crises.

" J’ai le plaisir, au nom du gouvernement, de transmettre le sixième rapport au Parlement sur les activités du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, couvrant la période de juillet 2003 à juin 2004. Comme les précédents, ce rapport expose les enjeux et les positions défendues par la France sur les principales questions dont les institutions financières internationales ont eu à connaître durant cette période, dans un souci d'information et de transparence envers le Parlement et la société civile.


La période a été marquée par les suites de la présidence française du G7/G8.

Elle a permis de concrétiser des perspectives ouvertes par le Sommet d’Evian. On retiendra en particulier l’adoption par les ministres des finances du G7 d’un rapport aux Chefs d’Etat et de gouvernement sur le financement du terrorisme visant à renforcer la mobilisation internationale, support du plan d’action adopté sous présidence américaine en début d’année.

Dans un autre domaine, l’approche dite d’Evian permettant d’améliorer les modalités de restructuration des dettes souveraines des pays non éligibles à l'initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) a été mise en oeuvre par le Club de Paris.


Le renforcement du système monétaire et financier international a connu des avancées contrastées.

Des progrès doivent être relevés, au premier rang desquels la pleine participation des institutions financières internationales à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. La France a joué un rôle moteur dans cette évolution qui assure la mobilisation d’une expertise technique importante pour réaliser les travaux nécessaires (évaluations, assistance technique). Le FMI a par ailleurs amélioré la qualité de son diagnostic pour mieux prévenir les risques de crise : évaluation des équilibres entre engagements et actifs à l'échelle des groupes d'acteurs économiques des pays ; meilleure prise en compte de la dimension régionale dans la surveillance pour tenir compte des interdépendances économiques et financières. Toutefois, il n’a pas été possible de pérenniser l’instrument financier dont disposait le FMI pour prévenir les crises, au motif qu’aucun pays ne l’avait encore utilisé en quatre ans d’existence. La France a néanmoins obtenu que les discussions se poursuivent sur son remplacement.

La perspective d’un dispositif institutionnel de restructuration des dettes souveraines s’est en outre éloignée. Certes, les accords contractuels entre les pays émergents et les investisseurs se généralisent pour mieux définir les conditions dans lesquelles les différentes émissions obligataires pourraient faire l’objet d’une restructuration en cas de défaut.

La surveillance exercée par le FMI sur la situation macro-économique et financière mondiale et celle de ses membres a joué un rôle important dans le débat sur les changes et la coordination des politiques économiques. Les travaux du FMI ont en effet au début de l’année exposé la nécessité que l’ajustement des déficits américains ne passe pas exclusivement par une appréciation de l’euro contre le dollar, mais aussi par des mesures correctrices aux Etats-Unis. La France reste pleinement impliquée dans la surveillance mutuelle exercée par le FMI et s'est portée volontaire à un programme d'évaluation de son secteur financier (PESF). Il s’agit d’une procédure au cours de laquelle le FMI procède à un examen approfondi des forces et des faiblesses du secteur financier du pays volontaire, afin de détecter ses vulnérabilités éventuelles et identifier les réformes prioritaires pour les prévenir. Il a paru important que la France montre l’exemple en se soumettant à cet exercice, dont les résultats devraient être rendus publics dans le courant de l’automne.

La présidence française du G7/G8 a également été l’occasion de mobiliser la communauté internationale en faveur du développement dont les institutions financières internationales constituent un relais essentiel.

 

Une décision de première importance vient d'être prise avec la prorogation de la facilité gérée par le FMI en faveur des pays à faible revenu (FRPC) que certains membres contestaient. Les modalités de son financement doivent maintenant être discutées, mais l'obstacle de principe a été surmonté. Le FMI a également créé un instrument spécifique de soutien aux pays dont la balance des paiements est fragilisée suite à l'ouverture commerciale de pays tiers. La France s’est engagée tout particulièrement sur ces deux dossiers, conformément aux orientations politiques définies par le Président de la République s’agissant du financement du développement.

La Banque mondiale a pour sa part, engagé d'importants travaux d'évaluation des besoins financiers pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, parallèlement au suivi des engagements pris lors du Sommet de Monterrey. Elle prépare actuellement un rapport sur l'efficacité de l'aide, l'absorption et les modalités innovantes de financement du développement. Enfin, elle poursuit le suivi et la mise en oeuvre des politiques sectorielles relatives à l'eau, la santé, le handicap, l'éducation et la transparence des industries extractives.

J'ai par ailleurs, organisé à Bercy avec mon homologue britannique un colloque sur la Facilité financière internationale. Il s’agit de définir un instrument permettant de mobiliser immédiatement les volumes financiers importants nécessaires à l'atteinte des objectifs internationaux en matière de développement. La France a également encouragé les institutions financières internationales à travailler sur de possibles mécanismes de taxation mondiale en faveur du développement, rejoignant en cela le mandat confié par le Président de la République au groupe de travail sur le financement du développement qu’il a créé fin 2003.

Les institutions financières internationales ont enfin, continué de jouer un rôle essentiel dans les procédures d’allègement de dette. La mise en oeuvre de l'initiative PPTE s'est accélérée avec de nouveaux pays ayant atteint le point d'achèvement et d'autres ayant bénéficié d'allègements additionnels au point d'achèvement. Le FMI a par ailleurs ouvert de nouvelles perspectives avec la définition d’un nouveau cadre d’analyse de viabilité de la dette des pays pauvres, qui permettrait de définir une politique de financement adapté au cas par cas.


Le 60 ème anniversaire des institutions de Bretton Woods doit être l’occasion d'un bilan et de dessiner des perspectives.

La présidence américaine du G7/G8 (en 2004) a pris l’initiative de réflexions au sein du G7 à cet effet, dans le cadre d’un exercice dit « Revue stratégique ».

Il s’agit de définir les principes d’une gestion modernisée des deux institutions et de s’assurer que les modalités de leur intervention restent adaptées à leur environnement sensiblement différent de celui de 1945. Ce travail devrait se poursuivre sous présidence britannique en 2005. Vous pouvez compter sur ma ferme détermination pour défendre, dans le cadre de cette revue stratégique, les priorités qui sont celles de la France : financement du développement, gouvernance des institutions, renforcement des outils de prévention et de résolution des crises. "

 

 




 

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 15:47

Gérard-François Dumont et Pierre Verluise publient Géopolitique de l'Europe, Collection Impulsion, Paris : Sedes, juin 2009, 320 p.


Voici une somme de référence sur la géopolitique de l'Europe. Appuyé sur les meilleures sources scientifiques, écrit dans un style limpide et richement illustré, cet ouvrage offre toutes les garanties pour qui veut comprendre ce vaste espace.


De tous
les continents, l'Europe est celui dont la définition suscite régulièrement les plus vives controverses. Où commence-t-elle ? Où s'arrête-t-elle ? Cette géopolitique de l'Europe traite du territoire composite qui s'étend de l'Atlantique à la vaste Russie. Sa configuration en a été profondément remodelée depuis la fin de la Guerre froide. L'Union européenne des 27 y est l'un des acteurs, aux côtés d'un ensemble d'États et d'institutions qui concourent à une dynamique européenne complexe.


La méthode
des auteurs, délibérément pluridisciplinaire, permet d'en comprendre les ramifications et d'en analyser les enjeux présents et futurs. Il faut noter la volonté d'exposer clairement, de mettre en perspective et d'indiquer les sources. L'ouvrage, richement illustré, compte 19 cartes, 24 graphiques et 40 encarts. Chacun des 16 chapitres se termine par des propositions de sujets – un bonus qui sera particulièrement apprécié des lecteurs… comme des colleurs – et une bibliographie récente. L'ouvrage présente même un précieux lexique.


Plus : présentation complète du livre et biographie des auteurs

http://www.diploweb.com/Geopolitique-de-l-Europe-Dumont,452.html


Se procurer immédiatement le livre

Amazon :
 
http://www.amazon.fr/G%C3%A9opolitique-lEurope-G%C3%A9rard-Fran%C3%A7ois-Dumont/dp/2301000397/ref=sr_1_5?ie=UTF8&s=books&qid=1244042274&sr=1-5

FNAC :
 
http://livre.fnac.com/a2633700/Gerard-Francois-Dumont-Geopolitique-de-l-Europe?PID=1&Mn=-1&Ra=-1&To=0&Nu=4&Fr=0


Contacts

Service de presse pour les journalistes: Séverine Berti Tél :  01 44 39 54 47

sdepresse@armand-colin.fr

 

 

Gerard-Francois.Dumont@paris-sorbonne.fr

verluise@iris-france.org  Tél : 06 87 84 24 74


Documents complémentaires

Table des matières http://www.diploweb.com/IMG/pdf/geopo-europe-tablemat.pdf

Couverture à afficher http://www.diploweb.com/IMG/pdf/couverturegeopolitiqueEurope.pdf

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 05:22

What's DCAF ?

DCAF provides in-country advisory support and practical assistance programmes, develops and promotes appropriate democratic norms at the international and national levels, advocates good practices and makes policy recommendations to ensure effective democratic governance of the security sector.

DCAF's advantages

DCAF's advantages are :
 * neutrality and impartiality ;
 * the combination of strong operational capability with policy-oriented research ;
 * flexibility and intergovernmental support ;
 * expertise across the entire spectrum SSR (security sector reform) and SSG ( security sector governance)

Organisation

DCAF was established in 2000 by the Swiss government. DCAF is an international foundation with 52 Member States. DCAF's main divisions are Operations Europe, Operation East and Africa, Resarch ans Special Programmes. The staff numbers over 100 employees from more than 30 countries.
DCAF's head office is located in Geneva, Switzerland.
DCAF also has permanent offices in Beirut, Brussels, Ljubljana and Ramallah.

Thematic Programmes

1. Security Governance Programme assisting the international community in the development of SSG/SSR norms, concepts and policies

2. Government Advisory Programme providing advice on the restructurating of security sector institutions

3. Parliamentary Assistance Programme developing legal frameworks, advising parliaments and providing staff training to enhance parliamentary oversight of the security sector

4. Defence Reform Programme developing programming and products to support defence reform in transition countries

5. Border Security Programme providing assistance in organising professional border security structures

6. Intelligence Reform Programme assisting the reform of intelligence services to embed accountability mechanisms

7. Police Reform Programme assisting police reform in transition countries

8. Civil Society Programme capacity-building on security sector oversignt issues for civil society organisations and the media

9. Gender, Children and Security Programme integrating the gender dimension into the SSR/SSG agenda

Regional Programmes

1. South-Eastern Europe Programme comprehensive SSR programming in the Western Balkans with emphasis on fostering regional security cooperation, border security and police reform, parliamentary oversignt and intelligence accountability

2. New Independant States Programme defence, intelligence and law enforcement reform programming and capacity-building for parliamentarians, ombuds institutions, civil society and security sector in the Caucasus, Central Asia, Ukraine and Moldova

3. Middle East and North Africa Programme disseminating SSR/SSG standards and assisting the development of oversignt capacity at executive, legislative and civil society level in the Arab region, in Palestine and Lebanon

4. Africa Programme setting norms and standards and building parliamentary and civil society oversignt capacity in West and Southern Africa

DCAF also conducts SSR-related projects in Asia (Afghanistan, Nepal, Asia-Pacific, Southeast Asia, in particular Indonesia) and in Latin America

International Security Sector Advisory Team (ISSAT)

DCAF' International Security Sector Advisory Team (ISSAT) helps the international community design, implement, assess and evaluate SSR programmes ; ISSAT provides training and supports capacity-building in accordance with internationnaly recognised good practice.

For more information about DCAF visit  www.dcaf.ch

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 20:24

Le dialogue permanent entre les institutions européennes et la société civile existe et se développe, mais le Forum civique européen demande qu'il soit élargi et institutionnalisé. Il a regroupé ses demandes dans un manifeste et il a organisé une table ronde invitant les groupes politiques du Parlement européen à s'exprimer. La discussion a confirmé que certains malentendus subsistent.

Clarifications. Les relations entre la démocratie représentative (fondée sur les élections libres au suffrage universel) et la démocratie participative (dans laquelle s'expriment les organismes représentatifs de la société civile) sont parfois tendues, et ont donné lieu par le passé à des malentendus et des divergences. Les malentendus ont été, pour l'essentiel, surmontés et les responsabilités respectives ont été clarifiées. Les représentants des catégories sociales et économiques défendent des intérêts légitimes mais sectoriels. Les élus devraient opérer la synthèse en définissant l'intérêt général ; c'est à eux qu'il revient de décider. Ce principe général n'est plus contesté. mais tout n'est pas si simple. 

Le Traité de Lisbonne introduira plusieurs éléments novateurs : reconnaissance formelle de la démocratie participative à côté de la démocratie représentative ; caractère obligatoire du dialogue civil ; création de l'initiative citoyenne (un million de signatures recueillies dans un au moins quatre Etats membres sera suffisant pour déclencher l'initiative), introduisant un instrument de démocratie directe dans le processus décisionnel européen.

Revendications. Les organisations réunies dans le Forum de la société civile soulignent qu'elles ne représentent pas des intérêts de caractère général : Forum de la jeunesse, Mouvements européens, Plateforme sociale, organismes écologiques, défenseurs des droits de l'Homme, etc. Ce sont des associations et des ONG, non pas des groupes de pressions. Ils demandent que les modalités et le financement de leur participation à la vie publique soient définis. Le manifeste du Forum apporte ses réponses et il demande : un cadre formalisé pour le dialogue avec les institutions ; sa consultation dès la phase des projets ; des financements appropriés. Le vice-président du Forum et rapporteur sur le manifeste, Jan-Robert Suesser, a insisté sur la nécessité que le rôle de la société civile dans le cadre institutionnel européen et dans les procédures décisionnelles soit précisé, si l'on veut répondre aux préoccupations et aux réticences des citoyens à l'égard de la construction européenne. Il faut leur donner la sensation qu'ils peuvent se faire entendre, qu'ils sont écoutés. Le dialogue doit être ouvert et permanent. Sur deux points, M. Suesser souhaite une réponse claire du Parlement : a) la prise en considération effective des résultats du dialogue civil ; b) des moyens financiers adéquats pour que le dialogue soit permanent.

Réponses parlementaires. Pour le groupe parlementaire PPE-DE, Mme Kratsa-Tsagaropoulou, vice-présidente du Parlement européen sortant, a souligné avec vigueur la " légitimité démocratique " de l'UE et de ses institutions, tout en reconnaissant que " une démocratie plus participative est certainement mieux équipée pour faire face aux défis actuels, qui exigent un haut degré de consultation et de consensus ". Elle est donc favorable à " un cadre général structuré, efficace et durable pour le dialogue civil européen (...) un dialogue qui puisse mieux influencer les décisions et les politiques de l'Union ". Mais deux conditions doivent être respectées : a) l'organisation du dialogue " ne doit pas nous mener à des structures rigides et formelles qui rajoutent des étapes bureacratiques " ; b) les réseaux et organes de la société civile doivent prouver leur légitimité et représentativité. le Comité économique et social (CESE) regroupe déjà la société civile organisée ; les groupes d'intérêt et les " lobbyistes au sens large " s'expriment régulièrement auprès des institutions ; le PE lui-même représente directement les citoyens. Il faut tenir compte de cette structure qui existe. L'UE a besoin d'une société civile active, impliquée et organisée au niveau européen ; mais il faut " sauvegarder les structures et procédures fondamentales du système démocratique institutionnel, surtout les élections (...). Le renforcement des modalités d'expression de la société civile ne devrait pas contribuer à un affaiblissement ou une dévaluation du processus démocratique traditionnel. " Ce qu'il faut faire, c'est " élargir notre vision de notre démocratie avec des structures et procédures plus flexibles et aptes à exprimer plus directement [les aspirations de] la société civile ", sans oublier que les nouvelles technologies " permettent la participation et l'implication d'un grand nombre de citoyens dans le processus décisionnel au niveau des autorités locales, au niveau régional et au niveau national ". Mais Mme Kratsa-Tsagaropoulou reconnaît l'opportunité d'une alliance fondée non pas sur la concurrence mais sur la complémentarité, permettant un contrôle plus effectif de la société civile sur le pouvoir exécutif, afin d' " impliquer dans le processus décisionnel le maximum des acteurs sociaux ".

Pour des " critères de représentativité ". Les autres parlementaires intervenus ont insisté sur des aspects spécifiques. Au nom des socialistes, Jo Leinen a souligné l'exigence de clarté. Les termes de société civile couvrent une réalité très vaste ; elle doit se structurer, définir des critères de représentativité et se donner un statut. A ces conditions, M. Leinen est favorable à une ligne budgétaire ad hoc garantissant les ressources financières nécessaires au dialogue permanent. Le libéral Andrew Duff a aussi insisté sur le clarté ; pour chaque interlocuteur, les parlementaires doivent savoir au nom de qui il parle, qui il représente vraiment (et non qui il dit représenter). Pour le groupe des Verts, Mme Jean Lambert estime que certains aspects doivent être clarifiés : par exemple, c'est quoi un 'statut européen' " approprié " pour les associations ? Une sorte de ' procédure de reconnaissance ' ?

Le dialogue est parfois difficile. L'exigence de la société civile d'être écoutée, et aussi financée de façon adéquate, est légitime ; l'exigence qu'elle soit transparente et représentative l'est tout autant. C'est l'organisation du dialogue entre les responsables politiques et la société civile qui n'est pas aisée. Plusieurs tentatives ont été faites et plusieurs instruments existent, notamment pour imposer la transparence aux lobbies et réglementer leurs relations avec les institutions. La Commission et le Parlement européen (en regrettant l'absence du Conseil) viennent de se mettre d'accord en principe sur quelques aspects essentiels : code de conduite ; registre commun des groupes d'intérêts (lobbies). Mais ces instruments sont déjà critiqués avec l'accusation de créer une fausse impression de transparence. D'autres initiatives  n'avaient pas eu de suites, comme le projet de la Commission d'un statut d'association européenne pour les " non-profit NGO ". Le Forum de la société civile a reconnu que la mise au point d'un Statut européen des associations est malaisée. Le traité de Lisbonne améliorera la situation ; mais on l'attend toujours.

Des Think Tanks aux organes d'information. Un discours vif et assez polémique prononcé le 17 avril par le Commissaire européen Siim Kallas (qui a pour titre " A more transparent and accountable Commission - And what about the Think Tanks ? ") a élargi aux Think Tanks l'exigence de la transparence , en les invitant à s'inscrire dans le registre des lobbies. Pour la plupart d'entre eux, il considère qu'étant financés par des intérêts privés, ils ne sont pas indépendants. Aussi affirme-t-il qu' " il est absolument crucial de projeter une image d'indépendance ". On a parfois l'impression qu'une opacité analogue existe dans le domaine de l'information européenne. Les media qui diffusent, de plus en plus souvent gratuitement, des informations sur l'Europe et sur ses activités se multiplient. Quelques uns indiquent explicitement les entreprises ou les groupements industriels qui les financent ; d'autres sont beaucoup plus discrets. Ne serait-il pas opportun que la transparence requise pour les lobbies, associations et autres Think Tanks le soit aussi pour les organes d'information ?

Pour en savoir plus, voir notamment sur ce blog :

 * Médiateur européen : Lancement d'une consultation publique sur le système d'alerte précoce de la Commission

 * Il faut sauver le citoyen européen. Un plan "C" pour rendre l'Europe aux citoyens, par H. Malosse et B. Vever

 * De la gouvernance de L'Union européenne !

 * Réinventer la démocratie, par Pierre Rosanvallon 

 * Lobbying in Brussels, and Networking in Brussels (by Pascal Goergen) 

 * Le Parlement européen est pour un dialogue actif avec les citoyens sur l'Europe


Et également :

 * Europe 2005-2025 : visions et contributions de think tanks - Notre Europe

 * Citoyens d’Europe : réveillez-vous ! L’heure n’est pas au gémissement mais au sursaut démocratique et citoyen !

 * L’action de L’Union répond-elle aux attentes des citoyens ? par Renaud Dehousse

 * Troisième rapport sur la mise en oeuvre de la stratégie de simplification

 * La COSAC est devenue un rendez-vous politique, selon Hubert Haenel


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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 16:19

Le Comité économique et social européen (CESE) et en particulier son observatoire du développement durable ont organisé, les 6 et 7 avril 2009 à Nice, sous l'égide de la coprésidence française de l'UpM (Union pour la Méditerranée), à peine une semaine après le Forum de Paris consacré cette année au thème : " Sauvons la Méditerranée ", une conférence pour " relever les défis du développement durable " dans une région du monde où les risques sont accentués par les pressions démographiques - habitants et flux touristiques - sur les zones côtières, les pressions environnementales par l'accumulation dans un espace aussi réduit et fermé - lente régénération des eaux de la Méditerranée - et par tous les problèmes posés à une collectivité locale (gestion des déchets et des eaux usées, distribution d'eau dans les zones urbaines et en particulier sur les îles de la Méditerranée comme Malte dont le cas a été exposé, ou dans des espaces bordant la mer et ceints de montagnes, comme Monaco). Des expériences concrètes en France, Espagne, Malte, Maroc ont été présentées, dont il ressort que la question de l'eau est plus que jamais au centre du débat.

Tels sont, dans l'ensemble, les axes abordés par les invités, scientifiques, experts et gestionnaires locaux venus de différents pays. Henri Guaino, conseiller spécial du Président N. Sarkozy, qui, depuis le Palais de l'Elysée, veille à la mise en place des structures et des programmes de l'UpM, a ouvert la rencontre en réaffirmant son credo sur le besoin d'une Euroméditerranée de projets.
Il a rappelé les fondements de l'UpM et rassuré l'auditoire notamment en affirmant que " le fait que les diplomates et les bureaucrates en prédisent l'échec est un bon signe ". M. Guaino a afffirmé à la presse présente (et notamment à l'Agence Europe) que la reprise des activités était imminente.

En corollaire de toutes les présentations de programmes politiques et des projets, la dimension sociale a été mise en exergue. Au nom du CESE, Georges Dassis, président du groupe II (salariés), a détaillé le besoin d'un encadrement social, par des actions de formation et de promotion de l'emploi dans les espaces urbains comme dans les zones rurales, actions mettant en avant des techniques et pratiques aptes à sauvegarder l'environnement et le développement durable. Les participants dans leur ensemble, notamment Joël Decaillon de la Confédération européenne des syndicats (CES-ETUC) et Peter Seideneck, chargé du suivi de la coopération syndicale euroméditerranéenne, ont non seulement réclamé la plus grande attention des gouvernants et des institutions européennes sur l'impact social des développements envisagés mais aussi demandé de faire des CES les gardiens vigilants de toute approche en ce sens. M. Seideneck a appelé de ses voeux à une concertation renforcée entre les partenaires sociaux pour un engagement commun sur la " dimension sociale ", s'adressant à la secrétaire générale du Businessmed, qui représente l'ensemble du patronat de part et d'autre de la Méditerranée. Shéhérazade  Berrehouma a, elle aussi, estimé que, pour être durable, le développement économique doit s'inscrire sans une cohérence globale et acquérir une dimension humaine. Elle la juge essentielle pour réaliser l'ambition de zone commune dans " cette Méditerranée qui nous épare ou nous unit, d'après la rive où l'on se trouve ". Aussi bien sur la plan de l'emploi que des échanges d'experts et des techniciens, la question de la mobilité et, plus généralement, de la liberté de circulation a été plusieurs fois évoquée. Les questions migratoires n'ont pas été absentes du débat.

Les discussions ont été, pour l'occasion, au-delà des aspects techniques et de gestion pour évoquer le rôle que peut jouer l'Union pour la Méditerranée pour donner un coup de fouet à cette coopératuon périméduterranéenne dont l'urgente mise en oeuvre n'a été contestée par personne. Plus loin encore, il s'est agi de déterminer quelle pourrait être la contribution de la société civile et des collectivités locales et, partant, des Comités économiques et sociaux de la région dans le processus euroméditerranéen lancé en novembre 1995 et remodelé à Paris en juillet 2008 au " sommet " fondateur de l'UpM.

Dans leur déclaration finale et dans les conclusions lues par An Le Nouail-Marlière, présidente du Comité de suivi EuroMed au sein du CESE et Stéphane Buffetaut, président de l'Observatoire du développement durable du CESE, l'attachement à l'UpM a été fortement affirmé. Elle " vise à donner un nouvel élan aux relations euroméditerranéennes (...) en procurant des avantages concrets aux citoyens de la région ". Pour garantir le respect de tels principes, les Comités économiques et sociaux plaident pour un renforcement du rôle des institutions régionales. Ils estiments que " l'ensemble des relations politiques entre les pays de la région ne peuvent être réglées uniquement par la voie intergouvernementale, mais nécessitent l'implication des parlements, des autorités locales et régionales ainsi que de la société organisée ". D'où, dans cet esprit, la formule, formelle, de bénéficier d'un statut similaire à celui que réclame l'Assemblée parlementaire euroméditerranéenne (APEM) d'observateur actif. Une " Assemblée des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires euroméditerranéennes " devrait être constituée pour assurer ce rôle au profit de la dimension sociale du partenariat.

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 13:07

Before the Subcommittee on Oversight and Investigations, House Committee on Energy and Commerce.  GAO-09-725T, June 4 : http://www.gao.gov/new.items/d09725t.pdf

Gregory D. Kutz is managing director, forensic audits and special investigations

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 13:02

Before the Subcommittee on Oversight and Investigations, House Committee on Energy and Commerce.  GAO-09-767T, June 4 :  http://www.gao.gov/new.items/d09767t.pdf


Anne-Marie Lasowski is director, acquisition and sourcing management.
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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 21:50

L'élection européenne visait à attribuer, en France, 72 sièges de parlementaires européens selon des règles d'attribution particulièremment illisibles pour les citoyens !

Le succès éclatant d'Europe-Ecologie était attendu ! Il est le résultat d'un vaste engagement citoyen pour des causes planétaires qui font sens pour tous (un développement économique plus écologique, socialement et éthiquement responsable et davantage respectueux de l'homme, une justice plus efficace et plus juste pour tous, une autre agriculture et un autre regard sur les solidarités internationales, etc.) ! 

Celui de l'UMP également ! Le volontarisme et l'engagement personnel du Président N. Sarkozy dans les grands combats du moment, notamment face à la crise économique et financière, d'une part, et au service de la "protection des européens" dans un contexte où toute l'Europe se trouve confrontée à des défis de plus en plus globaux, d'une part, la popularité des résultats de la présidence française du Conseil de l'Union européenne (qui est souvent présentée, à tort, comme la présidence française de l'Union européenne), le recentrage derrière ceux qui gouvernent en période anxiogène de crise majeure, la mobilisation effective d'un électorat fidèle, expliquent en grande partie ce résultat.

Le succès du camp des abstentionnistes est encore plus éclatant ! hélas !

La course aux pourcentages nationaux a été l'une des principales causes du désintérêt des citoyens pour ce scrutin des plus important pour la démocratie européenne. Ceux (organismes de sondage, médias, partis politiques) qui n'ont parlé que de statistiques et de projections nationales lors de la campagne attachée à cette élection européenne sont en grande partie responsables du désintérêt des citoyens !

A l'insécurité juridique de cette loi électorale incompréhensible qui a régi cette élection s'est ajouté le brouillard créé par des organismes de sondage, des média, des partis politiques qui n'ont jamais voulu aborder les véritables enjeux de cette élection européenne !

Ce constat ne vaut pas seulement qu'en France !

Si l'on analyse l'ensemble des résultats électoraux dans les 27 Pays membres de l'Union, cette élection européenne offre le Parlement européen à une majorité de droite libérale, très fortement conservatrice, au moment où le néolibéralisme financier et économique demeure le programme de la majorité des partis politiques qui gouvernent en Europe aujourd'hui, alors même que : les citoyens européens appellent à davantage de protection, que le caractère de monnaie commune et unique de l'euro est de plus en plus souvent mis en accusation ; un autre modèle de croissance et de progrès s'avère incontournable qui exige une transformation des modes de production et de consommation ; les solidarités européennes sont menacées par des populismes et des nationalismes de tous bords qui repointent leur nez dans le paysage européen ; les libertés fondamentales et les droits de l'Homme sont menacées un peu partout dans le monde (cf. Caractère universel des Droits de l'Homme : le principe et la réalité ) y compris en Europe ; et à un moment où les gouvernements nationaux oeuvrent simultanément à un partenariat transatlantique renforcé alors que les préférences collectives européennes et les services d'intérêt général sont malmenées dans les négociations commerciales internationales, etc.

Les projets d'Europe sociale, d'Economie sociale de marché, d'Europe politique, démocratique et citoyenne résisteront-ils à cette très forte coloration "droitière" d'un Parlement européen aux compétences fortement étendues au moment où les gouvernements nationaux basculent les uns après les autres à droite ; une droite radicale, parfois xénophobe, populiste et/ou nationaliste, qui ne ressemble que fort peu à la droite modérée qui constitue le coeur de la majorité présidentielle en France, au point qu'un nouveau groupe parlementaire réunira au Parlement européen des élus conservateurs britanniques, polonais et tchèques qui trouvent leurs collègues du PPE-DE trop "euroenthousiastes" ?

Les citoyens européens qui ont voté, et ceux, plus nombreux, qui ont choisi de s'abstenir avaient-ils vraiment compris que les enjeux de cette élection se situaient réellement là ?

The game is over ! Les élections européennes sont désormais closes !

Les décisions européennes qui concernent le quotidien et l'avenir des citoyens européens vont se succéder pendant les cinq prochaines années à un rythme effréné !

Il n' y a pas que les paisibles vaches des pâturages du Nord de la France qui verront passer les Thalys en provenance de Bruxelles et ressentiront le souffle chaud et décoiffant de leur déplacement à très grande vitesse ! Et parfois peut-être, comme une gifle cinglante !






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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 10:55

Alors que les Gouvernements des 27 affichent une inquiétude croissante sur le taux de participation aux élections européennes de 2009, il convient de s'interroger sur leur propre part de responsabilité dans cette désaffection.
Une lettre à M. FILLON

Dans une lettre ouverte du 10 février 2009 adressée au Premier ministre français, Monsieur François Fillon, deux mouvements européens (UEF et JEF) lui demandaient solennellement d'engager rapidement une vaste campagne d'information en vue de promouvoir le civisme électoral européen.

Cet appel était basé sur trois arguments simples :

1. la dégradation constante - depuis 1979 - du taux de participation à l'élection du PE n'est pas soutenable et menace le développement démocratique de l'Union - alors même que le traité de Lisbonne va considérablement accroître les pouvoirs du PE élu le 7 juin 2009 ;  

2. l'encouragement au civisme électoral est une responsabilité majeure et première des pouvoirs publics - pour les scrutins nationaux comme européens - et ceux-ci sont les seuls à disposer de la légitimité comme des moyens logistiques et financiers nécessaires ;

3. le Gouvernement français a démontré de façon spectaculaire - au cours de sa présidence européenne du deuxième semestre 2008 - sa capacité à développer par tous les moyens médiatiques une campagne forte et efficace sur les enjeux européens.

[L'idée sous-jacente à cette requête de principe était surtout qu'un effort - même modéré - du Gouvernement était susceptible d'accroître de 5 à 10% le taux de participation, évitant ainsi une nouvelle baisse par rapport à 2004.]

La lettre à M. Fillon est restée sans réponse et chacun pourra apprécier, au lendemain du 7 juin, si le Gouvernement a ou non assumé sa responsabilité en matière d'information sur l'élection du PE.  

Si la réponse est négative - et si l'écroulement annoncé du taux de participation se produit - l'opinion publique sera en droit de s'interroger sur les raisons qui ont motivé l'attitude des pouvoirs publics français.
Une commission d'enquête du PE

Il apparaît par ailleurs que peu de gouvernements parmi les 27 se sont souciés d'encourager  la participation de leurs citoyens au scrutin européen. Dans la plupart des cas, cette tâche a été assumée par des organisations de la société civile et par les Institutions européennes (Commission et PE) avec des moyens dérisoires, du moins pour les grands Etats membres.  

Pour sortir enfin de cette spirale descendante qui fragilise la légitimité politique du PE, il serait utile que ce dernier se saisisse lui-même de ce problème dès le lendemain de son élection - par exemple en créant une commission spéciale - voire une commission d'enquête - chargée d'examiner les carences de l'information sur l'Europe dans les Etats membres et en particulier lors des élections européennes (et des referendums sur les Traités...).

Il serait en effet opportun que le premier usage que le Parlement de 2009 fasse de ses pouvoirs accrus soit concentré sur un effort de rapprochement envers l'opinion publique par une meilleure communication et information. Dans ce domaine, il faudra sans doute aller au-delà des multiples rapports et livres blancs sur le sujet et affronter directement les problèmes politiques, institutionnels, financiers, voire administratifs qui ont jusqu'ici bloqué toute initiative d'envergure dans ce domaine. 

 

 

 

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" Je préférerai toujours les choses aux mots,
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" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

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