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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 21:50

L'élection européenne visait à attribuer, en France, 72 sièges de parlementaires européens selon des règles d'attribution particulièremment illisibles pour les citoyens !

Le succès éclatant d'Europe-Ecologie était attendu ! Il est le résultat d'un vaste engagement citoyen pour des causes planétaires qui font sens pour tous (un développement économique plus écologique, socialement et éthiquement responsable et davantage respectueux de l'homme, une justice plus efficace et plus juste pour tous, une autre agriculture et un autre regard sur les solidarités internationales, etc.) ! 

Celui de l'UMP également ! Le volontarisme et l'engagement personnel du Président N. Sarkozy dans les grands combats du moment, notamment face à la crise économique et financière, d'une part, et au service de la "protection des européens" dans un contexte où toute l'Europe se trouve confrontée à des défis de plus en plus globaux, d'une part, la popularité des résultats de la présidence française du Conseil de l'Union européenne (qui est souvent présentée, à tort, comme la présidence française de l'Union européenne), le recentrage derrière ceux qui gouvernent en période anxiogène de crise majeure, la mobilisation effective d'un électorat fidèle, expliquent en grande partie ce résultat.

Le succès du camp des abstentionnistes est encore plus éclatant ! hélas !

La course aux pourcentages nationaux a été l'une des principales causes du désintérêt des citoyens pour ce scrutin des plus important pour la démocratie européenne. Ceux (organismes de sondage, médias, partis politiques) qui n'ont parlé que de statistiques et de projections nationales lors de la campagne attachée à cette élection européenne sont en grande partie responsables du désintérêt des citoyens !

A l'insécurité juridique de cette loi électorale incompréhensible qui a régi cette élection s'est ajouté le brouillard créé par des organismes de sondage, des média, des partis politiques qui n'ont jamais voulu aborder les véritables enjeux de cette élection européenne !

Ce constat ne vaut pas seulement qu'en France !

Si l'on analyse l'ensemble des résultats électoraux dans les 27 Pays membres de l'Union, cette élection européenne offre le Parlement européen à une majorité de droite libérale, très fortement conservatrice, au moment où le néolibéralisme financier et économique demeure le programme de la majorité des partis politiques qui gouvernent en Europe aujourd'hui, alors même que : les citoyens européens appellent à davantage de protection, que le caractère de monnaie commune et unique de l'euro est de plus en plus souvent mis en accusation ; un autre modèle de croissance et de progrès s'avère incontournable qui exige une transformation des modes de production et de consommation ; les solidarités européennes sont menacées par des populismes et des nationalismes de tous bords qui repointent leur nez dans le paysage européen ; les libertés fondamentales et les droits de l'Homme sont menacées un peu partout dans le monde (cf. Caractère universel des Droits de l'Homme : le principe et la réalité ) y compris en Europe ; et à un moment où les gouvernements nationaux oeuvrent simultanément à un partenariat transatlantique renforcé alors que les préférences collectives européennes et les services d'intérêt général sont malmenées dans les négociations commerciales internationales, etc.

Les projets d'Europe sociale, d'Economie sociale de marché, d'Europe politique, démocratique et citoyenne résisteront-ils à cette très forte coloration "droitière" d'un Parlement européen aux compétences fortement étendues au moment où les gouvernements nationaux basculent les uns après les autres à droite ; une droite radicale, parfois xénophobe, populiste et/ou nationaliste, qui ne ressemble que fort peu à la droite modérée qui constitue le coeur de la majorité présidentielle en France, au point qu'un nouveau groupe parlementaire réunira au Parlement européen des élus conservateurs britanniques, polonais et tchèques qui trouvent leurs collègues du PPE-DE trop "euroenthousiastes" ?

Les citoyens européens qui ont voté, et ceux, plus nombreux, qui ont choisi de s'abstenir avaient-ils vraiment compris que les enjeux de cette élection se situaient réellement là ?

The game is over ! Les élections européennes sont désormais closes !

Les décisions européennes qui concernent le quotidien et l'avenir des citoyens européens vont se succéder pendant les cinq prochaines années à un rythme effréné !

Il n' y a pas que les paisibles vaches des pâturages du Nord de la France qui verront passer les Thalys en provenance de Bruxelles et ressentiront le souffle chaud et décoiffant de leur déplacement à très grande vitesse ! Et parfois peut-être, comme une gifle cinglante !






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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 10:55

Alors que les Gouvernements des 27 affichent une inquiétude croissante sur le taux de participation aux élections européennes de 2009, il convient de s'interroger sur leur propre part de responsabilité dans cette désaffection.
Une lettre à M. FILLON

Dans une lettre ouverte du 10 février 2009 adressée au Premier ministre français, Monsieur François Fillon, deux mouvements européens (UEF et JEF) lui demandaient solennellement d'engager rapidement une vaste campagne d'information en vue de promouvoir le civisme électoral européen.

Cet appel était basé sur trois arguments simples :

1. la dégradation constante - depuis 1979 - du taux de participation à l'élection du PE n'est pas soutenable et menace le développement démocratique de l'Union - alors même que le traité de Lisbonne va considérablement accroître les pouvoirs du PE élu le 7 juin 2009 ;  

2. l'encouragement au civisme électoral est une responsabilité majeure et première des pouvoirs publics - pour les scrutins nationaux comme européens - et ceux-ci sont les seuls à disposer de la légitimité comme des moyens logistiques et financiers nécessaires ;

3. le Gouvernement français a démontré de façon spectaculaire - au cours de sa présidence européenne du deuxième semestre 2008 - sa capacité à développer par tous les moyens médiatiques une campagne forte et efficace sur les enjeux européens.

[L'idée sous-jacente à cette requête de principe était surtout qu'un effort - même modéré - du Gouvernement était susceptible d'accroître de 5 à 10% le taux de participation, évitant ainsi une nouvelle baisse par rapport à 2004.]

La lettre à M. Fillon est restée sans réponse et chacun pourra apprécier, au lendemain du 7 juin, si le Gouvernement a ou non assumé sa responsabilité en matière d'information sur l'élection du PE.  

Si la réponse est négative - et si l'écroulement annoncé du taux de participation se produit - l'opinion publique sera en droit de s'interroger sur les raisons qui ont motivé l'attitude des pouvoirs publics français.
Une commission d'enquête du PE

Il apparaît par ailleurs que peu de gouvernements parmi les 27 se sont souciés d'encourager  la participation de leurs citoyens au scrutin européen. Dans la plupart des cas, cette tâche a été assumée par des organisations de la société civile et par les Institutions européennes (Commission et PE) avec des moyens dérisoires, du moins pour les grands Etats membres.  

Pour sortir enfin de cette spirale descendante qui fragilise la légitimité politique du PE, il serait utile que ce dernier se saisisse lui-même de ce problème dès le lendemain de son élection - par exemple en créant une commission spéciale - voire une commission d'enquête - chargée d'examiner les carences de l'information sur l'Europe dans les Etats membres et en particulier lors des élections européennes (et des referendums sur les Traités...).

Il serait en effet opportun que le premier usage que le Parlement de 2009 fasse de ses pouvoirs accrus soit concentré sur un effort de rapprochement envers l'opinion publique par une meilleure communication et information. Dans ce domaine, il faudra sans doute aller au-delà des multiples rapports et livres blancs sur le sujet et affronter directement les problèmes politiques, institutionnels, financiers, voire administratifs qui ont jusqu'ici bloqué toute initiative d'envergure dans ce domaine. 

 

 

 

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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 20:56

C’est aujourd’hui un lieu commun que de reconnaître que « la guerre technologique » constitue une dimension importante des conflits modernes ! Au point d’avoir fortement inspiré les réformes qui ont été engagées au cours des années 90 et poursuivies jusque vers la moitié de la décennie 2000 au sein des Etats comme au sein de l’Otan sur les registres conceptuel, doctrinal, scientifique, technologique, administratif, militaire, industriel, économique, budgétaire et financier sur lesquels s’articule l’ « art de la guerre ».

Au sein de l’Otan, cette évolution s’est matérialisée au cours des années 90 dans la « Révolution dans les Affaires Militaires » (RAM), puis dans la « Transformation » au service d’une guerre «  réseau centrée » (« net centric warfare » : ncw et « net centric opérations » : nco), ainsi que dans la réalisation du concept ancien de « tout aérien » (frappes à distance zéro mort) par l’arme aérienne, l’arme technicienne par excellence, le bras armé des guerres technologiques de haute intensité, de haute précision et de haute destruction, par l’utilisation des armes « intelligentes », la robotisation militaire (drones,..), la guerre et la furtivité électroniques, la numérisation de l’espace de bataille, … Autant de doctrines et de concepts destinés à souligner les atouts sur le plan militaire que procure la modernité technicienne occidentale, notamment la « foudroyance technologique » censée assurer la supériorité opérationnelle sur les théâtres d’opérations.

Or, par voie de conséquence, ces réformes se sont concrétisées au sein des Etats qui sont membres de l’Otan, à la fois par une convergence très forte, voire davantage, des doctrines militaires sur celles de l’Otan, y compris en France, et par une traduction budgétaire dans les lois de programmation militaires.

Les conflits récents, en Irak et en Afghanistan, ont fait apparaître que tout cela n’est pas adapté aux guerres asymétriques, aux guerres au sein des populations, aux guerres de 4ème génération qui font réapparaître la place essentielle de l’humain dans les conflits modernes, sous les formes du « combattant-militaire », de « l’insurgé innovant », du « terroriste technologiquement agile et furtif » ainsi que des réseaux sociaux qui peuvent y être attachés, et leur stratégie de contournement des doctrines et instruments qui prévalent dans la préparation et la conduite de la guerre «  réseau centrée », stratégie parfois soigneusement articulée sur les quatre principes de base de la cyberguerre énoncés par le Dr Lani Kass du Cyberspace Task Force (US Air Force), à savoir : le cyberespace fournit d'emblée un point d'appui à des attaques physiques parasitant/retardant/entravant votre réaction ; tout ce que vous pouvez faire dans le cyberespace peut également vous être infligé beaucoup plus vite et pour beaucoup moins cher ; les vulnérabilités sont disponibles à ciel ouvert, n'importe où et à n'importe qui ayant la capacité et l'intention de les exploiter ; le cyberespace procure les voies et moyens à des attaques distantes organisées contre votre infrastructure à la vitesse de la lumière.

Les budgets de la défense et de la sécurité nationale des Etats-Unis de ces dernières années traduisent ces évolutions au rythme de la réorientation doctrinale que l’on observe vers la guerre culturo-centrée et le « Human Terrain Système » (HTS) : annulation de plusieurs programmes à forte « charge »  technologique, « retour » vers un modèle d’armée plus conventionnelle pour être efficace et gagner les conflits asymétriques ; « poussées » technologiques davantage centrées sur la cyberdéfense, sur le combattant sur le terrain, les armes « rustiques » jugées plus performantes que les armes « intelligentes » de la guerre de haute technologie.

Sur le plan théorique, deux voies sont possibles pour entreprendre cette nouvelle réforme des ressorts et déterminants de la guerre technologique dans le cadre du (ou des) système(s) de sécurité existant (s) – niveau national, niveau Otan, niveau Union européenne - :

1° soit renouveler les ressorts et déterminants actuels de la RAM et de la guerre « réseau centrée » tout en les prolongeant (émergence d’une « 3è » RAM intégrant certaines techniques avancées ; construction d’un spectre global des moyens d’action assurant la victoire dans les « nouvelles guerres totales localisées » ; adaptation de la doctrine du combat aéro-terrestre ; recours systématique aux « opérations basées sur les effets », etc.) ;

2° soit dépasser la RAM et la guerre « réseau centrée » (passage du « network centric warfare » au « cultural centric warfare » - cf. par exemple aux Etats-Unis la Directive 3000-07 - ; opérer une certaine « humanisation » de la rénovation technologique dans la recherche du contrôle des différents milieux).

Une troisième voie est possible, sinon nécessaire, qui consiste à reconnaître la nécessité de faire face aux difficultés considérables qui résultent d’une incapacité à intégrer dans ce(s) système(s) de sécurité toutes les conséquences, en termes de doctrines, de concepts, de moyens, etc., de l’obligation de répondre de manière systémique aux défis globaux et locaux que font peser sur les nations la superposition en même temps que l’articulation étroite des enjeux de sécurité nationale et des enjeux de défense stricto sensu.

Charles Bwele, consultant en technologies de l'information et des télécommunications, analyste en technostratégie, a publié à cet égard un article très intéressant qui présente un état des lieux des différentes natures de problèmes que soulèvent aux Etats-Unis les enjeux de planification, d'organisation, de mise en oeuvre, d'évaluation et de contrôle dans le domaine de la cybersécurité nationale (cf. http://electrosphere.blogspot.com/2009/03/nebuleuse-et-dangereuse-cybersecurite.html ).

Il y relève notamment que de 2007 à 2008, les réseaux informatiques gouvernementaux et industriels des États-Unis ont été victimes respectivement de 38 000 à 72 000 incidents : attaques, intrusions, pertes, vols et piratages de données. Dans son évaluation des niveaux de sécurité et de résilience des systèmes informatiques pour l'année fiscale 2007, le Congrès avait attribué un « C » à l'ensemble des administrations fédérales, « F » à l'Office de Régulation Nucléaire et au Département du Trésor, « D » au Pentagone, « A » au Département de la Justice.

D'où un plan de cybersécurité nationale - initié par l'ex-président George W Bush et renforcé par son successeur Barack Obama - portant sur cinq grands axes : la R&D orientée cybersécurité imbriquant secteur informatique, industrie militaire et laboratoires universitaires ; la protection et la résilience des infrastructures réseautiques vitales (administrations fédérales, électricité, transports, information & médias, finance, etc.) ; le contre-espionnage industriel en réseaux ; le développement de stratégies anti-cybercriminelles globales ; l'élaboration de standards pour la protection physique et numérique des données personnelles, administratives et industrielles).

Il constate que, selon le cabinet de prévisions INPUT, les investissements cumulés de l'état fédéral dans ce masterplan cybersécuritaire passeront de 7,4 milliards en 2008 à 10,7 milliards de dollars en 2013 (+44%). Des acteurs traditionnels de la cybersécurité comme McAfee et Symantec sont désormais confrontés aux grands noms de l'industrie militaire : Boeing (Cyber Solutions), Lockheed Martin (Information Systems & Global Services), Raytheon (Information Security Solutions) et L3 Communications (Cybersecurity Units), pour ne citer qu'eux. BAE Systems, General Dynamics, l'Université John Hopkins, Lockheed Martin, Northrop Grumman, Science Application International et Sparta - tous généreusement subventionnés - rivaliseront chacun d'imagination par cycles semestriels au sein du Cyber Range Startup, laboratoire cybersécuritaire et incubateur d'innovations créé et supervisé par le DARPA, le fameux centre de recherches du Pentagone.

Il remarque également que l'administration Obama, le Pentagone, les milieux académiques et les opérateurs industriels ont été fortement séduits et convaincus par les recommandations pertinentes du Center for Strategic and International Studies dans Securing Cyberspace for the 44th Presidency, document empreint d'une profondeur, voire d'une vision « cyberstratégique ».

Quelque soit la voie retenue, il est indispensable d’anticiper, d’initier, d’accompagner - et de réguler au tant que faire se peut (cf. à cet égard Nouvelles sciences et technologies : enjeux de sécurité et problématique de responsabilité internationale , Du besoin de gouvernance des activités bio et nanotechnologiques convergentes, L'évaluation des risques nanotechnologiques / Assessing the risks in nanotechnology ) - les mutations et les ruptures technologiques les plus décisives de demain (nanotechnologies, technologies convergentes nano-bio-TIC, …) afin :

1° d’identifier les potentialités comme les risques et les menaces de toutes natures qui y sont associées, leurs effets probables ou avérés ainsi que l’ensemble des vulnérabilités qui y sont attachées ;

2° de configurer l’ensemble des ressorts et des déterminants du (des) système(s) de sécurité (qui englobe la défense) le(s) mieux approprié(s) pour y faire face et/ou en tirer parti en termes de garanties – positives et négatives – de sécurité, de mesures de confiance et de mesures de réassurance appropriées, de toutes natures qu’elles puissent être (organisationnelle, conceptuelle, doctrinale, capacitaire, opérationnelle, technologique, juridique, …) (cf. Essai de caractérisation conceptuelle et fonctionnelle de tout système de sécurité ) ;

3° puis, dans le cadre de ce(s) système(s) de sécurité (s) et de ce paysage industriel, économique et technologique, d’imaginer, de concevoir, de développer, d’expérimenter – notamment dans de vastes « laboratoires technico-opérationnels » -, de produire, de mettre en œuvre, de maintenir en condition opérationnelle (et partant, d’en financer les investissements, les coûts d’accès, d’usage et de possession) la gamme de capacités et d’équipements la plus complète, la plus adaptée, en juste suffisance en regard des objectifs de sécurité retenus, ainsi que les doctrines, les concepts d’emploi, les formations et les règles d’engagement qui y sont attachés, et ce, pour tous les domaines (conventionnel, nucléaire) et pour tous les types de conflit, en mariant au mieux l’approche globale « système de système » du combat aéro-terrestre, ou, plus généralement, de la cyberdéfense et les impératifs – « low.tech » - de la guerre au milieu des populations.

4° en cohérence avec les éléments constitutifs de ce(s) système(s) de sécurité, de se doter d’un outil efficace qui précise le « paysage » industriel, économique et technologique souhaité à moyen – long terme sur la base d’une clarification en responsabilité du positionnement retenu pour les technologies, capacités et équipements cibles en sériant : les technologies et capacités de production dont on estime devoir garder la maîtrise au niveau national ; celles pour lesquelles on peut envisager une coopération avec des partenaires européens ou internationaux  ; et celles qu’on estime accessibles auprès de fournisseurs tiers sur le marché mondial des équipements de sécurité et de défense ; ne serait-ce que pour déterminer au mieux, et de manière aussi robuste que possible, la « feuille de route de la ‘Base Industrielle et Technologique de Sécurité (BITS)’ » que l’on souhaite rendre à la fois autonome et compétitive, en articulant aussi harmonieusement que possible la politique scientifique et technologique, la politique industrielle et la politique d’armement dans leur triple dimension nationale, européenne et internationale.

Aux Etats-Unis, la prochaine « Quadrennial Defense Review» (QDR) qui fixera les priorités du Pentagone et orientera la préparation des prochains budgets sera à cet égard particulièrement éclairante. L’Annual Industrial Capabilities Report to Congress paru en mars 2009 en offre une première illustration (cf. http://www.acq.osd.mil/ip/docs/annual_ind_cap_rpt_to_congress-2009.pdf )

En France, comme dans les autres Etats membres de l’Otan et/ou de l’Union européenne, cela doit se traduire matériellement (budgétairement) dans les prochaines revues de programmes ainsi que dans les prochaines lois d’orientation et de programmation concernées (militaire, sécurité intérieure, voire même sécurité nationale, …).

Au niveau de l’Union européenne, cela pourrait / devrait se concrétiser dans l’établissement d’un Livre blanc de l’union européenne pour la sécurité et la défense, puis dans la programmation des activités de l’Agence européenne de défense, et des moyens qui seront mis à la disposition de la PESC (notamment, mais pas seulement, de la PSDC).

C’est de l’ensemble de ces questions qu’ont été appelés à débattre les intervenants et les publics qui ont pris part au colloque que Pierre Pascallon, président du Club ‘Participations et Progrès’, a organisé à l’Ecole militaire les 4 et 5 mai 2009 (cf. La guerre technologique en débat(s) - Paris, 4 et 5 mai 2009 ).

 

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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 13:38

 "Jamais France et Etats-Unis n'ont été aussi proches"  

L'entretien en tête-à-tête de Barack Obama et de Nicolas Sarkozy était prévu pour durer vingt petites minutes. Un agenda extrêmement serré pour aborder des sujets aussi nombreux et difficiles que la situation du Moyen-Orient, le nucléaire iranien, le cas nord-coréen, les relations avec la Russie, mais aussi la crise économique et les moyens de la combattre, et bien sûr les relations franco-américaines... Les vingt minutes, au final, ont été largement dépassées et même doublées. Et en réapparaissant devant les journalistes pour une conférence de presse commune, les deux présidents ont tenu à afficher leurs convergences de vues sur la plupart des grands dossiers.

Nicolas Sarkozy accordait une importance particulière à cette rencontre en Normandie, symbole de l'amitié franco-américaine, alors qu'affleurent des doutes sur la qualité de sa relation personnelle avec son homologue américain. "Rarement la diplomatie française et la diplomatie américaine ont été autant à l'unisson sur l'ensemble des dossiers", avait-il dit récemment. Il l'a répété presque mot pour mot lors de sa déclaration face aux journalistes en ce 6 juin 2009, affirmant la volonté française "d'aider" les Etats-Unis, et ponctuant son intervention d'un "Barack, bienvenue". Hommage appuyé également du président américain au "dynamisme" de son homologue français, et au rôle nécessaire de la France. Cette volonté d'apparaître sur une même ligne s'est à peine fissurée lors de la séance des réponses aux questions des journalistes sur les grands dossiers en cours :

  - nucléaire iranien : Nicolas Sarkozy a déclaré que "la France et les Etats-Unis sont main dans la main" pour refuser que Téhéran se dote de l'arme nucléaire militaire. "L'Iran est un grand pays, une grande civilisation. Nous voulons la paix, le dialogue" avec l'Iran, "nous voulons l'aider à se développer", mais "nous ne voulons pas de la dissémination de l'arme nucléaire", a-t-il souligné. Par ailleurs, le président Ahmadinejad ayant plusieurs fois nié la réalité de la Shoah, affirmant de nouveau le 3 juin qu'elle était une "grosse tromperie", Nicolas Sarkozy a fustigé ces dernières déclarations : "Nous ne pouvons pas accepter les déclarations insensées du président Ahmadinejad" sur la Shoah ; sur cette question, "l'Europe, la France et les Etats-Unis sont totalement solidaires".

  - relations Orient-Occident : Nicolas Sarkozy s'est déclaré vendredi à Caen "totalement d'accord" avec le discours que son homologue américain a prononcé au Caire - "un discours remarquable", a souligné le chef de l'Etat français. "Il y a bien longtemps que nous attendions que les Etats-Unis, première puissance mondiale, prennent toutes leurs responsabilités pour éviter un choc des cultures entre l'Occident et l'Orient", a-t-il souligné. "Je suis totalement d'accord avec le discours" de Barack Obama en Egypte, "y compris sur la question du voile islamique", qui, selon Nicolas Sarkozy, "n'est pas un problème à condition" qu'il résulte "d'une décision émanant d'un libre choix".

  - Turquie et UE : "Nous avons une différence de modalités, pas d'objectifs, sur la Turquie", a tenu à souligner Nicolas Sarkozy

Source : http://tf1.lci.fr/infos/monde/europe/0,,4435823,00-demonstration-d-unite-entre-obama-et-sarkozy-.html

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Published by Patrice Cardot - dans La France et ses partenaires
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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 11:50
Cherchant à proposer une variété de points de vue et d'analyses sur des sujets qui entrent dans son champ d'investigation, Regards-citoyens signale la parution d'un article de Ruben Zaïoti qui est paru dans la Revue Cultures & Conflits sous l'intitulé :  La propagation de la sécurité : l’Europe et la schengenisation de la Politique de voisinage - Spreading security : Europe and the Schengenisation of the Neighbourhood Policy !

Résumé :


L’objectif de la PEV est de créer une « communauté de sécurité » dans laquelle l’UE et ses voisins pourraient bénéficier de « relations proches, pacifiques et coopératives ». En dépit des objectifs affichés, le rôle de la sécurité est bien plus important dans la PEV que ce que laissent entendre ses défenseurs. Au lieu d’inciter les voisins à y participer, les mesures sécuritaires de cette politique portent atteinte à la promesse d’obtenir un meilleur accès au marché commun européen. La PEV semble refléter une vision euro-centrée de la sécurité régionale, remettant en cause l’idée d’un partenariat entre l’UE et ses voisins. Nous suggérons une analyse sociologique fondée sur la notion de « culture Schengen de la sécurité ». Il semble que la tendance sécuritaire de la PEV soit le résultat de la consolidation des hypothèses et des pratiques sous-jacentes de cette culture et de leur diffusion au sein de l’UE et dans l’attitude de celle-ci envers ses voisins.


Source : http://www.conflits.org/index2471.html
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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 13:28

Les ministres compétents pour les questions spatiales et la compétitivité se sont retrouvés à Bruxelles, le 29 mai 2009, lors d'un Conseil essentiellement consacré à l'innovation et aux applications spatiales.

La première partie de la réunion leur a offert l'occasion de réfléchir aux apports des activités spatiales à la relance de l'économie européenne, dans le droit fil des conclusions du Conseil européen de décembre 2008 qui invitait à développer les technologies spatiales innovantes et les services qui en découlent. Leur tour de table les a conduit à souligner la nécessité de prendre l'espace en compte dans le plan de relance économique en Europe et à identifier les marchés porteurs (à fort potentiel de développement économique). Une note de réflexion soumise aux ministres constate que, dans le domaine de la technologie spatiale, trois secteurs disposent d'un fort potentiel d'innovation : la science et l'exploration de l'espace ; les technologies indispensables à la " non dépendance stratégique " ; le registre espace & sécurité (observation, télécommunications, navigation).

Ensuite, les ministres sont revenus sur les applications du système européen de surveillance mondiale pour l'environnement et la sécurité GMES/Kopernikus. La principale question est de savoir comment aider les entreprises européennes à tirer profit des opportunités de ce système pour développer des applications, l'un des enjeux associés étant d'éviter que des entreprises de pays tiers plus innovantes ou plus agiles profitent davantage que leurs concurrentes européennes des infrastructures créées avec l'argent du contribuable européen.

Le sixième Conseil Espace a adopté une résolution qui couvre l'ensemble de ces aspects en insistant sur la nécessité d'engager rapidement la planification financière à long terme pour GMES, de développer la coopération entre la Commission européenne, l'Agence spatiale européenne (ESA) et EUMETSAT. Le Conseil a également salué les derniers résultats enregistrés en matière de surveillance de l'espace et l'implication de l'Agence européenne de défense qui s'est récemment vu confier une partie du projet MUSIS (constellation de satellites d'observation de nouvelle génération) sous la forme d'un projet de catégorie B.

Par ailleurs, il est utile de rappeler que la Commission européenne a adopté, le 20 mai 2009, une proposition de règlement qui établit :

 - un programme GMES (surveillance terrestre, gestion des situations d'urgence, sécurité, surveillance de l'environnement marin, surveillance de l'atmosphère, adaptation au changement climatique),

 - les sources de financement (il s'agit en particulier de prévoir un financement intérimaire 2011 - 2013, en attendant l'adoption des nouvelles perspectives financières ; une enveloppe de 107 millions d'euros est prévue pour la mise en oeuvre du règlement proprement dit ; il s'agit du coût de fonctionnement de GMES pendant la phase opérationnelle initiale, auquel il faut ajouter 43 millions d'euros pour les activités de recherche financées à partir du 7ème programme-cadre ; des crédits de 215 millions d'euros pour le développement des services et de 460 millions pour le développement des infrastructures spatiales cofinancées par l'ESA sont également prévus par le programme-cadre),

 - le partage des données GMES,

 - et la politique en matière d'information.
 

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 11:55

Le 7 juin 2009, 500 millions de citoyens vont s'exprimer. A cette occasion, le président français et la chancelière allemande affichent une ambition commune : changer les règles de l'Europe. Dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel dévoilent leur vision de l'Union européenne. Les deux chefs d'Etat disent vouloir une "Europe forte et unie".
Aujourd'hui, plus que jamais, l'heure est à l'action. Le monde connaît une crise financière et économique internationale sans précédent depuis des décennies. Nous avons besoin de nouvelles règles financières, économiques et sociales. Les Européens doivent s'engager résolument s'ils veulent que le monde qui se construit corresponde à leurs valeurs de liberté, de solidarité et de justice. C'est ce que nous voulons. C'est ce que nous proposons à nos partenaires.
1. Nous voulons une Europe forte qui nous protège. Une Europe forte ne signifie pas nécessairement toujours plus de compétences pour l'Union européenne, toujours plus de législation européenne ou toujours plus de moyens financiers. Nous refusons une Europe bureaucratique qui applique mécaniquement des règles tatillonnes et qui se méfie du changement. Nous voulons une Union européenne qui soit à l'écoute des citoyens, qui innove, qui dynamise. Nous voulons une Union européenne qui soit ferme et unie dans le monde tout en respectant la diversité de ses États membres. Nous voulons une Union européenne qui apporte des réponses courageuses aux questions de notre temps et qui assure ainsi notre prospérité. Nous voulons une Union européenne qui favorise la recherche et l'innovation grâce à une stratégie de Lisbonne rénovée, qui encourage la coordination économique, qui développe de véritables politiques de l'immigration, de l'énergie, de la défense, et qui renforce et modernise ses politiques communes - en particulier sa Politique agricole.
2. Face aux défis les plus urgents auxquels nous sommes confrontés du fait de la crise financière et économique mondiale, l'Union européenne doit apporter des réponses immédiates. Nous avons travaillé étroitement ensemble face à la crise bancaire de l'automne. Nous avons défini une réponse européenne à la crise économique ; ensemble, nous avons obtenu gain de cause sur la réforme des marchés financiers internationaux à l'occasion du Sommet du G20 à Londres en avril.
Face à la crise, il ne s'agit pas de régler des questions techniques mais de répondre à une question fondamentale: quel modèle économique voulons-nous ? Le libéralisme sans règle a échoué. Cet échec a conduit à la crise que nous affrontons aujourd'hui. Le modèle que nous voulons, c'est celui de l'économie de marché responsable, qui privilégie l'entrepreneur et le salarié sur le spéculateur, l'investissement de long terme sur le profit immédiat. Dans le Traité de Lisbonne, l'Union s'engage expressément en faveur d'"une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social". Nous sommes déterminés à nous battre ensemble pour honorer cet engagement.
3. Nous appelons l'Union européenne à prendre dès le mois de juin les premières décisions pour assurer une véritable régulation européenne dans le secteur financier fondée sur la coordination et la coopération des régulateurs. Sur les fonds spéculatifs, les paradis fiscaux, la rémunération des dirigeants et des opérateurs financiers, nous voulons une Europe exemplaire. Il faut établir un espace financier performant pour nos entreprises et sûr pour nos épargnants.
4. Nous n'accepterons pas que, durant cette crise financière, les exigences en capitaux et les normes comptables réduisent de manière injustifiée la capacité des banques européennes à prêter de l'argent. La question de l'offre suffisante de crédit est centrale dans notre économie. Nous appelons donc à la modification des règles comptables, qui sont si importantes pour la reprise de notre économie: les instances normatives compétentes devront donc agir. Sur tous ces sujets économiques et financiers, nous sommes déterminés à agir pour que l'Union européenne prenne les décisions nécessaires, notamment lors du prochain Conseil européen, en juin.
5. Sous les présidences allemande et française, l'Union européenne s'est engagée résolument dans la lutte contre le changement climatique. Avec le paquet climat, l'Union européenne est la première et seule région au monde à avoir adopté un ensemble de règles ambitieuses et juridiquement contraignantes afin de se conformer aux objectifs internationaux permettant d'éviter une hausse de plus de 2 degrés de la température du globe. Il nous appartient maintenant de convaincre nos amis et nos partenaires de s'engager eux aussi pour parvenir, en décembre prochain à Copenhague, à un accord mondial à la hauteur de l'enjeu. Notre plus proche allié, les États-Unis, mais aussi les autres grands pays industrialisés doivent s'engager avec la même force que les Européens. C'est la seule façon de persuader les pays émergents d'apporter aussi leur juste part.
6. La croissance verte est une chance pour le monde et une opportunité de création d'emplois tournés vers l'avenir. C'est pourquoi l'Europe doit se positionner en leader. Dans le même temps, nous devons veiller à ce que nos entreprises restent compétitives dans le monde. Nous veillerons à ce que les engagements européens ambitieux sur le climat ne conduisent pas à une situation où l'industrie européenne serait victime d'une concurrence déloyale. Protection du climat et compétitivité doivent aller de pair. Si nos partenaires internationaux refusent de s'associer à nos efforts, nous sommes déterminés à prendre des mesures pour protéger l'industrie européenne.
7. Nous voulons un commerce mondial loyal et fondé sur la réciprocité, ainsi qu'un aboutissement rapide du Cycle de Doha. Nous devons prévoir un dispositif efficace de surveillance des aides publiques au niveau de l'OMC qui empêche des pays tiers d'accorder des subventions excessives à leurs entreprises, créant ainsi une concurrence déloyale. Tant que ce dispositif international ne sera pas en place, nous devrons envisager des solutions européennes provisoires. L'Europe doit être plus ambitieuse pour son industrie, pour ses entreprises. Elle doit favoriser l'émergence d'entreprises européennes puissantes à l'échelle mondiale ; et nos politiques de renforcement de la compétitivité de l'industrie européenne doivent y contribuer.
8. Nous sommes profondément convaincus que la dette publique actuelle est un fardeau trop lourd pour être laissé aux générations futures. Nous devons retrouver la voie de finances publiques soutenables dès que nous aurons franchi le cap décisif dans cette crise.
9. L'Europe doit jouer un rôle de premier plan dans le monde. Pour cela, elle doit être dotée d'institutions efficaces. C'est pourquoi nous avons besoin du Traité de Lisbonne. Il rendra l'Europe plus forte. Les 27 États Membres ont décidé en décembre dernier que le traité devait entrer en vigueur avant la fin de l'année. Nous nous réjouissons du vote positif du Sénat tchèque, qui clôt la procédure parlementaire dans un 26e Etat membre, et nous appelons les responsables politiques à parachever le processus de ratification le plus tôt possible. Nous travaillerons à l'adoption d'un accord politique sur des garanties pour l'Irlande pour le Conseil européen de juin. Nous faisons confiance aux Irlandais pour faire le choix de l'Europe. Pour pouvoir agir, l'UE a besoin de frontières. Un élargissement illimité n'est pas possible.
10. Pour être forte, l'Europe doit assumer aussi ses valeurs et son identité. Nous continuerons à nous battre pour le respect des droits de l'Homme comme un élément central de nos politiques étrangères. Ils sont à la base de notre engagement pour un développement pacifique à travers le monde. À cette fin, nous renforcerons notre politique commune de défense et de sécurité.
Nous voulons une Union européenne forte qui montre la voie en donnant l'exemple dans tous les domaines importants. L'Europe peut jouer un rôle premier plan dans le monde. Nous devons compter pour cela sur la détermination des 27 États membres.
Nous sommes prêts à apporter notre contribution pour mobiliser l'Union vers la réalisation de ces objectifs avec nos partenaires de l'UE. Pour réussir, nous avons besoin de la mobilisation de tous, à commencer par les citoyens eux-mêmes. C'est pour cela que le rendez-vous du 7 juin est si important. Nous appelons tous les Européens à voter aux élections européennes. Il n'y a pas de meilleur moyen de soutenir l'objectif d'une Union plus forte dans un monde plus sûr. Nous en sommes convaincus: si l'Europe le veut, l'Europe le peut.

 

 

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Published by Patrice Cardot - dans La France et ses partenaires
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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 10:45

Les ministres européens chargés de la compétitivité ont adopté, jeudi 28 mai 2009, des conclusions relatives à une politique industrielle intégrée dans l'Union européenne dans un contexte marqué par la crise économique et financière.
Ils plaident en faveur du maintien d'une base industrielle forte en Europe à travers la définition d'un cadre de référence stable et prévisible pour la production, la simplification des réglementations et l'augmentation des investissements dans le domaine de la recherche et du développement. Soulignant la responsabilité première de l'industrie en cas de restructuration, le Conseil Compétitivité convient de la nécessité de faciliter les restructurations tout en encourageant l'industrie à mener celles-ci d'une manière " socialement responsable ".
Les ministres soutiennent l'intention de la Commission de lancer une stratégie intégrée axée sur les matières premières et lui demandent d'agir sur les points suivants :
 - l'établissement avant fin 2009 d'une liste des matières premières non énergétiques essentielles ;
 - l'amélioration  des conditions d'extraction des matières premières dans l'UE ;
 - le renforcement de l'utilisation rationnelle des ressources.
Les conclusions adoptées contiennent des dispositions visant spécifiquement l'industrie chimique (ex : mise en oeuvre du règlement " REACH " sur les produits chimiques), l'industrie électrique et électronique et l'industrie automobile (ex : gravité de la situation économique actuelle, initiative CARS 21).
Enfin, le Conseil Compétitivité réitère son opposition à toute forme de protectionnisme. Il plaide pour des règles du jeu équitables et le retour à des conditions normales de crédit à destination des entreprises.

Le texte de la communication de la Commission relative à une stratégie industrielle intégrée : communication on industrial policy en communication on industrial policy en

 

 

 

 

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 08:07



Prof. Johan Galtung ( Connaissez-vous Johan Galtung ?   ) invites you to explore a new series of important books on peace and development published by TRANSCEND University Press, TUP ( www.transcend.org/tup ) :

Book 1: " 50 Years: 100 Peace and Conflict Perspectives " by Johan Galtung.
Peace proposals for 100 conflicts that he has mediated worldwide, some of which he helped resolve. This book marked the 50 years since he founded Peace Studies as an academic discipline back in 1958.

Book 2 : " Democracy - Peace - Development " by Johan Galtung and Paul D. Scott. Extends the concept of democracy to the work place, the school and the family, with ten case studies.

Book 3 : "50 Years: 25 Intellectual Landscapes Explored " by Johan Galtung.
Gives an overview of the strengths and weaknesses of 25 social sciences, indicating what is still missing.

Book 4 : " Globalizing God : Religion, Spirituality and Peace " by Johan Galtung and Graeme MacQueen. Draws together the best ideas from the major world religions.

Tables of content and sample chapters of books published by the TRANSCEND University Press are available at www.transcend.org/tup where they can also be ordered online.

The books published by the TRANSCEND University Press are used as textbooks for many of the courses of the TRANSCEND Peace University, TPU ( www.transcend.org/tpu ).

Books published by the TRANSCEND University Press are often the outcome of research done at the TRANSCEND Research Institute, TRI ( www.transcend.org/tri ).

TUP's goal is to become a leading publisher of advanced peace literature.

The next six books to be published in 2009 are :

Book 5 : " The Fall of the US Empire - And Then What? " by Johan Galtung (cf. " The fall of the US Empire - And Then What ? Successors, Regionalization or Globalization ? US Fascism or US Blossoming ?", by Johan Galtung (2009)  )

Book 6 : " Peace Business: Humans and Nature Above Markets and Capital "
by Jack Santa Barbara, Fred Dubee and Johan Galtung

Book 7: " A Theory of Conflict " by Johan Galtung

Book 8: " A Theory of Development " by Johan Galtung

Book 9: " A Theory of Civilizations " by Johan Galtung

Book 10: " A Theory of Peace " by Johan Galtung

For any questions please write to Antonio Rosa at tup@transcend.org.

Please share this with others who may be interested, Thank you.


Source : http://www.internationalpeaceandconflict.org/profiles/blogs/transcend-university-press
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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 23:26

" Israël a espéré jeudi une réconciliation avec le monde arabo-musulman après le discours de Barack Obama, tout en affirmant qu'il donnera priorité à sa sécurité dans le cadre d'un éventuel accord de paix.


"Le gouvernement israélien exprime son espoir que le discours important du président Obama au Caire conduira de facto à une nouvelle réconciliation entre le monde arabo-musulman et Israël", a indiqué un communiqué de la présidence du Conseil.


"Israël veut la paix et fera tout ce qui est en son pouvoir pour élargir le cercle de la paix tout en prenant en considération son intérêt national et en premier lieu sa sécurité", a poursuivi le communiqué.


M. Obama a soutenu dans son discours la quête des Palestiniens pour leur Etat et jugé la situation des Palestiniens "intolérable".


Il a aussi appelé Israël à cesser la colonisation dans les territoires palestiniens tout en soulignant "le lien inébranlable" entre l'Etat hébreu et les Etats-Unis.


Les relations entre les Etats-Unis et Israël traversent une phase très délicate en raison du refus du gouvernement de Benjamin Netanyahu de geler la colonisation et du principe de l'Etat palestinien.


Le président israélien Shimon Peres a son côté émis l'espoir que le discours de M. Obama permettra de relancer les efforts de paix au Proche-Orient.


"Je me félicite de ce discours visionnaire et courageux qui exige de toutes les parties qu'elles accomplissent un travail difficile pour promouvoir le processus de paix au Proche-Orient", a affirmé M. Peres dans un communiqué.


"L'idée de la paix est née au Proche-Orient. Elle constitue l'essence des trois monothéismes, le christianisme, le judaïsme, et les fils d'Abraham doivent relever le défi: la paix au Proche-Orient est possible", a-t-il ajouté.


Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a estimé de son côté que ce discours encourageait les éléments modérés dans le monde islamique, selon un communiqué de son bureau.


"Cette adresse directe, sérieuse et courageuse du président Obama au monde islamique constitue un encouragement aux éléments modérés qui aspirent à la paix".


"Il s'agit d'un appel contre le terrorisme et la violence des radicaux qui menacent la stabilité de la région et du monde tout entier, et nous remercions le président américain pour son engagement à assurer l'existence et la sécurité d'Israël", a-t-il ajouté.


"Nous espérons que le monde arabe va approuver l'appel du président Obama et mettre fin au terrorisme et à la violence afin d'établir des relations de paix avec Israël", a encore indiqué ce texte.


"Israël va coordonner son action avec les Etats-Unis pour promouvoir la paix, en mettant l'accent sur ses impératifs de sécurité", a-t-il conclu.


M. Barak effectue actuellement une visite à Washington où il doit faire le point sur l'accord de coopération stratégique liant Israël et les Etats-Unis.


Enfin, le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman a souligné l'importance que M. Obama confère à la 'feuille de route', un plan international de paix lancé en 2003.


"Le fait que le président Obama considère la +feuille de route et sa première phase exigeant la fin des violences comme une étape nécessaire sur la voie d'un accord avec les Palestiniens est très important", a indiqué M. Lieberman dans un communiqué.


"Comme le président l'a lui-même souligné, l'alliance des Etats-Unis et d'Israël est forte et inébranlable, même lorsqu'il y a parfois des désaccords légitimes", a-t-il encore dit.


Source : AFP - La-Croix.fr (http://www.la-croix.com/afp.static/pages/090604152805.fwwpjp7t.htm)

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