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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 12:47

Le Canada vient de publier le premier atlas géologique complet de l'Arctique qui détaille les emplacements des gisements gaziers, pétroliers et des minerais précieux de cette région hautement convoitée.

Pour réaliser ces 1.222 cartes, dont une vue d'ensemble est disponible sur internet, la Commission géologique du Canada (CGC) a rassemblé des données recueillies pendant plusieurs années par le Canada, la Russie, les Etats-Unis, le Danemark, la Norvège, la Finlande et la Suède.

" Il s'agit du premier atlas complet des régions polaires situées au nord du 60e parallèle ", a indiqué à l'AFP Marc St-Onge, de la Commission géologique du Canada (CGC).

Selon lui, ces cartes devraient faciliter l'exploration minière, ainsi que participer à la résolution des différends territoriaux qui opposent plusieurs pays riverains du Grand Nord.

Pour mener à bien leur travail, les géologues canadiens ont réuni des relevés sous-marins pris par des brise-glaces à l'aide de sonars, des photos aériennes, des études sismiques et des recherches menées par des expéditions à ski ou en traîneau à chien.

Les cartes indiquent la composition des sous-sols et l'emplacement des plaques tectoniques, des lignes de faille ou encore des volcans sous-marins, dont la localisation est souvent synonyme de gisement de minerais précieux.

Jusqu'à présent, chaque pays riverain de l'Arctique publiait ses propres cartes géologiques de la région en utilisant des données et des systèmes de classification différents.

" Les cartes classiques des Russes montrent l'âge des roches, alors que la convention nord-américaine est de montrer leur composition, comme par exemple calcaire ou gréseuse ", a souligné M. St-Onge.

Des inconnues perdurent cependant, notamment autour du Pôle Nord où la glace permanente freine l'étude des sous-sols.

L'atlas démontre que la dorsale de Lomonossov -- une chaîne de montagnes sous-marine qui passe sous le Pôle Nord et sur laquelle la Russie a planté l'année dernière un drapeau pour y signifier ses revendications territoriales -- fait partie du plateau continental nord-américain.Elle faisait d'abord partie du plateau de la Mer de Béring, qui appartient en partie à la Russie, mais s'en est séparée il y a 61 millions d'années et s'est déplacée de 900 kilomètres.

" Davantage d'études de cette zone sont nécessaires, évidemment, mais il semble qu'elle soit canadienne ", a poursuivi le chercheur de la CGC.

La fonte accélérée de la calotte glaciaire, attribuée au réchauffement climatique, a avivé les convoitises des cinq pays riverains de l'Arctique (Etats-Unis, Russie, Canada, Norvège et Danemark) qui se sont lancés dans une course pour revendiquer la souveraineté des fonds sous-marins auprès de l'ONU.

La Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 permet à un pays ayant une façade maritime d'étendre ses droits pour l'exploitation des ressources naturelles de 200 à 350 milles s'il peut prouver que cette extension constitue " la prolongation naturelle du plateau continental ".

Et alors que des glaciologues estiment que l'océan Arctique pourrait être libéré des glaces pendant toute la période estivale d'ici à 2030, l'exploitation de ses hydrocarbures apparaît comme un moyen de pallier l'assèchement prévu des réserves des pays pétroliers.

Les services géologiques américains estiment que ces fonds marins pourraient receler 13% des réserves de pétrole et 30% des réserves de gaz naturel non découvertes de la planète.

Source : AFP

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 11:04

La Russie proposera au sommet des pays du G8 début juillet en Italie de faire de sa monnaie, le rouble, une devise de réserve mondiale à l'instar du dollar, a déclaré samedi le président russe, Dmitri Medvedev.


" Nous réfléchissons à la création de fondations pour une nouvelle architecture financière, une architecture équitable ", a déclaré M. Medvedev à l'issue d'une rencontre avec le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, dans sa résidence à Barvikha, dans la région de Moscou.


Ces réflexions incluent des discussions consistant à rendre de multiples devises suffisamment attractives pour en faire des monnaies de réserve et les utiliser pour des transactions dans le commerce international, au côté du dollar américain actuellement dominant, a indiqué M. Medvedev.


" Nous avons évoqué la possibilité d'utiliser le rouble dans cette optique", a-t-il dit. "Nous n'abandonnons pas cette idée ", a souligné le président russe.


Le prochain sommet du G8, qui aura lieu du 8 au 10 juillet en Italie, sera centré sur la crise économique et financière mondiale.


M. Medvedev et son mentor, le Premier ministre russe Vladimir Poutine, évoquent depuis des années la possiblité de faire du rouble une monnaie de réserve internationale, comme le dollar.


A l'instar de la Russie, la Chine critique de plus en plus le système monétaire international dominé par le dollar et défend l'idée d'utiliser davantage sa monnaie, le yuan.


La Russie a déjà évoqué ses idées d'accroître l'influence du rouble, lors du sommet du G20 en avril à Londres, consacré à la crise financière mondiale. Celles-ci ont été froidement accueillies en Occident et quasi ignorées à ce sommet.

Source : daily-bourse.fr (http://www.daily-bourse.fr/la-russie-va-proposer-au-g8-le-rouble-comme-monnai-Feed-AFP090516133603.6kai46gk.php)

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 13:01

 

Monsieur le Ministre, Monsieur le Président,
Mes Chers Collègues du Groupe d’Amitié France-Israël,
Mesdames, Messieurs,
Chers Amis, 


Je vous apporte l’amical et fraternel salut du Président du Groupe d’Amitié France-Israël, Claude GOASGUEN, et je suis accompagné, ce soir, non seulement, de Laurent Cathala, Député-Maire de Créteil, mais aussi par Jacques Alain Bénisti, Député du Val-de-Marne et de Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL, Députée de Paris.

En célébrant le soixantième anniversaire de la naissance de l’Etat d’Israël, nous commémorons un évènement qui n’a pas eu d’équivalent dans l’histoire.

Lorsque, le 14 mai 1948, David Ben Gourion annonce la création de l’Etat d’Israël, il constate, officiellement, la volonté des Nations Unies d’offrir à un peuple, souvent victime de l’histoire, une Nation et un Etat qui l’ancreront dans le monde organisé.

C’est une décision fondamentale et les dirigeants de la communauté juive de Palestine ont résolument mis en pratique cette décision de principe. Ben Gourion, Golda Meir et, ensuite, Yitzhak Rabin et tant d’autres, ont construit, en soixante années, un Pays, une Patrie qui a répondu aux aspirations du peuple juif.

Je ne rappellerai pas tout ce que l’Etat d’Israël a apporté, par le travail et l’engagement de son peuple, à notre civilisation dans tous les domaines de la démocratie, des institutions, au rayonnement scientifique, universitaire, culturel et humain. Certes, petit par son importance territoriale et humaine, l’Etat d’Israël est, cependant, une puissance qui compte sur la scène internationale par sa vigueur intellectuelle, son dynamisme économique, et ses réalisations.

Cette construction, Israël l’a réalisée, non seulement, dans l’enthousiasme et le dynamisme, mais aussi, dans la peine et dans les combats.

L’avenir d’Israël, aujourd’hui, c’est l’établissement de la Paix qui doit couronner son œuvre et la rendre profitable à tous.

Certes, dans le concert des nations de 1947, il y avait des dissonances et la naissance d’Israël était contestée par une partie des populations vivant sur le territoire de la Palestine et des Etats, eux-mêmes nouveaux, qui entouraient celle-ci.

Israël a lutté pour sa liberté, mais il a aussi négocié pour faire reconnaître son droit légitime à l’existence.

S’il y a eu des guerres violentes comme celle des six jours ou du Kippour, il y a eu les négociations de Camp David, la réconciliation avec l’Egypte et avec la Jordanie, un cessez le feu de fait avec la Syrie et le Liban.

S
i, la Paix n’existe pas encore, nous devons cependant remarquer que le conflit actuel, qui oppose Israéliens et Palestiniens, est un conflit qu’une négociation politique loyale pourra et doit terminer.

En conséquence, c’est dans cet esprit politique que doit se créer, aux côtés de l’Etat d’Israël aux frontières affirmées, reconnues et sécurisées, un Etat dévolu aux Palestiniens, lui aussi reconnu et affirmé devant et par la communauté internationale.

C’est l’état d’esprit d’Israël, c’est l’état d’esprit de la France, comme l’a rappelé Nicolas SARKOZY.

Cette volonté de paix de l’Etat Hébreu mérite que toutes les forces démocratiques et de paix du monde soutiennent en ce sens Israël.

Les forces, ce sont celles de la diaspora juive qui voit d’abord dans l’Etat d’Israël une revendication de sécurité pour son peuple et de poursuite de son expansion.

En France, nos compatriotes juifs apportent un soutien massif, généreux à la démocratie israélienne. Ils facilitent, ainsi, de nombreux échanges de ville à ville, des initiatives de solidarité, créant des espaces de dialogue, de rencontre, de compréhension mutuelle, participant ainsi à montrer le vrai visage de la démocratie israélienne, démocratie qui est d’ailleurs la seule à vivre au Proche ou au Moyen-Orient.

Nous en avons eu le témoignage avec les Forums des villes et Forums locaux jumelés organisés par Joël MERGUI.

Un autre exemple, le mouvement SIONA exprime, entre autres, ce désir et cette volonté ressentis par la communauté juive de France, qui veut, avec ses frères Israéliens, contribuer à construire une société fondée sur les idéaux de la justice sociale et de fraternité, imprégnée des grandes valeurs morales du judaïsme.

J’adresse toutes mes félicitations au Président Roger Pinto et à toute sa dynamique équipe pour le travail que réalise le mouvement SIONA.

Mais, le soutien à Israël pour la paix au Moyen-Orient passe par l’engagement des Gouvernements et, ici, la France agit aux côtés d’Israël avec tout le poids de l’attitude unanime de l’Union Européenne.

Le Président Nicolas SARKOZY l’a récemment rappelé lors de la visite du Président Shimon PERES en France.

La France veut voir le processus d’Annapolis réussir et notre pays se doit de participer, aux côtés de son ami, à trouver la voix de la Paix. La France a investi la voix de la diplomatie et elle a, de par son histoire, une grande connaissance du monde arabe. Elle doit, profiter de sa prochaine présidence de l’Union Européenne pour donner tous les moyens aux acteurs de la paix.

Le Président Nicolas SARKOZY s’y est engagé. Il le fera.
 


Le groupe d’amitié France Israël de l’Assemblée Nationale, dont je suis le vice président et que je représente ce soir, aussi, agit pleinement dans ce sens et travaille, en permanence, à être le trait d’union privilégié du dialogue franco-israélien. 


Il rend souvent visite à ses homologues de la Knesset ou reçoit des délégations de celle-ci. C’est par ce contact permanent, entre responsables politiques, que l’on agit sur les gouvernements respectifs qui ont besoin de fonder leurs actions sur un consensus. 


Le groupe d’amitié France-Isarël est à la pointe pour permettre à l’amitié franco-israélienne de s’amplifier et de faciliter les contacts lorsque, parfois, il y a des orages entre nous : l’évolution récente de la diplomatie française depuis de récentes années en témoigne : je veux évoquer ici les voyages rapprochés d’Ariel Sharon, et Ehoud Olmert, les derniers 1er ministres, des Présidents de l’Etat d’Israël, Katsav et Peres. 


Le groupe d’amitié est aussi à la pointe pour soutenir Israël lorsque ce dernier est maltraité par les médias qui tronquent ou pervertissent la vérité ou pour rappeler le droit d’Israël à exiger la libération de Gilat Shalit et ses deux compagnons d’infortune, ou d’affirmer son droit de se défendre, comme après le lâche et odieux attentat de la Yeschiva de Jérusalem ou contre la volonté du « Hitler Iranien » de rayer Israël de la carte. 


Oui, nous sommes ensemble pour lutter contre toute forme de barbarie ou de terrorisme : nous portons les mêmes valeurs universelles de liberté, d’égalité et de fraternité. 


Côte à côte, Français et Israéliens, nous combattons pour ces valeurs et affirmons qu’elles sont inaliénables et non négociables. 


La conclusion que je tire de cet ensemble de démarches est, malgré les apparences, un constat d’espoir et de confiance dans le retour à la paix totale. 


60 années de combat, d’un combat résolu d’Israël pour la vie doivent, maintenant, ouvrir le chemin à un développement pacifique fondé sur la volonté d’un progrès commun à tous. 


La paix, la paix, la paix, tel est mon vœu pour Israël. 


Vive l’exemplaire et digne démocratie israélienne.

Vive l’amitié franco-israélienne.

Vive Israël, Vive la France ! 

Shalom

Shalom

Lé Koulam

(Discours prononcé par le 14 mai 2009 par Patrick Beaudoin, Vice-Président du groupe d'amitié France-Israël à l'Assemblée nationale, en l'honneur du 60ème anniversaire de l'Etat d'Israël.)
Source : http://www.patrickbeaudouin.com/article-18585708.html

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 07:57

Il en est de l'Europe comme de la politique : si on ne s'occupe pas d'elle, elle s'occupe de vous. Un seul exemple, en France, 80 % de la législation environnementale provient du droit communautaire. A l'approche des élections européennes, l'intérêt pour cette échéance me semble inversement proportionnel à l'importance du rôle crucial que cet espace politique et géographique peut et doit jouer, pour sortir le moins mal possible de ce carrefour de crises où nous sommes englués. Que l'on soit peu, pro ou anti-européen, l'Europe est une réalité en marche qui détermine et conditionne notre avenir, et l'ignorer, c'est se livrer sans contrôle à son pouvoir et à sa puissance.

C'est à Strasbourg et à Bruxelles que se joue une grande partie de notre avenir. La responsabilité de celles et ceux que nous enverrons nous y représenter est immense. C'est dans ce périmètre que peuvent émerger les prémices d'une société réconciliée avec sa planète et donc avec elle-même. Encore faut-il que ceux que nous aurons élus ne se trompent pas sur l'origine du mal contre lequel nous luttons.


Chacun doit s'astreindre à un diagnostic rigoureux pour clairement trancher sur la question de savoir s'il faut changer le système ou de système. Si dorénavant c'est bien l'épanouissement du genre humain qui doit cristalliser toutes les décisions politiques et non plus le profit, l'accumulation et le toujours-plus.


Au moment où l'humanité affronte, notamment avec les changements climatiques et la perte de son capital naturel qui s'ajoutent et se mêlent aux autres crises, la situation la plus critique et complexe qu'elle ait jamais connue, quelles réponses proposent les uns et les autres ? Sommes-nous toujours dans l'épaisseur du trait ?


Au-delà des dogmes et des filiations idéologiques qu'il me semble presque indécent d'agiter, tant les contraintes majeures imposent de fait une certaine radicalité dans les options, nous devons être intransigeants dans nos questionnements et nos choix à l'approche de ces élections. La pyramide de complexité et la gravité des menaces nous obligent à ne pas nous accommoder de recettes éculées, de vulgaires corrections de trajectoire, de solutions pensées dans des moules périmés. Il nous faut nous déconditionner et envisager tout de suite qu'un autre modèle est non seulement possible, mais incontournable.


Une question centrale, la croissance est-elle la solution ou le problème ? Nous nous heurtons aux limites de la planète. Un élève de CM1 peut comprendre que, si notre appétit augmente sans cesse alors que notre potager est à taille fixe, il n'y a pas de dénouement heureux. Posée autrement, quelle est la contrainte économique qui prime : la taille des chaluts ou le nombre de poissons restants ?


La croissance verte est-elle le remède miracle que certains vantent ? Pour être franc, en l'état, j'en doute. En ce sens qu'elle donne l'illusion qu'on pourrait déplacer la croissance sur d'autres registres de production et de consommation, remplacer une expansion par une autre, sans reproduire les mêmes effets. Comment prospérer sans croître ? Là est l'équation écologique.


J'envie ceux qui y voient clair dans cette opacité et cette confusion. La seule certitude, c'est que notre modèle s'est empoisonné avec ses propres toxines et démontre un peu plus à chaque seconde son obsolescence. Je crois que nous devons admettre qu'il y a des parcelles de solutions chez les uns et les autres et que l'assemblage reste à faire. Mais que ces fragments ne sont pas forcément là où on les attend.


Devant l'inattendu, il faut s'ouvrir à l'inédit et admettre que, en marge de nos modèles et de nos sphères classiques d'expression et de réflexion, il y a des esprits créatifs, inventifs auxquels nous devons nous ouvrir. Au moment où les adeptes de la décroissance voient leur argumentaire conforté par la réalité, y a-t-il une alternative entre la décroissance subie ou non dite, comme l'est la récession actuelle, et la décroissance conduite, pour laquelle j'avoue pour l'heure ne pas voir comment spontanément et démocratiquement elle pourrait être mise en oeuvre ?


Peut-être la croissance sélective doublée d'une décroissance choisie est-elle l'ultime voie. Un nouveau chemin où l'on procède individuellement et collectivement à des renoncements et à des acquiescements. Un tri rigoureux pour nous mobiliser sur l'essentiel et passer du maximum à l'optimum.


Une sélection en fonction des critères environnementaux et énergétiques (le facteur de charge de la planète) croisés avec une vision renouvelée du progrès qui place le bien-être de tous les hommes comme critère premier. Un arbitrage humaniste qui peut redonner à la politique sa dimension complète et qui agrégera les énergies dispersées.

Tout cela pour dire que nous devons distinguer avec exigence, dans les manifestes et programmes des uns et des autres, ceux qui font de la crise écologique la contrainte majeure. Ceux qui ont compris que la crise économique ne doit pas minorer la crise climatique, mais au contraire la mettre en exergue. Ceux qui pensent que le dénominateur commun à tous nos maux, c'est notre inaptitude à la limite. Et que c'est à la puissance publique démocratiquement de fixer et de faire appliquer ces seuils. Ceux qui sont convaincus de longue date que l'humanité a deux urgences à réaliser qui se conditionnent l'une l'autre : préserver et partager ; en ce sens, les enjeux écologiques et de solidarité sont intimement liés. Comment partager si, demain, la responsabilité des Etats se résume à gérer une addition de pénuries ?


Au passage, cela compromettrait la vertu première de l'Europe, l'enracinement de la paix. La sobriété et la régulation, qui vont de pair, sont une exigence des stratèges de la paix. Raison de plus pour revenir à la noblesse de l'économie. Une économie qui change de boussole et qui n'attribue plus de la valeur qu'aux seul argent ou biens produits, mais aussi et surtout à l'Homme et à la Nature.


Et dans cet impératif, le poids de l'Europe est essentiel et, dans l'Europe, aux fondements désespérément ultralibéraux, les ambassadeurs d'une économie qui protège sans concession et qui distribue équitablement sont indispensables. Cherchez-les, ils existent !


 

Nicolas Hulot est président de la Fondation pour la nature et l'homme.

(Article dans l'édition du quotidien Le Monde daté du 14 mai 2009)

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 07:48

Il est des ouvrages qui ne paient pas de mine et qui réservent, au fil des pages, de délectables surprises intellectuelles. C'est le cas avec celui-ci (Editions Bruylant, 2008, 237 p., IBSN 978-2-8027-2617-3). A vrai dire, le nom de ses auteurs aurait pu mettre la puce à l'oreille. Ainsi, Henri Malosse est un membre très actif du Comité économique et social européen, sans compter qu'il enseigne les questions européennes à l'Université Robert Schuman de Strasbourg. Bruno Vever lui, est secrétaire général de l'association " Europe et entreprises ", après avoir été lui aussi membre du Comité économique et social européen où il anima alors l'Observatoire du marché unique.

Mais précisément, ces deux hommes proches du milieu des entreprises surprennent leur public là où on les attendait pas vraiment : dans ces pages, les techniciens s'effacent pour céder la plume à deux citoyens en colère qui se désolent des coups bas infligés à l'Europe, qui les dénoncent avec verve et sans la moindre once de langue de bois, pointant du doigt les coupables où qu'ils se trouvent, dans les institutions européennes ou - quand même plus souvent - du côté des Etats-membres et de ceux qui les dirigent politiquement et adiministrativement. Personne n'échappe aux remontrances pertinentes de ces deux Européens de France déçus mais nullement résignés, leurs 237 pages contenant d'ailleurs au moins autant de bonnes raisions de " continuer le combat "  européen ... autrement, c'est à dire mieux. Que tous ceux qui redoutent que els élections européennes soient largement boudées le sachent : lire ce livre inciterait beaucoup de citoyens européens à remettre leurs idées en place et même, sans doute, à se mobiliser !

Le ton est donné dès l'introduction, celle-ci se révélant une analyse décapante de " l'état de l'Union ". A peine plus de huit cent mille Irlandais font échec à près de cinq cents millions d'Européens ? C'est " un peu comme si l'ile des Celtes était devenue la réincarnation du village d'Astérix ". Comment en est-on arrivé là ?

Le rejet du Traité constitutionnel s'est notamment joué sur le fait que l'Europe veille davantage, depuis le Traité de Rome de 1957, sur les libertés d'échanges et de circulation, mises sous surveillance des institutions communautaires, que sur les conditions économiques et sociales de production, largement laissées aux Etats nationaux, ce décalage ayant pris une " signification nouvelle " - et difficilement acceptable - dans le contexte de la mondialisation ouverte à tous vents peu régulés. Sous cet angle, observent les auteurs, " la contestation du non a beaucoup plus épinglé un déficit qu'un trop plein d'Europe ", les citoyens, " trop exigeants " par rapport aux dirigeants, ayant " une Europe d'avance quand ils attendaient de celle-ci plus de solidarité, plus de protection, plus de facilités et plus de confort ". En clair, " ils souhaitaient sans doute affronter les frimas de la globalisation en pouvant compter sur une maison commune en pierre, avec des vivres et du chauffage, quand on leur proposait une maison inachevée en bois qui était déjà, arguait-on, bien mieux que la précédente chaumière de paille et de torchis ". Sur ce plan, le Traité réformateur de Lisbonne s'est borné à entériner les innovations constitutionnelles mais sans les améliorer et, avec la suppression des symboles, en les ravalant au rang de " produits blancs de la grande distribution ", la " marque européenne " ayant disparu dans l'aventure. Pire, ce Traité a remis en vigueur " l'approche diplomatique d'un autre âge selon laquelle la question européenne est trop importante pour être livrée au débat public ", les Etats-membre ayant profité des " non " français et néerlandais " pour assurer un verrouillage politique " de la construction européenne " aux frais mêmes des droits des citoyens ".

D'où le " non " irlandais qui leur est revenu comme un boomerang, tant il est vrai que les citoyens " n'acceptent plus une Europe construite exclusivement d'en haut, dont les dirigeants prétendent définir les politiques sans se soucier de l'opinion des peuples ", lesquels sont, selon les auteurs, profondément déçus par le manque de vision et de perspective d'un projet européen " resté au ras des frontières, fondé essentiellement sur une ouverture économique tous azimuts ".

Sur cette toile de fond que ne jugeront dérangeante que ceux qui refusent une Europe ambitieuse, les auteurs ouvrent tour à tour huit compartiments d'une boîte à outils destinée à remettre le citoyen " à la place qu'il mérite dans l'Europe de demain : au centre du jeu ! " Qu'il s'agisse des domaines de la culture, de la gouvernance, du Marché unique, du modèle européen de développement, de l'euro, du modèle d'intégration qui est à exporter, des régions et d'une plus grande participation citoyenne à la construction, ils avancent des suggestions précises et pratiques qui, même s'ils les justifient à chaque coup, en feront frémir certains dans les capitales, dans certaines plus que dans d'autres, et même dans certaines institutions.

D'ailleurs, personne n'échappe à leurs critiques, pas même la Commission dont ils déplorent la " bureaucratisation excessive ", lui adressant par exemple ce rappel à l'ordre : " A force de considérer les politiques comme des fins en soi et non pas comme des moyens d'arriver à plus d'intégration " entre les peuples, " on perd le sens profond des vrais enjeux européens ". Excessif  ? Peut-être, mais nos compères ont de solides arguments pour se défendre, eux qui assènent notamment : " Récemment, la Commission européenne a (...) proposé une nouvelle réglementation sur les cosmétiques qui n'avait donné lieu qu'à une consultation des cinq majors internationaux du secteur. Il a fallu attendre l'avis du Comité économique et social pour qu'on se préoccupe des huits cents PME européennes du secteur. " ... Une perle parmi d'autres, la plupart visant les Etats-membres.

A n'en point douter, pour châtier de manière aussi constructive, ces deux Européens de France aiment vraiment l'Europe et la veulent aussi belle qu'ils la rêvent.

Cette recension de l'ouvrage a été réalisée par Michel Theys et est parue dans la rubrique Bibilothèque européenne de l'édition du Bulletin Quotidien Europe n° 9881/820 en date du 15 avril 2009

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 07:26

Executive Summary


National Audit Office Report

This report looks at the Ministry of Defence's (the Department's) arrangements for supporting high intensity operations and focuses on four key areas: equipment, logistics, pre-deployment training and support to personnel. The intention of this report is not to examine military judgement or the outcomes of operations, nor does it look at the support provided to the many smaller operations in which the Department is engaged. Following on from the National Audit Office's previous work on operations [1], the aim of this report is to examine the Department's support to high intensity operations, since it is on this kind of operation that support arrangements are most stress-tested. For each key area of support, the report sets out the Department's generic arrangements before examining how well these arrangements have been working on Operation TELIC in Iraq and Operation HERRICK in Afghanistan, primarily over the last two years.


The United Kingdom has deployed forces in Iraq since 2003 as part of the United States-led Multi-National Force-Iraq. The number of United Kingdom forces has recently reduced to around 3,700 as they prepare for a planned draw down by July 2009. In Afghanistan, the United Kingdom has deployed around 8,300 personnel as part of a NATO-led International Security Assistance Force, predominantly in Southern Afghanistan.


Both these theatres present real difficulties for United Kingdom forces and considerable support challenges for the Department. The combination of long distances between both Iraq and Afghanistan and the United Kingdom and the lack of direct maritime access to Afghanistan complicate the transporting of personnel and equipment. In addition, undertaking operations in both theatres means coping with difficult environmental conditions, including harsh and varied terrain, temperature extremes and dust. In Afghanistan the pace and intensity of operations continues to be high, against a significant ongoing and evolving threat from a dangerous and determined enemy. United Kingdom forces in Iraq have also faced evolving threats and circumstances over the years, and are now in the final stages of a drawdown.


Main Findings


In preparing for an operational deployment the Department selects the appropriate equipments to meet the military tasks that may arise. Not all equipment in the Department's inventory can be used on every operation. The capabilities provided by some equipment will simply not be needed. In some circumstances the Department's existing equipment may also be unsuitable for the task because they may be too imposing when operating closely amongst civilian populations; the protection of personnel needs to keep pace with the evolving and increasing threat posed by enemy forces; or because the terrain and/or climatic conditions reduce equipment performance to unacceptable levels. In these cases the Department has a choice either to modify or upgrade existing equipment or to procure new equipment; items modified or procured in this way are known as Urgent Operational Requirements.


The Department has approved £4.2 billion on Urgent Operational Requirements as at March 2009, including modifications to helicopters and aircraft, better protection for existing vehicles, early attack warning systems for bases and electronic counter-measures. While additional armour and electronic counter-measures have improved protection, together with communications equipment they increase vehicle weights and power requirements. The availability of vehicles procured or upgraded as Urgent Operational Requirements has generally met or exceeded the Department's targets, except for the Vector vehicle, whose suspension and wheel hub reliability has been poor. There have also been shortages of spares for some fleets, particularly when the vehicle has been used in a role different to that intended, such as the Mastiff vehicle in Afghanistan. Armed Forces personnel throughout the chain of command in both theatres told us that Urgent Operational Requirement equipments had performed well overall, including those procured to enhance protected mobility.


The availability and serviceability of the helicopter fleets on operations have exceeded the Department's targets. Although none of the helicopter types was designed to operate in the environmental conditions in Iraq and Afghanistan, Chinook, Puma, Apache and Merlin have coped consistently with the harsh conditions and the Department has modified Sea King helicopters and is planning an upgrade for Lynx. There has been a paucity of some spare parts for some helicopter types which has led to short-term cannibalisation of helicopters in theatre. The Department has prioritised spares for operations, missing its targets for the availability of fleets back in the United Kingdom as a result.


The Department provides logistic support to United Kingdom forces through the Joint Supply Chain which sits within the Defence Equipment and Support organisation. The end-to-end supply chain stretches from the requirements of operational commanders through to industrial manufacturers in the United Kingdom and elsewhere. The Department uses a series of information systems to provide both inventory control and asset tracking of stocks between the United Kingdom and operational theatres. A system of priority codes is used to provide the Department with measurable targets for delivery of stocks from the United Kingdom to operational theatres.


Despite the challenging operational environments, the Department has successfully delivered around 300,000 personnel and 90,000 tonnes of freight to the two theatres combined over the last two years. The Department has not consistently met its supply chain targets for the timeliness of delivery but there are signs that the supply chain is becoming more resilient. On average since July 2007, 57 per cent of all demands made in Afghanistan and 71 per cent made in Iraq have met the supply chain targets. The Department's performance against supply chain targets has varied monthly over time and is lower for Priority 01 (highest priority) demands than Priority 02. The average length of time a unit waits for a particular demand has however reduced by around 47 per cent in Afghanistan and 33 per cent in Iraq, suggesting the supply chain is becoming more stable and resilient. Further measures being taken to improve the effectiveness of supply include: a rebalancing of the stocks held in Afghanistan; and action to increase the proportion of routine requirements delivered by surface means. The Department's transport for passengers to Iraq, centred on a commercial charter to Qatar, provides a good level of service. Since February 2006, an average of 12.5 per cent of passenger flights to Afghanistan and 16.9 per cent of flights returning to the United Kingdom using the Department's own fleets have been subject to a delay of six hours or more, although these can be attributed to many factors ranging from enemy action to aircraft reliability. The Department is now operating a complementary route which alleviates the pressure on the military air transport fleet and enables a more timely service to be achieved.


Training is an essential military activity which underpins capability and readiness for operations. The Department provides all personnel deploying on operations with training for those specific theatres (called pre-deployment training). Personnel may be deployed on operations either as part of a formed unit or individually. Pre-deployment training builds on generic war-fighting training to equip the individual, unit or formation with a specific skill set for operations in a particular theatre, role or environment.


For Iraq and Afghanistan, pre-deployment training is responsive to lessons identified in theatre and commanders are confident of its quality; but it is constrained by a number of factors. These include the difficulty of fitting all the required training elements into the allotted six months, the challenge of replicating operational environments and the large number of individuals who are not deploying with their units and complete short individual reinforcement packages rather than more extensive pre-deployment training. The Department has also, until recently, prioritised the delivery of new Urgent Operational Requirement equipments to theatre, and there have been shortages of equipments to train on that match the equipments in theatre. In response, the Department has introduced a new Operational Training Equipment Pool which has provided trainers with new vehicles and equipments not previously available, but numbers remain limited to support the scale of pre-deployment training.


The Department's Defence Medical Services provide forward medical facilities and personnel up to "Role 3" which includes deployable field hospitals. The aim of in-theatre medical support is to provide care which promptly returns personnel to duty and when necessary stabilises casualties in order for them to be medically evacuated to medical facilities in the United Kingdom. The Department's success in delivering life-saving medical treatment is underlined by the number of ‘unexpected survivors' following the most severe of injuries. The introduction of the Medical Emergency Response Teams to quickly take life-saving medical support to casualties and evacuate them speedily to hospital has been a particular success. There is widespread confidence in the healthcare system in both theatres.


Accommodation for personnel at bases meets most needs and personnel are generally satisfied with it, although conditions at forward operating and patrol bases are more austere. It ranges from basic tents to more complex tented Expeditionary Campaign Infrastructure to hardened structures. Over the course of the operations in Iraq and Afghanistan the Department has moved from tented to more permanent structures.


The Department has a Deployable Welfare Package which aims to provide welfare support to personnel on operations to maintain their emotional and physical wellbeing. This package includes access to communications, leisure and laundry facilities and mid- and post-tour leave. The Department is delivering the Package successfully, although there are some problems with access to facilities during peak demand as a result of the application of specific planning ratios, and with welfare provision at forward bases.


To strike a balance between deploying people on operations, training and spending time with their families the Department has "harmony guidelines" which set out the frequency with which personnel should be deployed on operations. Both the Army and the Royal Air Force are struggling to meet harmony guidelines.


Conclusion on Value for Money


We have assessed value for money in terms of the effectiveness of the Department's support for the Armed Forces in theatre. Delivering effective support is complicated by the logistical challenges of supporting forces in distant locations and the harsh environments of Iraq and Afghanistan. In some areas, the Department has achieved significant success, not least the provision of medical support, including life-saving treatment at the front line, and responsive pre-deployment training which prepares personnel well for deployment. In other areas, performance has been less effective. For example new equipment, whilst providing improved capability, has in some cases been both difficult to support and not always available for training. The Department has also found it difficult to meet supply chain targets, in part because of fluctuations in demand. Overall, support to operations in Iraq and Afghanistan has improved over the timeframe we have examined, indicating that the Department's efforts are becoming more effective, despite evolving threats.


Recommendations


The Department is moving to a longer-term approach to the Afghanistan campaign, which should enable it to improve the effectiveness of support.


Urgent Operational Requirement equipments have performed well but there have been shortages of spares in theatre for some vehicles and insufficient equipments on which to conduct pre-deployment training. The Department has a difficult balance to strike between fielding Urgent Operational Requirements quickly and ensuring that support and training is put in place. The Department should, however, maintain a full capability once equipment is in theatre, through :

 - conducting analysis which takes into account possible scenarios under which new equipment might be used, as operational circumstances change, in order to provide sufficient spares to keep them available until actual usage patterns have become clear;

 - allocating a sufficient proportion of equipment for pre-deployment training so that personnel are up to date and familiar with equipment before arriving in theatre; and

 - cataloguing spares in a timely way, wherever possible before equipment is fielded.

Now the delivery of new equipment fleets, particularly vehicles providing protected mobility, is well underway, the Department should increase the priority it gives to spares purchases and the training fleet, relative to the delivery of vehicles to the operational theatre. For future fleets, it may be appropriate to increase the priority given to spares purchases and the training fleet from the outset.

 

Equipments provided to the Operational Training Equipment Pool are not always equipped to the same level as those deployed in theatre, making training less realistic. The Department should provide training equipment that resembles that used in theatre, either through including all modifications, so that equipments are at "theatre entry standard" or by modifying them so that they adequately represent that standard.


The Department's performance against supply chain targets has been variable and lower for the highest priority demands, although there are signs that the supply chain is becoming more resilient. The Department should alleviate the pressure on the supply chain by smoothing the trend in demand from theatre, where possible, and enabling greater use of lower priority deliveries. It should also further improve and integrate its logistics information systems, including consignment and asset tracking, so users on operations have visibility over the stock already available at different locations in theatre, can track the progress of deliveries throughout the supply pipeline, and see stock availability back in the United Kingdom.


In preparing to drawdown forces from Iraq, the Department has compiled a compendium of assets in theatre as a tool to enable detailed planning for redistribution, movement and repair. It should use this information to verify that it can properly account for all assets, reconciling them against its fixed asset registers, whether returned to the United Kingdom, gifted or exchanged. In continuing to develop its logistic information systems the Department should look to connect this information on its assets in theatre with its asset registers and inventory management systems.


There is a significant difference in the provision of welfare packages at main operating bases, and at forward operating and patrol bases. The Department should roll out more welfare provision to personnel in forward positions in line with its existing planning ratios and, where this is impracticable, introduce more flexibility about the balance of provision between different items; for example, providing a greater number of satellite phones in lieu of internet access.

 

[1] Ministry of Defence: The Financial Management of the Military Operation in the Former Yugoslavia, HC132, 1996; Kosovo: The Financial Management of Military Operations, HC530, 2000; Operation TELIC - United Kingdom Military Operations in Iraq, HC60, 2003.

Source : http://www.nao.org.uk/publications/0809/high_intensity_operations.aspx

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 14:42

Le 14 avril 2008, le Conseil de l'Union européenne a adopté l'Action commune 2008/307/PESC concernant le soutien aux activités de l'Organisation mondiale de la santé dans le domaine de la sécurité et de la sûreté biologiques en laboratoire, dans le cadre de la stratégie de l'Union européenne contre la prolifération des armes de destruction massive. [ JO L 106 du 16.4.2008 ]

Cette action commune prolonge et met en oeuvre la position commune 2006/242/PESC du Conseil du 20 mars 2006 relative à la conférence d'examen de la convention sur l'interdiction des armes biologiques et à toxines (BTWC) qui a encouragé ses membres à continuer de renforcer les organisations internationales et les réseaux internationaux travaillant sur les maladies infectieuses, en particulier l'Organisation mondiale de la santé (OMS). [
JO L 88 du 25.3.2006]


Dans le cadre de cette action commune, l'Union contribue à la mise en œuvre de la convention sur l'interdiction des BTWC en menant des activités liées à la sécurité et à la sûreté des agents biologiques et des toxines, afin d'empêcher l'accès non autorisé à de tels agents ou toxines ainsi que leur utilisation à des fins malveillantes. Les projets envisagés s'attachent aux domaines de préoccupation suivants dans le cadre de la propagation accidentelle ou délibérée de maladies :

 
  - le risque de voir des terroristes accéder à des toxines biologiques ou à des agents pathogènes dangereux ;

  - le respect de normes de sécurité et de sûreté biologiques dans les laboratoires ;

  - la prévention des incidents de laboratoire et de la dissémination accidentelle de biomatériaux dangereux en raison de pratiques inappropriées dans les laboratoires et les autres installations, et du non-respect des règlements des Nations unies relatifs à l'emballage et au transport des substances infectieuses.

L'Union contribue à hauteur de 2,1 millions d'euros à la mise en œuvre de ces projets.

 
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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 13:48

Les systèmes de contrôle de la circulation aérienne requièrent un niveau particulièrement élevé de sécurité et de sûreté de fonctionnement.

Un rapport récent de la FAA propose une revue des enjeux attachés à cette sécurité et à cette sûreté en termes de risques, de vulnérabilités et de menaces qui présente suffisamment d'intérêt pour être mis en ligne sur ce blog :
http://www.oig.dot.gov/StreamFile?file=/data/pdfdocs/ATC_Web_Report.pdf

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 21:53
Photo


" Puissent les noms de ces victimes ne jamais périr. Puissent leurs souffrances ne jamais être niées, rabaissées ou oubliées ", a déclaré le pape coiffé de sa calotte pontificale blanche, sur un ton psalmodiant.





Quelques heures plus tôt, dès son arrivée à l'aéroport Ben-Gourion de Tel Aviv, Benoît XVI avait entrepris de panser les plaies ouvertes par la réintégration dans l'Eglise d'un prélat britannique négationniste en rendant hommage aux six millions de Juifs exterminés par les nazis.


" Le peuple juif a expérimenté tragiquement les circonstances terribles d'idéologies qui nient la dignité fondamentale de chaque personne humaine ", a-t-il déclaré lors de cette première allocution en promettant de "prier pour que l'humanité n'assiste jamais plus à une crime d'une telle magnitude.


Depuis le concile Vatican II, il y a 45 ans, l'Eglise a répudié le concept de culpabilité collective des Juifs dans la mort du Christ mais les relations entre les deux religions ont été hantées par l'attitude du pape Pie XII durant la Seconde Guerre mondiale.


Elles ont connu un nouveau creux en janvier lorsque Benoît XVI a levé l'excommunication frappant quatre évêques intégristes disciples de feu Mgr Marcel Lefebvre, dont le prélat d'origine écossaise Richard Williamson qui avait nié l'existence des chambres à gaz et l'ampleur de l'Holocauste.


Devant le tollé suscité par cette initiative, le Vatican a fait savoir qu'il n'avait pas été mis au courant des déclarations controversées de Williamson.


Le rabbin Israël Meir Lau, président du Conseil du Yad Vashem, a déploré que le pape allemand n'ait présenté aucune excuse pour l'affaire Williamson et n'ait exprimé " aucun mot de regret " pour la responsabilité de son pays d'origine et du régime nazi - qu'il n'a pas mentionnés - dans l'Holocauste.


"CAPITALE D'ISRAËL"


Benoît XVI, qui vient de passer trois jours en Jordanie, a stigmatisé l'antisémitisme qui "continue de lever sa sale tête". " Ceci est totalement inacceptable ", a-t-il dit sur le tarmac de l'aéroport Ben-Gourion, en présence du président Simon Peres et du Premier ministre Benjamin Netanyahu.


" Il faut faire tous les efforts pour combattre l'antisémitisme où qu'il se trouve et pour promouvoir le respect et l'estime des membres de chaque peuple, tribu, langue ou religion à travers le globe ", a martelé le pape.


Dans son discours de bienvenue, Shimon Peres a dit voir dans la visite du pape en Terre sainte " une mission spirituelle du plus haut ordre, une mission de paix, une occasion de semer les graines de la tolérance et d'éradiquer les mauvaises herbes du fanatisme ".


" Les dirigeants spirituels peuvent ouvrir la voie aux leaders politiques. Ils peuvent désamorcer les champs de mines qui font obstacle à la route vers la paix ", a ajoute le chef de l'Etat israélien.


Benoît XVI a évoqué d'emblée le conflit israélo-palestinien en réitérant la politique traditionnelle du Vatican en faveur d'un Etat palestinien, perspective que Benjamin Netanyahu, qu'il rencontrera jeudi, a pris soin de ne pas évoquer avant et depuis sa prise de fonctions, en mars.


" J'implore tous les responsables d'explorer toutes les voies possibles dans la recherche d'une solution juste aux difficultés non résolues, pour que les deux peuples puissent vivre en paix sur leur propre terre, en sécurité et à l'intérieur de frontières internationalement reconnues ", a déclaré le souverain pontife.


Le pape doit se rendre mercredi à Bethléem, lieu de naissance présumé du Christ, en Cisjordanie occupée, où il rencontrera le président palestinien Mahmoud Abbas et visitera un camp de réfugiés.


Après la brève cérémonie protocolaire à l'aéroport, le pape a été accueilli à Jérusalem par le maire, Nir Barkat, qui a présenté la ville comme la " capitale d'Israël ", un statut que ni l'Eglise ni la communauté internationale ne reconnaissent.


En prévision des cinq jours que le pape passera en Israël et en Cisjordanie, la police israélienne a monté un dispositif de sécurité sans précédent depuis celui qui avait été mis en place pour la visite de son prédécesseur Jean Paul II en 2000. Trente mille policiers sont mobilisés et partout où le pape se rendra, des hélicoptères de police le survoleront.


(Paru sur le site de Reuters - Version française Marc Delteil)
http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE54A0DT20090511?pageNumber=3&virtualBrandChannel=0&sp=true

JERUSALEM (Reuters) - Au premier jour de sa visite en Israël, Benoît XVI a visité lundi le mémorial de Yad Vashem aux victimes de l'Holocauste et saisi l'occasion pour affirmer qu'il ne faudrait jamais oublier l'"horrible tragédie de la Shoah" - des propos "émouvants" mais "décevants" pour le responsable du site.
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Published by ERASME & AVERROES - dans Sociétés et Cultures
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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 17:42

L'instabilité chronique dans plusieurs pays membres affaiblit l'organisation régionale pourtant ambitieuse. L'annulation du dernier sommet en Thaïlande en est la meilleure illustration


L'ajournement du sommet de Pattaya [au sud de Bangkok] entre les dix membres de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) et les dirigeants japonais, chinois et sud-coréens n'est pas qu'un camouflet cuisant pour le gouvernement thaïlandais. C'est aussi un terrible revers pour ceux qui espéraient que la coopération aide à juguler la crise économique mondiale en Asie. L'incident pourrait en outre servir de catalyseur et entraîner de nouveaux développements dans l'instabilité politique que traverse depuis longtemps maintenant la Thaïlande [voir CI n° 963, du 16 avril 2009].


Le fiasco thaïlandais a aussi mis fin aux espoirs de l'ASEAN de faire de ce rendez-vous, auquel sont également conviés des responsables indiens, australiens et néo-zélandais, l'événement annuel de la coopération panasiatique, sorte de G16 continental sur lequel les regards du monde entier auraient été braqués. L'ajournement vient rappeler à quel point nombre de pays d'Asie sont politiquement instables, et ce bien avant que l'impact de la récession se soit fait pleinement sentir. Si l'Indonésie a organisé, le 9 avril, des élections législatives qui se sont parfaitement déroulées - preuve des progrès remarquables accomplis par sa démocratie depuis le renversement du président Suharto il y a onze ans -, les tensions politiques en Malaisie ne sont toujours pas en voie de résolution, en dépit de la récente nomination d'un nouveau Premier ministre.


L'échec de la rencontre en Thaïlande a par ailleurs empêché que soit finalisé un accord sur la création d'un fonds de 120 milliards de dollars [94 milliards d'euros] visant à protéger les pays de la région des crises monétaires et à leur permettre de maintenir leur croissance économique sans s'inquiéter inutilement de leur balance des paiements. L'essentiel de cette somme aurait dû être versé par la Chine, la Corée du Sud et le Japon. Au bout du compte, le fonds sera très vraisemblablement créé, mais avant tout parce que les trois Etats du Nord-Est asiatique y trouvent chacun leur intérêt. Tous souhaitent en effet diminuer leur dépendance commerciale à l'égard d'un Occident affaibli et ont donc besoin de soutenir la croissance dans la région. Tous entendent utiliser leurs abondantes réserves pour s'acheter une influence politique. Tous veulent montrer que la coopération financière asiatique est une réalité dont le reste du monde doit prendre acte. Et la Corée, qui accueillera le prochain sommet du G20 [en accédant à la présidence du groupe en 2010], souhaite utiliser l'ASEAN comme plate-forme pour promouvoir sa propre influence dans le monde.


Voilà qui en dit plus sur les intérêts de ces trois pays que sur la véritable capacité de coopération de l'organisation panasiatique. Quoi que laissent penser les accords de libre-échange et autres textes ronflants, l'ASEAN n'a plus l'influence de l'époque où elle pouvait compter sur certains acteurs clés, des poids lourds tels l'Indonésien Suharto, le Singapourien Lee Kwan Yew et le Malaisien Mahathir Mohamad. L'actuel président de l'Indonésie Susilo Bambang Yudhoyono jouit sans doute de quelques bonnes références pour assumer un rôle moteur, mais cela n'est ni dans son caractère consensuel, ni dans l'intérêt d'une Indonésie essentiellement préoccupée par des enjeux intérieurs et peu désireuse de jouer un rôle sur la scène internationale. Du côté des autres pays membres, les Philippines sont pour l'heure relativement stables, mais souvent considérées comme un protagoniste en marge. Singapour a perdu de sa superbe tandis que le Vietnam a gagné une certaine ampleur, mais part de très loin.


Cette incapacité à coopérer est criante et s'est même traduite par une absence de front commun face à la Chine à propos des rivalités territoriales en mer de Chine méridionale [voir CI n° 961, du 1er avril 2009]. Ces derniers temps, les Philippines, le Vietnam et la Malaisie ont tous irrité Pékin avec leurs propres revendications territoriales, mais n'ont fait aucun effort pour résoudre les différends qui les opposent les uns aux autres. Les Philippines ont même signé avec la Chine un contrat d'exploration pétrolière enfreignant un accord de l'ASEAN.Les pays d'Asie du Sud-Est ont abordé la crise économique mondiale en position de force, avec de vastes réserves de devises étrangères et sans avoir créé de bulle spéculative majeure. Ces économies très ouvertes sur l'extérieur demeurent toutefois vulnérables face à une récession prolongée. Elles risquent en effet de souffrir de la chute du prix des matières premières et du ralentissement des transferts de fonds de leurs ressortissants travaillant à l'étranger. A présent, il leur est donc indispensable de rassembler le maximum de ressources additionnelles possibles. Par chance, les principaux détenteurs de devises étrangères se trouvent être leurs voisins. Toutefois, l'accès à ces fonds pourrait s'avérer improductif si l'instabilité politique décourageait l'investissement privé, minait la confiance des consommateurs et paralysait les processus décisionnels.


La Thaïlande, qui s'appuie pourtant sur une économie diversifiée, a déjà pâti des récentes luttes de pouvoirs. La situation pourrait encore s'aggraver alors que les "chemises rouges" pro-Thaksin entendent poursuivre leur mouvement, paralysant ainsi l'actuel gouvernement d'Abhisit Vejjajiva ainsi que l'avaient fait les "chemises jaunes" (anti-Thaksin) avec le gouvernement précédent. En Malaisie, le nouveau Premier ministre a pris ses fonctions avec une cote de popularité encore plus faible que son prédécesseur, tandis que le parti au pouvoir, discrédité par les soupçons de corruption, de meurtre et de ventes d'armes, essuyait une sévère défaite à des élections partielles [le 7 avril]. Dans ces deux pays, les questions fondamentales de gouvernance restent très disputées. Même s'il n'existe aucun risque de voir se répéter le scénario de la crise asiatique de 1997-1998, le fiasco du sommet de l'ASEAN de Pattaya montre clairement que les problèmes politiques de l'Asie du Sud-Est ne concernent pas seulement la région.

Source : Asia Sentinel 

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