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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 18:12

Regards-citoyens.com propose dans le présent article quelques éléments (l'introduction ainsi que la conclusion) d'un excellent article de Renaud Dehousse intitulé " L’action de L’Union répond-elle aux attentes des citoyens ? " qui examine de manière rigoureuse le niveau d'adéquation de l'action de l'Union européenne vis-à-vis de l'attente des citoyens européens.
L'article complet de Renaud Dehousse a été publié dans la rubrique "Les brefs" de la Newsletter 2009/n°10 de Notre Europe (http://www.notre-europe.eu/uploads/tx_publication/Bref10-RDehousse.pdf ).

Introduction
A en croire les sondages, à quelques semaines du
scrutin, seul un tiers des électeurs seraient disposés à se rendre aux urnes aux prochaines élections européennes. A dire vrai, ce résultat dérangeant est à l’enseigne de la continuité, puisque le taux de participation tend à baisser à chaque scrutin.
[NDLR : cf. notamment Un sondage eurobaromètre prévoit une abstention record aux élections européennes ]

Comment l’expliquer ? Jusqu’à présent, les analyses ont surtout mis l’accent sur le caractère tronqué de ces élections : les candidats étant désignés par les partis nationaux et le lien avec la désignation de l’exécutif européen étant ténu, le débat, lorsqu’il a lieu, porte plutôt sur des enjeux nationaux. A cela s’ajoute un manque d’information quant au fonctionnement de la « machine » européenne, qui n’est évidememment pas de nature à mobiliser les électeurs. Mais on voudrait ici mettre en lumière un autre élément qui pèse sans doute sur ce résultat, à savoir le décalage qui existe entre les attentes et les intérêts des citoyens, d’une part, et les choix politiques des institutions européennes, d’autre part.

Un des buts de l’élection est en effet de permettre à ceux qui y prennent part de se prononcer sur l’orientation qu’ils souhaitent voir donner à l’action politique. Dans tout système qui se veut démocratique, l’action des dirigeants est censée répondre – en partie au moins – aux attentes de leurs citoyens. Du jugement que ces derniers portent sur la qualité de cette action dépend en partie la légitimité du système. En revanche, un manque d’attention aux préoccupations des électeurs ne peut qu’avoir un effet délégitimant. 

[...]


Conclusion
Que retirer de cette analyse ? Il existe bel et bien une « demande d’Europe ». Si son étude est entravée par les changements à répétition des enquêtes Eurobaromètre menées pour la Commission, elle n’en révèle pas moins des tendances stables.

Globalement, les Européens s’y montrent plus soucieux d’encadrer le marché que de mettre en place les règles relatives à la libre circulation, même si un examen pays par pays révèle des variations parfois sensibles à ce propos (*). La crise économique et financière actuelle devrait logiquement accentuer cette tendance. En revanche, la production législative, reflètant les missions attribuées à l’Union par les traités, est plus centrée sur l’intégration économique.

Certes, la mesure de l’écart entre l’offre et la demande que met en évidence notre analyse demande à être affinée. Il faudrait notamment pouvoir mesurer le contenu des actions entreprises au niveau européen, leur visibilité dans les médias, l’opinion que peuvent en avoir les citoyens. Mais l’argument peut être renversé : si les priorités des institutions ne cadrent pas avec celles des citoyens, comment espérer que les seconds se reconnaissent dans l’action des premières ? A supposer même que rien dans les mesures qui sont prises ne leur déplaise (ce qui, reconnaissons-le, constitue une hypothèse optimiste), on peut difficilement s’attendre à ce qu’ils éprouvent de la reconnaissance envers ceux qui sont responsables des mesures en question.

Il est tout aussi difficile d’escompter que l’Europe puisse tirer parti des « résultats » que son action a permis d’atteindre. Dans le meilleur des cas, ceux-ci ne seront portés à son crédit qu’à plus long terme.

Dans ces conditions, la baisse régulière du taux de participation aux élections européennes n’a rien pour surprendre. Pourquoi les électeurs se passionneraient-ils pour une consultation qui ne leur permet pas de peser sur la désignation de l’exécutif, ou pour un système politique dont les priorités leur paraissent éloignées des leurs ? Pour redonner du sens au vote européen, il faut trouver une façon de donner plus de poids aux préférences des citoyens, que ce soit en leur permettant d’exprimer leurs préférences quant au choix du président de la Commission, comme l’a proposé Notre Europe (**), ou en réfléchissant à une réforme des dispositions qui réservent à la Commission l’initiative en matière législative. Et les électeurs eux-mêmes peuvent s’ériger en acteurs du changement en apportant leur voix à des candidats qui s’engageraient à utiliser la panoplie des pouvoirs dont disposent les parlementaires pour défendre la vision de l’Europe à laquelle ils adhèrent.
 

(*) Voir à ce propos R.Dehousse, F. Deloche-Gaudez et S. Jacquot (dir.), " Que fait l’Europe ? " , Paris, Presses de Sciences Po, 2009, pp. 35-37.

(**) Tommaso Padoa-Schioppa, “ Give Citizens a Voice ”, in G. Bonvicini (ed.), Democracy in the EU and the Role of the European Parliament, Rome, Quaderni IAI, 2009, pp. 7-8.

 

Renaud Dehousse est Professeur Jean Monnet à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Il dirige le Centre européen de Sciences Po. Après des études de droit à l’Université de Liège (Belgique) et à l’Institut universitaire européen de Florence, il a enseigné à l’Institut universitaire européen et à l’Université de Pise (Italie). Il a également été Professeur visiteur à l’Université du Michigan et à l’Université de Florence. Il a en outre exercé des activités de conseil auprès de diférents services de la Commission européenne. Il est conseiller scientifique pour  Notre Europe.

 

 

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 15:11
Après le concept de gestion de crise, l’Etat-Major militaire de l’UE poursuit sa révision stratégique des concepts propres à la PESD.

C’est ainsi qu’il vient d'élaborer le concept de réaction rapide militaire (MRRC en anglais) (http://register.consilium.europa.eu/pdf/en/09/st05/st05654-re01.en09.pdf).

Ce document a été approuvé par le Comité de politique et de sécurité de l'UE le 30 avril 2009.

Ce concept appréhende l’intervention militaire rapide dans ses trois environnements : maritime, terre, air – et détermine comment une réponse combinée peut être fournie.
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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 11:29

Lorsque le pape Benoit XVI glose sur l'antagonisme intrinsèquement islamique entre foi et raison, ou qu'un caricaturiste ose tourner en dérision un prophète figé dans une sacralité sclérosante, c'est l'ensemble du monde islamique, du Caire à Islamabad en passant par Paris et Londres, qui réagit dans une hystérie défensive et vindicative.

Plus de différence ni de distance entre le quiétiste et l'intégriste, entre l'élite intellectuelle et la horde, entre les régimes théocratiques et les républiques semi-laïques, entre l'islam savant et l'islam populaire ou maraboutique. Tous se mobilisent pour dénoncer l'islamophobie occidentale et les multiples croisades menées contre l'islam pour le discréditer et le honnir. Et pour cause : soutenir l'islam, plaider pour la supériorité de sa doctrine sur les autres systèmes religieux ou philosophiques et pour l'excellence de sa morale est une obligation religieuse.

Où qu'il soit, le devoir de chaque musulman - outre le prosélytisme - est de prendre fait et cause pour sa religion et pour ses coreligionnaires contre les ennemis et les comploteurs. " Soutiens ton frère en islam, qu'il soit victime ou coupable ", stipule un hadith attribué au prophète. Indéniablement, ce devoir trouve dans le corpus coranique certaines arguties théologiques et dans la sunna quelques justifications prophétiques. De là à dévoyer ces mêmes alibis à des fins terroristes, il n'y a qu'un pas que les candidats au martyr ont vite franchi.

Lorsqu'en revanche une jeune fille de 17 ans, dans le nord-ouest du Pakistan, se fait flageller par un infâme taliban, au nom d'une charia primitive et nauséabonde, la voix de l'islam devient inaudible et la fierté islamique se fait toute petite. Tout le monde se tait : les têtes pensantes comme les têtes couronnées rejoignent les têtes enturbannées dans un silence bien oecuménique. La açabiya, cette solidarité tribale et atavique si bien comprise par Ibn Khaldûn, agit sur les esprits comme un opium. Le frère en religion, si abjecte soit sa conduite, se substitue au frère en humanité. Tout cela pour la gloire de Dieu et l'intégrité de l'islam.

Pourtant, à y regarder de près, qu'est-ce qui est plus préjudiciable pour Dieu et plus dégradant pour l'islam, la barbarie talibanesque, déversant toute sa haine et toute sa frustration sexuelle sur le corps d'une jeune fille sans défense, ou le dessin d'un caricaturiste danois ? Qu'est-ce qui est plus choquant pour une religion digne de ce nom, l'encre d'un journaliste ou d'un écrivain irrévérencieux ou le sang des innocents qu'on flagelle, qu'on mutile et qu'on décapite, sans parler des victimes déchiquetées par les attentats-suicides ? C'est pourtant ce prophète, au nom duquel on prétend agir, qui enseignait que " l'encre du savant est plus sacrée que le sang du martyr " !

Assoupis, nos yeux se sont accoutumés à ces horreurs affligeantes : les châtiments corporels. Ce ne sont que des scènes ordinaires dans les pays où le soleil d'Allah brille de ses mille éclats. Particulièrement dans les deux théocraties totalitaires, la wahhabite-sunnite et la khomeyniste-chiite, qui rivalisent d'ingéniosité répressive pour commettre leurs forfaits et méfaits sans laisser de traces visuelles, contrairement à ce qui vient de se passer avec la jeune Pakistanaise flagellée et dont la vidéo a fait le tour du monde.

Que Dieu bénisse Internet ! Un outil maléfique et diabolique pour certains grands muftis de l'islam sunnite qui professent leurs visions conservatrices sur les chaînes de télévision arabes, ou pour certains ayatollahs de l'islam chiite qui diffusent leurs théologies djihadiques pour égarer les âmes et galvaniser les esprits. Cette absence de preuves par la photo ou par la vidéo arrange d'ailleurs tout le monde ; les bourreaux comme leurs alliés occidentaux chez lesquels l'invocation des droits de l'homme obéit souvent à une géométrie invariablement variable. La macabre comptabilité, tenue par Amnesty International, des exécutions par lapidation ou décapitation en Arabie saoudite et en Iran, relève du délire.

La secte talibane est précisément une excroissance du wahhabisme saoudien, qui est pour l'islam ce que l'Inquisition fut au christianisme : une perversion théologico-politique. Passer du wahhabisme au talibanisme est un processus psychologique et idéologique tout à fait naturel. Le cas d'Oussama Ben Laden est significatif. Lorsque cette secte gouvernait l'Afghanistan au grand dam du commandant Massoud, les seuls Etats qui avaient reconnu leur pouvoir sanguinaire sont l'Arabie saoudite et le Pakistan, deux pays également fondés sur une base confessionnelle et qui doivent leur naissance au génie stratégique anglo-américain.

Ce n'est qu'à partir de 2001 que ces deux Etats ont pris une relative distance avec les talibans. Non guère parce que ces ennemis de Dieu et de l'humanité ont plongé l'Afghanistan dans un chaos obscurantiste en fermant écoles, cinémas et théâtres, ni parce qu'ils ont éliminé Massoud deux jours avant d'exporter aux Etats-Unis leur délire martyrologique, ni encore parce qu'ils ont détruit des monuments bouddhiques vieux de mille cinq cents ans. Mais parce que l'enfant chéri était désormais dans la ligne de mire américaine. Que cela soit dit clairement : la guerre que George Bush et ses stratèges néoconservateurs ont menée contre l'Afghanistan était parfaitement légitime à tous points de vue. C'est l'autre guerre, celle qui a été concomitamment menée contre l'Irak, qui a été juridiquement illégitime et politiquement illégale.

Puisque l'Amérique de Bush a été incapable de désintégrer la secte barbare des talibans, celle d'Obama s'apprêterait-elle à la "réintégrer" pour sortir à moindre frais de ce guêpier ? Jour après jour, cette tentation de l'intégrisme intégré semble d'autant plus probante que le mal ne concerne plus uniquement l'Afghanistan, dont l'actuel président cautionne certaines pratiques talibanes au nom du respect de la tradition, mais aussi le Pakistan, puissance nucléaire, qui se talibanise à son tour. C'est le très sérieux journal pakistanais The News qui écrit : " Peut-être est-il temps d'accueillir les talibans à bras ouverts, car, après tout, ils sont beaucoup plus représentatifs que la quasi-totalité de ceux qui siègent à l'Assemblée nationale ".

L'envoi en Afghanistan de troupes supplémentaires américaines et françaises, comme le souhaite Obama, contribuerait paradoxalement à l'accélération de ce processus de dédiabolisation et de normalisation du fanatisme que les Algériens ont connu avec l'adoption de la loi sur la "concorde civile", offrant aux égorgeurs une seconde chance d'abandonner le maquis pour rejoindre la République... islamique. Hillary Clinton invoque déjà la nécessité de dialoguer avec les "talibans modérés" ! Et un grand quotidien français (Le Figaro) ouvre ses colonnes à l'ancien ministre des affaires étrangères du gouvernement taliban, un diplomate "fin et brillant", proche conseiller du mollah Omar, pour réhabiliter ce talibanisme si mal compris par l'Occident.

Est-il besoin de rappeler que cette approche existait déjà dans les choix stratégiques des Etats-Unis d'Amérique sous Bill Clinton. Dans son dernier livre (Dieu, l'Amérique et le monde), l'ancienne secrétaire d'Etat, Madeleine Albright, défend implicitement cette position qu'on peut résumer ainsi : au nom de la sacro-sainte spécificité culturelle et de la démocratie, si les musulmans sont majoritairement pour l'islamisme au pouvoir, qu'on les laisse faire à condition de les contenir dans leurs limites géographiques.

Voilà où nous en sommes, nous autres musulmans, et voilà où nous a menés la défense impulsive et compulsive de l'islam. Celui des wahhabites, celui des khomeynistes, celui de France lorsqu'il manifeste contre l'interdiction du voile à l'école et, bientôt, celui des talibans.

Est-ce d'ailleurs à la France d'envoyer son armée en Afghanistan ou aux Etats musulmans de le faire - mieux vaut tard que jamais - pour éviter à ce pays de sombrer dans le fascisme vert et pour que l'image de l'islam, dont ils sont si soucieux, ne soit pas davantage flétrie ?

Le temps n'est-il pas enfin venu d'affranchir l'islam du carcan intégriste, plutôt que d'accuser les autres de confondre sciemment islam, islamisme et terrorisme ? Mais qui est à l'origine de cet amalgame ? Celui qui le relate ou celui qui l'incarne par son fanatisme ? Dès lors, la question que chaque musulman doit se poser est la suivante : les défenseurs de l'islam, les intégristes comme les terroristes, ne sont-ils pas in fine ses pires fossoyeurs ?

L'intégrisme n'est point le lieu d'incarnation de l'islam mais son lieu d'incarcération. Montesquieu n'avait-il pas raison d'écrire : " Comme la religion se défend beaucoup par elle-même, elle perd plus lorsqu'elle est mal défendue que lorsqu'elle n'est point du tout défendue " ? Et si ce philosophe "mécréant" n'interpelle pas la conscience islamique, voici ce que Dieu énonce dans le Coran : " C'est Nous qui avons fait descendre la révélation et c'est Nous qui en sommes les seuls protecteurs. "
________________________________________

Philosophe et théologien musulman, Mezri Haddad est codirecteur du Daedalos Institute of Geopolitics de Chypre. Docteur en philosophie morale et politique (Paris-IV Sorbonne), il a été le premier penseur musulman à devenir en France maître de conférences en théologie catholique. Il est l'auteur, notamment, de " L'Islam est-il rebelle à la libre critique ?" (éd. Corlet-Marianne, 2001) et de " Pour un islam de paix " (éd. Albin Michel, 2001)


Article paru dans l'édition du 26.04.09

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 06:59

La France veut un état-major unique à Bruxelles pour une défense européenne autonome et complémentaire de l'OTAN, partant du principe que les intérêts de l'UE ne coïncident pas toujours avec ceux des États-Unis, a déclaré, mercredi 15 avril, le secrétaire d'État Bruno Le Maire, cité par l'AFP.

Le sommet de l'OTAN de Strasbourg-Kehl, « un grand succès pour l'Alliance atlantique, et un grand succès aussi je l'espère pour la défense européenne, doit être un point de départ » vers « des objectifs plus ambitieux » dans ce domaine, a déclaré le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes sur Radio Classique.

« Nous aurons besoin à terme, même si c'est un objectif difficile, d'avoir un commandement militaire unique de l'Union européenne, un état-major européen qui pourrait être installé par exemple à Bruxelles, et qui permettrait de commander des opérations européennes partout où les intérêts de sécurité européens seraient en jeu », a-t-il ajouté.

« Aujourd'hui, il y a trois états-majors qui font ça : un en Angleterre, un en France, un en Allemagne. Je pense qu'il serait plus logique, plus raisonnable, plus économe aussi des deniers publics d'avoir un seul état-major de conduite d'opérations », a poursuivi M. Le Maire. « L'Union européenne peut très bien se retrouver dans une situation ou elle devra défendre seule ses propres intérêts de sécurité sans pouvoir compter sur les uns ou sur les autres », a-t-il argué, citant l'éventualité d'un nouveau conflit dans les Balkans.

« Ce sera très difficile » de convaincre la Grande-Bretagne de la nécessité d'un commandement unique, a-t-il néanmoins admis.

Article paru dans EUROPE DIPLOMATIE & DEFENSE, édition n° 217 en date du 16 avril 2009

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 13:12
The US faces a crisis in defense strategy, planning, programming and budget almost as severe as the crisis it faces in its domestic economy. Its system for formulating defense strategy, planning, programming and budget documents has failed both within the Department of Defense and at the interagency level --- problems documented in previous reports by the Burke Chair :

" U.S. Strategy, Force Plans, and the FY2010 Defense Budget - The Questions Still to Be Answered ", available on the web at:
http://rs6.net/tn.jsp?et=1102558492819&s=1816&e=00183xg3_3Vo5vIHNOEbsvTIcukirvJNB2hkazVN8r6mAHu22G2PHIGGwgf8enlR-3wDF5G9nhSyqhRKafi52eINneidvXlc_1s9Hzq0o9J9cjyINci6BlzFvv-I9ydx-VCx23UzkspJSLFdM_4EooGKm1rxs2csczKiqqU74J5DGG1GfjH6293Xg==

" The Obama Administration and US Strategy: The First 100 Days ", available on the web at http://rs6.net/tn.jsp?et=1102558492819&s=1816&e=00183xg3_3Vo5v5KrT6XqNr2DA4FCO9H3djZtId61SdY1pIiLRc4Ez2pBJPjU9sHMMtDJejhc25U2043-Fv8nZYoibmnRRgzSwjeMabggKZtdtTaB-ZPRCP0rvd5-vbmgnAaqhsvQhk-7M6ltyyv25Gmb6jjLZ0TLEh

So far, the Obama Administration has only had time to attempt a few fixes to problems that affect every aspect of America's defense structure, including crises in military manpower, operations and maintenance, and procurement. These "fixes" are described in lose terms in the form of recommendations in its FY2010 defense budget request and in the FY2009 supplemental that followed.

These steps, however, only begin to address the scale of the problems documents in a new report that shows the scale of the problems in each major aspect of the US defense program, and which makes it clear that Secretary Gates's statements describing his FY2010 defense budget request raise at least as many questions as they answer.

Part of the reason for these shortfalls may lie in the need to rush decisions out in time to meet budget deadliness, and before the Secretary had time to develop all of the necessary supporting plans and analysis. The Secretary said during his briefing that his, "proposed changes are interconnected and cannot be properly communicated or understood in isolation from one another. Collectively, they represent a budget crafted to reshape the priorities of America's defense establishment. If approved, these recommendations will profoundly reform how this department does business."

He said that his FY2010 budget decisions had three principal objectives :

" First, to reaffirm our commitment to take care of the all-volunteer force, which, in my view represents America's greatest strategic asset.

Second, we must rebalance this department's programs in order to institutionalize and enhance our capabilities to fight the wars we are in today and the scenarios we are most likely to face in the years ahead, while at the same time providing a hedge against other risks and contingencies.

Third, in order to do this, we must reform how and what we buy, meaning a fundamental overhaul of our approach to procurement, acquisition, and contracting
. "

And that,

" My decisions have been almost exclusively influenced by factors other than simply finding a way to balance the books or fit under the "top line" - as is normally the case with most budget exercises. Instead, these recommendations are the product of a holistic assessment of capabilities, requirements, risks and needs for the purpose of shifting this department in a different strategic direction. Let me be clear: I would have made virtually all of the decisions and recommendations announced today regardless of the department's top line budget number. "

In fact, however, Secretary Gates focused at least as much on cost containment as on meeting US strategic needs. According to some press reports, Secretary Gates was responding to new budget guidance from the White House and OMB that flatly rejected a previous request for an addition of $60 billion to the past DoD budget baseline to pay for what the Washington Post referred to as Gordon England's "fairy dust" - an effort described as "fairy dust" because the Department sought to solve its procurement, manpower, and rest resource crises, and the issues raised in the previous QDR, by throwing more money at them.

The full scale of the challenge that must now be met is shown in detail in a new report by the Burke Chair ( burkechair@csis.org )
entitled " Cleansing the Poisoned Chalice ? The Obama Administration and the Challenge of National Security Planning, Programming, and Budgeting " which is available on the CSIS web site at:
http://rs6.net/tn.jsp?et=1102558492819&s=1816&e=00183xg3_3Vo5tA1tizAdPijlrqQHPDxkMrtJrnN10mzngFEGpB6r0YfSxbNns3iTyI4QMsADbRoHUU-ezu5AHLnp7GMjjRnSR0h1apGiUmNMXicru4ja4rwcoIvqcaMdcoJ9NRGHmmhWsKwn7ZpQBwOysf6S5pH9P_sSu3JZaINuc=

This report draws on a wide range of reporting by the Department of Defense, General Accountability Office, Congressional Budget Office, and Congressional Research Service to compare various efforts to quantify the resource problems in each major area of defense activity.

The report has to draw largely on projections made using the FY2009 defense budget and last years Future Year Defense Program (FYDP). There has not been enough detail to explain the current and outyear impact of Secretary Gate's recommendations in the FY2010 defense budget request, and in the "snapshot" of estimated war costs in the new supplemental, to allow such projections to be updated. Existing projections are more than adequate, however, to show that the basic problems documented in past years, however, cannot be addressed by the decisions that Secretary Gates and the Administration have announced to date.

The report shows that the changes that Secretary Gates called to date for can only begin a series of massive adjustments to the US defense posture that will play out over at least a decade. No one can define a successful strategy or force posture by addressing most of the issues involved at a conceptual level and focusing on a few select program decisions that will have to be followed by major changes in US spending in the out years, changes in US force and procurement plans, and a massive long term restructuring of the US defense program budget.

There is an equal need to tie the Department's efforts to shape its strategy, force plans, and procurement plans to such a clearly defined FYDP and long-term RDT&E and procurement budget. The Department of Defense is committed to yet another Quadrennial Defense Review this year, but it is far from clear as yet that it will be any better tied to a clear force plan, procurement plan, and future year defense program and budget (FYDP) than its largely meaningless predecessors.

If the new Administration is serious about creating an integrated national security strategy, at some point it will have to put forward an integrated approach to civil-military strategy, programs, and budget covering the Department of Defense, State Department, and other federal departments and agencies - a massive but necessary reform in the way the US approaches national security and one that could make the rationale for the FY2010 defense budget largely moot.


The Office of the Arleigh A. Burke Chair in Strategy
The Burke Chair in Strategy is held by Anthony H. Cordesman
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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 09:31

Japan is facing growing calls to scrap its constitutional ban on nuclear weapons in the face of an increasing threat from North Korea.

Shoichi Nakagawa (pictured), suggested that Japan should examine the possibility of defending itself from potential attacks from North Korea by obtaining nuclear weapons.

A senior Japanese politician has called for Japan to discuss allowing nuclear weapons within its pacifist constitution.

Shoichi Nakagawa, former finance minister, suggested that Japan should examine the possibility of defending itself from potential attacks from North Korea by obtaining nuclear weapons.

" It is common sense worldwide that in a purely military sense it is nuclear that can counteract nuclear " Mr Nakagawa, a conservative politician, was quoted as saying by Kyodo News in a speech in his constituency in northern Japan.

Mr Nakagawa also said he believed that North Korea was in possession of nuclear warheads and medium range Rodong missiles capable of being delivered to any part of Japan.

" North Korea has taken a step toward a system whereby it can shoot without prior notice " said Mr Nakagawa, who resigned as finance minister two months ago after appearing to be drunk at a Group of Seven press conference in Rome, " We have to discuss countermeasures ".

His comments were made after North Korea announced plans to resume its nuclear programme in protest against a United Nations statement condemning its satellite rocket launch earlier this month.

A nation with a famously pacifist constitution since the end of the Second World War, Japan currently endorses a three-point policy of not possessing, producing or allowing entry of nuclear weapons into the country.

On Monday, the Japanese government moved swiftly to distance itself from Mr Nakagawa's comments, emphasising its stance against possession of nuclear weapons.

Takeo Kawamura, chief cabinet secretary, said: " It's impossible for Japan to get nuclear weapons. [...] Japan also has the obligation of observing the nuclear non-proliferation treaty, under which it would not produce nor obtain nuclear weapons ".

However, it is not the first time that a politician has discussed the possibility of allowing the possession nuclear arms weapons and debated whether this would be permitted within the constitution.

Shinzo Abe, a former prime minister, and chief cabinet secretary, Yasuo Fukuda, are among high profile politicians who have previously stated that Japan's pacifist constitution does not preclude the acquisition of nuclear weapons for tactical defence purposes.

Japan plans to produce more than 40 per cent of its electricity with nuclear energy by next year.

Source : Reuters

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 08:51

The vast diplomatic agenda that the Obama administration has adopted will test its ability to harmonize national priorities such as relations with Iran and North Korea with global and multilateral concerns. President Obama has come into office at a moment of unique opportunity. The economic crisis absorbs the energies of all the major powers; whatever their differences, all need a respite from international confrontation. Overriding challenges such as energy, the environment and proliferation concern them to a considerable degree and in an increasingly parallel way. The possibility of comprehensive solutions is unprecedented.

Obama has launched negotiations on an extraordinary range of subjects. Each has a political as well as a strategic component. Each deals with issues peculiar to itself. Each runs the risk that inherent obstacles could obscure ultimate objectives or that negotiating tactics could warp substance. But the challenges are also closely related. For example, arms control negotiations with Russia will affect Russia's role in the nonproliferation effort with Iran. The strategic dialogue with China will help shape the Korean negotiations. The negotiations will also be affected by perceptions of regional balances -- of the key participants, for Russia, this applies especially to the former Soviet space in Central Asia; for China and the United States, to the political structure of Northeast Asia and the Pacific Rim.

This reality needs to be translated into some operational concept of world order. The administration's approach seems to be pointing toward a sort of concert diplomacy, which existed for some two decades after the Napoleonic Wars, in which groupings of great powers work together to enforce international norms. In that view, American leadership results from the willingness to listen and to provide inspirational affirmations. Common action grows out of shared convictions. Power emerges from a sense of community and is exercised by an allocation of responsibilities related to a country's resources. It is a kind of world order either without a dominating power or in which the potentially dominating power leads through self-restraint.

The economic crisis favors this approach even though there are few examples of sustained operation of such a concert. Typically, members of any grouping reflect an unequal distribution of willingness to run risks, leading to an unequal willingness to allocate efforts on behalf of international order, and hence to the potential veto by the most irresolute. The Obama administration need not choose yet whether to ultimately rely on consensus or equilibrium. But it must fine-tune its national security structure to judge the environment it faces and calibrate its strategy accordingly.
The administration's task, particularly with regard to North Korea and Iran, will be to keep the far-flung negotiations led by energetic personalities heading toward an agreed goal. In the process, it must navigate between two kinds of public pressures toward diplomacy endemic in American attitudes. Both seek to transcend diplomacy's traditional give-and-take. The first reflects an aversion to negotiating with societies that do not share our values and general outlook. It rejects the effort to alter the other side's behavior through negotiations. It treats compromise as appeasement and seeks the conversion or overthrow of the adversary. Critics of this approach, who represent the second sort of pressure, emphasize psychology. They consider the opening of negotiations an inherent transformation. For them, symbolism and gestures represent substance.

Proliferation is perhaps the most immediate illustration of the relationship between world order and diplomacy. If North Korea and Iran succeed in establishing nuclear arsenals in the face of the stated opposition of all the major powers in the U.N. Security Council and outside of it, the prospects for a homogeneous international order will be severely damaged. In a world of multiplying nuclear weapons states, it would be unreasonable to expect that those arsenals will never be used or never fall into the hands of rogue organizations. A new, less universal approach to world order would be needed. The next (literally) few years will be the last opportunity to achieve an enforceable restraint. If the United States, China, Japan, South Korea and Russia cannot achieve this vis-à-vis a country with next to no impact on international trade and no resources needed by anyone, the phrase "world community" will become empty.

North Korea has recently voided all concessions it made in six years of talks. It cannot be permitted to sell the same concessions over and over again. The six-power talks should be resumed only if Pyongyang restores the circumstances to which it has already agreed, mothballing its plutonium reactor and returning international inspectors to the site. When those talks resume, the ultimate quid pro quo must be the abandonment of the Korean nuclear weapons program and the destruction of the existing stockpile in return for normalization of relations at the end of the process. Since the outcome affects all neighbors of North Korea, and since the Korean nuclear program threatens them more than it does the United States, calls to place the emphasis on bilateral Korean-U.S. talks amount to a call for isolating the United States.

Iran is, of course, a far more complex country with a greater direct impact on its region. The diplomatic process with Iran is just beginning. Its outcome will depend on whether it is possible to establish a geostrategic balance in the region in which all countries, including Iran, find security without any country dominating. To that goal, bilateral U.S.-Iranian talks are indispensable. Any negotiations with Iran will be heavily influenced by whether progress toward stability in Iraq continues or whether an emerging vacuum tempts Iranian adventurism.

I have generally found that the best negotiating approach is to put before the other side a full and honest account of one's ultimate objectives. Tactical bargaining -- moving through a series of minimum concessions -- tests endurance via peripheral issues. But it runs the risk of producing misunderstanding about ultimate purposes. Sooner or later, the fundamental issues have to be addressed. This is particularly necessary when dealing with a country with which there has been no effective contact for three decades.

By contrast, the issue of proliferation is intrinsically multilateral. Heretofore, Britain, France, Germany, Russia and now the United States have coordinated by consensus. The price they have paid is that key issues have remained unresolved and even unaddressed. Some are factual: how far Iran is from developing sufficient enriched materials for a nuclear warhead and how far it is from building a warhead for a missile; the degree to which international inspections could verify a limited enrichment program declared as peaceful; and how much warning would be available if the declaration were violated.

While the administration seeks to persuade Iran to enter into dialogue (and there must be some point when reiterated requests turn on themselves), it should energetically seek to resolve the factual disputes among our prospective negotiating partners described above. That is the only way to sustain multilateral diplomacy. If no agreement can be reached on these issues, the long-sought negotiations will end in stalemate and wind up, through the veto by the least resolute, legitimizing an Iranian nuclear weapons program.

The administration has launched the country on an important diplomatic enterprise. It now needs to fulfill its vision with a diplomatic plan.

 

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 17:39


La piraterie maritime s'est considérablement accentuée en 2008. 293 incidents ont été officiellement répertoriés l'an dernier, soit une augmentation de 11% par rapport à 2007.

Les côtes somaliennes et le golfe d'Aden

La principale menace s'étend au large de la Somalie. Sur les 293 incidents répertoriés en 2008, 111 sont survenus dans cette région (soit près de 38%), soit une augmentation de 200% des actes de piraterie dans cette zone par rapport à 2007. 42 navires et 815 membres d'équipage ont été pris en otage. Le 31 décembre, les pirates détenaient toujours 13 bateaux et 242 otages.

Si dans un premier temps, seuls des navires croisant à portée des côtes étaient attaqués, ce n'est désormais plus le cas, les pirates n'hésitant plus à s'en prendre à des navires voguant à plusieurs centaines de kilomètres des rivages. Ainsi, le superpétrolier saoudien Sirius Star avec une cargaison de pétrole de 100 millions de dollars été attaqué le 15 novembre à plus de 800 kilomètres au sud-est du port kenyan de Mombassa. Il a ensuite été conduit au large du port de pêcheurs d'Haradhere, à 300 kilomètres au nord de Mogadiscio. Cette localité est réputée pour être l'un des principaux ports fréquenté par des pirates somaliens. Certains d'entre eux seraient des miliciens qui dépendent du chef de guerre Abdi Mohamed Afweyne. Les autres points d'attache connus sont ceux d'Eyl et de Garowe, qui se trouvent au Puntland (nord-est de la Somalie), et de Raas Cusbaad, situé au sud d'Hobyo.

Il semble que les autorités locales [1] et les commerçants régionaux soient parties prenantes dans cette juteuse activité. L'argent issu des rançons versées en 2008 s'élèverait à 120 millions de dollars. Il permet de faire vivre l'économie locale et enrichit quelques potentats qui se font construire de somptueuses villas et roulent dans des 4X4 de luxe. Grâce à ces fonds, les pirates peuvent acquérir de nouveaux matériels : des embarcations rapides modernes, des systèmes GPS, de transmissions et de vision nocturne, des armes, etc. Ces capacités techniques les rendront encore plus performants dans l'avenir. Pour mener à bien ces acquisitions et le nettoyage de l'argent sale obtenu lors du versement des rançons, des réseaux internationaux se sont constitués avec des ramifications à Londres, Dubaï, aux Etats-Unis et en Allemagne.

Pour justifier leurs actes, les pirates accusent les Occidentaux de piller les ressources halieutiques locales et de causer des dégâts en déversant des produits polluants à la mer. En réalité, il s'agit uniquement d'un problème de criminalité car les islamistes ne paraissent pas encore s'adonner régulièrement à cette activité. Des conflits seraient même survenus entre des miliciens islamiques shebab et des chefs de guerre locaux qui ont fait de la piraterie leur première activité tant elle est rentable.

Par contre cela pourrait changer dans l'avenir. Ainsi, un groupe djihadiste a déclaré sur le net le 26 avril 2008 que « le terroriste maritime est une nécessité stratégique [...] le pas suivant consiste à contrôler les mers et les ports en commençant par ceux qui entourent la péninsule arabique [...] il est devenu nécessaire de développer la bataille en incluant la mer, et comme les moudjahiddines ont su constituer des bataillons terrestres de martyrs, la mer constitue l'étape suivante qui devrait le monde à restaurer le califat islamique ». Ce mouvement désigne clairement ses objectifs : dans un premier temps, les côtes yéménites, le golfe d'Oman et celui d'Aden. Dans un deuxième temps : la mer Rouge et l'océan Indien !

Les modes d'action des pirates

Les pirates bénéficient d'un système de renseignement très bien développé. Ils ont des informateurs rémunérés dans tous les ports bordant la mer d'Oman et le golfe d'Aden.

Pour agir en pleine mer, les pirates utilisent des « bateaux mères » qui ne présentent aucun signe distinctif et qui, parfois, sont des navires déjà piratés dont l'équipage d'origine est encore à bord. Ces bâtiments transportent des embarcations rapides qui leur servent à monter à l'assaut de leurs cibles. La frégate indienne INS Tabar a détruit l'un de ces navires dans la soirée du 17 novembre 2008, à 525 kilomètres au sud-ouest du port omanais de Salalah [2] . Il s'agissait du chalutier Ekawat Neva 5 de nationalité thaïlandaise, qui avait été pris en otage quelques heures auparavant. Actuellement, seuls deux « bateaux mères » sont formellement identifiés : les chalutiers d'origine russe Burum Ocean et Arena (ou Athena ). Cependant, les pirates utiliseraient également des Dhaw, des bateaux traditionnels de la région, qui servent depuis des temps immémoriaux aux échanges commerciaux ainsi qu'aux trafics les plus divers - dont celui des êtres humains - dans cette partie du monde.

La tactique des pirates est relativement simple. Une fois une cible repérée par les radars du « bateau mère », ce dernier met à l'eau de deux à quatre embarcations rapides à bord desquelles prennent place quatre à six hommes équipés d'armes légères et de RPG 7. Ces embarcations abordent la cible par le franc-bord le plus bas sur l'eau et montent à l'assaut à l'aide de grappins comme au temps de la flibusterie d'antan. Ils prennent le contrôle de la passerelle, font stopper les machines afin que d'autres acolytes puissent les rejoindre en utilisant des échelles de coupée qui leur sont alors lancées. L'action initiale ne dure généralement que quelques dizaines de minutes. Il n'y a ensuite plus qu'à obliger l'équipage pris en otage à rejoindre la proximité d'un port somalien où les attendent leurs complices. Une fois à l'ancre, les preneurs d'otages se relayent pour assurer la garde du navire pendant que les tractations débutent avec les armateurs concernés. Une fois la rançon remise dans un endroit sûr, les navires sont libérés et peuvent repartir vers d'autres cieux plus cléments.

Les vides juridiques de la lutte anti-piraterie

Depuis le déploiement au large de la Somalie de navires de guerre internationaux, plusieurs d'entre eux qui avaient capturé des pirates se sont vus obligés de les libérer faute de législation habilitée à statuer sur leur cas. De plus, la Convention de Montego Bay n'autorise qu'un simple droit de visite sur les bateaux suspects. Si rien d'illégal n'est constaté - par exemple la présence de clandestins, de drogue ou d'armes - non seulement rien ne peut être entrepris juridiquement mais en plus, le navire « dérangé » peut réclamer une indemnisation.

La solution au problème de la piraterie ne se trouve pas en mer mais à terre. Le 17 décembre, le Conseil de sécurité de l'ONU adoptait une motion autorisant les opérations de poursuite à terre des pirates. Le même jour, ces derniers s'emparaient de quatre navires ! Même la Chine et l'Iran ont dépêché des bâtiments de guerre pour lutter contre ce phénomène qui n'épargne aucune nationalité.

Le Centre naval de commandement américain a défini une zone maritime
effectuent de fréquentes patrouilles. En outre, tous les navires de commerces sont invités à effectuer une veille radar et visuelle 24 heures sur 24. Ils doivent écouter en permanence les canaux VHF 16 ou 72 sur lesquels des alertes peuvent être transmises en temps réel. Enfin il leur est recommandé de ne pas entrer en communication radio avec les ports somaliens et de se tenir aussi loin possible des côtes, une distance minimum de 250 miles nautiques est recommandée.

En raison de l'augmentation de la menace maritime en mer d'Oman, plusieurs importants armateurs envisagent de dérouter leurs flottesC'est ainsi le cas de Moller-Maersk , des armateurs norvégiens Frontline , Odjell et BW Gas et de leur homologue belge Euronav . Ils pourraient faire emprunter à leurs navires, jugés trop lents et aux francs-bords insuffisants, une route qui passe par le cap de Bonne Espérance et l'est de Madagascar.

Le golfe du Niger

Les eaux nigérianes se sont montrées également particulièrement dangereuses pour les navires étrangers en 2008. Au total, 889 membres d'équipage ont été pris en otage, et 46 navires ont subi des tirs ; 11 marins ont été tués et 32 blessés ; 21 sont portés disparus et présumés morts.

Quarante incidents ont été répertoriés en 2008, dont 27 assauts de navire ; 39 personnes ont été enlevése au cours de 5 prises d'otages. En fait, les armateurs n'ont pas déclaré tous les incidents qui sont survenus dans la zone. Ils pourraient avoisiner la centaine. Le delta du Niger est le théâtre de violences régulières perpétrées par des groupes armés qui, depuis 2006, ont multiplié les enlèvements d'employés du secteur pétrolier, les attaques d'installation pétrolières et divers sabotages. La grande majorité des incidents a été observée dans les eaux territoriales du Nigeria alors qu'en mer d'Oman, les mêmes actions ont plutôt lieu en haute mer. Les motivations des pirates nigérians sont généralement politiques en non pas exclusivement financières comme au large de la Somalie.

Depuis le début de l'année 2009, les attaques des pirates continuent de se multiplier au large des côtes africaines. Les navires de guerre qui y sont déployés ont réussi à empêcher un nombre croissant de tentatives sans toutefois parvenir à faire régner le calme en mer. Cette situation reste donc très inquiétante car elle devrait perdurer dans le temps.


  [1] Particulièrement celles du Puntland où résideraient environ 1 500 pirates 
  [2] Le navire indien aurait agi en état de « légitime défense », les pirates menaçant de le faire exploser. Il aurait tiré au canon sur le navire suspect et plusieurs explosions auraient eu lieu à bord entraînant l'incendie du bâtiment. Deux embarcations légères auraient réussi à s'enfuir, l'une étant retrouvée vide ultérieurement. Sur les 16 membres d'équipage, 14 sont portés disparus, l'un a été retrouvé mort et un dernier a été repêché quatre jours après. Aucun pirate n'a été retrouvé

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 20:26

Pour l’Union européenne, il est essentiel de s’attaquer aux causes des conflits (pauvreté, maladie, manque de gouvernance et d’État de droit) pour promouvoir la paix et le développement.

L’action de l’UE en faveur du développement utilise des moyens non militaires, comme la négociation, la démobilisation et la démilitarisation, pour soutenir la prévention et la résolution pacifique des conflits armés. Elle appuie également :


  •    * les bonnes pratiques en matière de maintien de l’ordre;
  •    * l’État de droit (disponibilité des juges, des avocats, etc.);
  •    * l’administration civile (établissement de groupes d’experts);
  •    * la protection civile (experts et équipes d’urgence pouvant être mobilisés dans des délais très brefs).


La prévention des conflits
est soutenue par :


Dans les États sortant d’un conflit, l’UE apporte son soutien aux mesures de désarmement et de contrôle des armes dans le cadre de la
Conférence des Nations unies sur le désarmement, en ce qui concerne :


  •    * les armes légères;
  •    * les armes classiques;
  •    * les armes biologiques;
  •    * les armes chimiques.


L’Union européenne appuie également les efforts internationaux visant à garantir la sécurité nucléaire.

Source : http://ec.europa.eu/development/policies/9interventionareas/peace-and-security_fr.cfm

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 18:32

L’Afrique est tentée par l’expérience européenne : les chantiers institutionnels et politiques que viennent d’ouvrir les dirigeants africains témoignent de leur volonté de prendre en mains leur propre développement en s’inspirant du modèle européen. Cependant l’extrême pauvreté, cause sous-jacente de nombreux conflits, la faiblesse d’Etats africains rongés par la corruption, le Sida, le paludisme, l’explosion démographique et le poids de la dette constituent autant d’obstacles au développement endogène que les Africains appellent de leurs vœux. Les Objectifs du Millénaire pour le Développement, qui visent à réduire de moitié la pauvreté d’ici l’an 2015, risquent quant à eux de rester illusoires pour nombre de pays africains. L’Afrique ne pourra, dans un premier temps, valoriser ses potentialités sans aide extérieure.
Ancien ministre de la défense et de la coopération du Luxembourg, vice-président des Amis du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme-Europe et président du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, excellent connaisseur de l’Afrique, Charles Goerens préconise, dans ce Cahier de Chaillot, un renouveau courageux des relations entre l’Union européenne et ses partenaires africains. Ce qui n’est autre qu’un plaidoyer pour que soit résolu enfin l’éternel problème de l’Union : la cohérence d’ensemble des différents volets de sa politique extérieure, dont notamment ses politiques de sécurité et d’aide au développement.

Source : Cahier de Chaillot - n°99, avril 2007, par Charles Goerens
 

http://www.iss.europa.eu/index.php?id=18&no_cache=1&tx_ttnews%5Bpointer%5D=1&tx_ttnews%5Btt_news%5D=3&tx_ttnews%5BbackPid%5D=130&cHash=930446b2af

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