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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 21:16

Les élections européennes de Mai 2014 approchent.

La méconnaissance des questions européennes par l'opinion publique risque de provoquer une abstention et un vote eurosceptique massifs.

La déficience structurelle de la politique d'information de la Commission est une des causes de cette méconnaissance.

C'est pourtant le moment que cette Institution choisit pour retirer (dès le 20 Décembre 2013) son support à certains sites de presse spécialisés dans l'information grand public sur les questions européennes.

C'est notamment le cas pour le site de "PRESSEUROP" qui reprend quotidiennement, de façon claire et précise, les principaux articles de la presse européenne relatifs à l'actualité européenne.

Vous pouvez contester cette décision de la Commission en souscrivant à la pétition lancée par la "newsletterfr@news.presseurop.eu

 

Please join this campaign: http://chn.ge/1jF1t8G

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Published by Jean-Guy Giraud et Patrice Cardot - dans Droit - Démocratie et Souveraineté en mouvement
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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 11:08

La France tente aujourd'hui lors d'un sommet des ministres de l'Emploi à Bruxelles de faire modifier les conditions d'application d'une directive sur les travailleurs low-cost. Dans une interview à EurActiv, Pervenche Berès, eurodéputée socialiste, estime que la directive elle-même doit être revue. Et que l'accord commercial actuellement en négociation avec les Etats-Unis ne ferait que nuire aux normes sociales européennes.          

Parce qu'elle est associée à un mal européen, la question des travailleurs low-cost est sensible pour la campagne des élections européennes qui démarre. La France tente de faire évoluer la situation en plaidant pour une modification des textes en vigueur lundi 9 décembre lors d'un conseil des ministres européens du Travail.

Pour Pervenche Berès, eurodéputée socialiste, présidente de la Commission de l'emploi et des affaires sociales au Parlement européen, « la question des travailleurs low-cost  renvoie à une réalité qui sape le modèle social européen. Le fait que des européens soient exploités à bas prix dans un autre pays que le leur pollue tout le débat sur la mobilité des travailleurs.

« On est dans une situation renversée : en 1996 c’était une directive pour favoriser la mobilité et protéger les travailleurs. Aujourd'hui on a des travailleurs qui ne sont plus protégés à cause du contournement du texte »

>>Lire l'intégralité de l'interview ici

210.000 travailleurs détachés en France

Selon le ministère du Travail, 210.000 travailleurs low-cost sont actuellement présents sur le territoire français. Soit presque 10 fois plus qu'en 2005, avant l'élaboration de la fameuse directive. En 2012, ils étaient 170 000, dont près de 32 000 Polonais, 20 000 Portugais, 17 000 Roumains et 13 000 Allemands.

Le secteur du bâtiment est le plus affecté.

>> Lire sur Lemonde.fr,  Les travailleurs détachés, un bol d'air pour le bâtiment

« Il y a eu des dérives », explique Pervenche Berès. « D’une part elle date de 1996, depuis il y a eu des élargissements. D’autre part il y a eu la crise qui a incité les gens à aller chercher du travail ailleurs. Et enfin les arrêts de la Cour de Justice ont rendu caduc le dispositif de la directive : normalement le régime le plus favorable devait s’appliquer. »

La position de la France s'inscrit aussi dans une perspective politique, alors que le Front national entend exploiter le sujet comme un thème de campagne.

Réviser la directive durant la prochaine mandature

« C'est un enjeu politique. Il faut uniformiser les conditions sociales des travailleurs, pour les protéger. Aujourd'hui la position de la France consiste à rétablir un minimum d'équité, ce qui n’empêchera pas d’envisager une révision de la directive elle-même. Nous allons faire campagne pour cela pour que la directive soit révisée durant la prochaine mandature. »

Autre élément majeur pour le droit social européen, l’introduction d’un salaire minimum en Allemagne promise par la grande coalition entre la CDU et le parti social-démocrate SPD pourrait faciliter l'adoption d'une nouvelle directive sur le travail en Europe.

Le salaire minimum en Allemagne, ce serait les congés payés en 1936

« L'Allemagne qui impose un salaire minimum, ce serait comme les congés pays en 1936... un événement ! Bien sûr cela pourrait limiter le dumping social. »

En revanche l'élue reconduite sur les listes électorales du PS pour les élections de mai s'inquiète des menaces qui pèsent sur le modèle social européen. Comme le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement.

Le TTIP, machine de guerre contre l'Europe sociale

« Ce traité est une machine de guerre contre le modèle social européen. Il ne résout pas du tout les problèmes auxquels l'Europe est confrontée, au contraire !

On a des problèmes de divergence, de polarisation, de déséquilibres au sein de l’UE. Ce sont des problèmes que le traité va aggraver ! Et le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement ne va pas inventer de l’industrie là ou il n’y en a pas ! Il faut être réaliste. Cela fait 15 ans qu’on nous dit qu’il faut harmoniser les règles entre l’UE et les États-Unis, et en pratique la seule harmonisation qui se produire c'est que les États-Unis nous impose leurs règles. Comme les normes comptables, par exemple. Le rapport de force n'est pas à notre avantage, c'est évident. Donc cela ne sert à rien de dépenser de l'énergie à négocier ce traité, c'est une erreur. »      

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 17:36

La réalisation de réacteurs EPR en France répond aux nécessaires besoins d'investissements dans de nouvelles capacités de production pour assurer la sécurité d'approvisionnement et constitue une étape essentielle dans la préparation du renouvellement du parc nucléaire d'EDF.

 

L'EPR s'inscrit dans la continuité des techniques existantes. Il intègre tous les progrès récents en matière de sûreté, de protection de l'environnement, de performance technique et économique, pour offrir une production d'électricité sûre, compétitive et non émettrice de gaz à effet de serre.

Un très haut niveau de sûreté

Le réacteur EPR est doté d’un niveau de protection très élevé. En particulier, quatre systèmes de sauvegarde coexistent pour assurer chacun seul à 100 % l’une des deux fonctions de sûreté essentielles pour protéger l’homme et l’environnement en toutes circonstances : l’arrêt de la réaction nucléaire et le refroidissement du réacteur.
          

Shéma intérieur de l'EPR

Une protection de l’environnement renforcée

L'EPR permettra de produire une énergie non émettrice de gaz à effet de serre.

Les objectifs de conception et d'exploitation de l'EPR permettent notamment :

  • une utilisation plus efficace du combustible : à production d'électricité constante, une diminution de 17% de la consommation de combustible par rapport aux réacteurs de 1 300 MW,
  • une réduction sensible des rejets d'effluents radioactifs liquides et gazeux par rapport aux meilleures unités de production du parc nucléaire français (- 30 %, hormis pour le carbone 14 et le tritium, pour lesquels les quantités restent équivalentes aux réacteurs actuellement en fonctionnement),
  • une production de déchets radioactifs réduite de 30 %.

Des performances économiques améliorées

Héritier des réacteurs français N4 (Chooz et Civaux) et allemands KONVOI, l'EPR s'inscrit dans la continuité des techniques existantes. Il offre une plus grande souplesse d'utilisation et un coût d'exploitation moindre. L'EPR va permettre de consolider les compétences françaises dans le domaine du nucléaire et de préparer le renouvellement du parc français et européen.

L'EPR sera le réacteur le plus puissant au monde (1 650 MW, contre 1 500 MW pour les plus récents), avec un rendement amélioré.

Sa durée de fonctionnement est prévue pour 60 ans.

Le réacteur EPR devrait pouvoir atteindre un taux de disponibilité de 91 %, notamment grâce à une réduction de la durée moyenne des périodes d'arrêt pour rechargement du combustible, à sûreté équivalente. Cette durée sera réduite à 16 jours contre 30 à 45 jours aujourd'hui selon les différents types de centrales du parc. La production annuelle d'électricité sera ainsi augmentée de 36 % par rapport aux réacteurs actuels.

 

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 17:08

M. Herman Van Rompuy est opportunément intervenu lors du somment franco-africain du 7 décembre à l'Élysée - sommet extraordinairement placé entre deux interventions armées françaises en Afrique (Mali/Centre Afrique) (cf. Intervention du Président du Conseil européen Herman Van Rompuy à l'issue du sommet de l'Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique (Paris, le 7 décembre 2013) ).

 

Le Président du Conseil européen a notamment rendu hommage "à l'intervention française en soutien aux forces africaines au Mali" - mais a aussi déclaré que , dans ses interventions armées en Afrique, "la France est, souvent, précurseur ou leader des actions européennes".
Il a également rappelé le rôle de l'UE dans la résolution des crises et la stabilisation en Afrique : aide financière, humanitaire, technique (formation des forces armées et de police). Il a enfin mentionné les opérations limitées de type militaire entreprises par l'UE, ou en son nom, au Congo, au Tchad ou même au Mali. 
Toutefois, M. Van Rompuy n'a pas fait d'allusion aux compétences de plus grande envergure dont dispose l'Union en matière de sécurité et de défense - compétences très précisément définies par les articles 42 à 44 du Traité sur l'Union Européenne. 
Rappelons que - en résumé - ces dispositions permettent au Conseil de confier à un État ou à un groupe d'États membres la mission de mener - au nom de l'UE - des missions militaires extérieures de maintien de la paix (cf. Centre Afrique) ou de lutte contre le terrorisme (cf. Mali). En clair, les interventions militaires françaises au Mali ou en Centre Afrique auraient pu - légalement - faire l'objet d'une décision européenne et pas seulement française; elles auraient pu être menées en coopération directe et immédiate avec d'autres États membres sous les formes appropriées (appui diplomatique, financier, logistique et militaire). 
Les bénéfices politiques et matériels de telles opérations communes paraissent évidents. 
La France n'a pas intérêt - en tant qu'ancienne puissance coloniale conservant des intérêts économiques particuliers dans certains pays africains - à apparaître comme le seul État instigateur et maître d'oeuvre de ces interventions. Le poids politique de l'UE - notamment par le biais de sa politique d'aide au développement qui prend progressivement le relais de celle de ses États membres - est logiquement en voie de dépasser celui de chacun de ces États pris isolément vis à vis des pays africains comme de la communauté internationale. Les motivations - et donc la légitimité et l'autorité - d'opérations de maintien de la paix menées par l'UE seront moins sujettes à caution. 
Il reste évidemment à l'UE de renforcer politiquement et matériellement ses propres processus décisionnels et opérationnels d'action sous les articles 42 à 44 du Traité. Ce devrait être - vu les circonstances - l'objet principal du Conseil Européen sur la défense des 19 et 20 décembre prochains - lequel sera suivi, en Avril 2014, du sommet Euro-Africain.
En résumé, M. Van Rompuy a certainement eu raison de considérer que "la France est, souvent, précurseur ou leader des actions européennes" en matière d'interventions en faveur du maintien de la paix en Afrique; il ne lui aura toutefois pas échappé que quelques obstacles - surmontables - demeurent encore sur la voie d'une inévitable européanisation de ces interventions. Dès lors, ses propositions - à la veille de son départ du Conseil européen - pour renforcer les capacités politiques et matérielles de l'UE en la matière sont attendues avec intérêt dans les tous prochains jours.
 
Voir également :        

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Jean-Guy Giraud et Patrice Cardot - dans Politiques et actions externes de l'UE
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 15:19

Le Président de la République a réuni un Sommet de chefs d’Etats concernés par la situation en RCA. Y étaient présents le Secrétaire Général des Nations Unies, le Président du Conseil européen, les Présidents du Tchad, de la République congolaise, du Cameroun, du Burundi, de la République démocratique du Congo, d’Ouganda, du Sud-Soudan, le Premier ministre centrafricain, les ministres des Affaires étrangères de Guinée Equatoriale, du Rwanda, de l’Angola, de l’Ethiopie, de l’Afrique du Sud et le Commissaire Paix et Sécurité de l’Union africaine.

Les chefs d’Etat ont salué l’adoption de la résolution 2127 du Conseil de Sécurité des Nations Unies et ont convenu de la nécessité de la mettre en œuvre immédiatement. L’Union africaine est engagée et a déployé une force africaine sur le terrain. Elle a décidé de porter cette force à 6 000 hommes. La France lui apporte son soutien avec l’opération Sangaris, qui mobilise à ce jour 1600 hommes. Les autorités centrafricaines ont été incitées à mettre en place immédiatement un processus de désarmement et de cantonnement des milices et à œuvrer pour une transition politique qui doit déboucher sur des élections le plus tôt possible.

L’ensemble des Chefs d’Etat a convenu de la nécessité d’apaiser les tensions entre communautés religieuses, se sont engagés à œuvrer en ce sens et ont appelé la communauté internationale à mobiliser les moyens nécessaires pour faire face à cette situation. L’aide importante de l’Union européenne et des Etats-Unis d’Amérique a été saluée.

L’ensemble des participants a souhaité la convocation, au plus tôt, d’une conférence de bailleurs de fonds pour faire face à l’urgence humanitaire et assurer un fonctionnement minimum de l’Etat Centrafricain.

 

Source : http://www.elysee.fr/communiques-de-presse/article/sommet-informel-sur-la-republique-centrafricaine-2/

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 19:30

Je tiens tout d'abord à féliciter le Président Hollande pour ce Sommet France-Afrique très réussi. Non seulement l'organisation a été impeccable, mais les échanges ont aussi reflété une grande convergence d'opinions sur les principales questions auxquelles nous Européens et Africains devons répondre ensemble.

Avant de continuer, je tiens aussi à souligner combien ce sommet a été marqué et inspiré par ce grand personnage qu’est Nelson Mandela. Il y aura une Afrique avant et après le Président Mandela. Il nous a quittés pour toujours. Il est rentré pour toujours dans l’histoire de l’humanité.

Je salue les percées démocratiques et économiques remarquables que nous avons vues en Afrique ces dernières décennies. Une Afrique nouvelle est née. La détermination qui a permis d’avancer dans ces domaines est aussi présente quand il s’agit d’aborder d’autres défis.

Ces défis concernent tout d'abord la paix et la sécurité. C'est la condition essentielle pour garantir la protection des populations, pour leur permettre de travailler, de se former, de se développer socio-économiquement.

Cela a été dit maintes fois: sans paix, le développement n'est pas possible.

Malheureusement, et la réunion de ces deux derniers jours nous a permis d'en parler utilement, il y a encore des défis sécuritaires importants en Afrique, que ce soit au Mali et au Sahel, en République centrafricaine, au Soudan, dans la Corne de l'Afrique ou les Grands Lacs pour n'en citer que quelques-uns - situations souvent aggravées par la montée de groupes extrémistes.

Je tire toutefois une conclusion très positive de cette rencontre. Jamais auparavant, parmi nos partenaires africains, n'y a-t-il eu une telle conscience et une telle volonté de s'attaquer aux problèmes auxquels ils font face, et de s'unir pour y répondre avec efficacité. Et à cet égard, je salue particulièrement le rôle remarquable joué par l’Union africaine. Cet engagement déterminé, nous l'avons vu par le passé au Darfour et surtout en Somalie.

Nous le constatons aujourd'hui au Mali et en République Centrafricaine.

Et cette volonté africaine est appuyée par la communauté internationale. Je tiens à cet égard à rendre hommage au Président Hollande. L'intervention française en soutien aux forces africaines au Mali a sauvé le pays des dangers de la désintégration et de la guerre civile. Cela a aussi permis d'éviter la déstabilisation de toute la région. Et aujourd'hui, l'intervention française en République centrafricaine est clé. Nous ne pouvons pas laisser des pays, et surtout des hommes, femmes et enfants, tomber victimes de la non-gouvernance, des groupes terroristes ou criminels qui profitent de la faiblesse des structures étatiques. La France démontre ainsi ses relations fortes avec les Etats d'Afrique.

Elle est aussi, souvent, précurseur ou leader des actions européennes.

L’Union européenne poursuivra son soutien déterminé à la stabilisation de la situation en République centrafricaine dans le cadre d’une approche globale, y compris par un apport financier à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique à hauteur de 50 M€. Au total l’Union européenne a mobilisé des ressources financières considérables (800 M€) pour soutenir les opérations africaines de maintien de la paix.

En réponse à cette crise, l'Union européenne, avec ses Etats Membres, a aussi augmenté son aide humanitaire pour la République centrafricaine, afin de renforcer l'accès aux soins de santé, l'aide alimentaire, les interventions de secours, les distributions d'eau potable, les services sanitaires, etc. Et l’Union européenne reste résolue à appuyer les efforts des autorités de transition pour rétablir l’administration et en assurer le fonctionnement régulier et impartial.

L'Union européenne est fortement engagée dans les efforts africains de stabilisation sur le continent, en particulier avec nos missions civiles et militaires. Nous soutenons les Etats africains dans le développement de leurs forces armées et de police, et contribuons à leur formation pour leur permettre d’assurer leur propre sécurité à long terme.

Nous avons déployé à plusieurs reprises des opérations militaires à la demande des Etats africains concernés, par exemple en République Démocratique du Congo, ou bien à la demande des Nations Unies, comme cela a été le cas au Tchad en appui des efforts menés au Darfour et en République centrafricaine même. Il s'agit tout d'abord de la sécurité des pays de la région, sans aucun doute. Mais il s'agit aussi de notre sécurité en Europe.

Hier, devant le Président de la République, devant les Chefs d'Etat Africains, devant le Secrétaire Général des Nations Unies, devant la Présidente de la Commission de l’Union africaine, j'ai eu l'occasion de rappeler et reconfirmer cet engagem

ent européen. Et je tiens ici à souligner le rôle irremplaçable de l’organisation mondiale, sous la direction éclairée de M. Ban Ki-moon, et notre partenariat étroit. Je transmettrai les messages reçus aux Chefs d'Etat et Gouvernement des 28 Etats Membres.

Dans deux semaines, nous aurons au Conseil européen une discussion sur la défense et la sécurité. Cette discussion abordera également la question de comment renforcer la coopération avec nos partenaires internationaux, y compris bien sûr l'Union africaine.

Mais, et on ne le sait que trop bien, la réponse aux crises sécuritaires ne peut être uniquement sécuritaire. Il faut une approche globale, ce que les Anglo-Saxons appellent « a comprehensive approach », qui traite les racines des problèmes.Il faut renforcer nos efforts pour soutenir le développement des pays les moins favorisés et pour lutter contre la pauvreté. Il faut combattre l’extrémisme, le fanatisme et la polarisation violente.

Comme vous le savez l’Union européenne est depuis plusieurs années à l’avant-garde de la lutte contre le changement climatique et nous nous sommes donné des objectifs ambitieux.

Mais, soyons réalistes; pour que les choses bougent réellement, nos seuls efforts au niveau européen – l’Union ne représentant que 11% des émissions globales – n’auront de sens que si nous parvenons à avoir la masse critique et la cohérence indispensable pour convaincre les Etats-Unis et les grandes économie asiatiques de nous suivre sur cette voie.

A partir des résultats de la conférence sur le climat de novembre à Varsovie, nous devons maintenant intensifier notre coopération Afrique-UE afin d’obtenir un nouvel accord contraignant sur le climat lors de la conférence de Paris fin 2015. L’Union Européenne et ses Etats Membres sont le plus grand bailleur de fonds en matière de changement climatique. L’Union Européenne a rempli et même dépassé les promesses de financements qui avaient été faites lors du Sommet de Copenhague en 2009.

C'est ce partenariat entre égaux qui a occupé nos discussions ces deux derniers jours. Les échanges ont été riches et je remercie vivement le Président Hollande d'y avoir associé l'Union européenne. Nous avons fait des pas importants, reflétés dans le communiqué final.

Ceci contribuera de façon significative à la préparation du sommet entre l'Union Européenne et l'Afrique qui se tiendra à Bruxelles en avril prochain.

 

Voir également : Allocution du Président de la République pour l’ouverture du Sommet de l’Elysée pour la Paix et la Sécurité en Afrique

 

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 18:30

Le Maréchal Lyautey l'avait parfaitement compris, lui qui est parvenu sans trop d'effusion de sang, grâce à sa stratégie de 'l'action d'ensemble' à pacifier un Maroc alors soumis à une violence intertribale et à un déséquilibre de développement sur la très vaste étendue de son territoire austère !

Qu'il s'agisse du Mali, du Niger, de la Centre-Afrique, et de bien d'autres pays de cette zone sahélienne et sub sahélienne, c'est bien d'une stratégie analogue à celle si remarquablement menée par cet exceptionnel résidant général français au Maroc qu'il est urgent de déployer dans cette zone sensible, en l'adaptant naturellement aux spécificités de chaque pays et des enjeux qui y sont attachés.

 

Voir à cet égard :

 * La place centrale de " l'action d'ensemble " dans l'oeuvre du Général Lyautey au Maroc : une leçon utile à tirer de l'Histoire ! - Première partie -

 * La place centrale de " l'action d'ensemble " dans l'oeuvre du Général Lyautey au Maroc : une leçon utile à tirer de l'Histoire ! - Deuxième partie -

 * La place centrale de " l'action d'ensemble " dans l'oeuvre du Général Lyautey au Maroc : une leçon utile à tirer de l'Histoire ! - Troisième partie -  

 

Voir également :

 * La crise du Sahel souligne l'échec de 30 ans des politiques d'aide au développement, de prévention et de règlement des conflits armés

 * Dépassons l'approche purement instrumentale pour traiter en Européens les questions de stabilité et de sécurité - nouvelle édition -

 * Sécurité et développement de l’Afrique : une nouvelle approche pour l’UE

 * L’Union européenne prend la tête des efforts accomplis en matière de lutte contre la pauvreté et de développement durable au niveau mondial

 * Conclusions du Conseil sur les racines de la démocratie et du développement durable : l'engagement de l'Europe aux côtés de la société civile dans le domaine des relations extérieures

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 20:22

Chers amis,

Avant même que notre sommet ne commence, nous avons été frappés par une bien triste nouvelle. Celle de la disparition de Nelson MANDELA. C’est pourquoi je tenais, au moment même où nous nous rassemblons, à dire les mots que vous pourriez prononcer à ma place, en ce moment même.

Le monde est en deuil.

Nelson MANDELA nous a quittés hier. Il était déjà entré dans l’Histoire de son vivant. Mort, il prend place dans la conscience universelle.

Nelson MANDELA a changé bien plus que l’Afrique du Sud. Il a accéléré le cours du monde. Il était armé de ses seuls principes et d’une inaltérable volonté. Il aura réussi à emporter tous les combats qu’il a menés et engagés.

Nelson MANDELA a résisté à l’enfermement pendant 27 ans. Il a vaincu le système odieux de l’apartheid. Il a su tendre la main à ses oppresseurs. Il a bâti une démocratie dans un pays qui ne la connaissait pas. Il a fait de l’Afrique du Sud une puissance, oui, mais une puissance au service de la paix.

MANDELA est un exemple. Un exemple de résistance face à l’oppression. Un exemple de liberté face à l’injustice. Un exemple de dignité face à l’humiliation. Un exemple de clairvoyance face à l’intolérance. Un exemple de pardon face aux haines. Un exemple de lucidité face aux dérives du pouvoir. Un exemple d’intelligence face aux épreuves. Voilà ce qu’était, et ce qu’est encore, MANDELA.

Et s’il est devenu un héros, un héros à l’échelle de la planète, c’est parce qu’il était profondément humain, profondément bon. Dans sa prison de Robben Island comme à la tête de l’Afrique du Sud, il était le même homme avec la même simplicité, la même modestie, le même sourire. Cette humanité, il l’avait résumée dans une belle phrase : « Au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, disait-il, nous donnons aux autres la permission de faire de même »

Nelson MANDELA n’est plus là. Mais son message, lui, continuera à vivre, à inspirer les nouvelles générations. Nelson MANDELA sera toujours la figure autour de laquelle les hommes et les femmes qui luttent pour leurs droits voudront se réunir. Oui, ce sera toujours la référence pour ceux qui n’en ont jamais fini dans leur lutte contre le racisme, contre les discriminations, contre toutes les intolérances et les injustices. Nelson MANDELA, ce sera toujours la figure vers laquelle les peuples qui luttent pour leur libération et leur émancipation se tourneront.

Mes chers amis,

Le destin veut que l’Afrique soit réunie, ici à Paris, dans un sommet sur la paix et la sécurité, au lendemain de la mort de Nelson MANDELA. C’est un symbole et, en même temps, une exigence de responsabilité.

La France, le pays des droits de l’Homme, rend hommage à Nelson MANDELA. La France partage le chagrin du peuple sud-africain qui vient de perdre le père de sa Nation. La France exprime sa solidarité à l’ensemble des Africains, ici représentés par les chefs d’Etat, les chefs de gouvernement et ministres. La France retient, en cet instant même, le message d’espoir pour tous les peuples du monde que MANDELA a porté.

Ce message, il nous oblige et la France fera, à sa place, tout ce qu’il faut pour en être digne.

Mais aujourd’hui, c’est Nelson MANDELA qui préside les travaux de ce sommet.

Merci.

 

Source : http://www.elysee.fr/declarations/article/declaration-de-m-le-president-de-la-republique-en-hommage-a-nelson-mandela/

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 20:21

Pichenettes numériques. Mardi 10 décembre au matin, Xavier Niel, le patron de l'opérateur téléphonique Free annonce par un communiqué qu'il va intégrer la 4G à son forfait 2 euros. Le but: rester l'opérateur le moins cher du marché... et mettre à mal la concurrence (Bouygues, SFR, Orange). 

>> Lire aussi: comment Free met ses concurrents au pied du mur 

Mais le président du groupe Iliad -la maison-mère de Free- ne s'est pas arrêté là. Il a choisi de faire la promo de sa nouvelle offre via un petit tweet assassin à Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif.  

 

 

 

En fait, Xavier Niel répondait à un tweet d'Arnaud Montebourg datant du... 10 janvier 2012. À l'époque, il n'était pas encore ministre du Redressement productif et avait manifesté son intérêt pour l'offre de téléphonie mobile de Free, à un prix très concurrentiel à l'époque. 

Une façon pour le patron de Free de pointer le virage à 180 degrés d'Arnaud Montebourg qui, depuis qu'il est au pouvoir, ne manque pas une occasion de tacler Free, accusant l'opérateur de détruire des emplois, en plus de proposer une offre "low cost" de mauvaise qualité. Des accusations réitérées récemment après la décision de Free d'offrir la 4G au même prix que la 3G.  

C'est peu dire qu'Arnaud Montebourg n'a que modérément apprécié le procédé. En témoigne sa réplique sur Twitter. 

 

 

 

A croire que Xavier Niel n'attendait que cela. Il a aussitôt twitté sa défense, chiffres à l'appui. 

 

 

 

Derrière le ton courtois et les smileys se cache un vrai débat que les courts échanges sur Twitter ne permettent pas de trancher. Les offres de Free sont-elles responsables de la destruction de nombreux emplois dans le secteur des télécoms? Ou au contraire permettent-elles de redynamiser un secteur longtemps miné par l'oligopole des trois opérateurs historiques? Différentes études contradictoires alimentent la bataille de chiffre. 

>> Retrouvez tous nos articles sur Free 

Au delà, Free a eu le tort de défier Arnaud Montebourg dans sa tentative pour susciter un élan national au profit d'Alcatel-Lucent, l'équipementier télécom franco-américain en difficulté. Alors que ce dernir a annoncé un enième plan de restructuration, le ministre du Redressement productif a lancé un appel aux opérateurs français à "faire preuve de patriotisme" en se fournissant auprès d'Alcatel-Lucent. Un engagement que Free refuse de prendre... ce que Montebourg ne pardonne pas. 

>> Lire aussi: Free est-il coupable d'anti-patriotisme économique? 

On comprend donc mieux les attaques de l'un. Reste que la réponse de Xavier Niel (sur les créations d'emplois directs) contient aussi sa part de vérité. Free est loin d'avoir eu "l'effet dévastateur escompté", annonçait l'Arcep -le gendarme des télécoms- en mars dernier. Des déclarations appuyées deux mois plus tard par la publication des chiffres des "emplois directs des opérateurs des communications électroniques", rapporte Le HuffingtonPost.fr. 

Selon l'Arcep, le secteur a bien résisté à l'arrivée du 4e opérateur, le nombre d'emplois directs ayant même augmenté entre 2009 et 2012, passant de 124 200 à 128 800 emplois, malgré le lancement de Free en 2012. Des chiffres qui ne rendent toutefois pas compte du vrai dilemme stratégique que Free continue de poser à ses concurrents. Ces derniers ont en effet beaucoup investi sur la 4G et comptaient sur elle pour restaurer leurs marges. Problème, en facturant celle-ci au prix de la 3G, Free laisse penser que le très haut débit mobile n'a pas de valeur spécifique. SFR, Bouygues et Orange affirment qu'à ces conditions, ils ne pourront pas rentabiliser les centaines de millions investis, au risque de les fragiliser... 

La guerre entre Xavier Niel et Arnaud Montebourg, chacun campé sur ses positions, n'est donc pas près de s'arrêter. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-4g-a-2-euros-de-free-oppose-xavier-niel-et-arnaud-montebourg-sur-twitter_1306571.html#qu1LEE6IpgxIvIL8.99

Pichenettes numériques. Mardi 10 décembre au matin, Xavier Niel, le patron de l'opérateur téléphonique Free annonce par un communiqué qu'il va intégrer la 4G à son forfait 2 euros. Le but: rester l'opérateur le moins cher du marché... et mettre à mal la concurrence (Bouygues, SFR, Orange). 

>> Lire aussi: comment Free met ses concurrents au pied du mur 

Mais le président du groupe Iliad -la maison-mère de Free- ne s'est pas arrêté là. Il a choisi de faire la promo de sa nouvelle offre via un petit tweet assassin à Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif.  

 

 

 

En fait, Xavier Niel répondait à un tweet d'Arnaud Montebourg datant du... 10 janvier 2012. À l'époque, il n'était pas encore ministre du Redressement productif et avait manifesté son intérêt pour l'offre de téléphonie mobile de Free, à un prix très concurrentiel à l'époque. 

Une façon pour le patron de Free de pointer le virage à 180 degrés d'Arnaud Montebourg qui, depuis qu'il est au pouvoir, ne manque pas une occasion de tacler Free, accusant l'opérateur de détruire des emplois, en plus de proposer une offre "low cost" de mauvaise qualité. Des accusations réitérées récemment après la décision de Free d'offrir la 4G au même prix que la 3G.  

C'est peu dire qu'Arnaud Montebourg n'a que modérément apprécié le procédé. En témoigne sa réplique sur Twitter. 

 

 

 

A croire que Xavier Niel n'attendait que cela. Il a aussitôt twitté sa défense, chiffres à l'appui. 

 

 

 

Derrière le ton courtois et les smileys se cache un vrai débat que les courts échanges sur Twitter ne permettent pas de trancher. Les offres de Free sont-elles responsables de la destruction de nombreux emplois dans le secteur des télécoms? Ou au contraire permettent-elles de redynamiser un secteur longtemps miné par l'oligopole des trois opérateurs historiques? Différentes études contradictoires alimentent la bataille de chiffre. 

>> Retrouvez tous nos articles sur Free 

Au delà, Free a eu le tort de défier Arnaud Montebourg dans sa tentative pour susciter un élan national au profit d'Alcatel-Lucent, l'équipementier télécom franco-américain en difficulté. Alors que ce dernir a annoncé un enième plan de restructuration, le ministre du Redressement productif a lancé un appel aux opérateurs français à "faire preuve de patriotisme" en se fournissant auprès d'Alcatel-Lucent. Un engagement que Free refuse de prendre... ce que Montebourg ne pardonne pas. 

>> Lire aussi: Free est-il coupable d'anti-patriotisme économique? 

On comprend donc mieux les attaques de l'un. Reste que la réponse de Xavier Niel (sur les créations d'emplois directs) contient aussi sa part de vérité. Free est loin d'avoir eu "l'effet dévastateur escompté", annonçait l'Arcep -le gendarme des télécoms- en mars dernier. Des déclarations appuyées deux mois plus tard par la publication des chiffres des "emplois directs des opérateurs des communications électroniques", rapporte Le HuffingtonPost.fr. 

Selon l'Arcep, le secteur a bien résisté à l'arrivée du 4e opérateur, le nombre d'emplois directs ayant même augmenté entre 2009 et 2012, passant de 124 200 à 128 800 emplois, malgré le lancement de Free en 2012. Des chiffres qui ne rendent toutefois pas compte du vrai dilemme stratégique que Free continue de poser à ses concurrents. Ces derniers ont en effet beaucoup investi sur la 4G et comptaient sur elle pour restaurer leurs marges. Problème, en facturant celle-ci au prix de la 3G, Free laisse penser que le très haut débit mobile n'a pas de valeur spécifique. SFR, Bouygues et Orange affirment qu'à ces conditions, ils ne pourront pas rentabiliser les centaines de millions investis, au risque de les fragiliser... 

La guerre entre Xavier Niel et Arnaud Montebourg, chacun campé sur ses positions, n'est donc pas près de s'arrêter. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-4g-a-2-euros-de-free-oppose-xavier-niel-et-arnaud-montebourg-sur-twitter_1306571.html#qu1LEE6IpgxIvIL8.99

Pichenettes numériques. Mardi 10 décembre au matin, Xavier Niel, le patron de l'opérateur téléphonique Free annonce par un communiqué qu'il va intégrer la 4G à son forfait 2 euros. Le but: rester l'opérateur le moins cher du marché... et mettre à mal la concurrence (Bouygues, SFR, Orange). 

>> Lire aussi: comment Free met ses concurrents au pied du mur 

Mais le président du groupe Iliad -la maison-mère de Free- ne s'est pas arrêté là. Il a choisi de faire la promo de sa nouvelle offre via un petit tweet assassin à Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif.  

 

 

 

En fait, Xavier Niel répondait à un tweet d'Arnaud Montebourg datant du... 10 janvier 2012. À l'époque, il n'était pas encore ministre du Redressement productif et avait manifesté son intérêt pour l'offre de téléphonie mobile de Free, à un prix très concurrentiel à l'époque. 

Une façon pour le patron de Free de pointer le virage à 180 degrés d'Arnaud Montebourg qui, depuis qu'il est au pouvoir, ne manque pas une occasion de tacler Free, accusant l'opérateur de détruire des emplois, en plus de proposer une offre "low cost" de mauvaise qualité. Des accusations réitérées récemment après la décision de Free d'offrir la 4G au même prix que la 3G.  

C'est peu dire qu'Arnaud Montebourg n'a que modérément apprécié le procédé. En témoigne sa réplique sur Twitter. 

 

 

 

A croire que Xavier Niel n'attendait que cela. Il a aussitôt twitté sa défense, chiffres à l'appui. 

 

 

 

Derrière le ton courtois et les smileys se cache un vrai débat que les courts échanges sur Twitter ne permettent pas de trancher. Les offres de Free sont-elles responsables de la destruction de nombreux emplois dans le secteur des télécoms? Ou au contraire permettent-elles de redynamiser un secteur longtemps miné par l'oligopole des trois opérateurs historiques? Différentes études contradictoires alimentent la bataille de chiffre. 

>> Retrouvez tous nos articles sur Free 

Au delà, Free a eu le tort de défier Arnaud Montebourg dans sa tentative pour susciter un élan national au profit d'Alcatel-Lucent, l'équipementier télécom franco-américain en difficulté. Alors que ce dernir a annoncé un enième plan de restructuration, le ministre du Redressement productif a lancé un appel aux opérateurs français à "faire preuve de patriotisme" en se fournissant auprès d'Alcatel-Lucent. Un engagement que Free refuse de prendre... ce que Montebourg ne pardonne pas. 

>> Lire aussi: Free est-il coupable d'anti-patriotisme économique? 

On comprend donc mieux les attaques de l'un. Reste que la réponse de Xavier Niel (sur les créations d'emplois directs) contient aussi sa part de vérité. Free est loin d'avoir eu "l'effet dévastateur escompté", annonçait l'Arcep -le gendarme des télécoms- en mars dernier. Des déclarations appuyées deux mois plus tard par la publication des chiffres des "emplois directs des opérateurs des communications électroniques", rapporte Le HuffingtonPost.fr. 

Selon l'Arcep, le secteur a bien résisté à l'arrivée du 4e opérateur, le nombre d'emplois directs ayant même augmenté entre 2009 et 2012, passant de 124 200 à 128 800 emplois, malgré le lancement de Free en 2012. Des chiffres qui ne rendent toutefois pas compte du vrai dilemme stratégique que Free continue de poser à ses concurrents. Ces derniers ont en effet beaucoup investi sur la 4G et comptaient sur elle pour restaurer leurs marges. Problème, en facturant celle-ci au prix de la 3G, Free laisse penser que le très haut débit mobile n'a pas de valeur spécifique. SFR, Bouygues et Orange affirment qu'à ces conditions, ils ne pourront pas rentabiliser les centaines de millions investis, au risque de les fragiliser... 

La guerre entre Xavier Niel et Arnaud Montebourg, chacun campé sur ses positions, n'est donc pas près de s'arrêter. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-4g-a-2-euros-de-free-oppose-xavier-niel-et-arnaud-montebourg-sur-twitter_1306571.html#qu1LEE6IpgxIvIL8.99
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a assuré jeudi 5 décembre que la sécurité d'Israël figurait "en tête des priorités" dans les discussions sur le nucléaire iranien lors d'une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. 
En savoir plus sur http://videos.lexpress.fr/actualite/monde/video-nucleaire-iranien-john-kerry-assure-que-la-securite-d-israel-figure-en-tete-des-priorites_1305462.html#uXXcC0KyuEs0c3C8.99
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a assuré jeudi 5 décembre que la sécurité d'Israël figurait "en tête des priorités" dans les discussions sur le nucléaire iranien lors d'une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. 
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Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a assuré jeudi 5 décembre que la sécurité d'Israël figurait "en tête des priorités" dans les discussions sur le nucléaire iranien lors d'une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. 
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Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a assuré jeudi 5 décembre que la sécurité d'Israël figurait "en tête des priorités" dans les discussions sur le nucléaire iranien lors d'une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

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Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a assuré jeudi 5 décembre que la sécurité d'Israël figurait "en tête des priorités" dans les discussions sur le nucléaire iranien lors d'une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. 
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 18:24

Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies,

Monsieur le Président du Conseil européen,

Monsieur le Président de l’Union africaine,

Monsieur le Président de la Commission européenne,

Madame la Présidente de la Commission de l’Union africaine,

Messieurs les chefs d’Etat, chefs de Gouvernement

Mesdames, Messieurs les ministres

Chers amis,

 

53 pays africains sont représentés aujourd’hui pour cette rencontre. Votre présence confirme l’importance que vous accordez aux enjeux de ce Sommet : la sécurité, le développement, la préservation de la planète.

 

La France s’honore de vous accueillir et je vous exprime ma gratitude pour ce rassemblement. L’Afrique, pour la France, est un continent d’avenir. L’Afrique est aujourd’hui, avec l’Asie, le principal moteur de la croissance mondiale. L’Afrique vit une transformation rapide de ses structures économiques et sociales. L’Afrique est pleinement engagée dans son développement.

 

La France a une relation particulière avec l’Afrique. Elle tient à l’Histoire, une histoire parfois tragique. Elle tient surtout aux liens humains qui se sont tissés de génération en génération ; des Français qui vivent sur votre sol, en Afrique, mais aussi des Africains qui sont venus, vivre en France. Je considère que ces présences représentent des atouts pour nos échanges, une chance pour nos économies, une opportunité pour les relations que la France doit nouer avec toute l’Afrique, avec l’Afrique francophone sûrement, avec l’Afrique anglophone, lusophone, arabophone, hispanophone, avec toute l’Afrique.

 

La France est consciente de ce qui est attendu d’elle. Elle déduit de cette proximité – à la fois géographique, sentimentale, culturelle, linguistique, économique –, elle déduit de cette proximité une responsabilité particulière.

 

Mais les temps ont changé. Les rapports ne peuvent plus être ce qu’ils avaient pu être dans le passé. J’ai plusieurs fois exprimé, partout où je suis allé en Afrique, qu’une période nouvelle s’ouvrait, que l’Afrique devait maîtriser pleinement son destin et, pour y parvenir, assurer par elle-même sa sécurité – je dis bien « par elle-même » sa sécurité. Cette phrase pourra surprendre à un moment où la France est appelée à intervenir dans un pays, la Centrafrique, à la suite d’une résolution du Conseil de sécurité, à la demande de l’Union africaine.

 

Oui, la phrase pourra surprendre. Elle est en fait révélatrice d’une situation. L’Afrique a été capable de se doter de capacités d’action. Elle l’a montré dans le passé, il y a quelques années, au Burundi, aux Comores, encore aujourd’hui en Somalie pour lutter contre les Shebabs avec une force qui compte plus de 20 000 militaires. L’Afrique a été capable de démontrer aussi qu’elle pouvait maintenir la paix en République démocratique du Congo, comme au Mali et, encore aujourd’hui, en Centrafrique, où une force africaine a reçu mandat des Nations Unies.

 

En même temps, chacun sait qu’il y a des insuffisances, des manquements, des fragilités et qu’il y a une nécessité – et c’est celle-là que nous devons regarder en face – de préparer les forces africaines à répondre à toutes les menaces et à pouvoir se doter, dans leurs organisations régionales ou au niveau de l’Union africaine, des moyens indispensables pour assurer la sécurité des Africains.

 

Cette situation concerne d’abord votre continent, l’Afrique, mais également le nôtre l’Europe. Parce que nos deux continents forment un ensemble commun soumis aux mêmes menaces, confronté aux mêmes dangers. Nos deux continents, qui veulent encore se rapprocher, doivent donc être ensemble pour conjurer ces risques et dominer ces menaces.

 

Quelles sont-elles ces menaces ? Le terrorisme d’abord. Nous l’affrontons au Sahel et encore récemment au Mali. Mais nous l’affrontons et le combattons aussi en Somalie, au Kenya, en Libye. Ce ne sont pas toujours les mêmes groupes. Mais ils ont le même visage – celui de l’extrémisme – et les mêmes intentions : déstabiliser les Etats, effrayer les populations et même conquérir des territoires. Ces groupes disposent désormais de moyens considérables, venus de tous les trafics, ont accès à des armes de grande sophistication, que même des Etats souverains ne parviennent pas à acquérir…

 

Voilà pourquoi la France propose un nouveau partenariat sur le plan de la coopération militaire, avec des priorités – le conseil, la formation, l’équipement, le renseignement – pour que les armées africaines puissent être dotées de tous les moyens leur permettant de faire face.

 

L’Europe, je le sais, sera au rendez-vous pour montrer, non seulement sa solidarité à l’égard du continent ami, mais également une responsabilité dans la mise en commun de moyens et de forces.

 

Il n’y a pas que le terrorisme. J’évoquais des trafics, des trafics de toutes sortes : trafics de drogue, trafics d’armes, trafics d’êtres humains, trafics également des espèces protégées, de l’ivoire que l’on prend sur les éléphants au risque de mettre en cause la biodiversité… Cette lutte contre tous ces trafiquants doit être implacable, parce qu’il y a un lien entre ces trafics et le terrorisme et avec des groupes rebelles qui déstabilisent des Etats. C’est pourquoi je plaiderai au nom de la France, au G8, pour qu’une réunion des chefs d’Etats, soit consacrée spécifiquement à la lutte contre le trafic de drogue.

 

Enfin, il y a un autre danger. On le voit monter ces dernières années, c’est la piraterie. Elle est présente à l’Ouest comme à l’Est de l’Afrique. L’Union africaine, je le sais, a décidé de définir une stratégie maritime intégrée. C’est une bonne approche et elle complète les plans d’actions qui ont été élaborés par des organisations régionales, comme la CEDEAO et le CEEAC. C’était en juin dernier. Là aussi, je vous l’annonce, la France soutiendra tous vos efforts et elle est prête à constituer une structure commune pour coordonner vos actions en mer.

 

Mais au-delà de ces réponses, aussi nécessaires soient-elles, nous sommes conscients qu’elles ne pourront pas suffire. Quel est l’objectif que nous devons porter, porter ensemble ? C’est la constitution d’une force de réaction rapide, sous l’égide de l’Union africaine. Ce projet, exige des moyens de commandement et de renseignement, il suppose que les unités de diverses nationalités qui composeront cette force, puissent intervenir ensemble.

 

C’est la responsabilité des Africains. Mais j’annonce là-encore que la France est disposée à apporter tout son concours à cette force par la mise à disposition de cadres militaires, auprès de ses Etats-majors, et par les actions de formation. La France peut entraîner chaque année, si vous en décidez, 20 000 soldats africains.

 

La sécurité, c’est donc une organisation, c’est une force. Mais notre Sommet ne peut pas se limiter à cette conception-là de la sécurité, car nous le savons, la sécurité, c’est aussi le développement – ou plutôt, le développement, c’est la sécurité. Les deux ambitions et exigences se rejoignent.

 

La France veut être, sur cette question du développement, partenaire de l’Afrique. Je rappelle que la France est le pays qui investit le plus, par ses entreprises, en Afrique ; que la France est l’un des principaux pourvoyeurs d’aide publique au développement en Afrique ; que la France est la première terre d’accueil des étudiants africains.

 

Mais la France, avec l’Europe, souhaite être davantage encore associée au destin de votre continent. C’est pourquoi, j’ai facilité la mobilité des talents et des entrepreneurs africains pour qu’ils puissent venir en France et que les visas ne soient pas qu’une contrainte mais, au contraire, regardés comme une chance supplémentaire de pouvoir échanger et créer.

 

Avant-hier, dans un colloque qui se tenait en parallèle à l’évènement d’aujourd’hui qui portait sur l’économie, avec cette pleine conscience qu’avaient tous les participants que l’économie de demain allait beaucoup dépendre de la vigueur, du dynamisme des entreprises africaines, j’ai dit que la France pouvait participer à une fondation franco-africaine pour la croissance. Celle-ci pourrait mobiliser des intérêts privés et des intérêts publics, des capitaux français, africains et européens pour nous tourner, ensemble, à travers cette fondation, vers l’innovation et les nouvelles technologies. L’objectif que j’ai fixé, c’est de doubler en cinq ans le niveau des échanges commerciaux entre la France et le continent africain.

 

Mais j’ai aussi mesuré qu’il y avait encore une attente à l’égard de la France, à l’égard de l’Europe, pour ce que nous pouvons faire davantage encore pour le développement. Aussi, ai-je décidé de consacrer 20 milliards d’euros, au cours des cinq prochaines années, en dons et en prêts, au développement de l’Afrique. Parce que je considère que l’Afrique est la nouvelle frontière du monde. Celle qui permettra d’élargir encore le champ de la connaissance, du savoir, de l’émancipation et aussi d’une prospérité qui attend, depuis trop longtemps, de faire valoir ses droits en Afrique.

 

Mais l’engagement qui est le mien, l’engagement de la France, appelle aussi d’autres engagements venant de l’Afrique, et notamment des exigences de transparence et de bonne gouvernance. Chacun le sait ici. Ce sont les Etats qui garantissent le mieux les libertés – les libertés publiques comme les libertés économiques – qui attirent le plus l’investissement. C’est la démocratie, ce sont les droits de l’Homme qui constituent les meilleures armes pour la stabilité et la sécurité. Ils ne suffisent pas, mais ils sont aussi un moyen de répondre au désordre et également à l’inspiration des peuples.

 

Depuis plusieurs années, le processus d’élections pluralistes en Afrique est devenu celui qui s’impose. Je le dis ici avec sincérité et franchise. C’est le seul possible. Il est irréversible et la France ne pourra pas admettre des régressions ou des manquements.

 

De la même manière, les crimes les plus graves qui sont commis en Afrique, et il y en a. Je pense aux violences faites aux femmes, au crime organisé, à l’écrasement d’un certain nombre de peuples. Oui, il est légitime que les coupables puissent être jugés. Il y a une Cour pénale internationale, c’est son rôle, pour se prononcer sur de tels actes lorsque les justices nationales n’ont pas la capacité de le faire. Il faut faire confiance à la justice internationale.

 

La paix, le développement c’est aussi la préservation de la planète. La responsabilité est d’abord celle des pays développés. Ce sont eux qui ont absorbé et capté les ressources des pays africains pendant des années. Mais aujourd’hui cette responsabilité nous est commune, car nous voyons, vous voyez, les risques du changement climatique : la désertification qui progresse, la déforestation, le manque d’eau, les risques pour la biodiversité. J’évoquerai aussi la disparition des espèces protégées.

 

Il y a urgence, urgence pour l’environnement et aussi pour la sécurité, car quand il y a des désordres climatiques, c’est aussi un facteur qui permet à des groupes d’utiliser la pauvreté, la misère, le désarroi, pour essayer de faire prévaloir leurs intérêts. La France, là encore, a considéré qu’une partie de son aide devait être affectée aux objectifs de développement durable. 1 milliard d’euros par an seront dédiés, par l’Agence française du développement, à ces projets.

 

De la même façon, en Europe, plusieurs pays, au moins treize, ont créé une taxe sur les transactions financières. Elle va être mise en œuvre dans les prochains mois. Une partie de cette taxe pourrait être affectée au Fonds vert pour le climat et être, ainsi, un exemple pour d’autres pays, pour que nous puissions participer, tous, aux efforts indispensables pour préserver notre planète.

 

Voilà, mes chers amis, ce que j’étais venu, ici, dire en introduction de notre Sommet. Traiter toutes les conditions de la paix, pas simplement la sécurité, mais aussi le développement, l’environnement, la préservation de la planète.

 

Mais j’aurais voulu ne parler que de paix, quand les évènements, là aussi, s’accélèrent à la veille-même de ce Sommet. Aujourd’hui, au cœur de l’Afrique, un peuple est en souffrance. Il nous appelle. C’est la Centrafrique. Nous ne pouvons plus laisser les massacres se perpétrer, des femmes et des enfants être violentés, des exactions être commises, y compris dans des hôpitaux. Des conflits inter-religieux peuvent dégénérer et installer, dans cette Afrique centrale, des comportements et des phénomènes qui, pour l’instant, n’avaient pas leur place.

 

Le Conseil de sécurité, et je salue ici le Secrétaire général des Nations Unies, BAN Ki-moon, vient de donner mandat à une force africaine pour rétablir l’ordre, protéger la population et assurer la stabilité pouvant conduire, ensuite, à des élections. Je dis bien à des élections, car tout processus doit conduire à des élections. Il n’y a pas de pays qui ne pourrait pas avoir lui aussi droit à pouvoir choisir ses dirigeants.

 

La France a décidé d’appuyer cette force africaine. Elle est intervenue, dès hier soir, parce que j’ai voulu, avant même notre Sommet et alors même qu’il y avait péril, qu’il n’y ait pas de doute sur les intentions de la France, aux côtés des Africains, soutenus par les Européens, dans le cadre d’un mandat du Conseil de sécurité. Cet engagement n’est pas simplement sécuritaire. Il doit être humanitaire parce que c’est aussi notre devoir.

 

Chers amis,

 

Le Sommet d’aujourd’hui, à tous égards, est exceptionnel. Il est exceptionnel parce que nous nous réunissons au lendemain de la mort de Nelson MANDELA, cette figure qui nous rappelle à la fois l’émotion qui a été la nôtre lorsqu’il est sorti de prison et qu’il a accédé au pouvoir ; et aussi l’obligation qui doit être la nôtre de poursuivre le message de paix qu’il nous a délivré et de ne laisser aucun peuple dans la soumission, l’oppression, la domination.

 

Notre Sommet est exceptionnel, par les sujets qui sont abordés – la paix notamment – et exceptionnel par votre participation. Toute l’Afrique est présente aujourd’hui, toute l’Afrique ! Avec sa diversité, avec ses multiples langues, avec ses développements parfois différents mais avec cette même ambition, d’être un continent uni, un continent fier, un continent solidaire.

 

Alors, puisque notre Sommet est exceptionnel par ce contexte, par ces sujets, par l’ampleur du rassemblement avec la présence de l’Union africaine et de l’Union européenne, il faut que notre décision soit également exceptionnelle. C’est la raison pour laquelle j’appelle à une alliance exceptionnelle entre l’Afrique et l’Europe au service de la paix, du développement, et de l’avenir de la planète.

 

Merci !

 

Source : http://www.elysee.fr/declarations/article/allocution-du-president-de-la-republique-pour-l-ouverture-du-sommet-de-l-elysee-pour-la-paix-et-la-securite-en-afrique/

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