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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 18:29
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 09:31

Le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne prévoit une coordination étroite des politiques économiques notamment pour assurer la convergence des performances économiques des États membres. Le comité économique et financier (CEF) prépare les travaux et les délibérations du Conseil ECOFIN (Conseil des ministres de l’Économie et des Finances de l’Union européenne) et formule des avis dans les domaines relatifs à l’Union économique et monétaire. Il se réunit en format « zone euro » pour discuter des sujets liées à la gestion de la monnaie unique (Eurogroup Working Group), pour préparer les discussions de l’Eurogroupe (Protocole 14 annexé au traité sur le fonctionnement de l’Union européenne).

Mission du Comité économique et financier

 

La mission du Comité est selon l'article 114 du traité instituant la Communauté européenne (traité CE), paragraphes 2 et 4 de suivre la situation économique et financière des États membres et de la Communauté, et faire rapport régulièrement au Conseil et à la Commission à ce sujet. Il doit également contribuer à la préparation des travaux du Conseil sur tous les sujets économiques et financiers.

En plus des « tours d’horizon » réguliers, centrés sur la situation économique et budgétaire au sein de l’UE, lesprincipaux sujets abordés par le CEF sont :

  • les programmes de stabilité et de convergence des Etats membres établis dans le cadre de la surveillance multilatérale
  • l’examen régulier du respect par les États membres du Pacte de Stabilité et de Croissance
  • les Grandes Orientations de Politique Économique (GOPE)
  • le rapport de la Commission sur les finances publiques de la zone euro
  • le rapport du CEF sur les mouvements de capitaux
  • le suivi de la stabilité financière et des travaux du Comité des services financiers (CSF)
  • la préparation des réunions internationales où l’Union européenne est représentée (Fonds monétaire inyernational, G7, G8, G20)
  • les questions de change ; le CEF est par exemple consulté avant des décisions concernant le mécanisme de change européen.
  • les questions liées à l’élargissement : des réunions semestrielles de « dialogue de haut niveau » sont organisées depuis 2001, entre l’UE et les pays candidats. Elles rassemblent les membres du CEF et leurs homologues des pays candidats, et permettent de faire le point sur les politiques menées par ces pays.
 

Composition du Comité économique et financier 

Le CEF est un cadre de dialogue entre le Conseil,  la Banque centrale européenne (BCE), les banques centrales nationales, et la Commission. Chaque État-membre désigne donc deux représentants titulaires, provenant respectivement de l’administration nationale (Ministère des finances, le plus souvent) et de la banque centrale nationale (BCN). Deux membres suppléants sont désignés selon la même répartition (administration et BCN). La Commission et la BCE désignent également deux représentants titulaires et deux suppléants. Les suppléants siègent au sein du Comité économique et financier suppléants généralement organisé en amont du CEF. Compte tenu de l'importance de cette mission, les membres du comité et leurs suppléants sont choisis parmi des experts ayant des compétences exceptionnelles dans le domaine économique et financier. Les deux membres désignés par les États membres sont choisis parmi des hauts fonctionnaires de l'administration (niveau ministériel) et de la banque.

Le CEF et le CEF au niveau des suppléants se réunissent en format « Union européenne » ou en format « zone euro » en fonction de la nature des sujets devant être discutés par les ministres, respectivement en Eurogroupe ou en Conseil ECOFIN. Les BCN ne sont pas représentées dans les réunions en format « zone euro », qui réunissent outre les États membres, la Commission et la BCE.

Le CEF élit son président, sur propositions nationales conjointes Trésor/BCN, à la majorité simple de ses membres, pour une période de deux ans renouvelables. Le Président doit être choisi parmi les représentants titulaires des administrations nationales (Ministère des Finances). Depuis une décision des chefs d’États et de gouvernement de la zone euro du 26 octobre 2011, la présidence de l’EWG et du CEF doit être assurée à temps plein. Le président élu par les ministres en décembre 2011 est Thomas Wieser, ancien directeur du Trésor autrichien.

Organisation et fonctionnement du Comité économique et financier

Depuis la révision des statuts de juin 2003, le CEF se réunit avec les représentants des banque centrale nationale (BCN) en « CEF plénier », lorsque sont prévus à l’ordre du jour un tour d’horizon sur la situation économique, des questions de stabilité financière ou des questions relatives au Fonds monétaire international (FMI). Ces trois sujets ont été spécifiquement reconnus comme nécessitant la présence et l’expertise des BCN.

Les autres réunions du CEF sont tenues sans les représentants des BCN, en « CEF restreint ». Les représentants d’une BCN peuvent cependant assister aux discussions sur le programme de stabilité ou de convergence de leur pays, ainsi qu’aux discussions sur les procédures de déficit excessif à son encontre. Le CEF se réunit en format spécifique « Table de Stabilité Financière» deux fois par an. Sa composition est alors celle d’un CEF plénier « élargi » à des personnalités non-membres, tel que les présidents des autorités de supervision européennes et le Conseil européen de stabilité financière.  

Les avis et rapports du CEF sont adoptés, en réunion ou par procédure écrite, en général par consensus. Lors d’un vote, chaque membre titulaire (ou, en son absence, son suppléant) dispose normalement d’une voix. Cependant, lorsque les avis du CEF portent sur des questions pouvant donner lieu par la suite à une décision de l’ECOFIN, les représentants des banques centrales et de la Commission ne prennent pas part au vote.

Le Secrétariat du CEF/EWG est commun à celui du Comité de politique économique.

La direction générale du Trésor est représentée au CEF et à l’EWG par :
Ramon Fernandez, directeur général du Trésor
Anne Le Lorier, sous gouverneur de la Banque de France
Suppléants : Sandrine Gaudin, sous directrice Europe à la direction générale du Trésor et Bruno Cabrillac, directeur des études et des relations internationales et européennes à la Banque de France

Source : https://www.tresor.economie.gouv.fr/comite-economique-et-financier

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 09:44

La dégradation rapide de la situation économique, sociale et politique de l'Union européenne, comme d'ailleurs celle de la situation économique et politique de la France, n'est pas le résultat d'un cataclysme survenu brutalement, sans que l'on ne puisse rien anticiper ni prévenir !

Elle est, elles sont, le résultat d'une succession de décisions et de 'non décisions', politiques, institutionnelles, économiques et stratégiques voulues, décidées et organisées qui se sont étalées sur près de trente années !

Or ces décisions comme ces 'non décision's ont été le fait d'une multitude d''élites' politiques, technocratiques et économiques et de 'stratèges' qui disposaient des éléments d'analyse, des alertes et des leviers nécessaires pour intervenir en anticipation de la série de crises politiques et systémiques qui ont conduit à cette situation catastrophique !

A l'exception de rares individualités qui ont eu le courage et les qualités requises pour mener leur action contre ventes et marées (et notamment le Commissaire Michel Barnier : cf. notamment à son égard La réglementation européenne à l'égard des risques attachés à la spéculation financière !), ces individualités, ces cercles, ces clubs, ces réseaux, ces comités, ces idéologues 'hors sol',  n'ont été en capacité d'agir ou de ne pas agir que parce qu'ils ont fait l'objet de nominations dans les fonctions les plus stratégiques de l'Union (comme de la France) dont tout le monde sent bien, peu ou prou, aujourd'hui, qu'elles s'inscrivaient dans un agenda et une planification ne devant rien au hasard ! 

La question se pose alors du pourquoi ?

Chacun y apportera sa propre réponse !

En ce qui me concerne, la réponse réside dans ma lecture de cet agenda transatlantique, pour ne pas dire occidental (tellement ce terme est lourd de conotations sectaires qui rendent compte d'un aveuglement sur ce qu'est au fond la flèche de l'Histoire de l'Humanité) qui inhibe toute tentative d'affirmation d'une identité européenne, sinon d'émancipation d'un projet politique européen, par rapport à un projet d'une toute autre nature !

Ne leurrons pas les citoyens européens avec des promesses qui ne seront pas nécessairement tenues ! Et exigeons que leur soient clarifiés les enjeux des nominations clés à venir !

Plus que jamais, Ce dont l'Union européenne a le plus besoin aujourd'hui, c'est d'une vision stratégique de sa véritable place comme acteur global dans le monde !

Osons l'Europe ! Mais en empruntant une voie réellement pragmatique et utile ! Une voie qui redonne à l'homme la place qu'il a perdue !   

La démocratie européenne ne résistera aux chocs de la globalisation qu'au prix de profondes réformes au sein même des Etats européens ! (1) - nouvelle édition -

La démocratie européenne ne résistera aux chocs de la globalisation qu'au prix de profondes réformes au sein même des Etats européens ! (2) - nouvelle édition -

Voir également :

 * La BCE défend sa politique

 * Et si A. Merkel et N. Sarkozy agissaient en fait pour mettre un terme à l'UEM telle qu'elle existe ! - nouvelle édition -

 * De l'économie de l'insécurité ! (nouvelle édition)

 * De l'insécurité politique face à la crise !

* La gouvernance de l’UE à l’épreuve des économies émergentes, par Elvire Fabry (Notre Europe)

 * La gouvernance mondiale est-elle au service de l’intérêt général global ? par Joseph Stiglitz - nouvelle édition -

 * «Des valeurs partagées pour une nouvelle réalité» : thème de l'édition 2011 du Forum économique mondial

 * Gouvernance mondiale : s'attaquer au terrain des valeurs (Tribune par Pascal Lamy - Notre Europe - Institut Jacques Delors )

 * Pour une gouvernance mondiale hybride : des principes pour l'action ! (nouvelle édition)

 * Gouverner aujourd'hui ? (Ramses 2013)

* Est-il possible de démontrer le caractère vrai ou faux des théories conspirationnistes ?

*  Incohérence stratégique : les dirigeants français - et européens - persistent et signent ! (suite)

 * Le Parti populaire européen (PPE) prône l'accélération du Partenariat transatlantique

 

 

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 18:16
Le ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget, a présenté une communication relative à la situation économique.

L’environnement international de la France semble marqué par un double mouvement de reprise des économies avancées et de ralentissement des économies émergentes. De nombreuses économies émergentes ont en effet souffert d’une hausse de la volatilité des flux de capitaux au cours des derniers mois. Les évolutions récentes en Chine confirment un ralentissement de l’activité, en particulier dans le secteur manufacturier, dans un contexte de décélération du crédit et des prix de l’immobilier. Les incertitudes entourant la situation en Ukraine et la détérioration des relations entre l’Europe et la Russie pèsent par ailleurs sur les perspectives économiques : la relative interdépendance des économies, ainsi que les liens financiers entre les Etats en cause laissent craindre des effets négatifs sur l’activité dans les deux régions en cas d’accentuation des tensions.

A l’inverse, la reprise se consolide dans les économies avancées. L’économie américaine retrouve peu à peu son dynamisme, après un début d’année marqué par les conditions climatiques difficiles. La croissance au Royaume-Uni demeure soutenue grâce au dynamisme du crédit et de la demande des ménages. Dans la zone euro aussi, la reprise économique se poursuit, comme en témoignent les derniers indicateurs d’activité (indices PMI de l’institut Markit, indice de l’institut allemand de conjoncture IFO) qui se maintiennent à des niveaux relativement élevés. La zone euro bénéficie d’une atténuation de la consolidation budgétaire, qui semble compenser à ce stade les effets de l’appréciation de l’euro, qui a atteint la semaine dernière 1,39 $/€, son plus haut niveau depuis 2011. Les risques les plus immédiats dans la zone euro sont à relier à la faiblesse de l’inflation totale, qui rend plus difficile la résorption des déséquilibres de compétitivité et des finances publiques, et à la persistance d’une certaine fragmentation financière au sein de l’union monétaire, qui devrait cependant se réduire avec la mise en œuvre de l’union bancaire.

L’activité économique en France donne également des signes de reprise de plus en plus tangibles. Selon les enquêtes de conjoncture de l’Insee, l’indice du climat des affaires global en France progresse légèrement en mars. Dans l’industrie, les carnets de commande étrangers retrouvent leur niveau de début 2012, et les perspectives de production se redressent. C’est le signe que les mesures en faveur de la compétitivité commencent à porter leurs fruits et permettent aux entreprises françaises de bénéficier du début de reprise en cours chez les partenaires de la France, notamment de la zone euro. Ces évolutions confortent les indicateurs d’activité PMI de l’institut Markit, selon lesquels le secteur privé en France aurait connu en mars 2014 sa plus forte croissance depuis août 2011. La croissance devrait encore connaître quelques à-coups au cours de l’année 2014, comme souvent en période de reprise, mais le changement de tendance se confirme. Le redressement de la compétitivité des entreprises est la clé d’une reprise durable de la croissance, riche en emplois. C’est le sens du Pacte de Responsabilité proposé par le Président de la République aux forces vives du pays.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 11:39

Le Comité des représentants permanents a approuvé ce jour, au nom du Conseil, un compromis dégagé avec le Parlement européen sur un règlement établissant un mécanisme de résolution unique des défaillances bancaires. 
Le Parlement peut ainsi approuver le texte en première lecture1 avant de clôturer sa session en vue des élections du mois de mai. Le Conseil prévoit d'adopter ensuite le règlement sans autre débat. 
La création d'un mécanisme de résolution unique (MRU) – comportant un organe 
décisionnel central et un fonds de résolution unique – permettra de faire en sorte que, dans l'ensemble des États membres participants, les décisions de résolution soient prises de façon coordonnée et effective, de manière à réduire au minimum les effets négatifs sur la stabilité financière et à réduire la dépendance des banques à l'égard de la qualité de crédit des emprunteurs souverains. 
L'objectif est de garantir la résolution ordonnée des défaillances bancaires sans recourir à l'argent du contribuable. Cela impliquera à la fois un recours systématique au renflouement interne des actionnaires et des créanciers, conformément à la directive relative au redressement des banques et à la résolution de leurs défaillances approuvée en décembre, et le recours éventuel à un fonds unique intégralement financé par les banques. 

Le mécanisme de résolution unique constituera l'un des éléments fondamentaux de l'union bancaire européenne, avec le mécanisme de surveillance unique (MSU), qui est entré en vigueur en novembre dernier2 . Il concernera toutes les banques établies dans la zone euro et dans les autres États membres qui décident de participer. 

...

Voir la suite : http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_Data/docs/pressdata/fr/ecofin/142012.pdf 
 

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:30

Les dispositions actuelles des traités rendent possible l'établissement d'un cadre de décision autonome pour l'Eurozone au moyen de l'instrument de coopération renforcée.

Pour en savoir plus à cet égard, voir les différents articles des rubriques intitulées :

* 'ECOFIN, UEM et semestre européen' : http://www.regards-citoyens.com/tag/ECOFIN%20-%20UEM%20et%20semestre%20européen/

* 'Euro, monnaies et enjeux monétaires' : http://regards-citoyens-europe.over-blog.com/2014/03/mieux-comprendre-les-enjeux-et-les-mecanismes-monetaires.html

Et plus particulièrement, les articles suivants :

* Gouvernance de la zone euro : http://www.regards-citoyens.com/article-gouvernance-de-la-zone-euro-112434308.html

* "No monetary union without a political union" : http://www.regards-citoyens.com/article-no-monetary-union-without-a-political-union-114257036.html

* Trois évolutions de l'UEM qu'il faut opérer sans délai ! http://www.regards-citoyens.com/article-les-trois-principales-evolutions-de-l-uem-qu-il-aurait-fallu-operer-115525970.html

* De la modification des Traités dans le champ monétaire ! : http://www.regards-citoyens.com/article-de-la-modification-des-traites-dans-le-champ-monetaire47537689.html  

ainsi que les articles figurant dans celui intitulé : Rappel de quelques articles phares relatifs à l'Union économique et monétaire (UEM) : http://www.regards-citoyens.com/article-rappel-de-quelques-articles-phares-relatifs-a-l-union-economique-et-monetaire-117503966.html  

    

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:19

LES HAUTES PARTIES CONTRACTANTES,

DÉSIREUSES de favoriser les conditions d'une croissance économique plus forte dans l'Union européenne et, à cette fin, de développer une coordination sans cesse plus étroite des politiques économiques dans la zone euro ;

CONSCIENTES de la nécessité de prévoir des dispositions particulières pour un dialogue renforcé entre les États membres dont la monnaie est l'euro, en attendant que l'euro devienne la monnaie de tous les États membres de l'Union,

SONT CONVENUES des dispositions ci-après, qui sont annexées au traité sur l'Union européenne et au traité sur le fonctionnement de l'Union européenne :

Article premier

Les ministres des États membres dont la monnaie est l'euro se réunissent entre eux de façon informelle.

Ces réunions ont lieu, en tant que de besoin, pour discuter de questions liées aux responsabilités spécifiques qu'ils partagent en matière de monnaie unique. La Commission participe aux réunions. La Banque centrale européenne est invitée à prendre part à ces réunions, qui sont préparées par les représentants des ministres chargés des finances des États membres dont la monnaie est l'euro et de la Commission.

Article 2

Les ministres des États membres dont la monnaie est l'euro élisent un président pour deux ans et demi, à la majorité de ces États membres.

 

 

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:15

LES HAUTES PARTIES CONTRACTANTES,

DÉSIREUSES de fixer les modalités des critères de convergence qui doivent guider l'Union dans les décisions de mettre fin aux dérogations des États membres faisant l'objet d'une dérogation visées à l'article 140, du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne,

SONT CONVENUES des dispositions ci-après, qui sont annexées au traité sur l'Union européenne et au traité sur le fonctionnement de l'Union européenne:

Article premier

Le critère de stabilité des prix, visé à l'article 140, paragraphe 1, premier tiret, du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, signifie qu'un État membre a un degré de stabilité des prix durable et un taux d'inflation moyen, observé au cours d'une période d'un an avant l'examen, qui ne dépasse pas de plus de 1,5 % celui des trois États membres, au plus, présentant les meilleurs résultats en matière de stabilité des prix. L'inflation est calculée au moyen de l'indice des prix à la consommation sur une base comparable, compte tenu des différences dans les définitions nationales.

Article 2

Le critère de situation des finances publiques, visé à l'article 140, paragraphe 1, deuxième tiret, dudit traité, signifie qu'un État membre ne fait pas l'objet, au moment de l'examen, d'une décision du Conseil visée à l'article 126, paragraphe 6, dudit traité concernant l'existence d'un déficit excessif dans l'État membre concerné.

Article 3

Le critère de participation au mécanisme de change du système monétaire européen, visé à l'article 140, paragraphe 1, troisième tiret, dudit traité, signifie qu'un État membre a respecté les marges normales de fluctuation prévues par le mécanisme de change du système monétaire européen sans connaître de tensions graves pendant au moins les deux dernières années précédant l'examen.

Notamment, l'État membre n'a, de sa propre initiative, pas dévalué le taux central bilatéral de sa monnaie par rapport à l'euro pendant la même période.

Article 4

Le critère de convergence des taux d'intérêt, visé à l'article 140, paragraphe 1, quatrième tiret, dudit traité, au cours d'une période d'un an précédant l'examen, signifie qu'un État membre a eu un taux d'intérêt nominal moyen à long terme qui n'excède pas de plus de 2 % celui des trois États membres, au plus, présentant les meilleurs résultats en matière de stabilité des prix. Les taux d'intérêt sont calculés sur la base d'obligations d'État à long terme ou de titres comparables, compte tenu des différences dans les définitions nationales.

Article 5

Les données statistiques utilisées pour l'application du présent protocole sont fournies par la Commission.

Article 6

Le Conseil, statuant à l'unanimité, sur proposition de la Commission et après consultation du Parlement européen, de la BCE, ainsi que du comité économique et financier, adopte les dispositions appropriées pour préciser de manière détaillée les critères de convergence visés à l'article 140 dudit traité, qui remplacent alors le présent protocole.

 

 

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:10

LES HAUTES PARTIES CONTRACTANTES,

DÉSIREUSES de fixer les modalités de la procédure concernant les déficits excessifs visés à l'article 126 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne,

SONT CONVENUES des dispositions ci-après, qui sont annexées au traité sur l'Union européenne et au traité sur le fonctionnement de l'Union européenne :

Article premier

Les valeurs de référence visées à l'article 126, paragraphe 2, du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne sont les suivantes :

 — 3 % pour le rapport entre le déficit public prévu ou effectif et le produit intérieur brut aux prix du marché;

 — 60 % pour le rapport entre la dette publique et le produit intérieur brut aux prix du marché.

Article 2

À l'article 126 dudit traité et dans le présent protocole, on entend par :

 — public : ce qui est relatif au gouvernement général, c'est-à-dire les administrations centrales, les autorités régionales ou locales et les fonds de sécurité sociale, à l'exclusion des opérations commerciales, telles que définies dans le système européen de comptes économiques intégrés ;

 — déficit : le besoin net de financement, tel que défini dans le système européen de comptes économiques intégrés ;

 — investissement : la formation brute de capital fixe, telle que définie dans le système européen de comptes économiques intégrés ;

 — dette : le total des dettes brutes, à leur valeur nominale, en cours à la fin de l'année et consolidées à l'intérieur des secteurs du gouvernement général tel qu'il est défini au premier tiret.

Article 3

En vue d'assurer l'efficacité de la procédure concernant les déficits excessifs, les gouvernements des États membres sont responsables, aux termes de la présente procédure, des déficits du gouvernement général tel qu'il est défini à l'article 2, premier tiret. Les États membres veillent à ce que les procédures nationales en matière budgétaire leur permettent de remplir les obligations qui leur incombent dans ce domaine en vertu des traités. Les États membres notifient rapidement et régulièrement à la Commission leurs déficits prévus et effectifs ainsi que le niveau de leur dette.

Article 4

Les données statistiques utilisées pour l'application du présent protocole sont fournies par la Commission.

 

 

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 12:45

Le passage du taux de dépôt de la Banque centrale européenne en territoire négatif est "une option tout à fait imaginable" a déclaré Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE. Ces propos ont entraîné un affaiblissement de l'euro.

Un taux de dépôt négatif est une "option tout à fait imaginable". Ces propos, signés Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE) ont immédiatement accéléré la chute de l'euro mercredi. L'information avait pourtant déjà filtré depuis novembre dernier, lorsque l'agence Bloomberg avait révélé les réflexions de la BCE sur le sujet.

"C'est quelque chose que nous envisageons très sérieusement", a même expliqué le Français, avant de préciser qu'il ne fallait toutefois "pas trop en attendre". Le taux de dépôt négatif est pourtant présenté depuis des mois comme une éventualité par le président de la BCE, Mario Draghi, pour lutter contre la faiblesse de l'inflation et du crédit en zone euro.

Un moyen d'encourager la reprise du crédit

Ce serait, sur le plan théorique, un moyen d'assouplir un peu plus la politique monétaire de la banque centrale, alors que le principal taux directeur n'est déjà plus qu'à un quart de point de 0%, sans que cela ne soit suffisant pour faire repartir le crédit dans la zone euro. En témoigne la faiblesse de l'inflation.

Le taux de dépôt rémunère l'argent placé par les banques auprès de la banque centrale. Autrement dit, les liquidités que le système financier refuse d'utiliser immédiatement. Avec un taux de dépôt négatif, le placement de cet argent en sommeil dans les coffres de la banque centrale coûterait aux banques. Après avoir distribué de l'argent pas cher aux banques, la BCE chercherait ainsi désormais à les forcer à le prêter afin de faire repartir le crédit et donc l'inflation. L'effet dépréciatif sur l'euro serait lui aussi de nature à favoriser l'inflation en faisant augmenter le coût des importations.

Doutes sur l'efficacité

Mais les sommes déposées à la BCE, environ 43 milliards d'euros, ne sont pas assez importantes pour faire repartir le crédit au niveau de la zone euro. Par ailleurs, il n'est pas évident que ces sommes seraient forcément allouées au crédit pour alimenter l'économie réelle. Elles pourraient tout aussi bien servir à reconstituer des fonds propres, ou à être placées sur les marchés obligataires par exemple.

Source : http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20140212trib000815051/bce-un-taux-de-depot-negatif-est-tout-a-fait-imaginable-benoit-coeure.html

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