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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:11

Roger Godino et Fabien Verdier estiment que la dynamique européenne ne pourra être relancée qu'en franchissant le pas fédéral et donc en instituant une Fédération européenne. Celle-ci serait établie par un traité international signé initialement par 6-7 pays (Allemagne, France, Belgique, Pays-Bas, Italie, Espagne et peut-être Pologne). Cette Fédération européenne serait dotée d'une gouvernance efficace et d'un réel contrôle démocratique.

Selon les deux auteurs, il s'agit du seul moyen de lancer une importante initiative de croissance permettant une nouvelle dynamique industrielle en Europe et d'apporter à l'euro la consolidation politique qui lui manque.

Ce Policy paper s'articule autour de 6 éléments :

1. L'Europe, l'Allemagne et la France
2. L'idée européenne : de l'Europe des 28 à la Fédération européenne
3. L'organisation institutionnelle de la Fédération européenne
4. Une initiative européenne de croissance pour la Fédération européenne
5. Une harmonisation fiscale pour la Fédération européenne
6. Projet de Traité constitutif de la Fédération européenne

Texte intégral   

Source : http://www.notre-europe.eu/011-17713-Vers-une-federation-europeenne.html

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 09:35

Notre Europe – Institut Jacques Delors et la Fondation Calouste Gulbenkian ont organisé le 3 décembre 2013 un séminaire d’experts sur « Quelle Europe sociale après la crise ? ».

Cette synthèse présente les principales idées qui ont été présentées et débattues au cours de cet évènement. Le texte est structuré en six parties :

  1. La place de l’Europe sociale dans le projet d’intégration européenne
  2. L’action de l’UE dans le domaine social : de la « hard law » à la « soft law »
  3. Un ensemble d’initiatives pour l’emploi en Europe
  4. Accroître l’investissement social en temps de restrictions budgétaires
  5. Doter l’UEM d’une dimension sociale
  6. Le dialogue social à l’épreuve

Ce séminaire a été introduit par Isabel Mota, membre du Conseil d’administration de la Fondation Calouste Gulbenkian.

Le premier panel, présidé par David Natali, chercheur sénior à l’OSE, a porté sur « La nouvelle gouvernance économique européenne : quelles conséquences pour les politiques sociales et de l’emploi nationales ainsi que pour le rôle les partenaires sociaux ? » et a compté sur les interventions d’Andrée Debrulle (membre du syndicat belge CSC), José Silva Peneda (président du Conseil économique et social du Portugal), Sotiria Theodoropoulou (chercheur sénior à l’ETUI) et Frank Vandenbroucke (ancien ministre des affaires sociales et de l’emploi belge).

Le deuxième panel, présidé par Sofia Fernandes, chercheur sénior à NE-IJD, a été consacré au thème « Quelles initiatives sociales pour l’Europe ? » et a inclus les intervenants suivants : Pervenche Berès (présidente de la commission de l’emploi et des affaires sociales du PE), Anton Hemerijck (doyen et vice-recteur de la faculté des sciences sociales à l’Université VU d’Amsterdam), Catarina Tavares (secrétaire internationale du syndicat portugais UGT) et Laurence Weerts (membre du cabinet du commissaire à l’emploi, aux affaires sociales et à l’inclusion).

Le séminaire s’est conclu par une présentation et un échange avec László Andor, membre de la Commission européenne responsable de l’emploi, des affaires sociales et de l’inclusion.

Texte intégral

 

Source : http://www.notre-europe.eu/011-17681-Quelle-Europe-sociale-apres-la-crise.html

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 16:32
Notre Europe - Institut Jacques Delors publie la version française d'une tribune sur la crise de la zone euro co-signée par 11 experts allemands regroupés dans le Glienicker Group, s'inquiétant de l'attentisme de leur pays et formulant des recommandations ambitieuses en matière économique, sociale et politique.  
Les membres du groupe sont  :  
- Armin von Bogdandy, Directeur, Institut Max Planck de droit international public et comparé;
- Christian Calliess, Professeur de droit public et de droit européen, Université Libre de Berlin ;  

Henrik Enderlein, professeur à la Hertie School of Governance et chercheur associé à Notre Europe - Institut Jacques Delors

- Marcel Fratzscher, Président, Deutsches Institut für Wirtschaftsforschung (DIW), Professeur à la Humboldt-Universität à Berlin;
- Clemens Fuest, Président du Zentrum für Europäische Wirtschaftsforschung (ZEW), Professeur à l’Université de Mannheim;
- Franz C. Mayer, Professeur de droit public et de droit européen, Université de Bielefeld;
- Daniela Schwarzer, directrice du département Intégration européenne au SWP et membre de notre conseil d'administration
- Maximilian Steinbeis, Fondateur du blog juridique Verfassungsblog“;
- Constanze Stelzenmüller, Senior Transatlantic Fellow, German Marshall Fund of the United States, Berlin;
- Jakob von Weizsäcker, Directeur général du département affaires économiques au Ministère des affaires économiques de Thuringe;
- Guntram Wolff, Directeur de Bruegel, Bruxelles

Cette Tribune est la version française d'un texte publié en Allemand par le SWP et en anglais par Bruegel
 
Cet article a été publié une première fois sur ce blog le 3 novembre 2013.
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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 12:55



Comme souvent, Sauvons l'Europe et Regards-citoyens.com relaient ici une prise de position claire et importante de Jacques Delors et de l’ensemble de Notre Europe.

Les élections européennes des 22-25 mai 2014 constituent un rendez-vous majeur, à la mesure de la crise multiforme que traverse la construction européenne. Ce grand rendez-vous démocratique doit nous inciter à relever trois défis politiques complémentaires, via des propositions rappelant le sens de l’UE, parachevant la zone euro et alimentant une confrontation partisane ouverte et résolue.

1. Re-positiver la « Grande Europe »
Le surcroît d’attention récemment accordé à la crise de la zone euro ne doit pas faire oublier que les prochaines élections européennes concernent la « Grande Europe » (c’est-à-dire l’Union européenne à 28) : c’est à cette échelle-là que nos pays et concitoyens, unis dans la diversité mais désormais réconciliés, doivent écrire les nouvelles pages de leur aventure communautaire.

La « Grande Europe », c’est plus que jamais la bonne échelle pour affirmer le rôle accru de l’UE dans la mondialisation, que la plupart de ses peuples souhaite renforcer, bien conscients que l’union fait la force. L’UE s’est déjà dotée de politiques d’élargissement et d’aide extérieure qui seront mises en débat à l’occasion de la prochaine campagne électorale. Il en sera de même de la politique commerciale, en ces temps de négociations transatlantiques, des efforts européens visant à mieux réguler la « finance folle », qu’il faut amplifier, ainsi que des balbutiements de l’UE en matière migratoire. L’engagement diplomatique et militaire des Européens doit enfin être renforcé, au moins dans leur voisinage proche, y compris sur la base de coopérations restreintes.

La « Grande Europe », c’est aussi l’horizon pertinent pour poursuivre les efforts engagés en matière de protection de l’environnement et de climat, ainsi que pour encourager les processus de transition énergétique. C’est tout le sens du projet de « Communauté européenne de l’énergie » que nous promouvons, afin de répondre à des aspirations prioritaires pour les citoyens et les États de l’UE (compétitivité de l’industrie, sécurité d’approvisionnement, protection de l’environnement, etc.)

La « Grande Europe », c’est enfin le marché unique, qui peut encore être approfondi dans le domaine des services, de l’économie numérique et des grandes infrastructures, afin de créer davantage de croissance et d’emplois ; qui doit permettre une libre circulation des travailleurs à la fois plus fluide et mieux encadrée (en particulier en matière de détachement) ; et qui doit faire l’objet de davantage d’harmonisation sociale et fiscale, afin d’atténuer les tensions entre Ouest et Est ou centre et périphérie.

2. Parachever l’Union économique et monétaire

La crise a mis en évidence les failles liées au déséquilibre entre union monétaire et union économique, tout en faisait désormais apparaître la zone euro comme le creuset politique d’une intégration accrue, fondée sur des droits et devoirs spécifiques en termes de discipline et de solidarité. 

Il convient donc d’abord de poursuivre les actions de solidarité et de contrôle déjà engagées : mise en place d’une véritable « union bancaire », fondée sur une supervision européenne des banques, sur une contribution des acteurs financiers à leur propre sauvetage et sur une réduction des divergences des taux d’intérêt que doivent payer entreprises et ménages ; amélioration de la coordination européenne en matière de politiques économiques et sociales des États membres, afin de prévenir les excès et les dérives menaçant le fonctionnement de l’union monétaire, via des incitations financières accordées aux États membres engageant des réformes ; création de mécanismes d’assurance contra-cyclique sous différentes formes entre États de la zone euro ; mutualisation partielle de l’émission des dettes nationales face aux risques de crise systémique qui demeurent…

Parachever l’union économique et monétaire, c’est aussi lui donner une dimension sociale spécifique, en s’appuyant sur les partenaires sociaux, par exemple pour mieux organiser la libre circulation des travailleurs ou la prise en charge européenne des victimes des ajustements structurels, au premier chef les jeunes. C’est lui donner des moyens spécifiques de soutenir la croissance via des investissements massifs, tant pour accélérer la sortie de la grave crise économique et sociale actuelle, qui menace sa cohésion et son dynamisme, que pour mettre en place les conditions d’un développement humain écologiquement responsable.

Il faut enfin compléter la gouvernance de la zone euro en réunissant à nouveau sur une base régulière des « sommets de la zone euro », en dotant l’eurogroupe d’un président à plein temps, et en permettant aux parlementaires nationaux et européens de mieux exercer leurs pouvoirs de contrôle démocratique, à Bruxelles comme dans les capitales nationales.

3. Promouvoir la construction européenne sur la base d’alternatives claires

C’est en formulant un double agenda positif au niveau de l’UE et de la zone euro qu’il sera possible de donner tout son sens à la campagne électorale, qui se développera sur deux registres complémentaires.

Il s’agit tout d’abord de réaffirmer sa confiance dans la construction européenne, en valorisant les acquis fondamentaux que sont par exemple l’esprit de réconciliation et le principe de libre circulation. Les partis extrémistes entendent faire des prochaines élections une sorte de référendum pour ou contre l’UE ou l’euro, en tirant parti de la dégradation de son image engendrée par la crise et sa gestion. Refaisons inlassablement la preuve de l’Europe, avec résolution et ouverture d’esprit, sur la base d’une vision large des opportunités et menaces géopolitiques auxquelles elle fait face.

Les prochaines élections européennes doivent aussi permettre une confrontation partisane claire entre des approches différentes du fonctionnement, des politiques et de l’avenir de l’UE. Il s’agit de mettre en exergue les divergences qui séparent les conservateurs, les libéraux, les sociaux-démocrates, les écologistes, la gauche radicale et les autres forces politiques, et ainsi de permettre aux électeurs de départager leurs programmes pour l’UE à l’horizon 2020.

Dans cette perspective, il est bienvenu que les forces partisanes européennes soient en passe de désigner leurs candidats à la présidence de la Commission, afin de personnifier les enjeux du débat et du scrutin. C’est aussi parce que les Européens pourront mettre des visages sur les principales orientations de la construction européenne, mais aussi sur les clivages qui structurent la vie politique de l’UE, qu’ils pourront se saisir pleinement du grand rendez-vous démocratique du printemps prochain, en France comme en Europe. 

Aux urnes, chers concitoyens !

Par Jacques Delors Président fondateur de Notre Europe-Institut Jacques Delors, António Vitorino, Président de Notre Europe-Institut Jacques Delors, Pascal Lamy Président d’honneur de Notre Europe-Institut Jacques Delors, Yves Bertoncini Directeur de Notre Europe-Institut Jacques Delors et les 35 personnalités membres du Comité européen d’orientation de Notre Europe-Institut Jacques Delors qui ont cosignés cette déclaration

Source : http://www.notre-europe.eu/011-17333-Elections-europeennes-en-avant-toute.html

Voir cet article sur le site de Sauvons l'Europe : http://www.sauvonsleurope.eu/elections-europeennes-en-avant-toute/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=elections-europeennes-en-avant-toute

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 10:32

Jacques Delors, António Vitorino, Pascal Lamy, Yves Bertoncini et les participants de notre Comité européen d'orientation 2013 appellent à relever trois défis politiques complémentaires dans la perspective des élections européennes de mai 2014 :

1 - Re-positiver la "Grande Europe"
2 - Parachever l'Union économique et monétaire
3 - Promouvoir la construction européenne sur la base d'alternatives claires

Ils invitent leurs concitoyens européens à se rendre aux urnes au terme d'une déclaration finale intitulée : "Elections européennes : en avant, toute !"

Cette Tribune a été publiée dans la presse européenne par les titres suivants : Euractiv.com (UE), Le Figaro (France), Handelsblatt (Allemagne), La Libre Belgique (Belgique), Publico (Portugal), La Razon (Espagne), La Repubblica (Italie), Le Temps (Suisse) et To Vima (Grèce).
Texte intégral : elections2014-declarationceo2013ne-ijddec2013 elections2014-declarationceo2013ne-ijddec2013  
Voir également : emugreatereurope-delors-ne-jdi-june13 emugreatereurope-delors-ne-jdi-june13 ainsi que les pages de la rubrique EUROPE 2013
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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 14:25
Le débat sur l’Europe de la défense engagé par le Conseil Européen des 19 et 20 décembre 2013 offre l’opportunité de clarifier les principaux défis que devra relever l’Union Européenne à partir de trois séries de remarques formulées par Elvire Fabry et António Vitorino, qui invitent à :

1. Prendre la mesure du nouveau contexte stratégique ;
2. Passer de la sauvegarde des capacités militaires à l’engagement stratégique ;
3. Être audible sur l’usage de la force

L’ancienne dichotomie entre défense territoriale et interventions extérieures n’existe plus. Des défis allant de la lutte contre le terrorisme jusqu’à la sécurisation des voies maritimes peuvent justifier des interventions militaires extérieures. Pour éviter le risque de déclassement stratégique auquel les expose l'érosion de leurs capacités militaires, les Européens doivent s'engager à coopérer davantage.

Tout en évoquant les domaines dans lesquels plus de différenciation est nécessaire pour permettre une mise à niveau des capacités militaires, Elvire Fabry et Antonio Vitorino appellent les chefs d'Etats et de gouvernement à clarifier les intérêts stratégiques communs des Vingt-Huit et le rôle de l'usage de la force, notamment via une actualisation de la Stratégie européenne de sécurité.
 
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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 15:26
Le débat sur l’Europe de la défense engagé par le Conseil Européen des 19 et 20 décembre 2013 offre l’opportunité de clarifier les principaux défis que devra relever l’Union Européenne à partir de trois séries de remarques formulées par Elvire Fabry et António Vitorino, qui invitent à :

1. Prendre la mesure du nouveau contexte stratégique ;
2. Passer de la sauvegarde des capacités militaires à l’engagement stratégique ;
3. Être audible sur l’usage de la force

L’ancienne dichotomie entre défense territoriale et interventions extérieures n’existe plus. Des défis allant de la lutte contre le terrorisme jusqu’à la sécurisation des voies maritimes peuvent justifier des interventions militaires extérieures. Pour éviter le risque de déclassement stratégique auquel les expose l'érosion de leurs capacités militaires, les Européens doivent s'engager à coopérer davantage.

Tout en évoquant les domaines dans lesquels plus de différenciation est nécessaire pour permettre une mise à niveau des capacités militaires, Elvire Fabry et Antonio Vitorino appellent les chefs d'Etats et de gouvernement à clarifier les intérêts stratégiques communs des Vingt-Huit et le rôle de l'usage de la force, notamment via une actualisation de la Stratégie européenne de sécurité.
Voir le texte intégral : europensusageforcevitorinofabryne-ijddec2013 europensusageforcevitorinofabryne-ijddec2013  

Source : http://www.notre-europe.eu/011-17379-Les-europeens-face-a-l-usage-de-la-force.html

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 15:24

Ce Policy paper de Bertrand de Largentaye revient sur les enjeux et perspectives de l'accord de libre-échange en discussion entre les États-Unis et l'Union Européenne.

La négociation visant à créer une zone de libre-échange entre les États-Unis (US) et l’Union Européenne (UE) a commencé en juillet 2013. Deux objectifs économiques prévalent : chercher un second souffle économique pour sortir de la crise et contourner l’obstacle du blocage des négociations multilatérales de Doha. L’enjeu central concerne les barrières non tarifaires, essentiellement règlementaires.

Avant de s’interroger sur les contours de la négociation à venir, ce Policy paper plante le décor en dressant un état des lieux des principaux enjeux. Il porte ensuite quelques appréciations critiques sur les perspectives ouvertes par le partenariat, pour conclure sous forme de scénarios et de recommandations.

 

Voir le document : zonelibreechangetransatlantiquelargentayene-ijdoct2013 zonelibreechangetransatlantiquelargentayene-ijdoct2013

 

Source : http://www.notre-europe.eu/011020-545-Consulter-la-newsletter.html

 

Voir également :

 * The role of the EU in promoting a broader transatlantic partnership       

 *   EU-U.S. Security Stratégies comparative scenarios and recommendations       

 * Le nouveau machin transatlantique (Sauvons l'Europe)

 * Travaux autour du mandat de négociation en vue d'un accord commercial UE-USA     

  * Jusqu'à quel niveau d'intégration l'agenda transatlantique nous entraînera-t-il, sans aucun débat démocratique ?

  * Ce dont l'Union européenne a le plus besoin aujourd'hui, c'est d'une vision stratégique de sa véritable place comme acteur global dans le monde  

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 16:59

L’édition 2012 du Forum européen des think tanks organisé par Notre Europe – Institut Jacques Delors à Berlin les 26 et 27 juin, en partenariat avec la Stiftung Wissenschaft und Politik (SWP) et l’Agence Europe (voir programme pages 12-13), a dressé un état des lieux de l’influence européenne face à la transformation des dynamiques de pouvoir engendrées par les nouvelles puissances économiques. 

Les Européens anticipent-ils correctement l’impact négatif de la crise de la zone euro et de la stagnation économique sur l’influence internationale de l’Union européenne ? Ont-ils conscience du risque de marginalisation qui les guette sur la scène internationale ? Les futures conséquences de cette éventuelle perte d’influence ont-elles été suffisamment prises en compte dans les politiques pour préparer un rebond stratégique ?

Résumé de la synthèse : Tous les efforts européens sont concentrés sur la sortie de la crise de la zone euro. Mais le sentiment d’une perte de crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale incite à s’interroger sur l’état de l’influence européenne et le risque d’une marginalisation progressive des Européens dans un monde multipolaire. Face aux nouvelles logiques de pouvoir adoptées par les économies émergentes, les Européens ont besoin d’une vision plus claire de leurs intérêts et du rôle qu’ils veulent faire jouer à l’UE à moyen et long terme. Dans le contexte de dette souveraine des États membres, cela passe par une hiérarchisation des priorités de l’action extérieure européenne, que ce soit en procédant à une meilleure évaluation des domaines dans lesquelles l’UE a une réelle valeur ajoutée ou en se concentrant sur le voisinage proche. Cette nouvelle approche stratégique doit veiller à mieux articuler les différents instruments d’action extérieure de l’UE, en prenant appui sur une vision moins euro-centrée de la mondialisation et une approche moins condescendante de la politique de voisinage. L’UE sera innovante si elle change de paradigme et met en oeuvre une stratégie d’influence qui, sans renoncer à ses exigences normatives, cherche moins à imposer ses propres objectifs qu’à impliquer des acteurs régionaux plus ou moins proches dans de réels partenariats stratégiques.

Voir la synthèse : influenceeuropeennesynthesene-ijdoct12 influenceeuropeennesynthesene-ijdoct12

Voir également :

L'Union européenne confrontée à sa perte de crédibilité et d'influence 

L'Union européenne est-elle encore une puissance normative crédible ?   

* Penser la stratégie signifie aujourd'hui penser et agir de manière à la fois globale et systémique

* Bâtir une défense commune pour assurer l’autonomie politique et stratégique de l’Union européenne ! Du constat d’absence d’un tel projet politique dans l’agenda européen !

Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la nécessité et de l'urgence (1) ; Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la nécessité et de l'urgence (2) 

 * Future Global Shocks (OECD) ; Global Risks Report 2013 ;

 

 

 

 

 

gique ? Résumé : T

 

 

 

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 14:23
Depuis que le dernier Conseil européen a souligné la nécessité d’« étudier » la création d’une « capacité budgétaire appropriée » pour la zone euro, l’idée d’un budget de l’Union économique et monétaire gagne du terrain. Il semble donc particulièrement important, dans ce contexte, d’en analyser les modalités. 
Certaines questions, en l’occurrence, demeurent ouvertes concernant le rôle, le dessein et les caractéristiques d’un budget de l’UEM :

˗ Quel type de fonctions remplirait ce budget ?

˗ Quelle serait sa taille et comment serait-il financé ?

˗ Qui pourrait y participer ? Serait-il strictement réservé aux pays de la zone euro, ou bien ouvert à ceux qui comptent la rejoindre à terme, suivant en cela le modèle du pacte budgétaire (TSCG) ?

˗ Comporterait-il une capacité d’emprunt ?

˗ Dernier point, et non le moindre, à qui incomberait le contrôle démocratique de ce budget ?

Cette tribune d'Eulalia Rubio est tirée de son intervention au séminaire « The EU budget: a driving force for changing Europe? », organisé par Notre Europe – Institut Jacques Delors à Rome le 30 octobre 2012, en partenariat avec l’Istituto Affari Internazionali, le Centro Studi sul Federalismo et l’Institut für europäische Politik. Elle fournit quelques éléments de réponse à ces questions. L’argument de fond tient ici en peu de mots : la réponse à la première question, celle des fonctions, conditionne les autres. En d’autres termes, les différentes fonctions envisagées appellent des instruments budgétaires totalement distincts.

 

Texte intégral : budgeteurozone-rubio-ne-ijd-nov12 budgeteurozone-rubio-ne-ijd-nov12

 

Eulalia Rubio est diplômée d’une maitrise en Droit (Université Pompeu Fabra, Barcelone), d’une maitrise en Sciences Politiques (Université Autonome de Barcelone), et d’un doctorat en sciences politiques (Institut Universitaire Européen de Florence). Elle a soutenu sa thèse en 2007, sur le thème de l'impact des processus de restructuration territoriale sur les politiques régionales de l'emploi en Europe.

De 1998 à 2002 elle a été assistante de recherche à l’Université Pompeu Fabra, période pendant laquelle elle a participé à plusieurs recherches sur la reforme des systèmes de protection sociale en Europe et en Espagne, et elle a exercé en tant que professeur assistante pour les cours de sciences politiques, méthodologie de la recherche, analyse des politiques publiques et économie politique. Après avoir soutenu sa thèse et avant de rejoindre Notre Europe, elle a été professeure associée en politique comparée à l'Université Pompeu Fabra (2006/2007).


Source :  http://www.notre-europe.eu/011-14475-Budget-de-la-zone-euro-3-fonctions-3-instruments.html

 

 


 


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