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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 11:00

Noël, c’est l’Enfant-Dieu. Noël, c’est le Verbe incarné. Noël, c’est le Sauveur. Pour nous il s’est fait pauvre, Lui qui est riche[1]. Au commencement était le Verbe[2], et le Verbe était la lumière des hommes[3]. Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique[4]. Pauvreté, Lumière, Amour.

Noël, ce sont les Bergers, et, en eux, les Pauvres, et les plus pauvres d’entre les pauvres ;

Noël, ce sont les Anges, et, en eux, les Purs, et les plus purs d’entre les purs ;

Noël, ce sont les Mages, et, en eux, les Riches, et les plus riches d’entre les riches ;

Ceux qui ignorent ne rien avoir ; ceux qui n’ont que la transparence, ceux qui savent ne rien avoir. Pauvreté, Lumière, Amour.

.../...

Voir la suite de ce très beau texte :  http://www.salve-regina.com/salve/Le_Myst%C3%A8re_de_No%C3%ABl



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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 14:56

" La sauvegarde de notre monde humain n'est nulle part ailleurs que dans le coeur humain,

la pensée humaine, la responsabilité humaine."

(Vaclav Havel)

 

 

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 08:30

Le mystère du voile vaporeux qui enveloppe le sourire de Mona Lisa, le fameux «sfumato», aurait enfin été percé à jour. Selon une chercheuse du CNRS s'appuyant sur des travaux plus anciens, Léonard de Vinci a utilisé une technique de superposition de couches, dont un glacis inventé à l'époque par les Primitifs flamands.
La partie superficielle du tableau est une superposition de couches de «terre d'ombre», une ocre contenant un peu de manganèse, caractéristique d'un glacis, a analysé l'auteur de l'étude sur la technique utilisée par Léonard de Vinci, Mady Elias.
La seconde couche est «un mélange de 1% de vermillon et 99% de blanc de plomb, technique utilisée par tous les Italiens à l'époque», ajoute la chercheuse, qui souligne que son étude publiée par la revue Applied Optics représente «la seule démonstration scientifique de la composition» des peintures utilisées.
«Ce n'est plus une théorie, on est sûrs de ce que l'on a démontré, cela n'avait jamais été fait auparavant», ajoute-t-elle, en précisant que son analyse avait été réalisée sans toucher au tableau grâce à une caméra multi-spectrale.
La présence sur la Joconde d'un glacis - la superposition de couches d'un seul type de pigment en surface - est une révélation car cette technique était alors uniquement utilisée par des Primitifs flamands tels que Van Eyck et Van Der Weyden.
Cette technique aurait été diffusée en Italie par un contemporain de Vinci (1452-1519), le peintre italien Antonello Da Messina, à la suite d'un voyage dans le Nord de l'Europe.
D'autres spécialistes avaient tenté de percer le secret du «sfumato», dont Jacques Franck, peintre et historien d'art, connu également pour ses interventions lors des restaurations d'oeuvres de Lénord de Vinci, qui a réalisé des tableaux pointillistes reproduisant des portraits de ce dernier avec des touches allant au 1/30e ou au 1/40e de mm.

Dans les conférences comme dans les nombreux articles et oeuvres picturales qu'il a produits depuis plus de 20 ans, Jacques Franck, n'avait cessé de démontrer ce que la technique vient seulement de mettre en évidence, rencontrant alors l'hostilité de certains conservateurs, notamment au Louvre.

Je tiens à lui rendre un hommage particulier.

Voir aussi http://www.lumiere-technology.com/Pages/News/news.htm 

ainsi que

La pratique du «micro-divisionnisme» dans l’atelier de Léonard de Vinci, par Jacques Franck avec une introduction sur la nature de sa méthode de recherche par Ségolène Bergeon Langle, ex directrice des services de restauration des Peintures du Louvre et grande spécialiste des techniques picturales anciennes

(cf. AHAI_Bulletin20_FRANCK.pdf ou encore http://www.librairie-des-musees.fr/OuvrageFront/Detail.php?codeOuvrage=289&action=resume&gapiReferer=).

 

 

 

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Published by Patrice Cardot - dans Sociétés et Cultures
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 09:55

" Le risque est un besoin essentiel de l'âme. L'absence de risque suscite une espèce d'ennui qui paralyse autrement que la peur, mais presque autant. D'ailleurs il y a des situations qui, impliquant une angoisse diffuse sans risques précis, communiquent les deux maladies à la fois.
Le risque est un danger qui provoque une réaction réfléchie ; c'est-à-dire qu'il ne dépasse pas les ressources de l'âme au point de l'écraser sous la peur. Dans certains cas, il enferme une part de jeu ; dans d'autres cas, quand une obligation précise pousse l'homme à y faire face, il constitue le plus haut stimulant possible.

La protection des hommes contre la peur et la terreur n'implique pas la suppression du risque ; elle implique au contraire la présence permanente d'une certaine quantité de risque dans tous les aspects de la vie sociale ; car l'absence de risque affaiblit le courage au point de laisser l'âme, le cas échéant, sans la moindre protection intérieure contre la peur. Il faut seulement que le risque se présente dans des conditions telles qu'il ne se transforme pas en sentiment de fatalité ."

Passages tirés de l'oeuvre de Simone Weil intitulée "l'enracinement"

Pour mieux connaître cette Femme illustre, voir sur ce blog : Connaissez-vous Simone Weil ?

 

 

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 13:33

"Penser, ce n'est pas unifier, rendre familière l'apparence sous le visage d'un grand principe. Penser, c'est réapprendre à voir, diriger sa conscience, faire de chaque image un lieu privilégié."

(Albert Camus)

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 16:00

"Le mystère d'amour du Jeudi Saint rend forts ceux qui étaient faibles, audacieux les lâches, nobles les êtres vils, miséricordieux les implacables"

(François Mauriac)

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 10:06

Vaste sujet que celui qui consiste à proposer une définition de l'Ethique !

Aussi Regards-citoyens.com propose-t-il un tour d'horizon rapide de quelques essais de définition de cette notion dont l'usage se répand de plus en plus dans un monde qui semble pâtir d'une perte sensible de repères légitimes !

Service diocésain de la Pastorale Santé : " L'éthique est une discipline qui cherche à évaluer les conduites humaines par rapport à un système de valeurs, ou des exigences de respect, de promotion de l'humanité. L'éthique est une recherche de sens : Quel sens cette décision, cet acte a pour ma vie ? L'éthique a une dimension subjective, elle traite du "bon" ou du "mauvais" considérés comme valeurs relatives. Elle est fonction des situations, des personnes, des habitudes. Elle est centrée sur le sujet. L'éthique traite de situations singulières, concrètes, portées par une histoire et sa signification à un moment donné, dans un contexte spécifique. C'est pourquoi en éthique il n'y a jamais de réponse pré-établie, à chaque situation sa réponse propre: "qu'est-ce qui est le mieux pour cette personne en ce moment". Mais au nom de quoi va-t-on décider si tel acte est bon ou mauvais ? Les communautés Mondiale, Européenne, Française, se sont données des repères qui sont : des Déclarations, des Conventions, des Lois, des Chartes, des Codes de Déontologie. De même les grandes religions du monde donnent des repères. L'Éthique a pour centre de préoccupation : l'HOMME. Elle cherche en permanence ce qui est le meilleur pour la personne. "

Source : http://www.catholique95.com/sante/presentation.php?identifiant=509ethique

 Jean-Michel Cornu : " L’éthique se donne pour but de dire comment les hommes doivent se comporter. Elle vient du grec ethos qui signifie moeurs, habitudes. La morale vient du terme mores (moeurs en latin). Ce mot a souvent mauvaise presse, comme l’illustre la connotation négative de l’expression « faire la morale ». Elle peut être fondée par une religion, un système idéologique, mais aussi par un ensemble de choix rationnels basés sur la tradition ou la culture.

L’éthique et la morale recouvriraient donc des domaines similaires, l’utilisation du premier mot permettant de faire oublier la connotation « moralisatrice » du deuxième. Plus récemment, des auteurs ont utilisé les deux termes pour distinguer des approches différentes.

Edgar Morin utilise le terme « morale » « pour nous situer au niveau de la décision et de l’action des individus » alors que l’éthique s’intéresse à ce qui est bien pour un individu, une espèce ou une société. Pour Suzanne Rameix, « nous nous heurtons à des conflits de biens contradictoires : c’est entre plusieurs biens qu’il faut choisir, et non pas entre le bien et le mal […] Toutes ces questions conduisent à des conflits de devoir. » L’abandon de la notion de bien absolu conduit donc à des conflits dont la résolution – comme nous l’avons vu précédemment – nécessite une position qui fait appel à des capacités cognitives différentes, la pensée-2.

Une autre distinction intéressante peut se faire entre un ensemble de règles et de normes sociales propres à un groupe – appelé dans ce cas morale – et la réflexion consciente et critique à propos de la moralité des actions – appelée dans ce cas éthique. Lorsque cette approche est basée sur l’expérience du réel plutôt que sur les convictions et les idéologies, on parle d’éthique pragmatique.

Il existe enfin trois grands courants en tension :

L’éthique de la vertu ou de la grandeur morale recherche les actions qui rendent l’homme bon. Elle s’appuie sur la pensée d’Aristote qui est dominée par l’idée de finalité : le bien est la finalité ultime de l’univers. Il s’agit donc d’une approche individuelle, mais aussi d’une approche téléologique, c’est-à-dire qui s’attache à la finalité. Elle s’intéresse au caractère moral de l’homme.

Le conséquentialisme s’intéresse avant tout aux conséquences des actes. Une action moralement juste est donc une action dont les conséquences sont bonnes. Il s’agit donc également d’une démarche téléologique, qui ne s’occupe pas du caractère moral de l’homme mais qui cherche à maximiser le bien et le bonheur, ou à minimiser le mal et le malheur. Suivant le but poursuivi, il existe donc plusieurs formes de conséquentialisme :

- L’utilitarisme, développé par le philosophe britannique Jeremy Bentham, puis par John Stuart Mill, recherche le plus grand bonheur pour le plus grand nombre (principe d’utilité).

- L’égoïsme, qui est la recherche du plus grand bien pour soi-même, est également une forme de conséquentialisme. Il s’agit cependant d’une théorie descriptive, qui décrit ce qui est, plutôt que d’une théorie normative, qui indique ce qui doit être. Certains, comme la philosophe Ayn Rand, affirment que si chacun poursuit des buts égoïstes, il en résulte finalement les meilleures conséquences pour tout le monde. Mais l’utilitarisme et l’égoïsme se retrouvent opposés lorsqu’il y a conflit d’intérêts entre soi et le plus grand nombre. C’est ce que démontre, dans la théorie des jeux, le « dilemme du prisonnier » qui a été formalisé en 1950.

- L’éco-éthique considère que la vie s’évalue, elle-même, comme bonne, car elle est un système de résistance à la mort. Il faut donc minimiser les risques de disparition de l’humanité. Il s’agit d’un « conséquentialisme négatif » qui cherche non pas à promouvoir les bonnes conséquences, mais plutôt à réduire les mauvaises – par exemple, minimiser les souffrances plutôt que de maximiser les plaisirs. Le philosophe allemand Hans Jonas a ainsi proposé un « principe de responsabilité » qui a inspiré notre principe de précaution entériné, en 1992, dans la convention de Rio de Janeiro. Mais pour le Français Jean-Pierre Dupuy, philosophe des sciences, ce principe suppose que nous savons exploiter notre maîtrise technique de la Nature en nous fondant sur une rationalité morale, ce qui n’est pas le cas. Il propose à la place un « catastrophisme éclairé » qui imagine un scénario du pire, suffisamment catastrophique, pour que nous soyons tous d’accord pour ne pas le vouloir, et suffisamment crédible pour nous inciter à tout faire pour qu’il ne se produise pas.

- Le contextualisme du philosophe anglais Bernard Arthur Owen Williams s’intéresse aux rapports que l’individu entretient avec la société à laquelle il appartient. La réponse à la question « comment doit-on vivre ? » dépend donc du contexte culturel.

Le déontologisme, pour sa part, considère que tout n’est pas permis pour atteindre le bien. On doit agir en respectant certains principes. Par exemple, l’éthique médicale, qui définit un ensemble de principes (le serment d’Hippocrate), est une approche déontologique. Il s’agit d’être juste, avant même de produire le bien : certaines actions, même si elles conduisent au plus grand bien, sont immorales par nature. Il appartient à l’homme de fonder une morale indépendante de la religion ou de concepts absolus qui lui seraient extérieurs. Emmanuel Kant a défini une morale du devoir en considérant que notre liberté vient de ce que nous obéissons à une loi que nous nous sommes nous-mêmes imposée. Il existe plusieurs approches du déontologisme :

- L’autonomie pluraliste de Hans Tristan Engelhardt considère qu’il existe plusieurs principes à respecter – contrairement à Kant qui considère qu’il existe une « loi morale » unique (1). L’éthique est une négociation sur les conflits engendrés par les contradictions entre les règles. Ainsi par exemple, dans le traitement de la toxicomanie, le principe de bienfaisance (fais le bien aux autres) peut aller à l’encontre du principe d’autonomie (n’impose pas le bien aux autres).

- La théorie de la justice du philosophe américain John Rawls est le titre d’un ouvrage de philosophie à la fois politique et morale, qui a connu un énorme retentissement. Rawls réactualise le contrat social en expliquant que c’est l’équité de la procédure même d’élaboration des principes qui déterminera leur justice. Il prend l’exemple d’un jeu où les joueurs inventeraient les règles pour vivre ensemble, mais en ne sachant pas à l’avance la place que chacun occupera ensuite dans la société. Rawls définit ainsi deux principes hiérarchisés qui permettent de construire une loi juste : le principe d’égale liberté (chaque personne doit avoir un droit égal au système le plus étendu de libertés de base égales pour tous, compatible avec le même système pour les autres) et le principe de différence (les inégalités sociales et économiques doivent être organisées de façon qu’on puisse raisonnablement s’attendre à ce qu’elles soient à la fois imputées à chacun et attachées à des positions et des fonctions ouvertes à tous).

- L’éthique de la discussion du philosophe et sociologue allemand Jürgen Habermas considère que l’argumentation fonde la norme morale. En effet, dans une discussion, nous exigeons de nous-mêmes et des autres le respect d’un ensemble de règles de grammaire, de logique et de cohérence. Il s’oppose à Rawls sur le fait que ce n’est pas un ensemble de principes qui fonde la légitimité de la norme morale mais le principe même de la discussion (2). Habermas a cependant lui-même relativisé cette approche du fait de la rationalité limitée dans les échanges d’arguments.

Ces distinctions conduisent certains auteurs, comme Paul Ricoeur, à appeler « morale » l’approche déontologique basée sur des normes et des obligations, et « éthique » l’approche téléologique, basée sur la finalité, qui cherche les actions estimées bonnes.

Mais le conséquentialisme ne prend pas en compte les effets imprévus des actions, et la déontologie impose une démarche rationnelle pour construire les principes qui seront utilisés. Or nous ne sommes pas des

êtres totalement rationnels, comme l’a démontré l’économiste Daniel Kahneman, prix Nobel d’Économie en 2002. Il est donc nécessaire d’articuler ces différentes approches. Ainsi, le philosophe américain Robert Nozick, bien qu’il soit conséquentialiste et considéré comme un des principaux théoriciens du mouvement libertarien, réintroduit-il des « contraintes latérales » inviolables qui restreignent les types d’actions permises (3).

L’éthique est souvent confondue avec le juridique. Mais, si l’éthique fait appel à ce qu’Emmanuel Kant nommait la « bonne volonté », le juridique intervient dans les cas où celle-ci ne suffit pas ou n’est pas présente et il fixe des repères à l’action des hommes en société. Nous avons donc :

d’un côté, l’approche éthique qui implique un choix volontaire de la personne et des jugements de valeur, éventuellement avec des règles qui permettent avant tout une autorégulation ;

et de l’autre, une réglementation produite par le pouvoir d’un État souverain qui encadre un comportement sous la menace de sanctions. La réglementation a également pour but de garantir des valeurs, mais elle s’appuie sur un arbitrage extérieur qui ne peut se fonder que sur des jugements de faits.

Il s’agit donc de deux approches complémentaires : l’éthique nécessite un choix volontaire personnel et le droit est limité par la capacité à juger de l’extérieur des valeurs. Mais l’éthique individuelle ne peut faire l’impasse sur le droit collectif, tout comme le droit est inspiré par des principes qui s’appliquent à chacun. Comme l’a montré le collectif franco-québécois Corévi (Coopération en réseau via internet), la régulation doit prendre en compte différentes approches : réglementation, autorégulation et régulation par les architectures techniques.

Cette branche de la philosophie que nous avons vue, et qui consiste à classer les actions comme plutôt justes ou injustes, est appelée éthique normative. Elle se distingue de l’éthique descriptive, qui n’est pas une philosophie, et se base sur l’observation des choix effectués par une société ou une culture. On peut également y ajouter les éthiques appliquées à un domaine particulier (éthique des affaires, bioéthique, éthique médicale, éthique de l’environnement, etc.) et la méta-éthique qui analyse les concepts fondamentaux de l’éthique (le bon, le juste, etc.).

Il existe de nombreux travaux sur l’éthique appliquée aux nouvelles technologies. Ils feront l’objet d’une présentation détaillée dans une future version de ProspecTIC. [...]. "

Extrait de ProspecTic, nouvelles technologies, nouvelles pensées, FYP Editions, 2008. Si vous souhaitez lire l’intégralité de ProspecTic, vous pouvez le commander à votre libraire, sur Amazon, sur le site de la Fnac ou via Place des libraires par exemple.

Source : http://www.internetactu.net/2008/12/12/prospectic-1112-quest-ce-que-lethique/

Pour Anne Merker : " L'éthique est, au sens propre, l'étude du caractère, èthos en grec. Chez Aristote, le caractère résulte d'un jeu entre le désir et la raison. Il s'agit alors de subordonner harmonieusement l'un à l'autre. Il n'est pas de domaine de l'activité humaine qui ne soit aujourd'hui pénétré de considérations éthiques. L'éthique est dans toutes les bouches et à toutes les sauces. Quant à savoir ce qu'elle est, on s'en tient à une notion bien vague. « Éthique » fait partie de ces mots dont la fortune est immense, et le sens originel ignoré. Peu se doutent que parler d'éthique, outre que c'est parler grec, c'est pratiquer Aristote peu ou prou. Car sans Aristote, notre pensée courante et moderne n'userait pas du terme éthique pour parler de morale, de même que sans Platon, le terme « idée » serait absent des multiples langues dans lesquelles il a essaimé pour désigner le contenu de nos pensées. L' èthos au coeur de l'humanité. L'« éthique », hè èthikè , sous-entend « étude », pragmateia , et c'est littéralement une étude qui concerne l' èthos . L' èthos est le caractère, la manière d'être habituelle, et partant, les moeurs d'une personne ou d'un peuple. L'éthique est donc l'étude des caractères, ou des moeurs, et l'adjectif « éthique » signifie généralement « qui touche au caractère, aux moeurs ». Nous sommes là en deçà de l'acception moderne du terme « éthique », empreint de dignité et pointant vers des considérations élevées relevant de la morale en ce qu'elle a de plus exigeant. C'est donc simplement... " (cf. Magazine Littéraire n°472 - 01/02/2008 ) 

Source : http://www.magazine-litteraire.com/content/recherche/article?id=38

 Pierre Hadot : "  Quand j’entends le mot « éthique », je suis un peu perplexe, en ce sens que le mot « éthique » implique une appréciation concernant le bien et le mal des actions, ou alors des gens, ou des choses. [...] Tout ça n’est pas tellement « éthique ». [...] On pourrait dire que [l'Ethique] c’est la recherche d’un état ou d’un niveau supérieur du moi. Ce n’est donc pas seulement une question de morale. [...] À propos de l’éthique kantienne, qui est bien au coeur du problème, je serai quand même plus nuancé. J’ai tendance, peut-être d’une manière erronée, à interpréter Kant d’une manière moins rigide qu’on ne le fait d’habitude. J’ai cité très souvent la formule de Kant : agis de telle manière que la maxime de ton action, c’est-à-dire ce qui dirige ton action, puisse être une loi universelle de la nature. Évidemment, la formule n’est pas très alléchante aujourd’hui, mais ce que j’y vois, c’est justement la volonté de l’universalité. L’un des secrets de la concentration sur le moment présent, qui est aussi un « exercice spirituel », c’est la volonté de se mettre dans une perspective universelle. [...] "

Source : 

 http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=CITE&ID_NUMPUBLIE=CITE_005&ID_ARTICLE=CITE_005_0127

Le lecteur pourra poursuivre ses investigations sur ce sujet en rejoignant le débat autour de cette question ouvert à l'adresse suivante : http://forums.futura-sciences.com/ethique-sciences/43078-quest-lethique.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 15:29

« Aucun problème ne peut être résolu sans changer l’état d’esprit qui l’a engendré »

(Albert Einstein)

 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 11:49

" L'Internet est si grand, si puissant et si inutile que pour certaines personnes, c'est un parfait substitut à la vie "

Andrew Brown

   Voir également à propos d'Internet :

 *  Quand Internet s'écroulera, par Bruno Kerouanton - nouvelle édition -

 * Portail officiel de signalement des contenus illicites de l'Internet

 

 

 

 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 11:34

Du Contrat Social ou Principes du droit politique est un ouvrage de philosophie politique pensé et écrit par Jean-Jacques Rousseau, publié en 1762. L'œuvre a constitué un tournant décisif pour la modernité et s'est imposé comme un des textes majeurs de la philosophie politique, en affirmant le principe de souveraineté du peuple.

Dans Du contrat social, Rousseau établit qu’une organisation sociale "juste" repose sur un pacte garantissant l’égalité et la liberté entre tous les citoyens. Ce pacte est contracté entre tous les participants, c’est-à-dire l’ensemble exhaustif des citoyens. Dans le pacte social, chacun renonce à sa liberté naturelle pour gagner une liberté civile. La souveraineté populaire est le principe fondamental du contrat social. L’indivisibilité de cette souveraineté est un autre principe fondamental, par lequel il faut comprendre que le pouvoir du Souverain ne saurait être divisé (Rousseau emploie ce terme pour désigner le peuple souverain) et il ne peut s’en séparer par intérêt particulier, car l’intérêt particulier est contraire à la recherche de l’intérêt général, seul objectif du contrat social. Ce contrat social, Rousseau le voit comme faisant suite à l’état de nature dans lequel règne la loi du plus fort. Pour lui, la loi du plus fort ne peut être un principe directeur d’une société car il est incompatible avec l’intérêt général, et donc avec le contrat social : « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. »
La dissolution du contrat social, c’est le retour à l’état de nature, primitif, présocial, « tyrannique et vain ». Une société qui rompt son contrat social ne serait plus une société …

Du contrat social commence par ces mots :

« Je veux chercher si, dans l’ordre civil, il peut y avoir quelque règle d’administration légitime et sûre, en prenant les hommes tels qu’ils sont, et les lois telles qu’elles peuvent être. Je tâcherai d’allier toujours, dans cette recherche, ce que le droit permet avec ce que l’intérêt prescrit, afin que la justice et l’utilité ne se trouvent point divisées. » (Livre I, Préambule)

Du contrat social est un traité de philosophie politique présentant comment l’homme, passé de l’état de nature à l’état de société, peut instituer un ordre social au service de l’intérêt général. Le pacte social que propose Rousseau établit que chacun doit renoncer à tous ses droits naturels pour obtenir la liberté civile que procure la société. Cette aliénation de chaque sujet de l’État est ce pacte qui offre à chacun l’égalité : « Les clauses [du pacte social] se réduisent toutes à une seule : l’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté : car premièrement, chacun se donnant tout entier, la condition est égale pour tous ; et la condition étant égale pour tous, nul n’a intérêt de la rendre onéreuse aux autres. » (Livre I, Chapitre 6) La légitimité du pacte social repose sur le fait que l’homme n’aliène pas au sens propre (il ne l'échange pas ni ne le donne) son droit naturel mais il comprend que le pacte social est au contraire la condition sine qua non de l’existence de son droit naturel.

C’est sur ce pacte que Rousseau fait reposer la démocratie. Si la liberté et l’égalité ne sont pas assurées par le peuple souverain (qu’il appelle le Souverain par personnification) envers lui-même, ou si des intérêts particuliers font que le pacte est divisé ou aliéné (chapitres 2.1 et 2.2 référence), alors c’est l’état de nature primitif qui reprend ses droits. Rousseau dit que rompre ce pacte sera faire que « l’état de nature subsisterait, et alors l’association deviendrait nécessairement tyrannique ou vaine ».

Pour Rousseau, « le principe de la vie politique est dans l’autorité souveraine », et toute division de cette autorité est nuisible : « Toutes les fois qu'on croit voir la souveraineté partagée, on se trompe ; que les droits qu’on prend pour des parties de cette souveraineté lui sont tous subordonnés, et supposent toujours des volontés suprêmes dont ces droits ne donnent que l’exécution. »

Il aborde également les problèmes législatifs, dans le livre II, (« par le pacte social, nous avons donné l’existence et la vie au corps politique : il s’agit maintenant de lui donner le mouvement et la volonté par la législation. ») en précisant la notion de loi, qui s’applique à l’ensemble du peuple, et est statué par l’ensemble du peuple, souverain : « Quand tout le peuple statue sur tout le peuple, il ne considère que lui-même ; et s’il se forme alors un rapport, c’est de l’objet entier sous un point de vue à l’objet entier sous un autre point de vue, sans aucune division du tout. Alors la matière sur laquelle on statue est générale comme la volonté qui statue. C’est cet acte que j’appelle une loi. » (Livre II, Chapitre 6) Dans cette partie délicate, Rousseau s’attache à maintenir et à démontrer que « seul l’intérêt public gouverne ». Il commence alors à aborder les différents organes du corps politique, avec, par exemple le législateur.

Le livre III présente les diverses formes de gouvernement, de législatures, et le livre IV entre plus précisément dans les pratiques démocratiques (tribunat, élection…).  

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Du_contrat_social

 



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" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
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(Voltaire)

 

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jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

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