On se souvient que - suite aux bombardements israéliens sur Gaza en Novembre 2024 - le Haut Représentant Josep Borrell et plusieurs délégations nationales avaient demandé une réunion extraordinaire de ce Conseil.
Il s’agissait de vérifier si le gouvernement israélien respectait les clauses de cet accord relatives au respect des droits de l’homme garanti par la Charte des Nations -Unies. Dans la négative, l’UE aurait dû envisager « de prendre des mesures appropriées » à l’égard d’Israël pouvant aller jusqu’à la suspension de l’accord. (voir ci-dessous)
La demande de M. Borrell n’avait pas été suivie d’effet ni même débattue au sein du Conseil de l’UE.
L’ordre du jour de la réunion ordinaire du Conseil d’association du 24 Février ne mentionne pas cette question.
Une voie moyenne
Toutefois, le Conseil pourrait au moins s’accorder pour demander une réunion extraordinaire du Conseil d’association (art. 67) dans le cadre du « dialogue politique entre les parties ».
Ce dialogue peut notamment porter sur :
- les questions internationales, et notamment sur les questions susceptibles d'avoir des répercussions importantes sur l'une ou l'autre partie »
- « la sécurité et la stabilité dans la région » (art. 3 §2).
ainsi, au moins sur les plans juridique, institutionnel et diplomatique, ces dispositions de l’accord UE/Israël offrent au Conseil et donc à l’Union une voie et un moyen d’amorcer un dialogue. Jusqu’ici, en effet, l’Union s’est avérée incapable d’influer de quelconque façon sur un conflit d’ampleur internationale dont les conséquences menacent pourtant à présent ses propres intérêts (3).
Dans le cas - probable - où le gouvernement israélien refuserait la convocation même de cette réunion, l’UE aurait au moins montré un signe de sa préoccupation et, tout simplement, … de son existence politique.
Jean-Guy Giraud04 - 11 - 2024
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