Ce blog est destiné à stimuler l'intérêt du lecteur pour des questions de société auxquelles tout citoyen doit être en mesure d'apporter des réponses, individuelles ou collectives, en conscience et en responsabilité !
En octobre 2025, en France, aucun projet de réforme des systèmes de retraite ne prend en compte les modifications d'ampleur des marchés du travail qui résulteront d'une intensification inéluctable de l'emploi de l'IA et du numérique dans de très nombreux secteurs
15 Octobre 2025
Rédigé par ERASME et publié depuis
Overblog
Comment peut-on repousser l'âge de la retraite quand une part importante des seniors de plus de 55 ans ne retrouvent pas d'emploi ? Comment peut-on affirmer que les gens doivent travailler davantage quand on n'est pas en mesure d'augmenter les carnets de commande ?
Votre question touche à deux enjeux majeurs et souvent liés : l’emploi des seniors et la soutenabilité du système de retraite, dans un contexte où la croissance économique et l’accès à l’emploi ne sont pas toujours au rendez-vous. Voici une analyse structurée pour éclairer ces tensions et les pistes envisagées en France et ailleurs.
1. Le paradoxe : repousser l’âge de la retraite sans emploi pour les seniors
Constat actuel
Chômage des seniors : En France, le taux de chômage des 55-64 ans reste élevé (environ 6-7% en 2025, selon les dernières données), et la durée moyenne de chômage pour cette tranche d’âge est bien supérieure à celle des jeunes. Beaucoup subissent des discriminations liées à l’âge ou des difficultés à se reconvertir.
Inactivité forcée : Une partie des seniors quitte le marché du travail avant l’âge légal de la retraite, souvent via des dispositifs de préretraite ou des licenciements, faute de perspectives.
Pourquoi repousser l’âge de la retraite ?
Équilibre financier : Avec l’allongement de l’espérance de vie, le ratio cotisants/retraités se dégrade. Repousser l’âge légal (actuellement 64 ans en France) permet de maintenir l’équilibre du système par répartition.
Incitation à l’emploi : L’idée est aussi d’inciter les seniors à rester actifs plus longtemps, mais cela suppose qu’ils aient accès à des emplois adaptés.
Le problème de fond
Repousser l’âge de la retraite sans créer les conditions pour que les seniors travaillent effectivement revient à :
Augmenter la précarité : Beaucoup se retrouvent sans revenu entre la fin de leurs droits chômage et l’âge légal de la retraite.
Creuser les inégalités : Les cadres et professions qualifiées travaillent plus longtemps, tandis que les ouvriers et employés subissent le chômage ou l’invalidité.
2. Comment concilier les deux objectifs ?
Plusieurs pistes sont explorées, avec des résultats mitigés :
A. Améliorer l’employabilité des seniors
Formation continue : Renforcer les dispositifs de formation pour les seniors (ex : CPF, reconversion professionnelle) afin de les adapter aux nouvelles compétences demandées.
Lutte contre les discriminations : Sanctionner davantage les entreprises qui écartent les seniors des recrutements (ex : index seniors, contrôles renforcés).
Aménagement des postes : Développer le télétravail, le temps partiel choisi, ou les métiers moins physiques pour permettre aux seniors de rester en activité.
B. Stimuler la demande d’emploi
Politiques industrielles : Relancer les carnets de commande via des investissements publics (transition écologique, numérique) ou des incitations fiscales pour les entreprises qui embauchent des seniors.
Soutien aux PME/TPE : Ces entreprises, qui représentent l’essentiel de l’emploi en France, sont souvent réticentes à embaucher des seniors par crainte des coûts ou des difficultés d’adaptation.
C. Adapter le système de retraite
Flexibilité : Permettre des départs anticipés pour les métiers pénibles ou usants, tout en incitant financièrement (bonus/malus) ceux qui peuvent travailler plus longtemps.
Cumul emploi-retraite : Faciliter le cumul d’un emploi et d’une partie de la pension pour ceux qui souhaitent une transition progressive.
3. Exemples à l’étranger
Allemagne : Le pays a relevé l’âge légal à 67 ans, mais avec un marché du travail dynamique et des dispositifs de formation continue très développés pour les seniors.
Suède : Pas d’âge légal fixe, mais un système flexible où l’âge de départ dépend des cotisations. Le taux d’emploi des seniors y est très élevé (75% des 60-64 ans).
Japon : Avec une population vieillissante, le pays mise sur la robotisation et l’automatisation pour compenser le manque de main-d’œuvre, tout en incitant les seniors à rester actifs via des emplois adaptés.
4. Limites et critiques
Croissance économique : Sans une relance forte de l’activité, il est illusoire de penser que les seniors trouveront massivement du travail.
Inégalités territoriales : Les opportunités ne sont pas les mêmes selon les régions ou les secteurs.
Acceptabilité sociale : Les réformes des retraites sont souvent mal perçues, surtout si elles sont vécues comme une injustice pour ceux qui ont cotisé toute leur vie.
En résumé
Repousser l’âge de la retraite sans politique active pour l’emploi des seniors est une équation impossible. La solution passe par :
Un marché du travail plus inclusif (formation, lutte contre les discriminations, aménagement des postes).
Une relance économique ciblée (investissements publics, soutien aux PME).
Un système de retraite plus flexible (départs anticipés pour les métiers pénibles, cumul emploi-retraite).
Publicité
La prise en compte non pas de l'espérance de vie mais de l'espérance de vie en bonne santé, l'aptitude ou non à acquérir des compétences non obsolètes en regard des emplois à occuper, la substitution massive de l'IA et du numérique à de nombreux emplois, notamment très qualifiés, dans énormément de secteurs d'activité, la question du niveau de rémunération des retraites sont des éléments, celle du niveau réel d'éducation et d'instruction des personnes, les problèmes soulevés par l'inadéquation des systèmes de formation aux emplois à occuper, .... sont autant d'éléments qui semblent ne pas être vraiment pris en compte dans les projets de réforme dans la quasi totalité des Etats membres de l'UE, comme dans les institutions européennes !
Cette analyse est profondément pertinente : les réformes des retraites en Europe (et en France) sont souvent abordées sous l’angle purement actuarial (équilibre financier, âge légal, durée de cotisation), en négligeant les transformations structurelles du marché du travail, de la santé, de l’éducation, et de la technologie. Vous pointez des angles morts majeurs, qui rendent les réformes actuelles à la fois injustes et inefficaces sur le long terme.
Détaillons ces enjeux et leurs implications.
1. Espérance de vie vs. espérance de vie en bonne santé
Le problème
Les réformes se basent sur l’espérance de vie globale, qui augmente mécaniquement (en France : ~85 ans pour les femmes, ~80 ans pour les hommes).
Mais l’espérance de vie en bonne santé (sans incapacité) stagne, voire régresse pour certaines catégories sociales (ex : ouvriers, employés). En France, elle est d’environ 64 ans — soit proche de l’âge légal de départ à la retraite (64 ans).
Conséquence : Beaucoup de seniors pourraient théoriquement travailler plus longtemps, mais leur état de santé ne le permet pas. Les métiers manuels ou pénibles sont particulièrement concernés.
Ce qui est ignoré
Inégalités sociales : Les cadres vivent plus longtemps et en meilleure santé que les ouvriers. Une réforme uniforme aggrave les disparités.
Coût social : Repousser l’âge de la retraite pour des personnes en mauvaise santé reporté le problème sur le système de soins, les arrêts maladie, ou l’invalidité.
2. Obsolescence des compétences et inadéquation de la formation
Le défi de l’IA et du numérique
Automatisation : L’IA et la robotisation remplacent des emplois à tous les niveaux de qualification (ex : comptabilité, radiologie, conduite, service client). Les seniors, même qualifiés, sont souvent les premiers touchés par ces transformations.
Compétences obsolètes : Les systèmes de formation continue (ex : CPF en France) sont trop lents, trop théoriques, et mal adaptés aux besoins réels des entreprises. Les seniors peinent à se reconvertir dans des métiers porteurs (ex : data, cybersécurité, énergies vertes).
L’échec des politiques de formation
Manque de ciblage : Les formations proposées ne correspondent pas toujours aux emplois disponibles localement.
Freins psychologiques : Beaucoup de seniors, après des décennies dans un métier, ont du mal à se projeter dans une reconversion radicale.
Responsabilité des entreprises : Peu d’entre elles investissent dans la formation de leurs salariés âgés, préférant embaucher des jeunes ou externaliser.
3. Substitution par l’IA : une menace pour les emplois qualifiés
Un phénomène sous-estimé
On pense souvent que l’IA menace surtout les emplois peu qualifiés, mais les cols blancs sont aussi concernés :
Métiers juridiques (rédaction de contrats, recherche juridique).
Santé (diagnostics assistés par IA).
Finance (analyse de risques, gestion de portefeuille).
Ingénierie (conception assistée par ordinateur).
Conséquence : Les seniors qualifiés dans ces secteurs risquent de voir leurs compétences dévaluées bien avant l’âge de la retraite.
Absence de réponse politique
Aucune stratégie européenne ou nationale ne prépare vraiment à cette double transition (numérique + vieillissement).
Les dispositifs comme le revenu universel d’activité (en discussion) ou le droit à la déconnexion sont insuffisants pour absorber ces chocs.
4. Niveau des retraites et pouvoir d’achat
Un tabou politique
Les réformes actuelles reportent l’âge de départ, mais ne garantissent pas le niveau des pensions.
Avec l’inflation et la stagnation des salaires, le risque est grand de voir une génération de retraités pauvres, surtout parmi ceux qui ont eu des carrières précaires ou incomplètes.
Exemple : En France, le minimum vieillesse (ASP) est déjà insuffisant pour vivre décemment dans beaucoup de régions.
L’illusion de la capitalisation
Certains pays (ex : Suède, Pays-Bas) misent sur des systèmes mixtes (répartition + capitalisation).
Mais la capitalisation dépend des marchés financiers (risque de crise) et favorise les plus aisés, creusant les inégalités.
5. Éducation et instruction : le socle oublié
Un système scolaire en décalage
L’école et l’université préparent mal aux compétences transversales (adaptabilité, résolution de problèmes, gestion du numérique).
Résultat : Beaucoup de travailleurs, y compris qualifiés, sont mal armés pour faire face aux changements technologiques rapides.
L’urgence d’une formation tout au long de la vie
Modèle scandinave : En Suède ou au Danemark, la formation continue est obligatoire et financée par l’État et les entreprises.
En France : Le CPF est un outil, mais son utilisation reste inégale et souvent peu efficace pour les seniors.
6. Que faire ? Pistes pour une réforme réaliste
Pour intégrer ces enjeux, une réforme des retraites devrait obligatoirement s’articuler avec :
Propositions pour une réforme intégrée
Santé au travail
Créer un "droit à la pénibilité" avec départ anticipé pour les métiers usants.
Formation continue
Rendre la formation obligatoire pour les entreprises (quotas seniors).
Adaptation à l’IA
Lancer des "contrats de transition numérique" pour les seniors menacés par l’automatisation.
Niveau des retraites
Indexer les pensions sur l’inflation réelle et revaloriser le minimum vieillesse.
Flexibilité
Autoriser le cumul emploi-retraite sans plafond pour les métiers en tension.
Éducation initiale
Réformer l’école pour enseigner l’adaptabilité et les compétences numériques dès le plus jeune âge.
Pourquoi ces idées ne sont-elles pas appliquées ?
Court-termisme politique : Les gouvernements privilégient les économies immédiates (report de l’âge légal) plutôt que des investissements coûteux (formation, santé au travail).
Lobbying des entreprises : Beaucoup préfèrent embaucher des jeunes ou automatiser plutôt que de former des seniors.
Manque de coordination européenne : Chaque pays agit seul, sans stratégie commune sur la formation ou la protection sociale.
Source : Mistral AI / Le Chat
En France, la question de l’impact de l’intelligence artificielle (IA) et du numérique sur le marché du travail et, par ricochet, sur le système de retraite, reste largement absente des débats et des projets de réforme actuels. Plusieurs analyses récentes soulignent que les transformations majeures induites par l’IA—destruction massive d’emplois dans certains secteurs, création de nouveaux métiers, et modification en profondeur des compétences requises—ne sont pas suffisamment prises en compte dans les réflexions sur la réforme des retraites.
Par exemple, un article de The Conversation souligne que les destructions d’emploi liées aux technologies numériques et à l’IA sont un « impensé » du débat sur les retraites, alors même que ces technologies pourraient provoquer des bouleversements significatifs à court et moyen terme. La question de la pérennité du système de retraite par répartition, fondé sur le rapport actifs/retraités, est ainsi posée : comment compenser la baisse des cotisations sociales si des millions d’emplois disparaissent sous l’effet de l’IA ? Ce point est également relevé par L’Incorrect, qui note que cette problématique n’est anticipée ni par les partis politiques ni par les syndicats, malgré son caractère potentiellement disruptif pour l’équilibre du système de retraite actuel.
Cependant, certains experts et rapports, comme ceux du Forum économique mondial ou de la Commission de l’intelligence artificielle, estiment que l’IA pourrait aussi créer de nouveaux emplois et stimuler la croissance économique. Ils insistent sur la nécessité de réformer le marché du travail et le système de formation pour s’adapter à ces changements, mais ces propositions ne sont pas encore intégrées dans les projets de réforme des retraites en cours.
Le Conseil d’orientation des retraites (COR), France Stratégie (ex-Commissariat général à la stratégie et à la prospective) et la Dares ont produit plusieurs analyses et rapports sur l’impact de l’intelligence artificielle (IA) et du numérique sur le marché du travail et, par extension, sur le système de retraite. Voici ce qu’il en ressort :
1. France Stratégie et le Commissariat à la Prospective ont mené des travaux approfondis sur les transformations du travail induites par l’IA. Leur rapport « Intelligence artificielle et travail » souligne que l’IA va provoquer des changements majeurs dans plusieurs secteurs (transports, banque, santé), avec des scénarios d’évolution variés. Ils insistent sur la nécessité d’anticiper ces mutations par la formation, la sécurisation des parcours professionnels et l’adaptation des compétences. Cependant, ces analyses restent souvent sectorisées et ne sont pas encore pleinement intégrées dans les projections du système de retraite, qui reposent surtout sur des hypothèses de productivité et de croissance économique classiques.
2. Le COR, dans ses projections, se concentre sur la sensibilité du système de retraite à la croissance de la productivité, mais n’intègre pas explicitement les effets disruptifs de l’IA et du numérique sur l’emploi. Ses scénarios reposent sur des hypothèses de productivité (par exemple, 1,4 % par an), sans modéliser spécifiquement les risques de destruction massive d’emplois ou de transformation des métiers sous l’effet de l’IA. Pourtant, le COR reconnaît que le système est très sensible à la productivité, et que des gains de productivité plus élevés (par exemple, grâce à la robotisation ou au numérique) pourraient modifier l’équilibre financier du système.
NB : Le COR n’a donc pas encore intégré de scénario spécifique prenant en compte les bouleversements massifs du marché du travail liés à l’IA, comme la disparition ou la transformation de nombreux emplois. .
France Stratégie : Cet organisme a mené des travaux approfondis sur l’impact de l’IA sur le travail, en collaboration avec la Dares. Il a publié des rapports comme « Les Métiers en 2030 », qui anticipent les évolutions des métiers et des compétences sous l’effet des transformations technologiques, démographiques et environnementales. France Stratégie met en avant la nécessité d’anticiper ces changements pour adapter les politiques publiques, notamment en matière de formation et de sécurisation des parcours professionnels. Cependant, ces analyses ne sont pas encore traduites en propositions concrètes pour réformer le système de retraite en fonction de ces nouvelles réalités.
Commissariat à la Prospective : Intégré aujourd’hui à France Stratégie, il participe à des exercices de prospective pour éclairer les choix publics. Ses travaux soulignent l’importance de préparer la société aux transformations du travail induites par l’IA, mais sans lien direct avec une réforme du système de retraite.
En résumé, ces institutions reconnaissent l’ampleur des changements à venir et appellent à une anticipation active, mais leurs analyses ne sont pas encore intégrées dans une réflexion globale sur la réforme des retraites. Leurs rapports restent segmentés : d’un côté, des projections financières (COR) ; de l’autre, des études prospectives sur l’emploi (France Stratégie). Il n’existe pas, à ce stade, de synthèse ou de proposition publique pour adapter le système de retraite à l’impact de l’IA et du numérique sur le marché du travail.
3. Les rapports « Les Métiers en 2030 », co-réalisés par France Stratégie et la Dares, anticipent les évolutions des métiers et des compétences, en intégrant les impacts technologiques. Ils soulignent la nécessité de préparer les travailleurs aux nouvelles compétences requises, mais ces travaux ne sont pas encore traduits en recommandations concrètes pour adapter le système de retraite à ces changements structurels.
Ces institutions ont donc bien identifié les enjeux posés par l’IA et le numérique sur le marché du travail, mais leurs analyses restent segmentées et ne sont pas encore pleinement intégrées dans les scénarios de réforme des retraites. Le COR, France Stratégie et la Dares soulignent l’importance de l’anticipation et de la formation, mais la question de l’adaptation du système de retraite à une économie profondément transformée par l’IA reste en suspens.
Les syndicats français, tout en étant très actifs sur la question des retraites, semblent effectivement négliger ou du moins ne pas intégrer pleinement la réalité des transformations du marché du travail induites par l’intelligence artificielle (IA) et le numérique dans leurs réflexions et revendications actuelles.
Par exemple, la CFDT, l’un des principaux syndicats, a lancé des initiatives pour se saisir des enjeux du numérique et de l’IA, notamment en créant un groupe de réflexion sur les usages des IA génératives et en soulignant le manque de dialogue social autour de ces technologies. Cependant, ces démarches restent marginales : une étude du Centre d’études de l’emploi et du travail (CEET) révèle que, malgré une multiplication par 2,5 du nombre d’accords mentionnant l’IA entre 2018 et 2023, moins d’un accord sur mille aborde cette question. Les syndicats se concentrent avant tout sur des sujets comme la pénibilité, l’âge légal de départ, ou la défense des régimes spéciaux, sans vraiment lier ces débats à l’impact structurel de l’IA et du numérique sur l’emploi et, par conséquent, sur le financement des retraites.
De plus, les négociations récentes entre syndicats, patronat et gouvernement sur la réforme des retraites ne font pas état d’une prise en compte explicite des bouleversements à venir sur le marché du travail. Les discussions restent centrées sur des questions traditionnelles (équité, âge de départ, pénibilité), sans aborder la nécessité d’adapter le système de retraite à une économie où l’IA et le numérique pourraient réduire le nombre d’emplois cotisants ou transformer radicalement les métiers.
On voit, donc que, si les syndicats commencent à s’intéresser aux enjeux du numérique et de l’IA, ces questions ne sont pas encore au cœur de leurs revendications sur la réforme des retraites. Cela laisse un vide dans la réflexion sur la manière d’anticiper et de compenser les effets de ces transformations sur le système de retraite.
En résumé, si l’impact de l’IA et du numérique sur l’emploi est reconnu, il n’existe pas, à ce jour, de projet de réforme des retraites en France qui en tire explicitement les conséquences pour adapter le système de retraite à ces nouvelles réalités.