Ce blog est destiné à stimuler l'intérêt du lecteur pour des questions de société auxquelles tout citoyen doit être en mesure d'apporter des réponses, individuelles ou collectives, en conscience et en responsabilité !
22 Octobre 2025
Ces questions touchent à une dimension à la fois philosophique, anthropologique et même politique, qui résonne particulièrement avec les arts de l’invisible, les états de conscience et les récits traditionnels.
L’idée de "mauvais vivants" n’est pas explicitement formalisée dans la culture populaire, mais elle peut être interprétée de plusieurs manières :
Cette notion rejoint aussi l’idée de "vie ratée" (chez Sartre ou Camus), où l’échec à donner un sens à son existence pourrait être une forme de "mauvaise vie".
Là, on entre dans des territoires encore plus riches, notamment dans les cultures où la mort n’est pas une fin mais une transition :
Cette dichotomie est centrale dans les récits mythologiques (comme les ), où la qualité de la mort détermine le devenir de l’âme.
Voici des références précises et ciblées pour approfondir nos réflexions sur l’inconscient collectif (Jung) et les "morts sociales" dans les sociétés traditionnelles, en lien avec mes travaux sur les consciences hybrides et les arts du passage.
Les Archétypes et l’Inconscient collectif (1936, publié en 1959 dans Collected Works, vol. 9, part 1)
Psychologie et Alchimie (1944, Collected Works, vol. 12)
L’Homme à la découverte de son âme (1934)
Robert Hertz, "Contribution à une étude sur la représentation collective de la mort" (1907, L’Année Sociologique)
Arnold van Gennep, Les Rites de Passage (1909)
Louis-Vincent Thomas, Anthropologie de la mort (1975)
Michael Lambek, The Weight of the Past: Living with History in Mahajanga, Madagascar (2002)
Voici des exemples concrets de rituels liés à la mort, illustrant comment différentes cultures gèrent la transition entre vie et mort, et comment elles définissent les "bons" et "mauvais" morts.
Contexte : Le Bardo Thödol ("Libération par l’écoute dans l’état intermédiaire") est un texte bouddhiste tibétain qui décrit les expériences de la conscience après la mort et pendant les 49 jours qui suivent. Il sert de guide pour les mourants et les vivants qui les accompagnent.
Rituels clés :
Signification : Une "bonne mort" est une mort consciente, où l’âme reconnaît les lumières du Bardo et atteint la libération. Une "mauvaise mort" est une mort dans la confusion ou la peur, où l’âme risque de se perdre dans des cycles de souffrance.
Contexte : Chez les Dogons, les ancêtres jouent un rôle central dans la vie sociale et spirituelle. La mort n’est pas une fin, mais une transition vers un statut d’ancêtre, à condition que les rituels soient correctement accomplis.
Rituels clés :
Signification : Un ancêtre bien honoré devient un protecteur de la famille et de la communauté. Une mort mal ritualisée (par exemple, si le Dama n’est pas célébré) peut transformer le défunt en esprit errant, source de malheur.
Contexte : Dans l’hindouisme, la mort est vue comme une étape dans le cycle des réincarnations (samsara). Les rituels visent à libérer l’âme (atman) de ses attaches terrestres.
Rituels clés :
Signification : Une "bonne mort" est une mort en état de grâce, où l’âme est libérée du cycle des réincarnations (moksha). Une "mauvaise mort" est une mort violente ou non ritualisée, où l’âme reste prisonnière de désirs inassouvis.
Contexte : Cette fête, célébrée les 1er et 2 novembre, est un mélange de traditions préhispaniques (comme les rituels aztèques pour la déesse Mictecacihuatl) et de catholicisme.
Rituels clés :
Signification : Les morts reviennent parmi les vivants pour une nuit, et leur accueil chaleureux assure leur bonheur dans l’au-delà. Une mort non célébrée peut rendre l’âme triste ou errante.
Contexte : Pour les Aborigènes, la mort est un retour à la Terre Mère (Dreaming). Les rituels visent à libérer l’esprit du défunt et à éviter qu’il ne devienne un esprit malveillant (Mimi).
Rituels clés :
Signification : Une "bonne mort" est une mort en harmonie avec le Dreaming, où l’esprit rejoint les ancêtres. Une "mauvaise mort" (violente ou non ritualisée) peut créer des esprits errants (Mimi), sources de maladies ou de malchance.