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Regards citoyens

Ce blog est destiné à stimuler l'intérêt du lecteur pour des questions de société auxquelles tout citoyen doit être en mesure d'apporter des réponses, individuelles ou collectives, en conscience et en responsabilité !

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Plaidoyer pour une Europe post-occidentale, par Max-Erwann Gastineau (Penser c'est chouette)

Lors de ce nouvel entretien, Théodore Brossolette a échangé avec Christophe Ramaux, économiste et maître de conférences à la Sorbonne, sur la nature de nos systèmes économiques.

À la fois capitalistes et socialistes, nous vivons dans des économies mixtes. Ce n’est qu’en acceptant ce constat que le débat pourra redevenir constructif.

Plaidoyer pour une Europe post-occidentale

Max-Erwann Gastineau en est convaincu :

Pour éviter de disparaître de l’histoire, l’Europe doit vite comprendre que :
- Le bloc occidental n’existe plus.
- Ce sont encore les États-nations qui l’écrivent.

Il le défend avec force dans un superbe papier :

Si les États-Unis s’émancipent des prétendus principes démocratiques de cet “Occident”, quel serait le socle de notre unité ?

Les élites européennes, si nostalgiques de l’époque de la Pax Americana durant laquelle elles pensaient créer un monde pacifié par le droit , leur position leur permettant d’oublier que cette “paix” était imposée par la toute-puissance américaine, refusent d’admettre la fin de cette ère.

Pourtant, les États-Unis eux-mêmes savent que le monde devient multipolaire et cessent de se faire les avocats de l’uniformisation pour retourner à un discours patriotique égoïste.

Cette fausse conscience de l’Europe, qui se vivrait encore comme membre d’une alliance censée être la pointe avancée du monde libre, l’empêcherait d’admettre son échec et d’en comprendre les causes.

Selon Max-Erwann Gastineau, en abandonnant ses illusions, elle constaterait que les pays du Sud s’appuient sur le souhait de leur population de rester ce qu’ils sont pour les souder autour d’un projet de développement d’une puissance protectrice.

L’Europe doit donc apprendre à dire “Nous” tout en se désignant elle-même et non l’Occident. Faisant d’une pierre deux coups, elle trouvera ainsi ce qu’elle défend et l’énergie de le défendre.

Max-Erwann termine son article en détaillant ses quatre recommandations pour l’Europe.

En voici les intitulés :
- Accepter d’avoir eu tort sur tout depuis 40 ans et tout reprendre.
- Cesser de confondre union et uniformisation.
- S’ouvrir à des réalités nationales et culturelles que l’Europe ignore, voire méprise.
- Rendre de nouveau les gouvernements nationaux pleinement responsables des grands choix qui engagent l’avenir de leur nation, au nom d’un principe de subsidiarité revigoré.

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