Ce blog est destiné à stimuler l'intérêt du lecteur pour des questions de société auxquelles tout citoyen doit être en mesure d'apporter des réponses, individuelles ou collectives, en conscience et en responsabilité !
23 Mars 2026
Les Marches de l’Écho
Sur l’agora de marbre où l’on danse en silence,
Les grands, drapés d’orbeaux, jouaient leur comédie :
Leur voix, creuse et lourde, roulait l’indifférence,
Tandis que le peuple, ombre aux pieds de l’Idée,
Regardait, sans rire, ces dieux de pacotille
Brandir des décrets aussi fragiles que verre.
« Écoutez ! » clamait l’un, gonflé de vanité,
« Je suis l’Alpha, l’Omega, le maître de la terre ! »
Mais le vent, ce moqueur, emportait chaque mot,
Et les murs, complices, renvoient en écho
Non pas l’hymne promis, mais le rire sourd
D’un monde qui sait bien que tout n’est que décor.
Le Trône de Carton
Ô vous, qui gravissez les marches du pouvoir,
Vos couronnes d’airain sont des leurres dorés :
Un souffle les disperse, un rire les défait,
Et vos lois, si fières, ne sont que des fumées.
Vous bâtissez des tours pour toucher le ciel bleu,
Mais vos fondations sont de sable et d’oubli.
Le temps, ce vieux sage, d’un revers de manche
Efface vos noms gravés dans le marbre poli.
L’Ombre et le Mirage
« Regardez-moi ! » criait l’homme au sceptre d’ébène,
Tandis que son reflet, pâle, tremblait dans l’eau.
Il crut voir l’éternel, mais ce n’était qu’un rêve,
Un jeu de lumière où dansait son orgueil.
Les foules, un instant, levèrent les yeux,
Puis retournèrent paître leur ennui quotidien.
Car le pouvoir, voyez-vous, n’est qu’un théâtre vide
Où l’acteur, seul, croit encore à son destin.
Épilogue : La Chute
Un jour, sans tambour ni trompette fanfare,
Le rideau tombe. Plus de clameurs, plus de choeurs.
Seul reste, au milieu des débris de la scène,
Un masque brisé, témoin de tant de fureurs.
Et le peuple, passant, murmure en souriant :
« Vois comme il était léger, ce géant de plâtre ! »
Tandis que l’Histoire, indifférente et lente,
Tourne la page où s’efface un nom de plus.