Ce blog est destiné à stimuler l'intérêt du lecteur pour des questions de société auxquelles tout citoyen doit être en mesure d'apporter des réponses, individuelles ou collectives, en conscience et en responsabilité !
23 Mars 2026
Les Trompettes de l’Abîme
Ils montent, ivres, sur les autels de la terre,
Leur main, lourde de sang, bénit leurs propres lois.
Leurs yeux, deux braises folles, dévorent l’horizon,
Tandis que sous leurs pas, le monde se déploie
Comme un champ de ruines où plus rien ne respire.
Ils parlent de grandeur, de destin, de gloire,
Mais leurs mots sont des clous plantés dans nos chairs vives,
Et leurs rêves, des feux qui brûlent notre histoire.
Le Banquet des Ombres
Assis à la table où rôde la démence,
Ils festinent, riant, parmi les crânes nus.
Le vin qu’ils boivent est teint du rouge de nos veines,
Et leurs chants sont des cris étouffés dans la nuit.
« Regardez ! » s’écrient-ils, brandissant leurs couronnes,
« Nous sommes les maîtres, les dieux, les éternels ! »
Mais leurs trônes ne sont que des tas de décombres,
Et leurs sceptres, des os blanchis par les orages.
La Danse des Fous
Ils dansent, ils dansent, sur le bord du précipice,
Leurs pieds écrasent les fleurs, les livres, les enfants.
Leurs rires, stridents, fendent l’air comme des lames,
Et leurs lois sont des fers forgés dans le néant.
Ils appellent cela l’ordre, la raison, la force,
Mais c’est la folie pure, la nuit sans retour.
Leurs armées, aveuglées, marchent vers l’abîme,
Et le monde, muet, attend l’heure du jour
Où leurs noms ne seront plus que cendres dans le vent.
L’Ultime Silence
Un matin, las, le soleil se lèvera,
Et leurs empires ne seront plus que poussière.
Les enfants, alors, fouilleront dans les décombres,
Cherchant le sens perdu de tant de douleurs vaines.
Et l’Histoire, impassible, écrira d’une encre pâle :
« Ici, des fous ont cru tenir le sort du monde.
Ils ont ri, ils ont tué, ils ont tout détruit,
Puis le temps, indifférent, a refermé ses ondes. »
Épilogue : La Malédiction
Ô vous, qui tenez encore les rênes du chaos,
Sachez que vos noms seront maudits à jamais.
Car le sang des innocents crie sous vos semelles,
Et vos lois ne sont que des chaînes pour l’avenir.
Un jour, la terre, lasse, secouera ses fers,
Et vos statues, brisées, ne seront plus que pierre.
Alors seulement, peut-être, comprendrez-vous,
Trop tard, que le pouvoir n’était qu’un leurre éphémère.