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Regards citoyens

Ce blog est destiné à stimuler l'intérêt du lecteur pour des questions de société auxquelles tout citoyen doit être en mesure d'apporter des réponses, individuelles ou collectives, en conscience et en responsabilité !

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Felipe Gonzalez présentera au Conseil européen de mars les conclusions préliminaires de son "groupe de réflexion "

Herman Van Rompuy, le président permanent du Conseil européen, a demandé à Félipé Gonzalès, l'ancien Premier ministre espagnol, d'accélérer les travaux de son " groupe de réflexion " sur l'avenir de l'Europe et de présenter ses conclusions et recommandations, si possible, lors du Conseil européen des 26/26 mars à Bruxelles.

Composé de douze personnalités (dont l'ancienne présidente de Lettonie, Vaira Vike-Freiberga, l'ex-patron de Nokia, Jorma Ollila, l'ex-président polonais Lech Walesa et l'ancien commisaaire européen Mario Monti), le groupe a identifié 7 grands défis à l'horizon 2030-2030 auxquels l'UE soit se préparer dès maintenant (pour son mandat, cf. Coup de projecteur sur les travaux du groupe de réflexion sur l'avenir de l'Europe) :
 - la préservation de son modèle économqiue et social,
 - la sécurité énergétique,
 - le changement climatique,
 - les problèmes liés à l'évolution démographique et l'immigration,
 - la sécurité intérieure et extérieure (NDLR : mais pas la sécurité globale articuluée sur une vision européenne des risques globaux ... ce qui est véritablement inquiétant !! ),
 - le rôle de l'UE dans le monde,
 - la citoyenneté européenne.

Sur tous ces sujets, les discussions ont été jusqu'ici très riches et, parfois, controversées, ce qui ne facilite évidemment pas la rédaction des conclusions et des recommandations qui devront être équilibrées et refléter les opinions de tous les membres. L'idée est de limiter le rapport à une trentaine de pages (le projet de texte actuellement sur la table en contient encore le double) et de " faire des recommandations les plus concrètes et pratiques possibles ", selon les sources de l'Agence Europe.

Le groupe, chargé par les Vingt-sept en décembre 2007 de réfléchir à l'avenir de l'Union à l'horizon 2020-2030, devait normalement présenter son rapport final en juin 2010. M. Gonzalez a répondu à M. Van Rompuy que son groupe ferait de son mieux pour anticiper la publication du rapport final tout en indiquant quer l'échéance de mars ne sera sans doute pas tenable.  En revanche, il est quasiment acquis que M. Gonzalez fera en mars une " présentation préliminaire " de son rapport aux chefs d'Etat et de gouvernement ainsi qu'au président de la Commission européenne et à la Haute Repréentante qui siègent également à titre permanent au Conseil européen.

Selon les même sources, étant donné que le sommet de mars sera essentiellement consacré au débat sur la future stratégie économique (" UE 2020 "), M. Gonzalez devrait focaliser sa présentation sur le volet économique de son futur rapport. Le groupe se réunira à cet effet les 16/17 mars à Bruxelles pour peaufiner les conclusions préliminaires que M. Gonzalez devra présenter ensuite au Conseil européen.

Il semble que le groupe plaidera pour une étroite coordination des politiques économiques des Etats membres dans nécessairement parler de " gouvernance économique ". Il devrait également constater que l'échec de la stratégie de Lisbonne s'explique avant tout par les lacunes évidentes de la méthode ouverte de coordination et d'un manque d'appropriation ("ownership") des Etats membres. La nécesité de développer une véritable politique énergétique commune sera également soulignée. En matière de changement climatique, le groupe devrait insister sur le fait que la crise actuelle ne peut pas servir de prétexte pour retarder des investissements dans la lutte contre le réchauffement planétaire.

Sur le plan des relations extérieures, le groupe devrait appeler entre autres à une coordination très étroite entre les principaux acteurs (président stable du Conseil européenn, Haut représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, président de la Commission) afin de " respecter non seulement la lettre mais aussi l'esprit du Traité de Lisbonne ".

Le groupe ne devrait pas se prononcer sur la question des éventuelles frontières extérieures [définitives] de l'UE. Plutôt que de définir les frontières géographiques, le groupe devrait souligner que les véritables frontières de l'Union seront constituées par la capacité des pays candidats à remplir les critères d'adhésion (critères de Copenhague) et par la capacité de l'Union à accueillir de nouveaux membres (capacité d'intégration ou d'absorption). La conclusion du groupe sera donc très probablement que " l'Union doit rester ouverte à de nouvelles adhésions tout en restant très stricte dans l'application des critères d'entrée ". La Turquie pourrait également être mentionnée dans le rapport (selon ces mêmes sources, la question ne serait pas encore tranchée !). Si tel est effectivement le cas, ce sera sans soute pour rappeler les engagements des deux parties : celui de l'UE de promouvoir le processus d'adhésion tel qu'il a été convenu en 2005, et celui d'Ankara de faire les réformes nécessaires pour remplir toutes les conditions d'adhésion.

En matière de politique de sécurité et de défense commune (PSDC), le groupe devrait appeler les Etats membres à aller de l'avant en utilisant au maximum les nouveaux outils introduits par le Traité de Lisbonne tels que la coopération structurée permanente. Il serait particulièrement utile qu'il préconise à cet égard des recommandations précises quant aux limites de l'exercice et aux conditionnalités politiques à satisfaire impérativement pour que l'établissement de cette coopération structurée permanente remplisse effectivement les objectifs qui lui ont été assignés lors de son inscription dans le traité de Lisbonne. 

Conformément au mandat que lui avait donné le Conseil européen de décembre 2007, le groupe ne se prononcera pas sur les questions institutionnelles, ni sur le réexamen des politiques actuelles (comme la politique agricole commune, par exemple).

Il n'est pas habilité non plus à traiter du prochain cadre financier pluriannuel de l'Union (à partir de 2014) !

Rien par contre ne lui interdit d'appeler à un élargissement et à un réhaussement de la stratégie européenne de sécurité de manière à ce qu'elle embrasse aussi l'ensemble des défis globaux de sécurité auxquels l'Union devra se préparer activement sans délai afin d'y faire face avec une efficacité et une effectivité bien supérieures à celles dont font montre aujourd'hui des Etats membres dont les actes solitaires et non coordonnés nuisent gravement à l'efficacité et à la crédibilité de l'Union (cf. Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la nécessité et de l'urgence (1)
Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la nécessité et de l'urgence (2)). Le groupe de réflexion pourrait alors préconiser une méthode pour entreprendre une telle initiative (cf. Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la méthode (1) ainsi que Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la méthode (2)). Le président permanent du Conseil européen serait alors en mesure de recommander au Conseil européen de décider la remise de l'ouvrage - la stratégie européenne de sécurité - sur le métier.











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