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14 Décembre 2010
" Notre organisation monétaire ne peut durablement continuer à refléter le monde d'hier, dans lequel ni l'Inde, ni la Chine, ni le Brésil n'étaient devenues les puissances économiques qu'elles sont aujourd'hui ", a dit Nicolas Sarkozy pour le 50e anniversaire de l'OCDE.
Lors d'un discours à l'occasion du 50e anniversaire de l'OCDE, Nicolas Sarkozy a à nouveau plaidé, lundi 13 décembre, pour la réforme du système monétaire international, inscrite au menu de sa présidence du G20. Il propose, notamment, de " renforcer la stabilité financière " et estime que le dollar devrait y conserver un rôle " éminent mais pas exclusif ".
" Depuis 1971, nous vivons dans ce que j'appellerais un non-système monétaire international " dans lequel " de nouvelles monnaies ont émergé, les flux de capitaux se sont démultipliés [et] les réserves se sont accumulées dans certains pays ", le rendant " de plus en plus instable ", a déploré M. Sarkozy.
" Je souhaite que nous travaillions sur la mise en place de filets de sécurité financiers qui renforceront la stabilité financière […], je souhaite que nous engagions une réflexion sur les mouvements de capitaux ", a-t-il poursuivi, précisant que la France ferait des "propositions" en la matière.
Comme il l'a déjà souligné à plusieurs reprises, le chef de l'Etat a également souhaité que s'engage une "réflexion sur la pertinence d'un modèle basé sur l'accumulation de réserves en dollars". "Je pose la question : ce système ne rend-il pas une partie du monde dépendante de la politique monétaire américaine ? Ne faut-il pas réfléchir au rôle du DTS [droit de tirage spécial du Fonds monétaire international] et à l'internationalisation d'autres monnaies ?" a-t-il demandé.
" Je ne veux en aucune manière porter atteinte au rôle du dollar qui, de toute façon, sera un rôle éminent, mais éminent ne veut pas dire exclusif ", a assuré M. Sarkozy. " Le dollar, nous souhaitons comme le gouvernement américain qu'il demeure une monnaie forte. Je dis simplement que notre organisation monétaire ne peut durablement continuer à refléter le monde d'hier, dans lequel ni l'Inde, ni la Chine, ni le Brésil n'étaient devenus les puissances économiques qu'elles sont aujourd'hui ", a-t-il insisté, promettant là encore des propositions françaises.
Nicolas Sarkozy a par ailleurs défendu les autres priorités de la présidence française du G20, la nécessité de " fixer un cadre et des règles qui découragent la spéculation " sur les marchés des matières premières ou la " moralisation du capitalisme […], attente incontournable de l'opinion publique mondiale ".
Source : LeMonde.fr avec AFP et Reuters