Ce blog est destiné à stimuler l'intérêt du lecteur pour des questions de société auxquelles tout citoyen doit être en mesure d'apporter des réponses, individuelles ou collectives, en conscience et en responsabilité !
29 Octobre 2009
Le président de la Commission, José Manuel Barroso, est entré dans le débat sur le profil de futur président
stable du Conseil européen en plaidant pour un " président fort ", défenseur de la " méthode communautaire " et d'une " coopération loyale " entre les institutions
communautaires.
" Je suis vraiment en faveur d'un président fort du Conseil européen. Il doit être un vrai Europen qui soutienne entièrement le projet
européen et qui défende la méthode communautaire. Il doit aussi avoir l'autorité et la capacité nécessaire pour parvenir à des accords au sein du Conseil européen car créer ce consensus entre les
27 sera de sa responsabilité ", a dit M. Barroso lors d'une Conférence organisée par Friends of Europe le 9 octobre à Bruxelles.
La prise de
position de M. Barroso peut être interprêtée comme un soutien indirect aux petits Etats-membres qui, à l'instar des trois pays du Bénélux, craignent qu'un président puissant, originaire d'un
grand Etat-membre, puisse agir de manière autonome avec le soutien des " grands " en négligeant la méthode communautaire et en mettant en cause l'équilibre institutionnel de l'UE (voir le
document du Bénélux dans l'article de ce blog intitulé ). La position commune de la Belgique, des Pays-Bas et du Luxembourg a été interprêtée comme une prise de position contre Tony Blair.
M. Barroso, en revanche refuse de se prononcer sur les possibles candidats ; il appartient aux dirigeants eux-mêmes de désigner leur président, dit-il.
NDLR : Quels sont donc les candidats potentiels qui sont susceptibles de pouvoir remplir à la fois les exigences dictées par le Président Barroso et celles
dictées par le Bénélux ainsi que par d'autres Etats-membres qui s'y sont rallié ?
Personnellement, je n'en vois que 8 ou 9 parmi lesquels
figurent en bonne place : Jean-Claude Junker, Mario Monti, Felipe Gonzalès, Poul Nyrup Rasmussen, Guy Verhofstadt, et Vaclav Havel.
Mais soyons
lucide, dans l'hypothèse ou la présidence stable du président européen serait accordée effectivement à une personnalité politique de premier plan issue d'un "petit " Etat ou d'un Etat "
moyen", le poste de Haut Représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité également vice-président de la Commission reviendra inexorablement à un ressortissant d'un
"grand " Etat. Quid alors de Tony Blair, de Joschka Fischer et ... d'Alain Juppé dans cette hypothèse ?