Ce blog est destiné à stimuler l'intérêt du lecteur pour des questions de société auxquelles tout citoyen doit être en mesure d'apporter des réponses, individuelles ou collectives, en conscience et en responsabilité !
3 Janvier 2012
Alors que de nombreuses voies s'élèvent, en Hongrie comme ailleurs en Europe, pour dénoncer les atteintes portées par la nouvelle Constitution hongroise aux valeurs comme aux principes démocratiques auxquels l'Union européenne est attachée, l'heure est à la responsabilité politique !
L'Union politique se trouve une nouvelle fois placée devant ses responsabilités !
Ses institutions seront-elles capables d'appliquer l'article 7 du traité (cf. Article 7 du Traité sur l'Union européenne ainsi que Article 2 du Traité sur l'Union européenne ) à l'égard de la Hongrie comme elles sont eu le courage politique de le faire à l'égard de l'Autriche au début des années 2000 lors que Jörg Haider en était chancelier alors même que cet Etat, à l'origine de ce même article 7, n'avait pas commis de faits passibles d'une telle sanction (cf. http://www.ceri-sciencespo.com/publica/critique/article/ci08p06-12.pdf ) ?
Si tel n'était pas le cas, le projet politique européen serait condamné à s'éteindre !
Tout simplement parce qu'il n'a véritablement de sens que dans la démocratie comme le déclarent haut et fort ces éminentes personnalités européennes que sont Bernard Barthalay, Enrique Barón Crespo, Emma Bonino et Babette Nieder (cf. Europe : la démocratie ou rien, par Bernard Barthalay, Enrique Barón Crespo, Emma Bonino, Babette Nieder (Le Monde))
NB : Ce mécanisme, introduit par le traité d’Amsterdam sur proposition italo-autrichienne, a été adopté dans la perspective de l’élargissement, pour prévenir toute « réversibilité » démocratique d’un (futur) État membre. Cette disposition apparaissait alors comme l’arme absolue en cas de violation grave et persistante des principes démocratiques par un État membre. Au terme d’une procédure nécessitant un très large consensus au sein de la Commission, du Parlement, du Conseil européen et du Conseil, l’État membre en cause peut notamment se voir retirer son droit de vote au sein des institutions de l’UE tout en demeurant redevable des obligations contractées dans le cadre des traités communautaires. L’existence même de pareille disposition entend produire un effet dissuasif, étouffant dans l’oeuf toute velléité d’aventure non démocratique d’un État membre, quel que soit son gouvernement.