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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 08:19
Les tribulations philosophiques et politiques de l’intérêt général (1755-2013)

 

Y a-t-il encore un sens à parler d’intérêt général dans des sociétés complexes et éclatées en une multiplicité parcellaire de réseaux? L’intérêt général est-il mort ou à réinventer? Durant deux jours, philosophes et historiens abordent ces questions lors d’un colloque à Grenoble.

Télécharger le programme complet (pdf - 266,77 ko)

 

 

L’intérêt général peut apparaître comme un concept essentiel du républicanisme français, d’abord parce qu’à travers la notion juridique de «volonté générale», il fait partie intégrante de l’univers du droit public, mais aussi, plus simplement, parce qu’il a la chose publique ou la chose commune comme objet. On pourrait évidemment trouver les traces d’un intérêt commun dans beaucoup d’autres traditions, apparemment hétérogènes, par exemple chez les libéraux écossais. Cela n’est pas sans poser la question de l’éventuelle spécificité d’un intérêt général par rapport aux autres formes de l’intérêt commun, de sa réductibilité ou non à la somme des intérêts particuliers.

La notion d'intérêt général a cependant fait l'objet de critiques, au-delà de la sphère d'influence libérale, et particulièrement dans la tradition marxiste, bien qu'il n'est pas exclu que l'intérêt du prolétariat, comme classe universelle, puisse y tenir lieu d’idéal pour une société ordonnée autour de ce qui prendrait, là encore, la forme d’un intérêt ou d’un bien commun.

L’existence en France d’une pensée de l’Etat comme garant de l’intérêt général, l’importance des services publics et de l’imposition que beaucoup critiquent et considèrent comme une originalité française à promouvoir ou à bannir, semblent plaider dans le sens d’une spécificité voire d’une exceptionnalité française issue, sans doute, de la radicalité révolutionnaire, d’une histoire spécifique des mouvements ouvriers et, plus généralement, du socialisme. Ce colloque, soutenu par la Fondation Jean-Jaurès, reviendra sur l’ensemble de ces questions.

Ce colloque est organisé par le groupe de recherche Philosophie, langages et cognition de l’université Pierre-Mendès-France de Grenoble, avec le soutien de la Fondation Jean-Jaurès, du centre de philosophie politique et juridique de l’université de Cergy-Pontoise, de la Ville de Grenoble et de la communauté d'agglomération Grenoble-Alpes Métropole.

 

Entrée libre dans la limite des places disponibles

 

Voir également à ce sujet : De l'intérêt général

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 08:39

Le 1er tour des élections municipales a donné lieu à une abstention sans précédent : 38,72 %.

En particulier, le taux d'abstention dans les villes dont sont issus des membres du gouvernement en exercice a atteint un niveau particulièrement significatif du malaise démocratique qui traverse la France aujourd'hui !

Nantes (ville où le Premier ministre fut jusqu'à une date récente le maire) : 45,51 %

Evry (ville où le ministre de l'Intérieur fut jusqu'à une date récente le maire) : 61,29 %

Grand-Quevilly (ville où le ministre des affaires étrangères apparait sur la liste vainqueur) : 39,28 %

Lorient (ville où le ministre de la défense fut jusqu'à une date récente le maire) : 46,23 %

Cherbourg Octeville (ville où le ministre du budget fut jusqu'à une date récente le maire) : 47,72 %

Quant à Paris, capitale de tous les enjeux : 43,73 %

Sans commentaire !

 

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