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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 12:44
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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 20:15

A présent, j'ai quelquechose à dire ; mais je ne sais pas si ce que j'ai à dire mérite réellement d'être dit ou non

(Tchouang-Tseu)

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 19:52

"Il faut donner un sens à la vie des hommes"

(Antoine de Saint Exupéry)

Voir : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Blanche/Un-sens-a-la-vie 

Voir également : http://www.linternaute.com/citation/auteur/antoine-de-saint-exupery/17390/ 

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 20:54

Autiste ! Sourde ! Aveugle ! Irréfléchie ! Aliénée ! Abandonnée à des objectifs et intérêts étrangers à tout projet politique durable et partageable à la fois par la majorité de ses propres citoyens et par celle de ses grands partenaires internationaux !

Autant de qualificatifs qui peuvent être utilisés à loisir s'agissant de la posture diplomatique et stratégique actuelle d'une Union européenne qui, alors que son impuissance a été manifestement organisée autant par les capitales de ses Etats membres que par des protagonistes internes à ses propres institutions en capacité de lui faire dire et faire tout et son contraire, provoque, joue avec le feu, se comporte en enfant gâté insolent, donne des leçons sans se les appliquer à elle-même ! Et ce alors même que, bien que n'ayant toutours pas défini - de manière consensuelle tout au moins - ni ses véritables objectifs stratégiques (cf. De l'épineuse question des objectifs stratégiques de l'Union européenne), ni ses propres intérêts stratégiques (cf. Existe-t-il un intérêt stratégique européen ?), ni même ce que devraient être ses propres limites géostratégiques à terme, elle poursuit sa fuite en avant dans des accords de partenariat, des stratégies d'élargissement et de voisinage des plus fantasques ! 

La vraie sécurité stratégique est celle qui consiste à se prémunir contre les véritables risques globaux comme ceux qu'analyse tous les ans le Global Risk Network (cf. leur tout dernier rapport : http://www.weforum.org/reports/global-risks-report-2015 qui vient d'être tout juste publié à l'occasion du forum économique mondial de Davos ) !

L'OTAN n'est pas faite pour çà !=

Par contre, L'UE devrait être totalement engagée dans cette dynamique ! Mais, pour le moment, elle tatone en s'arcboutant sur ses stratégies de sécurité inappropriées à cet égard, parce que préparées par des think tanks et des diplomates enfermés dans leur petit train-train de copier/coller de ce que produisent leurs homologues américains tout aussi mal disposés à élargir leur champ de vision  !

Bien sûr, comme en toute chose, il ne s'agit pas de jeter une opprobre froide :

  - ni sur ses politiques internes bien que l'absence d'anticipation et de filets de protection contre les crises systémiques que nous venons de traverser laisse à penser qu'aucune véritable analyse stratégique n'avait été entrprise dans les registres si stratégiques de l'économie et de la finance,

  - ni sur ses politiques externes, lesquelles ne sont pas à jeter systématiquement dans les poubelles dramatiques de l'Histoire !

Certains textes donnent parfois l'impression qu'il se passe ou pourrait parfois se passer des choses importantes dans ce champ crucial de la vie quotidienne des institutions européennes (cf. par exemple, récemment Council conclusions on Common Security (Brussels, 25 November 2013 ))

Son rôle central dans la gestion du dossier iranien suffit à témoigner de son efficacité sur l'échiquier international lorsque non seulement la volonté politique est réellement présente et partagée par les diplomaties nationales européennes, et que, simultanément, aucun intérêt et/ou objectif national vient en opposition avec les intérêts et objectifs poursuivis par l'Union !    

Mais enfin, lorsque l'on s'aventure à émettre des positions aussi catégoriques à l'égard des grandes puissances (cf. notamment Les idées de Catherine Ashton sur les ‘partenariats stratégiques’ avec la Chine, la Russie et les Etats-Unis - première partie - ainsi que Les idées de Catherine Ashton sur les ‘partenariats stratégiques’ avec la Chine, la Russie et les Etats-Unis - seconde partie -), à l'égard du Proche Orient (cf. notamment Pour dépasser la situation actuelle au Proche Orient, il faut d'abord cesser les hypocrisies et de soutenir les fausses bonnes solutions, et tirer les véritables leçons ! - nouvelle édition ) ou de la Turquie (cf. Le long chemin de l'adhésion turque à l'Union européenne, par Hélène Sallon (Le Monde)),

* lorsque l'on poursuit le développement d'un partenariat oriental sans y associer les acteurs stratégiques régionaux les plus concernés (cf. Joint Declaration of the Eastern Partnership Summit (Vilnius, 28-29 November 2013) ; L’UE ne doit-elle pas revoir sa stratégie à l’Est ? ; UE/Partenariat oriental : Vilnius: un "partenariat" ambigu ? ainsi que A Bruxelles, Poutine dénonce une « ingérence » des Européens, par Jean-Pierre Stroobants (Le Monde)),

* lorsque l'on poursuit aveuglément une stratégie d'élargissement dont personne ne perçoit plus le sens (cf. Attention ! Ceci N'EST PAS une "stratégie d'élargissement" ),

* lorsque l'on se comporte à l'égard de la Russie comme une marionnette sans cervelle, aussi incohérente qu'outrancièrement docile à l'égard d'un partenaire stratégique - les Etats-Unis- qui suavegarde d'autres intérêts stratégiques et poursuit d'autres objectifs stratégiques que les siens, et incapable d'assurer une réelle continuité de son engagement dans un processus réellement stratégique (le processus de Corfou, par exemple - voir à cet égard notamment Consensus des 27 - au COPS - sur un débat sur la sécurité européenne à l'OSCE ainsi que OSCE : Dialogue sur la sécurité européenne - Thèmes directeurs des réunions du Processus de Corfou)

* lorsque l'on engage, dans la précipitation la plus irresponsable eu égard à l'état actuel du regard porté par ses propres citoyens sur les responsabilités respectives à l'égard de ce qu'est devenue cette Union sur les registres économiques et sociaux, des négociations commerciales aussi stratégiques (avec les Etats-Unis, le Canada, la Corée du Sud, .... ou encore sur le commerce des services ... et des investissements),

* lorsque l'on ne loupe jamais une occasion pour ne pas doter l'Union des instruments de puissance et d'influence qui sont indispensables à un plein excercice de ses propres responsabilités stratégiques, notamment dans les domaines de la sécurité internationale et des divers champs où opére la globalisation (stratégique, économique, financière, culturelle, sociale, etc.)- comme celles de ses Etats membres -,

* lorsque l'on accepte aussi ouvertement de se faire espionner par ses propres amis et alliés,

comment peut-on imaginer un seul instant que l'on constitue une entité politique sérieuse ?    

Vous qui êtes en charge de ces dossiers, à quelque niveau que vous vous situiez :    

Sur quoi appuyez-vous vos déclarations, vos agendas, vos décisions et vos actions lorsque vous entrainez l'Union, et donc, avec elle, ses Etats membres, ses agents économiques et sociaux et ses citoyens, dans la tourmente de l'Histoire de manière aussi aventureuse et improbable ?

Etes-vous encore habités, si vous l'avez été un jour, par le souci permanent de servir la raison d'Union, sans faille, en conscience et en responsabilité ?

Etes vous conscients - et si tel est le cas, agissez-vous en prenant en compte le fait - que l'absence de véritable contrôle politique et démocratique de votre action accroît encore davantage vos responsabilités devant l'Histoire ?

Etes vous disposés à faire enfin la démonstration que vous ne cherchez à créer délibérément les conditions d'un assassinat en règle de ce beau projet sans précédent dans l'Histoire que constitue encore le projet politique européen !

Les évolutions sensibles que l'on observe aujourd'hui en matière d'information publique dans le domaine de la politique extérieure comme les consultations  publiques nombreuses proposées par les institutions de l'Union constituent des signes positifs importants qu'il est des plus indispensable de poursuivre et de développer !

Mais attention à ne pas décevoir les citoyens européens en masquant derrrière cette politique de communication des stratégies et des actes qui ne rencontreraient pas une large adhésion d'ensemble !

Une veille citoyenne européenne est à l'oeuvre ! Elle ne se contentera pas de déplorer les écarts, erreurs et fautes éventuelles si tel devait être le cas ....

Le Traité n'est plus inscrit dans le marbre, si tant est qu'un traité quelquil soit l'ait été un jour, comme on l'a trop souvent pensé dans les milieux bruxellois et fédéralistes ...

A bon entendeur, salut !

"Ce n'est pas mon boulot !" ou De l'irresponsabilité collective ! 

 "Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde." (Albert Camus)   

"Nous avons besoin d’hommes capables d’imaginer ce qui n’a jamais existé "      

Si la foi n'est pas accompagnée d'oeuvres, elle est bel et bien morte" (Saint Jacques)   

Voir également :

 * Ce dont l'Union européenne a le plus besoin aujourd'hui, c'est d'une vision stratégique de sa véritable place comme acteur global dans le monde

 * Réflexion prospective et planification stratégique : deux processus distincts au service de la préparation du futur - nouvelle édition -

 * UE : un service européen d'action extérieure au service de quelles stratégies et de quelles politiques ?

 * Mieux connaître le Service européen pour l'action extérieure de l'Union européenne 

 * Influence européenne : la nécessité d'un changement de paradigme (Notre Europe – Institut Jacques Delors)

 * Objectifs politiques, principes, valeurs et intérêts en jeu au sein de l'Union européenne dans la double perspective politique et stratégique, par André Dumoulin

 * "PREPARING FOR THE FUTURE" : Speech by President of the European Council Herman Van Rompuy to the Brussels Forum of the German Marshall Fund (Brussels, 15 March 2013)

 * PENSER L’INTERET EUROPEEN : Du compromis entre intérêts nationaux à l’intérêt général européen      

 * Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la nécessité et de l'urgence (1)

 * Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la nécessité et de l'urgence (2)

 * Interrogations préalables à l'établissement d'un ‘concept stratégique global’ pour la politique de Sécurité de l'Union européenne

 * Bâtir une défense commune pour assurer l’autonomie politique et stratégique de l’Union européenne ! Du constat d’absence d’un tel projet politique dans l’agenda européen !

Voir également les articles suivants :  

 * Penser la stratégie signifie aujourd'hui penser et agir de manière à la fois globale et systémique

 * Europe politique : un espoir est-il raisonnable ? par Alain Richard (Revue Politique étrangère)

 * Vouloir bâtir une Europe politique comporte des exigences irréductibles ! (nouvelle édition)

 * Où en est l'Union européenne face aux défis globaux ? - première partie -

 * en est l'Union européenne face aux défis globaux ? - deuxième partie -

 * Où en est l'Union européenne face aux défis globaux ? - troisième partie -

 * Où en est l'Union européenne face aux défis globaux ? - quatrième partie -

 * Où en est l'Union européenne face aux défis globaux ? - cinquième partie -

 * Où en est l'Union européenne face aux défis globaux ? - sixième partie -

 * Où en est l'Union européenne face aux défis globaux ? - septième partie -

 * Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la nécessité et de l'urgence (1)

 * Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la nécessité et de l'urgence (2)

 * European Parliament 2013 review of the organisation and the functioning of the EEASSpeech by President of the European Council Herman Van Rompuy at the European Parliament (Brussels, 28 May 2013)

 * Annual Report 2013 to the European Council on EU Development Aid Targets - Council Conclusions (3241st Foreign Affairs Council meeting (Brussels, 28 May 2013)

 * C'est plus que jamais aux génies culturels, scientifiques et techniques que doivent être confiées les clés des réflexions prospective et stratégique !  

 * Le gouvernement a-t-il plagié les services de renseignement américains pour la France 2025 ? par Éric Verhaeghe (Atlantico.fr)

 * France 2030 : cinq scénarios de croissance (rapport du Centre d'analyse stratégique et de la Direction générale du Trésor)

 * La relève stratégique française, par Michel Miraillet (reproduit sur le site Diploweb.com)

  ainsi que d'autres articles publiés dans la rubrique intitulée Regards-citoyens.com analyse et propose    

Voir enfin l'échange de correspondances entre le Général de Gaulle et Jean Monnet à propos de l'Europe (cf. 'De Gaulle & Jean Monnet face à l'Europe' de Aloys Rigaut)

ainsi que le remarque ouvrage suivant du professeur Jean-Louis Quermonne

dont Regards-citoyens.com a choisi de publier les extraits suivants :

L'Union européenne dans le temps long

 

 

 * Les trois principaux défis qui se présentent à l'Union européenne pour qu'elle devienne une authentique Union politique, selon Jean-Louis Quermonne

 * Du socle idéologique minimal d’une Union politique européenne en construction (extraits de « L’Union européenne dans le temps long » de Jean-Louis Quermonne ) ! - Première partie -

 * Du socle idéologique minimal d’une Union politique européenne en construction (extraits de « L’Union européenne dans le temps long » de Jean-Louis Quermonne ) ! – seconde partie –

 * Vers une puissance publique européenne (extraits de « L’Union européenne dans le temps long » de Jean-Louis Quermonne ) ! - Première partie -

 * Vers une puissance publique européenne (extraits de « L’Union européenne dans le temps long » de Jean-Louis Quermonne ) ! - Seconde partie -

 

 

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 09:58

A la faveur des crises en série qui s’y succèdent en multipliant les traumatismes de toutes sortes (économiques, sociaux, humains, politiques), on assiste aujourd’hui à la manifestation quotidienne d’une défiance généralisée à l’égard et entre les différents agents impliqués dans le fonctionnement de l’économie sociale de marché dans l’espace transatlantique.

La situation catastrophique créée d’abord par l’échec dramatique de l’aventure anglo-américaine en Irak a tout d’abord été porteuse d’angoisses particulièrement fortes à l’égard de la capacité de l’ONU, d’une part, et de l’hyperpuissance, d’autre part, lorsque le Conseil de sécurité des Nations unies se montre défaillant, à « régenter » les questions de sécurité internationale de manière acceptable, c'est-à-dire non structurellement traumatisante, pour les différentes parties. Avec elle, c’est la confiance dans la capacité de régulation stratégique des Etats les plus puissants militairement qui s’est soudainement effondrée.

Ensuite, la situation tout aussi catastrophique issue de la crise systémique financière initiée par de surprenantes « défaillances » du système économique et financier anglo-saxon a mis à mal la confiance des marchés autant que des peuples dans la capacité d’autorégulation d’une économie financiarisée qui se veut non seulement libérale, mais créatrice de richesses, et partant, porteuse de progrès.

L’incapacité de la puissance publique internationale incarnée dans des fora de régulation multilatéraux (G-8, G20, Union européenne, etc.) et internationaux (Institutions financières internationales) de produire un sursaut salvateur à même de pallier le défaut d’autorégulation des marchés financiers et des opérateurs bancaires par des mesures prudentielles et assurantielles appropriées autant que la défaillance des analystes et prévisionnistes de tous poils a participé à amplifier la défiance des agents économiques et sociaux à l’égard des gouvernants autant que de l’expertise technique sur laquelle les premiers tendent à appuyer leurs décisions.

La crise, désormais systémique, de la dette souveraine, en provoquant des tensions extrêmement traumatisantes sur les devises autant que sur les marchés monétaires et obligataires, a aggravé la défiance des populations à l’égard non seulement des technostructures en charge d’épauler les gouvernements démocratiquement élus, mais des monnaies elles-mêmes, portant du même coup atteinte à leur souveraineté.

Au risque de défaut généralisé de paiement des dettes publiques de nature budgétaire de la plupart des pays membres de l’OCDE, et non des moindres, s’ajoute désormais un risque de défaut généralisé d’intervention des amortisseurs sociaux que nos démocraties politiques socio-libérales avaient pourtant su générer, ces derniers se trouvant également placés face à une crise grave de liquidités.

Comment ne pas souligner, tout en la déplorant, la perte de confiance des citoyens-consommateurs dans des institutions publiques qui ne parviennent même plus à garantir de manière spontanée et automatique le respect des principes et des valeurs qui fondent le contrat politique et social que consacrent les lois fondamentales ; une défiance qui puise chaque jour davantage sa substance dans des scandales qui traduisent publiquement leur incapacité à garantir la sécurité alimentaire et la sécurité sanitaire pour tous.

La défiance des citoyens aussi impatients qu’incrédules à l’égard des partis politiques, qu’ils jugent, pour une majorité d’entre eux, dévoyés et incapables de traduire en programmes crédibles leurs espoirs, ne cesse de croître comme en attestent les taux croissants d’abstention aux différentes élections démocratiques.

Comme si cela ne suffisait pas au tableau, la perte de vitesse du système productif de ces mêmes pays dans la compétition internationale favorisée par une mondialisation et une globalisation qui ne font aucune place aux tergiversations improductives et aux replis sur soi impulsifs, ajoute encore à la morosité sociale et aux angoisses collectives de populations meurtries auxquelles les leaders politiques de tous bords avaient pourtant promis de tirer, à leur profit aussi, le meilleur parti du libre échange économique, de la dérégulation, de la réglementation, et de l’ouverture de nouveaux marchés internationaux mieux à même d’absorber leurs propres productions.

Quant à la technologie, bien qu’elle soit pourtant quelquefois érigée en dieu des temps modernes (celle grâce à laquelle tout serait désormais possible), les fractures sociales et générationnelles qu’elle engendre comme les bulles financières qu’elle favorise et les traumatismes qui en résultent ne la qualifie plus pour redonner cette confiance perdue dans l’économie sociale de marché telle qu’elle est aujourd’hui à l’œuvre dans des démocraties libérales de plus en plus vacillantes !

Quant à la culture, et à l’espoir si grand que chacun tend à placer dans ce qu’elle peut produire de fécond et d’universel, sa marchandisation rampante et sa politisation à quatre sous participent à lui retirer une bonne part de la confiance qu’une société doit lui accorder sauf à créer les conditions d’un déclin inéluctable ! Comme le déplore Stiegler, la médiacratie désormais à l'oeuvre participe à la désintégration et à déshumanisation de notre corpus socio-culturel !

Même la belle utopie portée par les projets politique et culturel européens en lieu et place d’un rêve américain quelquepeu émoussé n’a plus ce pouvoir d’entraînement et de fascination qui en fit pourtant pendant plusieurs décennies l’un des ressorts d’une espérance dans un avenir meilleur et plus juste, et dans l’Homme ; une espérance partagée par tous : hommes et femmes, jeunes, moins jeunes, personnes âgées, sympathisants de gauche, de droite, du centre, actifs, retraités, individus sans emploi, malades, bien portants, handicapés, croyants, athées, agnostiques ; une espérance qui permet de faire ‘société des Hommes’ une société multiculturelle qui se construit, dans la sérénité de processus apaisés, un destin, des projets, et un avenir collectif fondés sur une confiance mutuelle, un dynamisme fécond et une solidarité de fait.

On le voit bien : la perte de confiance mutuelle à l’oeuvre entre ses différents agents rend improbable une reprise vertueuse de l’économie sociale de marché dans l’espace transatlantique en même temps qu’elle porte atteinte au modèle actuel de démocratie libérale.

En face d’un tel constat particulièrement débilitant d’une défiance généralisée de chacun de ces agents individuels et collectifs envers l’autre, il n’est pas étonnant de voir se multiplier les discours et les programmes populistes les plus ravageurs autant que les adhésions d’individus libres en souffrance à des sectes ou mouvements sectaires tout aussi ravageurs !

L’heure est venue d’un sursaut collectif salvateur !

Une nouvelle 'nuit du 4 âoût' est indispensable, sous une forme ou sous une autre mais aussi pacifique que déterminante !

A chacun de prendre, en toute liberté, en responsabilité et en conscience, sa part de la tâche qui lui revient pour qu’il en soit ainsi !

Voir également : 

 * Reconstruire la confiance dans la capacité des Etats à honorer leurs engagements, notamment politiques et financiers

 * Comment la politique peut-elle retrouver des marges de manoeuvre par rapport à la globalisation ? - nouvelle édition -

 * La social-démocratie, naufragée de la dette ? Réhabiliter d'urgence la solidarité budgétaire ! par Frédéric Ménager (Le Monde)

 * L’UE dans la crise du capitalisme occidental - Du marché comme fondement de l’intégration économique au modèle social

 * Crises mondiales : il est urgent de redonner confiance à ceux qui l'ont perdue (nouvelle édition)

 * Jacques Attali : "Les Etats se comportent comme Bernard Madoff" (Le Monde)

 * Le 4 août 1789, premier des "grands soirs" (Jérôme Gautheret et Thomas Wieder, Le Monde.fr) - nouvelle édition -

 * "La vérité si j'mens" : un programme qui ne fait recette nulle part !

 * Contre la dictature financière, la révolte nécessaire, par Edwy Plenel (Mediapart) 

 * "Nous vivons une crise non pas de la zone euro mais de l'endettement public", par Herman Van Rompuy, président du Conseil européen (Le Monde) 

 * Retour sur images : Les Européens ont voté pour que la crise continue, par Michel Rocard 

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 09:12

La réponse est naturellement contenue dans la question ! 

Il est impensable que puissent succèder à José Manuel Barroso, à Herman van Rompuy, à Olli Rehn et à Cathy Ashton leurs clones !

A bons entendeurs salut !

Voir également : 

http://regards-citoyens-europe.over-blog.com/2014/05/reformer-l-union-europeenne-est-non-seulement-possible-mais-indispensable-dans-le-cadre-des-textes-en-vigueur-1.html

* http://www.regards-citoyens.com/article-aucun-traite-aucun-reglement-aucune-directive-aucune-institution-118309689.html

http://regards-citoyens-europe.over-blog.com/2014/03/retour-sur-images-les-europeens-ont-vote-pour-que-la-crise-continue-par-michel-rocard.html

http://regards-citoyens-europe.over-blog.com/2014/05/si-l-on-veut-accroitre-la-legitimite-democratique-de-la-commission-europeenne-commencons-pas-exiger-que-tous-ses-membres-aient-ete.h

* http://www.regards-citoyens.com/article-le-role-de-la-reforme-kinnock-dans-le-retrecissement-du-role-de-la-commission-europeenne-au-sein-de-116828029.html

http://regards-citoyens-europe.over-blog.com/2014/05/j-c-junker-a-la-tete-de-la-commission-europeenne-serait-la-plus-grosse-erreur-politique-en-meme-temps-qu-une-insulte-a-la-tres-grand

* http://regards-citoyens-europe.over-blog.com/2014/05/guy-verhofstadt-est-incontestablement-le-meilleur-candidat-a-la-presidence-de-la-commission-europeenne.html

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 10:32

Qui n'y va aujourd'hui de son appel à 'oser l'Europe' ! 

Entendre par là avancer sur la voie d'une plus grande intégration politique par la voie du fédéralisme ! Qui en remettant l'ouvrage institutionnel sur le métier, qui en approfondissant la démocratie européenne, qui en créant une armée européenne, qui en harmonisant tout ce qui pourrait et/ou devrait être harmonisé dans les domaines fiscaux, judiciaires et sociaux, qui en dotant l'UEM des attributs nécessaires (voir en particulier à cet égard Oser l'Europe ! par Bernard Barthalay et Michel Aglietta (Le Cercle des Echos) ; La zone euro, creuset de l’Union politique (Tribune par Jacques Delors, António Vitorino et Comité Européen d'Orientation/European Steering Committee / Notre Europe -Institut Jacques Delors) ; Des propositions de réformes pour la zone euro (Tribune par Jacques Delors et Henrik Enderlein / Notre Europe - Institut Jacques Delors)Une UEM à la fois renforcée et solidaire, par António Vitorino (Notre Europe – Institut Jacques Delors) ;Pas à pas, renforcer la zone euro (Synthèse du premier Policy Paper G-Mond - CEPII et PSE-Ecole d’Economie de Paris) ; Une nouvelle voie pour la croissance et la solidarité (Tribune de Anna Diamantopoulou - Notre Europe - Institut Jacques Delors) ; Recommandations à la Commission sur le rapport des présidents du Conseil europeen, de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et de l'Eurogroupe (Rapport Thyssen) ; Une union politique pour l'Europe, par Thierry Chopin, Jean-François Jamet et François-Xavier Priollaud (Question d’Europe n°252 - 24 septembre 2012 - Fondation Robert Schuman - ; 'Programmation conjointe' et 'partenariat public-public' : deux voies d'avenir pour une fédération d'Etats nations efficace et solidaire ! ; Accordons la licence bancaire au MES pour redonner à la puissance publique la souveraineté qu'elle a perdue ! ou encore Le Parlement européen formule des propositions très concrètes en faveur d'un équilibre effectif entre austérité et croissance), etc.

Chacun s'emploie, en toute bonne foi, à associer à cet appel des recettes, de nature essentiellement techniques, aux questions spécifiques qu'il aborde !      

Il en est de même de la compétitivité et de la 'globalisation' ! Mais de quelle sorte de compétitivité et de globalisation s'agit-il ici (cf. à cet égard l'excellent discours de Pascal Lamy à propos de la globalisation La globalisation : d’où vient-on ? Où va-t-on ? par Pascal Lamy ou encore le rapport plus spécifique de l'OCDE intitulé Meeting Global Challenges through Better Governance: International Co-operation in Science, Technology and Innovation (OECD) ou encore, s'agissant de la compétitivité : La réduction des écarts de compétitivité entre les Etats membres de l'UE ne va-t-elle pas se faire au détriment de ses champions et/ou du modèle social européen ? ) ?

A chaque fois, le pragmatisme est invoqué pour justifier tel ou tel autre remède ! Mais de quelle sorte de pragmatisme s'agit-il ici ?  

Parfois, référence est faite aux Etats-Unis d'Amérique ! Plus souvent d'ailleurs aux premières heures de cette Amérique fantasmée qu'aux heures plus récentes de sa jeune histoire tant le rêve américain semble s'être érodé, le fédéralisme  ne semblant exercer en la matière aucune espèce d'effets.

De nouveaux paradigmes apparaissent ici et là qui modifient de manière radicale autant les représentations que nous devons nous faire du monde que les ressorts des dynamiques qui s'y développent !

Pour y voir plus clair et mieux appréhender les enjeux auxquels le monde, et en particulier, les sociétés occidentales, sont confrontés, observons par exemple les difficultés que traversent les Etats-Unis d'Amérique !

Qu'il s'agisse du recul constant de la puissance publique, fédérale ou pas, face aux puissances économiques et financières, de la concurrence effrénée sur les marchés monétaires des grandes devises internationales, de l'agilité et de la volatilité des capitaux, des troubles de la société américaine induits notamment par une course sans limite à l'innovation (inetrnet, réseaux sociaux, transactions financières à très haute vitesse, communicationetc... ) en même temps que par un attachement sans borne à des acquis d'un autre temps, de la perte d'emplois consécutive à l'abandon de toute véritable ambition de politique industrielle (cf. Du pari des transferts de technologies face au risque de désindustrialisation ! - nouvelle édition - ), de la montée de la précarité et des inégalités de toutes sortes (cf. à cet égard notamment Le prix de l'inégalité, de Joseph Stiglitz), ou encore des difficultés à demeurer l'hyperpuissance capable d'un accès permanent à tout point du globe et de dénier ce même accès à qui bon lui semble en raison d'une globalisation stratégique qui ne se réduit pas à la globalisation économique et financière, le sentiment d'impuissance - quand il ne s'agit pas de l'impuissance elle-même - est là qui appelle des réponses urgentes que le fédéralisme ne saurait apporter en soi ! L'alternance démocratique existe aussi aux Etats-Unis ! Mais elle demeure impuissante à oser - là encore - ce que les Etats-Unis devraient oser : refonder leur propre modèle de démocratie et de progrès sur des bases compatibles avec les nouveaux paradigmes ! Lutter contre cet enfermement dans une logique politique binaire recroquevillée, cheville au corps, sur une représentation du monde qui ne fait plus aucun sens, qui semble les paralyser ... aussi !

Mais rien ne sera possible, là-bas comme ici, si les observateurs, les béats, les sceptiques, les experts, les analystes, les décideurs, les 'yaka-focon' ou les 'yavéka', ne font pas leur propre révolution culturelle en se dégageant aussi des pièges tendus par un regard sclérosé, quand bien même il ne serait pas sectaire, ou par des utopies profondément 'infériorisantes' !

Refuser de prendre la mesure des défis politiques et stratégiques, et de la réalité des relations internationales (La reconfiguration de l'ordre global par les États Unis (2) par Irnerio Seminatore ; Des experts américains envisagent trois scénarios pour l’UE en 2030 (EurActiv.fr) ; Les 7 péchés capitaux de la PESC ! (nouvelle édition) ; Bâtir une défense commune pour assurer l’autonomie politique et stratégique de l’Union européenne ! Du constat d’absence d’un tel projet politique dans l’agenda européen ! ; "Où est donc passé l'esprit de pragmatisme de Jean Monnet ?" s'interroge Henri Malosse, le nouveau président du Comité économique et social européen (CESE) ; Les trois principaux défis qui se présentent à l'Union européenne pour qu'elle devienne une authentique Union politique, selon Jean-Louis Quermonne ainsi que Tant que les Etats européens s'opposeront par services interposés, l'Union politique demeurera un projet illusoire !), quand on prétend vouloir progresser sur le volet économique et monétaire, refuser de prendre la mesure des défis démocratiques  quand on prétend vouloir progresser sur le volet social, refuser de prendre en compte des siècles d'histoire et de culture nationales quand on prétend vouloir s'affranchir des frontières pour dépasser celle attachée à la protection d'une souveraineté nationale qui se voudrait toujours aussi jalousement exclusive, refuser de prendre en compte la contingence politique et de la crise de la gouvernance et de la représentation politique quand on prétend vouloir bâtir une Europe politique et démocratique, relève d'une absence de pragmatisme de très mauvais aloi !

Les Etats et leurs intérêts demeurent quand bien même il est tout simplement impossible de les définir avec clarté ! Les peuples, leurs aspirations, les référents culturels et leurs angoisses spécifiques aussi !

Il serait des plus pragmatique et utile  pour l'avenir même du projet européen (comme pour celui du projet américain) que les préconisations à venir ne les occultent plus !

Osons l'Europe ! Mais en empruntant une voie réellement pragmatique et utile !  "Il ne s'agit sûrement pas de fabriquer au-dessus des nations constitutives une sorte de super-Etat vidant les autres de leur substance, ni même un Etat fédéral classique à l'américaine (où les Etats fédérés ont à peu près la même taille et où l ebudget fédéral draine des masses importantes). Nous avons à poursuivre dans la voie de l'invention d'un fédéralisme original, trouvant le bon équilibre entre l'unité et la diversité, entre l'Union et ses nations, entre communauté et autonompie, entre gouvernance efficace et participation démocratique. Les termes de Fédération d'Etats-nations ou de Communauté d'Etats-nations expriment bien cette orientation qui n'a rien d'irréaliste et pourrait exercer un vrai rayonnement." (cf. Une identité spirituelle pour l'Europe ? par Jean-Baptiste de Foucauld (troisième partie) )

Osons l"Europe en n'oubliant pas l'essentiel : l'Europe n'est pas une fin en soi ! C'est un horizon ! Un projet ! Un défi ! Un espoir !

Osons une Europe faite pour l'Homme dans un monde qui le relègue bien trop souvent à sa seule fonction d'utilité ....

Sachons le réhabiliter pour lui donner toute sa place, nécessairement première, dans ce monde hyperconnecté où tout se dilue en même temps que tout s'agite tel un mouvement brownien ( The "Onlife Manifesto": Being human in a hyperconnected era (February 8, 2013 | 25, avenue de Beaulieu | Brussels) ) !

Sachons réenvisager avec sérénité et responsabilité ce que l'Europe emporte comme identité spirituelle spécifique (cf. Une identité spirituelle pour l'Europe ? par Jean-Baptiste de Foucauld (première partie) et les articles suivants), en tirant la substantifique moëlle des messages si forts, parce que si justes, de Vaclav Havel (cf. notamment à cet égard :  Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, sur l'action et l'oeuvre de Vaclav Havel et sur la construction d'une Europe unie, Aix-la-Chapelle le 9 mai 1991 )  de Ulrich Beck (cf. a Créons une Europe des citoyens ! par Ulrich Beck (Le Monde) - nouvelle édition - insi que La démocratie directe n'est pas à craindre, par Ulrich Beck ) et d'Edgar Morin (cf. En 2013, il faudra plus encore se méfier de la docte ignorance des experts, par Edgar Morin (Le Monde)).

Et, plus généralement encore, Osons porter un autre regard sur l'oeuvre politique !

Voir également :

 * Pour un Pacte international permettant de limiter les risques systémiques associés à l'inflation et à la prolifération des dettes souveraines (nouvelle édition)    

 * La démocratie européenne ne résistera aux chocs de la globalisation qu'au prix de profondes réformes au sein même des Etats européens ! (1) - nouvelle édition -

 * La démocratie européenne ne résistera aux chocs de la globalisation qu'au prix de profondes réformes au sein même des Etats européens ! (2) - nouvelle édition -

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 15:53

Dans un  article intitulé "Vers l'Europe des tribus", Charles Saint-Prot fustige le processus de construction européenne actuel au motif qu'il participe à détruire les Etats et à créer les conditions d'un néotribalisme (cf. Vers l’Europe des tribus ? par Charles Saint-Prot )

Lors des dernières élections italiennes, les résultats révèlent un profond ressentiment à l'égard du personnel politique et de l'Europe !

La Commission européenne elle-même pâtit d'une réputation d'incompétence qui mine la confiance dans le projet européen lui-même. (cf. De l'urgence de restaurer l'autorité de compétence et la légitimité de la Commission européenne au sein de l'Union européenne

Un peu partout en Europe, le chômage de masse et la précarité explosent ! Comme le populisme le plus abject !

Osons porter un autre regard sur l'oeuvre politique !

Comme l’a rappelé Aaron J. Gourevitch dans son ouvrage intitulé « Les catégories de la culture médiévale » paru en 1983 aux éditions Gallimard dans la collection « Rubrique des Histoires », la quadruple interprétation symbolique des Ecritures trouve son expression dans ce vers célèbre de l’époque carolingienne « Littera gesta docet, quid credes allegoria, moralis quod agas, quo tendas anagogia » qui signifie « le sens littéral renseigne sur ce qui s’est passé ; l’allégorie t’enseigne ce à quoi tu crois ; la morale t’indique comment agir ; l’anagogie te révèle ce vers quoi tu tends. »

Ainsi Jérusalem, dans sa signification littérale, était une ville terrestre ; dans sa signification allégorique – l’Eglise elle-même ; dans son sens tropologique – l’âme juste ; et dans son interprétation anagogique – la patrie céleste.

Puisque Dante étendit aux œuvres d’art le recours à une interprétation multiple (notamment dans sa Comédie), pourquoi l’Homme moderne ne l’étendrait-il pas à l’oeuvre politique quand elle traite de la Démocratie et du Droit ?

Une loi fondamentale, une charte (comme celle des droits fondamentaux de l'Union européenne), un traité, un protocole, une convention internationale, ou encore un code essentiel d'un système juridique, méritent bien plus qu'une simpe interprétation littérale !

Alors 'Paris', 'Berlin', 'la France', 'l'Europe', ou encore l'ONU et, progressivement, le système de gouvermance mondiale qui se met en place, auraient une toute autre résonance dans le coeur et l'esprit des Hommes.

Paris, pour avoir été cette capitale où des Bastilles sont tombées, où des barricades contre l'oppression et où les droits de l'Homme et du Citoyen ont été érigés non seulement en symboles de la démocratie mais en principes et en valeurs fondamentaux, de la volonté même du Peuple souverain !

Berlin, pour avoir été le symbole de l'arbitraire déchu puis pour avoir été isolée et déchirée avant de retrouver l'unité, la justice et l'éclat, de la volonté même des Peuples et de quelques (rares) personnages politiques extraordinairement audacieux !

La France, pour avoir si souvent su dire "Non", au nom d'une certaine idée de la dignité et de la liberté des Peuples à disposer d'eux-mêmes ! Une France qui soit en mesure de faire entendre et respecter sa différence et sa liberté, et notamment sa liberté d'agir en faveur d'une Europe pleinement autonome sur les registres politique et stratégique, et à même d'assumer ses responsabilités en tant que pôle d'équilibre et de civilisation dans un monde  de plus en plus interpolaire (cf. à cet égard Le monde interpolaire : un nouveau scenario ! (recension d'un ouvrage de Giovanni Grevi) ) !

L'Europe, pour avoir été si longtemps meurtrie par des guerres civiles avant de choisir la voie de la paix et de la réconciliation !  Une Europe désirée parce qu'audacieuse, et respectée parce que digne et respectable  ! Une Europe dotée d'une identité affirmée, revendiquée, riche, plurielle  (cf. Rencontres européennes : 13 entretiens sur l'identité européenne (Étude par Aziliz Gouez - Notre Europe) ; De l'identité de l'Europe de demain (1) - réédition -  ainsi que De l'identité de l'Europe de demain (2) - réédition - ) et spirituelle (cf. Une identité spirituelle pour l'Europe ? par Jean-Baptiste de Foucauld (première partie)) articulée sur des valeurs et des principes clairs et ambitieux (cf. notamment à cet égard  Objectifs politiques, principes, valeurs et intérêts en jeu au sein de l'Union européenne dans la double perspective politique et stratégique, par André Dumoulin). "La seule mission significative que l'Europe puisse endosser pour le siècle à venir est d'être elle-même de la meilleure manière possible, c'est-à-dire en ressuscitant et en projetant dans son existence ses meilleures traditions spirituelles" (Vaclav Havel) ! Une Europe capable d'offrir à tous ses ressortissants une citoyenneté pleine et entière (cf. notamment à cet égard La citoyenneté de l’Union – un nouveau moteur pour la construction européenne ? par Bénédicte Fauvarque-Cosson (Avril 2012, conférence de Salzburg) ). 

Le système des Nations Unies, et, plus globalement, tout projet de gouvernance mondiale (voir à cet égard A la recherche d'une pensée et d'une action politiques à la hauteur des défis globaux ! (Nouvelle édition) ; A la recherche d'une gouvernance mondiale hybride (nouvelle édition) ainsi que Global Governance is a challenge for democracy (but an EU opportunity), by Pascal Lamy (WTO)), pour ce qu'ils emportent (encore) comme Espérance pour l'Humanité !

A condition que ce système comme ce projet n'aient pas comme visée d'instaurer au niveau mondial une forme dure de domination politique (cf. "Le joli mot de "gouvernance" n'est qu'un euphémisme pour désigner une forme dure de domination politique" par Jürgen Habermas (Le Monde)), de sacrifier les valeurs sur l'autel du profit (cf. valeursgouvernancemondialelamyne-ijdjan13 valeursgouvernancemondialelamyne-ijdjan13 ou encore  Gouvernance mondiale : s'attaquer au terrain des valeurs (Tribune par Pascal Lamy - Notre Europe - Institut Jacques Delors ) ) ou de servir autrechose que l'intérêt général global (La gouvernance mondiale est-elle au service de l’intérêt général global ? par Joseph Stiglitz - nouvelle édition - ; Finance de l'ombre : "Les autorités ont fermé les yeux" (entretiens avec - Le Monde) ; De l'économie de l'insécurité ! ou encore En 2013, il faudra plus encore se méfier de la docte ignorance des experts, par Edgar Morin (Le Monde) ) !

Voir également :

 * 'La réforme du système monétaire international : une approche coopérative pour le vingt-et-unième siècle' (Initiative du Palais-Royal) - première partie -

 *  'La réforme du système monétaire international : une approche coopérative pour le vingt-et-unième siècle' (Initiative du Palais-Royal) - seconde partie -

 * "Pour une réforme du système financier et monétaire international dans la perspective d'une autorité publique à compétence universelle" (Note du Conseil Pontifical "Justice et Paix")

 

 

 

 




 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 10:14

Par le caractère déstabilisateur, crisogène, voire polémogène, des tensions, des incertitudes et des défis qu'emportent les grands mouvements planétaires, l'époque est propice à la multiplication d'exercices de 'réflexion prospective' à différents horizons temporels (2020, 2025, 2030, 2050) et à différentes échelles (nationales, régionales et même mondiale) dont les finalités sont multiples : sectorielles, institutionnelles, politiques, stratégiques, macro-économiques, structurelles, .... autant qu'à celle d'exercices de 'planification stratégique'.

Bien que la 'réflexion prospective' et la 'planification stratégique' constituent deux démarches fondamentalement distinctes dans leurs ressorts et dans leurs déterminants, toutes deux sont étroitement corrélées lorsqu'elles sont mises au service de la préparation du futur. En particulier lorsqu´il s´agit de préparer l´avenir d´une nation, d´un Etat, d´une Union ou d´une alliance.

Parce que le XXIème siècle est le siècle où la culture, la science et la technologie dictent plus que jamais leurs promesses et leurs limites aux activités humaines, c'est plus que jamais aux génies culturel, scientifique et technique qu'il doit être confié les clés de la réflexion prospective et de la réflexion stratégique !

S'il y a des registres qui illustrent parfaitement ce constat, ce sont bien ceux de la cybernétique, de la systémique, de l'informatique et de la communication où la très grande variété des formes de génies culturels, linguistiques, techniques et scientifiques esquisse non seulement les méta-espaces de l'imaginaire et de la créativité, mais également des territoires de confrontations, de compétitions et de coopérations entre des individus, des peuples, des sociétés, des nations, des pays qui respirent, qui rêvent, qui créent, qui se projettent dans l'avenir en prenant appui sur leurs propres identités et cultures culturelles, linguistiques, techniques et scientifiques.

Penser la stratégie et la prospective modernes exige d'éduquer, de former, de penser et d'agir de manière à la fois globale et systémique sur la totalité du registre de la recherche stratégique moderne, en cherchant à repousser toujours davantage les frontières de la connaissance humaine et plus spécifiquement celles qui interviennent dans les sciences et technologies cognitives (Connaissez-vous les sciences cognitives ?). En prenant pleinement acte que la recherche de la supériorité cognitive centrée sur le contrôle des infrastructures et des esprits (cf. le concept anglo-saxon d’'information dominance') se heurte à la dimension irrationnelle de l’être humain.    

Seuls les peuples doués d'un génie propice à la fois à l'abstraction, à la conceptualisation, à la réflexion inductive et abductive, à l'assimilation/mitigation des autres formes de pensées, à l'agilité cognitive seront encore en capacité demain de prévoir l'avenir, d'en capter et d'en faire fructifier les potentialités autant que d'en dompter les aléas et de résister aux surprises stratégiques qu'il ne manquera pas de leur réserver ! Parmi ces peuples figurent au premier rang ceux dont les langues véhiculent ces formes si particulières du génie humain qui les placent à la pointe des enjeux pour l'avenir : les langues asiatiques articulées sur des idéogrammes et les langues sémitiques, dans toute leur diversité.

Ce n'est pas par un conservatisme intellectuel et doctrinal de leurs élites que les Etats et les autres formes de médiation historique qui ne manqueront pas de s'y substituer parviendront à assurer la prospérité et la sécurité des peuples, mais bien par une ouverture de leurs laboratoires, de leurs universités et de leurs centres d'excellence aux génies potentiellement les plus féconds. 

Aucun Livre blanc (Qu'est-ce qu'un Livre blanc ?), aucune doctrine, aucune stratégie ne peut avoir d'effectivité et d'efficacité s'il n'est l'oeuvre collective de femmes et d'hommes doués des talents et des appétits nécessaires pour découvrir, inventer, innover, concevoir, codifier, systématiser, organiser, partager, diffuser, technologiser, industrialiser et administrer les connaissances, les technologies, les agents intelligents, les savoirs, les savoir faire, les réseaux, les flux, les transactions qui interviennent dans les raisonnements, les concepts, les doctrines, les systèmes, les réseaux, les équipements techniques, etc. au travers desquels se déploie toute stratégie.

"Nous avons besoin d’hommes capables d’imaginer ce qui n’a jamais existé "  

Voir également :

 * Le gouvernement a-t-il plagié les services de renseignement américains pour la France 2025 ? par Éric Verhaeghe (Atlantico.fr)
 * France 2030 : cinq scénarios de croissance (rapport du Centre d'analyse stratégique et de la Direction générale du Trésor)

 * La relève stratégique française, par Michel Miraillet (reproduit sur le site Diploweb.com)

 * 'US Strategy for a Post-Western World' by Robert A. Manning (Report of the Strategic Foresight Initiative at the Brent Scowcroft Center on International Security)       

 *  A la recherche d'une pensée et d'une action politiques à la hauteur des défis globaux ! (Nouvelle édition)  

 * Penser la stratégie signifie aujourd'hui penser et agir de manière à la fois globale et systémique      

 * Retour sur images : Relancer et financer la recherche stratégique (Revue Défense nationale, octobre 2003)   

 * Union européenne : programme IDEES, recherche exploratoire et Conseil européen de la Recherche

 * La Commission européenne va s'appuyer sur la nouvelle stratégie de son Centre commun de recherche pour élaborer ses politiques

 * JRC Strategy 2010-2020 : Summary  

 * Panorama des plus grandes découvertes scientifiques de 2012 (Atlantico.fr)  

 * Suivre l'actualité des innovations majeures dans le monde

 *  C'est plus que jamais aux génies culturels, scientifiques et techniques que doivent être confiées les clés des réflexions prospective et stratégique !   

 * GlobalTrends 2030 GlobalTrends 2030

 * Future Global Shocks (OECD) 

 *  Ce dont l'Union européenne a le plus besoin aujourd'hui, c'est d'une vision stratégique de sa véritable place comme acteur global dans le monde  

 

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 15:15

  

Le sénateur centriste Jean Arthuis s'oppose fermement au traité de libre-échange transatlantique actuellement négocié par les Etats-Unis et les autorités européennes.

C'est une chose de vouloir abaisser les barrières tarifaires et faire converger les réglementations, pour accroître le commerce et les investissements de part et d'autre de l'Atlantique. C'en est une autre de laisser Washington piétiner les intérêts européens sans avoir le courage de les défendre avec fermeté. C'est pourquoi, bien qu'issu d'une famille politique traditionnellement favorable au libre-échange et à l'alliance atlantique, je suis contre l'Accord transatlantique de libre-échange actuellement négocié par les Etats-Unis et les autorités européennes.

À cela, sept raisons précises et concrètes.

Premièrement, je m'oppose à l'arbitrage privé des litiges entre Etats et entreprises. Demain, suivant la proposition des Etats-Unis, une entreprise s'estimant lésée par la décision politique d'un gouvernement pourrait y recourir. Une telle procédure est rigoureusement contraire à l'idée que je me fais de la souveraineté des Etats.

Deuxièmement, je m'oppose à toute remise en cause du système européen des appellations d'origine. Demain, suivant la proposition des Etats-Unis, il n'y aurait plus qu'un registre non contraignant, et uniquement pour les vins et spiritueux. Une telle réforme tuerait nombre de productions locales européennes dont la valeur repose sur leur origine certifiée.

Troisièmement, je m'oppose à la signature d'un accord avec une puissance qui espionne massivement et systématiquement mes concitoyens européens, ainsi que les entreprises européennes. Les révélations d'Edward Snowden sont à cet égard édifiantes. Aussi longtemps que l'accord ne protège pas les données personnelles des citoyens européens et américains, il ne saurait être signé.

Quatrièmement, les Etats-Unis proposent un espace financier commun transatlantique, mais ils refusent catégoriquement une régulation commune de la finance, de même qu'ils refusent d'abolir les discriminations systématiques faites par les places financières américaines à l'encontre des services financiers européens. C'est vouloir le beurre et l'argent du beurre: je m'oppose à cette idée d'un espace commun sans règles communes et qui maintiendrait les discriminations commerciales.

Cinquièmement, je m'oppose à la remise en cause de la protection sanitaire européenne. Washington doit comprendre une fois pour toutes que nonobstant son insistance, nous ne voulons dans nos assiettes ni des animaux traités aux hormones de croissance, ni de produits issus d'OGM, ni de la décontamination chimique des viandes, ni de semences génétiquement modifiées, ni d'antibiotiques non thérapeutiques dans l'alimentation animale.

Sixièmement, je m'oppose à la signature d'un accord s'il n'inclut pas la fin du dumping monétaire américain. Depuis la suppression de la convertibilité-or du dollar et le passage au système des changes flottants, le dollar est à la fois monnaie nationale étasunienne, et unité principale de réserve et d'échanges dans le monde. La Réserve fédérale pratique donc sans cesse le dumping monétaire, en agissant sur la quantité de dollars disponible pour favoriser les exportations des Etats-Unis. La suppression de cet avantage déloyal suppose, comme le propose la Chine, de faire des «droits de tirage spéciaux» du FMI la nouvelle monnaie mondiale de référence. En termes de compétitivité, l'arme monétaire a le même effet que les droits de douane.

Septièmement, au-delà du seul secteur audiovisuel, étendard de l'actuel gouvernement qui sert de cache-sexe à sa lâcheté sur tous les autres intérêts européens dans la négociation, je veux que toute l'exception culturelle soit défendue. Notamment, il est inacceptable de laisser les services numériques naissants d'Europe se faire balayer par les géants américains tels que Google, Amazon ou Netflix. Géants, maîtres absolus en optimisation fiscale, qui font de l'Europe une «colonie numérique».

D'ores et déjà, à l'approche des élections européennes, les deux extrêmes font leur miel des lâchetés des autorités européennes dans la négociation avec Washington. Leur europhobie ne saurait se nourrir plus longtemps de notre manque de courage politique. Il est grand temps que la classe politique républicaine, avec calme, responsabilité et sang-froid, dise non à l'Accord transatlantique.

En définitive, dans cette négociation, l'Europe s'avère avoir peur de défendre nos intérêts. Or, elle seule en a la force et l'envergure. Plutôt qu'une Europe timorée, inféodée, c'est cette Europe de courage et de fermeté que j'entends défendre. Du reste, cette voie du courage est le seul chemin pour un accord véritablement équitable de libre échange.

Source : http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/04/10/31001-20140410ARTFIG00323-jean-arthuis-7-bonnes-raisons-de-s-opposer-au-traite-de-libre-echange-transatlantique.php

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Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
 

(Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

(Pierre Mendès France)  

 

 

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