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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 10:14

Le 17 avril 2014, à Dakar, CEDS-Dakar  a organisé avec l’Observatoire d’études géopolitiques de Paris une rencontre sur le thème « Contre-terrorisme, droits de l’homme et sécurité : analyse de la crise dans la bande sahélo-saharienne de Tindouf au Nord-Mali », avec Charles Saint-Prot, directeur de l’OEG, Babacar Diallo, directeur général du CEDS-Dakar et le chercheur sénégalais Abdou Latif Aidara. A l’issue de la rencontre, les participants ont adopté le texte de l’Appel de Dakar pour un règlement du conflit sur le Sahara marocain.

Sur le site de l'Observatoire d'études géopolitiques:
http://www.etudes-geopolitiques.com/sites/default/files/pdf/Appel_de_Dakar_17.04.14.pdf
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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 20:06

La communauté internationale estime que le rythme d'évacuation des produits chimiques syriens accuse un retard bien trop important.

32 tonnes sur 1 300 : une bouteille dans un océan de produits chimiques destinés à tuer. C'est tout ce que la Syrie a fait évacuer de son territoire à ce jour, contrairement à ses engagements pris sous la menace de frappes aériennes de la France et des États-Unis. Le processus supervisé par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) est en retard de plusieurs semaines, ce qui remet en question la date butoir du 30 juin fixée pour leur élimination totale. Et cela préoccupe la communauté internationale.

Damas n'a évacué qu'un peu plus de 4 % des produits toxiques déclarés à l'OIAC, comprenant les 700 tonnes de produits les plus dangereux, et qui devaient être conduits sous haute surveillance vers le port de Lattaquié, dans l'ouest de la Syrie, pour y être chargés sur des bateaux scandinaves, avant d'être acheminés vers un navire américain en Méditerranée, spécialement équipé pour la destruction en haute mer des agents précurseurs les plus dangereux.

"Les efforts de la Syrie ont sérieusement ralenti depuis début janvier. Ils en sont au point mort. Nous sommes profondément préoccupés par cette situation", dénonçait récemment l'ambassadeur américain Robert Mikulak devant le conseil de l'OIAC. "Nous éprouvons tous un mélange d'impatience, d'incrédulité et d'incompréhension", confirme une source à l'OIAC. L'unique motif de satisfaction est bien mince : parmi les 32 tonnes ayant quitté le territoire syrien, on trouve les 16 tonnes de gaz moutarde prêt à l'emploi que possédait le régime de Bachar el-Assad, indique une bonne source.

Damas impute ces retards à des menaces d'attaques d'insurgés, et réclame davantage de matériel blindé et autre équipements de communication à la communauté internationale. Des demandes qui étonnent les experts. "La Syrie n'a aucune circonstance atténuante. Il faut accélérer le mouvement", dit-on à l'OIAC.

Les diplomates s'interrogent donc sur les motifs réels de Damas de retarder ainsi l'inéluctable, d'autant que les produits stockés sont inutilisables en l'état. Mais d'autres informations sèment le trouble. Selon Robert Mikulak, les propositions de Damas pour rendre inopérables les facilités de production de produits et armes chimiques (hangars, structures souterraines, tunnels) sont insuffisantes. "Les mesures avancées sont réversibles en quelques jours. Il faut les détruire physiquement, conformément à notre convention", demande le représentant américain.

Damas a fait savoir à l'OIAC qu'elle allait transmettre un calendrier d'évacuation mis à jour, mais sans dire quand exactement. Lundi soir, le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen rappelait à la BBC : "Les Américains ont toujours dit que la menace militaire restait sur la table, mais qu'il fallait donner une chance à la diplomatie. Le gouvernement syrien s'est engagé à éliminer ses armes chimiques. Reste la question de la concrétisation de cet engagement."

Source : http://www.lepoint.fr/monde/armes-chimiques-la-syrie-ne-respecte-pas-ses-engagements-05-02-2014-1788621_24.php

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 18:48

Les membres du Conseil de sécurité étaient au Mali dimanche et lundi pour accélérer le processus de paix. Mais de nombreux points de blocage persistent.

Tout le monde est "rassuré" et tout est "rassurant". À entendre les déclarations des 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU en visite au Mali, le processus de paix dans le Nord n'avance pas assez vite - sinon ils ne se seraient probablement pas déplacés depuis New York -, mais le président malien Ibrahim Boubacar Keïta s'est bel et bien fortement engagé sur les voies du dialogue et de la négociation avec les groupes armés. Pourtant, impossible de vérifier les intentions d'IBK : comme toutes les réunions de ces deux derniers jours, les échanges ont été tenus secrets, à l'abri des journalistes.

Un climat de crispation planait lors de cette visite onusienne au pas de course qui avait pour but, entre autres, d'estomper - du moins devant les caméras - la mésentente entre Bert Koenders, le patron de la mission des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), et le gouvernement malien. Mais la relation compliquée qu'ils entretiennent depuis plusieurs mois a malgré tout ressurgi. Le gouvernement malien et une partie de la population reprochent en effet aux troupes de la Minusma leur manque d'efficacité et leur attentisme sur le terrain, en particulier après l'épisode de Kidal, à la fin du mois de novembre, lorsque l'avion du Premier ministre n'avait pas pu atterrir à l'aéroport, pris d'assaut par des rebelles touareg.

Que négocier et où négocier ?

Alors, l'ONU et le gouvernement ont tout fait pour afficher leurs convergences. Selon Gérard Araud, représentant de la France au Conseil de sécurité et coleader de la délégation en visite au Mali, les autorités locales devraient même livrer les grandes lignes de la feuille de route des négociations avec les rebelles "dans les prochains jours". Mais le discours affiché révèle cependant quelques discordances. Si IBK insiste depuis plusieurs mois sur la nécessité de désarmer les groupes armés, dont le MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad), avant toute négociation, Gérard Araud a pour sa part fortement insisté lundi soir sur le fait que le désarmement était un objectif de la négociation, et non un préalable : selon lui, l'urgence de cantonner ces groupes armés prime le fait de les désarmer.

Par ailleurs, le lieu des négociations, point de blocage important entre le gouvernement malien et les groupes armés, a rapidement été évoqué par le Conseil de sécurité : la question est soigneusement laissée au "génie diplomatique" malien. Gérard Araud a néanmoins souligné qu'il était important que la décision "finale" soit prise à Bamako, comme le souhaite le gouvernement. Les groupes armés, eux, évoquent Ouagadougou, l'Algérie ou le Maroc, pays récemment sollicité par le MNLA. "Pour nous, jusqu'à preuve du contraire, le médiateur est le Burkina Faso, mais nous voulons aussi que le roi du Maroc joue au facilitateur", a souligné lundi Mahamadou Djéri Maïga, vice-président du MNLA. Mohamed Ag Arib, porte-parole du HCUA (Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad), a affirmé de son côté qu'il souhaitait que l'Algérie - rivale du Maroc - "joue un rôle important dans le règlement de la crise dans le nord du Mali". Mais IBK a insisté : il est temps que "le Mali s'approprie le dossier Mali". Quoi qu'il en soit, Gérard Araud rappelle le "sentiment d'urgence" dû aux "risques de radicalisation au sein des groupes".

La Minusma toujours en sous-effectif

Beaucoup d'incertitudes planent donc encore sur la mise en place de ces négociations de paix. Et à l'heure où les troupes françaises de Serval prévoient leur retrait du pays - les militaires français, qui sont encore 2 500 au Mali actuellement, devraient être 1 600 à la fin du mois de février, puis 1 000 au printemps -, ce sont les troupes onusiennes de la Minusma qui sont censées prendre le relais. La résolution du Conseil de sécurité prévoyait la présence de 11 200 soldats, mais sept mois plus tard, seule la moitié des effectifs prévus sont arrivés sur le sol malien, et l'envoi de renforts ne cesse d'être reporté. "Nous prévoyons d'arriver à 90 % de l'effectif prévu au mois de juin", a déclaré Bert Koenders lors d'une conférence de presse lundi soir, rassurant, lui aussi.

Source : http://www.lepoint.fr/monde/mali-l-onu-un-petit-tour-et-puis-s-en-va-04-02-2014-1787929_24.php

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 18:51

Israël, Syrie : le double discours de l'Iran

Poursuivant son offensive de charme, le chef de la diplomatie iranienne condamne la Shoah tout en niant l'implication de son pays dans le conflit syrien.

L'opération séduction de la République islamique, entamée mi-2013, se poursuit tambour battant en 2014. Pour définitivement effacer des pages de l'histoire les propos nauséabonds de Mahmoud Ahmadinejad sur l'Holocauste, le nouveau ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a tenu à condamner publiquement la Shoah. En déplacement à Munich, à l'occasion de la Conférence annuelle sur la sécurité, le chef de la diplomatie iranienne a déclaré que l'extermination des Juifs sous le régime nazi avait été "une cruelle tragédie funeste qui ne doit plus jamais se reproduire". "Nous n'avons rien contre les Juifs et le plus grand respect pour eux à l'intérieur de l'Iran et en dehors", a poursuivi le ministre, qui était interrogé par la chaîne de télévision allemande Phoenix.

Une annonce sans précédent pour un responsable iranien ? Loin de là. Les propos s'inscrivent dans la droite lignée du changement de ton opéré par Mohammad Javad Zarif lui-même en août 2013. Peu après sa nomination, cet ex-ambassadeur de l'Iran auprès de l'ONU, a inauguré une nouvelle ère pour la diplomatie iranienne, en se fendant d'un tweet historique souhaitant un joyeux "Rosh ha-Shana" aux Juifs du monde entier. Toujours sur Twitter, pourtant interdit en Iran, Mohammad Javad Zarif a souligné que l'Iran n'"a jamais nié l'Holocauste" et que "l'homme qui était perçu comme niant cela est maintenant parti". Des propos repris par le président lui-même, le mollah modéré Hassan Rohani, sur son compte officiel (tenu par ses proches).

"Loup déguisé en mouton" (Netanyahou)

"Méfiez-vous du loup déguisé en mouton", avait alors réagi le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, passablement agacé à l'idée que la principale menace au Moyen-Orient à ses yeux, sur laquelle il a bâti une part importante de sa politique, montre désormais un visage plus respectable. "La priorité du gouvernement iranien est la résolution du dossier du nucléaire afin de répondre à la crise économique que connaît le pays", explique le politologue iranien Abdolreza Tajik. "Pour ce faire, Hassan Rohani, à la différence de Mahmoud Ahmadinejad, s'est rapidement efforcé d'améliorer les relations de l'Iran avec l'Occident en évitant les sujets de tensions, dont fait partie l'Holocauste."

Le "mollah modéré" n'a pas toujours été aussi ouvert. Un mois à peine avant le lancement de cette "campagne de charme", le nouveau président iranien affichait un tout autre visage, bien plus fidèle à la traditionnelle rhétorique de la République islamique, qui ne reconnaît pas l'existence de l'État hébreu.

Double discours

Alors qu'il participe le 2 août 2013 au défilé annuel de la Journée de Jérusalem, en solidarité avec les Palestiniens et contre Israël, Hassan Rohani annonce, devant les caméras de la télévision iranienne, que "le régime sioniste est une blessure qui existe depuis des années dans le corps du monde musulman, et cette blessure doit disparaître". Des propos relayés par les agences de presse officielles iraniennes, qui ont immédiatement suscité l'indignation de Benyamin Netanyahou, pour qui ces déclarations montrent le "vrai visage" du nouvel élu.

Pour couper court à la polémique, l'agence de presse semi-officielle Isna, qui a pourtant révélé l'affaire, corrige sa dépêche en supprimant la mention "doit disparaître". Une autre agence semi-officielle iranienne, Mehr, lui emboîte le pays, sans apporter davantage d'explications. Quoi qu'il en soit, le nouveau visage du gouvernement iranien, couplé à des actes traduisant sa volonté claire de mettre fin à la crise nucléaire qui asphyxie son économie, lui a permis de conclure en novembre 2013 un accord historique avec la communauté internationale.

Volonté d'apaisement

Or, si cette crise est en voie de résolution, il est un autre dossier, impliquant tout autant la République islamique, qui n'est pas près de trouver une issue favorable : la sanglante guerre civile syrienne. À ce sujet, une semaine avant qu'il ne condamne sans appel l'horreur de Holocauste, le chef de la diplomatie iranienne s'est fendu d'une déclaration tout aussi apaisante. Lors du Forum économique mondial organisé en janvier à Davos, Mohammad Javad Zarif s'est dit "totalement engagé" pour "un futur meilleur" en Syrie, et a appelé tous les étrangers combattant en Syrie à quitter le pays. Une apparente allusion aux djihadistes, financés par des hommes d'affaires du Golfe, venus gonfler les rangs de la rébellion.

C'est pourtant oublier que l'Iran, dès l'été 2011, a envoyé en Syrie des conseillers militaires et des armes, pour mieux former l'armée syrienne à la répression des manifestations populaires qui secouaient le pays. À tel point qu'à l'automne 2012, sentant son allié syrien sur la sellette, Téhéran a pris la décision d'envoyer en Syrie des soldats chiites du Hezbollah libanais pour prêter main forte aux troupes pro Bachar el-Assad. En 2013, sont venues s'ajouter des milices chiites en provenance d'Irak.

Énorme contradiction

À une journaliste lui pointant cette énorme contradiction, le ministre iranien des Affaires étrangères a répondu que l'Iran "n'envoie pas de gens en Syrie". "Le Hezbollah a pris ses propres décisions", a-t-il insisté, devant un auditoire médusé. Il faut savoir que ce sont les Gardiens de la Révolution iraniens, garde prétorienne du régime islamique, qui ont créé en 1982 l'organisation armée libanaise, qu'ils arment et financent depuis. Une armée iranienne parallèle, obéissant aux ordres du Guide suprême iranien (l'Ayatollah Khamenei), qui soutient sans réserve Bachar el-Assad, reléguant sur ce dossier le gouvernement au rang de simple faire-valoir.

"En tant que ministre des Affaires étrangères de la République islamique d'Iran, Mohammad Javad Zarif ne peut aller à l'encontre de la politique du régime iranien, qui est autant impliqué en Syrie aux côtés de Bachar el-Assad que l'est l'Arabie saoudite avec les groupes salafistes de la rébellion", explique le politologue iranien Abdolreza Tajik. Une chose est sûre, la "République islamique nouvelle" a au moins changé sur un point. Contrairement à l'ère Ahmadinejad, dont les diatribes enflammées nuisaient considérablement aux intérêts de l'Iran, elle a finalement compris ce qu'est la Realpolitik.

Source : http://www.lepoint.fr/monde/israel-syrie-le-double-discours-de-l-iran-03-02-2014-1787451_24.php

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 13:19

Les premières échauffourées entre forces de sécurité et manifestants ont éclaté au Caire, samedi 25 janvier à la mi-journée, alors que des pro-Morsi et des « Jeunes de la Révolution » de 2011 manifestaient pour marquer le troisième anniversaire du soulèvement contre l'ancien président égyptien Hosni Moubarak. Ces heurts ont déjà fait au moins quatre morts, selon le ministère de la santé.

La police égyptienne a dispersé à coups de grenades lacrymogènes et de tirs de chevrotine plusieurs centaines de manifestants islamistes, mais aussi des « Jeunes de la Révolution » de 2011 qui scandaient des slogans hostiles au régime en place. « A bas le régime », hurlaient les manifestants avant de se disperser dans les rues adjacentes sous une pluie intense de grenades lacrymogènes et quelques détonations de fusils à pompe.

Les partisans du président islamiste Mohamed Morsi destitué par l'armée le 3 juillet avaient appelé à 18 jours de manifestations « pacifiques » à partir de samedi. Un appel avait été également lancé par un mouvement libéral et laïc rassemblant des anciens militants de la révolte anti-Moubarak à manifester contre l'armée au pouvoir qui, selon eux, renoue avec les méthodes de l'époque Moubarak.

 LES PARTISANS DU GÉNÉRAL SISSI RASSEMBLÉS PLACE TAHRIRUn vendeur égyptien propose des masques à l'effigie du général Abdel Fattah Al-Sissi, homme fort de l'Egypte, le 25 janvier 2013, place Tahrir, au Caire

 

La police égyptienne a eu recours à des tirs de sommation à balles réelles pour disperser environ un millier de jeunes « révolutionnaires » qui tentaient de rallier la place Tahrir, où sont rassemblés des milliers de partisans du nouvel homme fort du pays, le général Abdel Fattah Al-Sissi. Le gouvernement dirigé de facto par l'armée avait appelé les Egyptiens à se rassembler massivement pour  commémorer la « Révolution du 25 janvier », mais aussi pour montrer leur soutien aux autorités dans ce qu'elles décrivent comme une « guerre contre le terrorisme ».

La veille, Le Caire a été le théâtre de quatre attentats visant les forces de l'ordre, faisant six morts et près de quatre-vingt-dix blessés. Les attentats ont été revendiqués samedi par Ansar Beit Al-Maqdess, un groupe djihadiste égyptien qui s'inspire d'Al-Qaïda.

Les commissariats et bâtiments gouvernementaux ont été littéralement bunkerisés pour ce jour de commémoration, et les grands axes barrés par les chars et véhicules blindés de l'armée. La place Tahrir est survolée par des hélicoptères militaires et bouclée par l'armée. Celle-ci ne laisse y accéder que les admirateurs de son chef, qui l'appellent à se porter candidat à l'élection présidentielle prévue dans les six prochains mois. 

Ce dernier jouit d'une très forte popularité parmi des Egyptiens qui veulent très majoritairement mettre un terme à ce qu'ils estiment être trois années de « chaos » : l'économie est au bord de la banqueroute et le pays est déserté par les touristes depuis trois ans. Mais Amnesty International a dénoncé des « atteintes sans précédent » aux droits de l'homme par les autorités et une « trahison de toutes les aspirations » de la révolte de 2011, notamment après l'arrestation récente de manifestants libéraux et laïques.

Un cinéaste égyptien et un traducteur américain sont détenus depuis trois jours dans un endroit tenu secret, a annoncé samedi Ahmed Hassan, leur avocat au Centre de droit Hisham Mubarak. L'Américain Jeremy Hodge, 26 ans, et l'Egyptien Hossam Eddin El-Meneai, 36 ans, ont été arrêtés dans la nuit de mercredi à leur appartement dans le quartier de Dokki au Caire. Me Hassan, qui pense qu'ils sont détenus par l'agence de sécurité nationale, estime que ses clients sont victimes d'une « vague d'intimation contre les journalistes » en Egypte.

Source : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/01/25/l-anniversaire-de-la-revolution-egyptienne-emaille-de-violence_4354511_3212.html#xtor=AL-32280397

Lire : Trois ans après le début de la révolution, Le Caire frappé par quatre attentats

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 17:34

Une alliance hétéroclite de brigades rebelles, dont certaines issues de la mouvance islamiste, était engagée samedi dans une offensive manifestement coordonnée contre les combattants de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) dans le nord-ouest de la Syrie.

 

Selon des activistes, les combats ont débuté vendredi et sont dus au ressentiment croissant au sein de la rébellion contre les hommes de l'EIIL, dont beaucoup sont des djihadistes étrangers.

Parmi les organisations engagées dans ces affrontements figure l'Armée des moudjahidine, une alliance nouvellement formée de huit brigades accusant l'EIIL, mouvement affilié à Al Qaïda, de détourner leur révolte contre Bachar al Assad.

Cette Armée des moudjahidine accuse les combattants de l'EIIL de "saper la stabilité et la sécurité dans les zones libérées" en se livrant aux pillages et aux enlèvements et en cherchant à imposer leur propre vision de l'islam. Elle promet de les combattre jusqu'à l'anéantissement de l'EIIL ou son expulsion de Syrie.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), le Front islamique, composé de plusieurs brigades rebelles, est lui aussi engagé dans des combats contre l'EIIL dans la province d'Alep alors que ces deux organisations étaient proches jusqu'à présent.

L'OSDH, qui s'appuie sur un réseau d'informateurs sur le terrain, fait état d'au moins 60 morts dans ces combats, qu'il qualifie de défi majeur lancé à l'EIIL pour le contrôle d'Alep et de la province voisine d'Idlib.

Depuis le début du soulèvement contre le régime de Bachar al Assad en mars 2011, l'EIIL, le Front al Nosra, lui aussi affilié à Al Qaïda, et le Front islamique ont progressivement éclipsé les rebelles regroupés au sein de l'Armée syrienne libre (ASL), dont les pays occidentaux espéraient qu'elle soit capable de renverser le président syrien.

TIRS SUR UNE FOULE DE CIVILS

Ces divisions au sein de l'insurrection et l'affaiblissement des modérés de l'ASL ont contribué à renforcer Bachar al Assad, dont les forces, appuyées par le mouvement chiite libanais Hezbollah, ont regagné du terrain au cours de l'année 2013.

Principale structure de l'opposition en exil, la Coalition nationale syrienne (CNS) s'est efforcée de présenter les combats en cours dans le nord-ouest de la Syrie comme une contre-offensive de l'ASL contre l'"oppression autoritaire" de l'EIIL.

"Le peuple syrien a clairement rejeté les tentatives d'Al Qaïda d'établir une présence dans les territoires libérés", a dit un membre de la CNS, Monzer Akbik. "La solution pour combattre l'extrémisme en Syrie est de renforcer l'Armée syrienne libre dans ces moments critiques."

Faute d'avoir apporté la preuve de son efficacité sur le terrain, l'ASL peine à convaincre les pays occidentaux de lui fournir des équipements militaires.

D'après la CNS, l'élément déclencheur de cette offensive s'est produit dans un village de la province d'Alep, Kafr Takharim, où des hommes de l'EIIL ont tiré sur une foule de civils rendant hommage à Hussein Suleiman, un éminent médecin syrien devenu chef rebelle, mort entre les mains de l'EIIL.

Le cadavre de Hussein Suleiman a été rendu mardi par l'Etat islamique en Irak et au Levant dans le cadre d'un échange de prisonniers avec des brigades rebelles rivales. Des enregistrements vidéos de son corps montrent des traces de coups et une oreille coupée.

Plusieurs manifestations ont eu lieu vendredi à travers la province d'Alep pour rendre hommage au défunt. Certaines ont rassemblé des centaines de participants, comme lors des premières manifestations contre le régime ayant marqué le début du soulèvement contre Bachar al Assad.

Source : Reuters

 

So

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 14:10

L'armée irakienne a pilonné avec des tirs de mortier la ville de Falloudja dans l'ouest de l'Irak afin d'en déloger des militants sunnites liés à Al Qaïda (NDLR Regards-citoyens.com : ce qui reste à établir avec sérieux ... le recours à l'évocation de la nébuleuse Al Qaïda devenant de plus en plus systématique dans les commentaires et reportages occidentaux en même temps que l'on assure que ses leaders 'charismatiques' ont disparu ..) et des rebelles tribaux qui y ont pris position depuis lundi .

Islamistes sunnites et chefs tribaux ont décidé de faire cause commune dans la province d'Anbar contre le gouvernement du Premier ministre chiite Nouri al Maliki.

 

L'intervention de l'armée a fait huit morts, ont indiqué des chefs tribaux tandis que de source médicale on signalait une trentaine de blessés.

L'Etat islamique d'Irak et du Levant (EIIL) a renforcé au cours des derniers mois son implantation dans cette province désertique du pays proche de la Syrie et dominée par les sunnites.

Selon des responsables et des témoins, les quartiers nord et est de Falloudja se trouvent sur le contrôle de groupes tribaux et d'activistes qui ont disposé des tireurs embusqués sur les toits d'immeubles et de bâtiments administratifs.

Des habitants ont été contraints de fuir ces quartiers afin d'échapper aux tirs de mortier de l'armée.

La tension s'est accrue dans la province d'Anbar, autrefois berceau de l'insurrection contre l'intervention armée américaine de 2003, depuis que la police a démantelé un camp de manifestants sunnites lundi. Au moins 13 personnes ont été tuées dans des affrontements.

Source : Reuters

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 13:19

En février 2011, profitant d'un relmarquable article de Laurent Zecchini sur ce pays publié dans Le Monde, Regards-citoyens.com s'est intéressé à la situation réelle en Jordanie, ce pays si singiulier qui jouxte la quasi-totalité des zones de crises et de conflits au Proche Orient et dont l'avenir est incontestablement scellé à leur issue.

Voir http://www.regards-citoyens.com/article-quelle-est-la-situation-reelle-en-jordanie-67001170.html

A peine trois années plus tard, il apparait des plus utile de revenir sur l'état réel de ce pays.

C'est pourquoi Regards-citoyens.com propose ici à ses lecteurs de prendre connaissance du regard porté au cours du premier semestre 2013 par Anne Bernas pour le compte de RFI.

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La Jordanie, un pays sous perfusion, par Anne Bernas (RFI)

(source : http://www.rfi.fr/moyen-orient/20130621-jordanie-abdallah-syrie-perfusion-pris-etau-etats-unis-voisins-turbulents)

Dans l’ébullition proche-orientale actuelle, la Jordanie fait peu parler d’elle. La situation économique et sociale est pourtant dramatique et les crises se déroulant chez ses voisins pour le moins turbulents ont des conséquences aggravantes sur le pays. Le royaume hachémite vit sous perfusion étrangère, mais il semblerait s’en accommoder, quitte à parfois transformer les aléas en bénéfices.

Pays à 92 % désertique avec des ressources naturelles proches de zéro, l’économie jordanienne est encore debout, principalement grâce aux aides. La Jordanie est un pays sous perfusion extrême. Et le phénomène ne cesse de s’accroître. L’aide provenant de Riyad est fonction de la situation en Syrie. Un deal officieux existe entre l’Arabie Saoudite et la Jordanie. Le premier arrose de dollars le second. Quant à la Jordanie, elle aide  militairement les Etats du Golfe.

Mais, depuis le départ des Britanniques et à côté des multiples aides fournies par les grandes institutions mondiales (Banque mondiale, Union européenne, FMI, etc), ce sont les Etats-Unis qui sont le principal donateur. Les aides civiles et économiques ont atteint jusqu’à deux milliards de dollars ! Depuis l’arrivée au pouvoir d’Abdallah II, Washington verse à Amman 900 millions de dollars par an. Mais cette aide financière a des contreparties.

Terre d’accueil… de forces spéciales étrangères

Dans le domaine sécuritaire, la totalité des matériels utilisés en Jordanie, des tanks aux avions en passant par les lance-roquettes, a été « donnée » à Amman. Sans les Américains, là encore, la Jordanie aurait des frontières aussi poreuses que le Liban. Le roi Abdallah II qui, jusqu’à présent, affichait une neutralité décomplexée face au drame syrien, a affirmé le 16 juin dernier que son pays pouvait se défendre « seul » face à une éventuelle propagation du conflit syrien.

 

 

Seul, mais uniquement après que les Etats-Unis aient confirmé le maintien d'avions et de missiles dans le pays. Des avions de combat F-16 et des missiles Patriot, qui vont rester sur le territoire après les manœuvres qui viennent tout juste de s’achever dans le cadre de l’opération Eager Lion 2013. Face à la gravité de la crise syrienne, les Américains vont aussi conserver des navires amphibies sur la côte de la mer Rouge, en accord avec les autorités jordaniennes.

Selon le Los Angeles Times daté du 21 juin, la CIA et des forces spéciales américaines formeraient par ailleurs dans le plus grand secret, depuis novembre 2012, des rebelles syriens au sud-ouest d’Amman. Information que la Maison blanche a refusé de commenter et qui a été rapidement démentie par le Premier ministre jordanien Abdallah Nsour.

La démarche des Américains répond à leur crainte de voir le conflit syrien se propager chez leur précieux allié jordanien, l'un des deux seuls pays arabes à avoir signé un traité de paix avec Israël, en 1994. En avril, le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, a révélé que quelque 150 militaires américains avaient été déployés en Jordanie depuis 2012, portant à plus de 200 hommes la présence américaine dans le royaume. Ce 21 juin, Washington a annoncé que quelque 700 soldats supplémentaires venaient d'être déployés sur le territoire jordanien.

Des forces spéciales britanniques et françaises sont aussi présentes aux côtés des forces américaines dans le royaume. Le mois dernier, les forces spéciales françaises, renforcées, se seraient entraînées dans le Wadi Rum en vue d’une éventuelle intervention en Syrie.

Par ailleurs, probablement sur demande des Etats-Unis, la Jordanie autorise désormais des drones israéliens à survoler son territoire pour effectuer des missions de surveillance en Syrie, au grand dam du dictateur syrien qui n’a pas tardé à menacer publiquement son voisin de représailles.

En échange de toutes les aides reçues, Amman essaie perpétuellement de se vendre et de se rendre utile, via sa participation dans les différentes missions de l’ONU, en Afghanistan, en Libye, et maintenant en Syrie, alors que tout laisse penser que, vu le contexte régional, le pays aurait plutôt intérêt à faire le dos rond…

Terre d’accueil historique de réfugiés…

 

 

La moindre secousse régionale a un effet direct sur la Jordanie, et avant tout en ce qui concerne les réfugiés. Dans les années 1950, c’était les Palestiniens. Plus de la moitié de la population du royaume est constituée de Palestiniens. La reine Rania est elle-même d’origine palestinienne.

Officiellement, il y aurait deux millions de réfugiés palestiniens dans le pays, principalement concentrés dans les villes du nord-ouest. Officieusement, ils seraient majoritaires sur les Jordaniens « de souche », qui eux sont issus de tribus, de grandes familles bédouines, et qui jouissent de faveurs considérables (dans l’armée, dans l’administration, etc) de la part de la monarchie hachémite en échange d’un soutien plus ou moins indéfectible.

Les Irakiens sont arrivés en masse dans le pays à partir de 2003. Leur nombre a atteint 700 000 pour être aujourd’hui d’environ 450 000 selon le Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU. Depuis 2011, les Syriens ne cessent d’affluer. Plus de 500 000 se sont aujourd’hui réfugiés dans le royaume hachémite. Ainsi, les Jordaniens « de souche » sont de moins en moins nombreux. Situation qui contribue à la fragilité du pays.

Sur 6,5 millions d’habitants, plus de 4 millions viendraient de l’extérieur (des Circassiens, Tcherkesses et Caucasiens peuplent également la Jordanie). Actuellement, le déficit budgétaire de la Jordanie dépasse 10 % du PIB, les emplois mal rémunérés sont souvent pris d’assaut par les réfugiés. Certes, l'afflux massif de réfugiés affaiblit l’économie du royaume, mais il représente également une manne financière sans précédent. Le 16 juin dernier, le Canada a, par exemple, promis 100 millions de dollars à la Jordanie pour qu'elle puisse continuer d'accueillir temporairement les milliers de Syriens. La question de l’aide aux réfugiés syriens en Jordanie devrait d’ailleurs être en première ligne de la visite du président français François Hollande, ce dimanche à Amman.

Une population « dépossédée » de son pays

Ainsi, la Jordanie est totalement dépendante des pays étrangers, et se trouve dans une réelle impasse économique ce qui la place dans une perpétuelle fragilité. Les Jordaniens se retrouvent, selon la formule de la chercheuse Hana Jaber, « dépossédés » de leur pays. D’autant que la libéralisation effrénée, la spéculation massive et la demande croissante des bailleurs ajoutées à la pression de la population laissent une marge de manœuvre très étroite pour le roi.

Pourtant, les fragilités du pays pourraient en réalité préserver la monarchie. Car les turbulences externes et la dépendance économique vis-à-vis de l’extérieur tendent à unir dans une certaine mesure les Jordaniens, toutes catégories confondues.

Et si les heurts et les manifestations violentes se poursuivent malgré tout dans le royaume, les Jordaniens « de souche » restent avant tout attachés à leur tribu, les Palestiniens ne sont pas unis et des différences sociales entre eux sont gigantesques. Quant aux islamistes, à l’origine en majorité Palestiniens mais de plus en plus rejoints par des Jordaniens « de souche », ils restent divisés sur de nombreuses questions.

Le souffle des printemps arabes incite certains à évoquer une prochaine chute du régime. Les revendications d’une partie de la population, médiatisées depuis 2011, ne sont pas nouvelles. L’opposition islamiste se fait entendre dans le royaume depuis des années. Elle réclame des changements politiques, mais surtout sociaux et locaux, sans appeler au départ du roi.

Dès lors Abdallah II joue l’apaisement. Et les derniers « réchauffements » entre le roi et Khaled Mechaal illustrent, entre autres, son désir de satisfaire les partisans islamistes et de calmer les Palestiniens de l’intérieur.

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 09:20

Deux attentats ont frappé Beyrouth en moins d'une semaine. L'un visait un ancien ministre pro-opposition syrienne, l'autre un quartier du Hezbollah, qui combat aux côtés de Bachar Al-Assad. Décryptage.

Décryptage de la situation avec Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen à Genève.

Francetv info : Que se passe-t-il au Liban ?

Hasni Abidi : Le Liban traverse la période la plus critique et la plus difficile de son histoire moderne, qui le renvoie aux années noires de la guerre civile. On a vu, en une semaine, l'assassinat d'un homme modéré sunnite puis un attentat dans le fief chiite du Hezbollah. C'est le retour de l'assassinat politique, qui est la chose la plus dangereuse pour le pays. 

Comment l'expliquer ?

Il y a une double cause. D'abord, la crise syrienne trouve dans le Liban sa première caisse de résonance. Le Liban, dont l'équilibre confessionnel est un enjeu tous les jours, a toujours choisi de se tenir à distance des crises extérieures, mais celle-ci est plus forte. La classe politique libanaise est scindée en deux. D'un côté, il y a les forces telles que la "coalition du 14 mars" [essentiellement sunnite et chrétienne] et les druzes menés par Walid Joumblatt, qui sont hostiles à Bachar Al-Assad. Et de l'autre, les partisans de l'ex-président Michel Aoun et surtout le Hezbollah, qui envoie des centaines d'hommes combattre en Syrie aux côtés du régime.

Ensuite, ces attentats sont une nouvelle forme de langage en réaction à l'impasse politique interne. Il ne faut pas oublier que cela fait des mois que le Liban est sans gouvernement stable. Personne n'arrive à se mettre d'accord. Aujourd'hui, le compromis est en panne du fait de la crise syrienne. Et le camp des modérés est en train de perdre toutes les voix sages et neutres, comme l'était Mohammad Chatah, sunnite modéré, ancien ministre, proche conseiller de l'ex-Premier ministre Saad Hariri et candidat crédible pour gouverner. 

Les tensions sont d'autant plus grandes que le procès de l'assassinat de Rafic Hariri [tué le 14 février 2005] approche [il doit débuter le 13 janvier 2014]. Les Libanais le redoutent car il pourrait rouvrir certaines plaies et raviver les discordes confessionnelles.

Quelles peuvent être les issues à cette crise ? 

Le Liban est en train de devenir une guerre par procuration, les anti-Assad sont soutenus par l'Arabie saoudite qui ne veut surtout pas que l'influence chiite iranienne ne s'étende au Liban. Il faut donc d'abord que la communauté internationale fasse tout pour calmer le jeu. 

Ensuite, la meilleure issue reste la recette que le Liban a toujours appliquée, c'est-à-dire celle d'une certaine neutralité, au moins à l'intérieur du pays. Il faut des forces capables de s'allier entre elles pour préserver l'intégrité nationale. Même si le Hezbollah envoie des combattants en Syrie, il doit refuser toute importation du conflit sur le sol libanais. D'ailleurs, le Hezbollah sait qu'il ne peut pas changer de pays. Tous les acteurs savent que leur survie politique et la continuité de leurs avantages économiques ne peuvent se faire sans le Liban.

Le pire, c'est la continuation de l'esprit de vengeance : un attentat appelle un attentat et c'est le cycle de la guerre civile. De toute façon, le Liban restera le maillon faible de la crise syrienne tant qu'il n'y aura pas de vainqueurs et de vaincus de l'autre côté de leur frontière mitoyenne.

Propos recueillis par

Source : http://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/le-liban-est-en-train-de-devenir-une-guerre-par-procuration_496480.html#xtor=AL-54

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 20:16

Le général américain qui a ouvert la prison de Guantanamo estime que cette décision était une erreur et que ce centre de détention devrait fermer parce que son existence conforte ceux qui ont une image négative des Etats-Unis.

"Rétrospectivement, toute la stratégie de détention et d'interrogation était erronée", dit le général Michael Lehnert dans une tribune publiée dans le Detroit Free Press

Le général Lehnert, aujourd'hui à la retraite, a été le premier commandant de l'unité qui a ouvert le centre de détention en janvier 2002, sur la base navale américaine de Guantanamo Bay à Cuba, pour y emprisonner les personnes considérées comme particulièrement dangereuses pour la sécurité des Etats-Unis. La plupart ont été arrêtées en Afghanistan.

La prison a été ouverte, rappelle-t-il, parce que les attentats du 11 septembre 2001 "nous avaient légitimement mis en colère et fait peur". On estimait, dit-il, que les prisonniers qui y étaient envoyés fourniraient de précieux renseignements.

Le général dit qu'il est très vite devenu persuadé que la plupart des détenus n'auraient jamais dû y être envoyés en raison de leur peu de valeur du point de vue du renseignement et de l'insuffisance des preuves les liant à des crimes de guerre.

"Nous avons gaspillé la bonne volonté du monde après les attaques contre nos actes à Guantanamo, à la fois en matière de détention et de torture", écrit Michael Lehnert. "Notre décision de maintenir Guantanamo ouvert a aidé nos ennemis parce qu'elle valide une perception négative des Etats-Unis."

Un texte est en débat au Congrès qui donne au président Barack Obama plus de latitude pour faire sortir ou réaffecter les détenus de Guantanamo, dit-il. Mais ce texte maintient "une interdiction inutile" d'en transférer aucun aux Etats-Unis.

"Toutefois, c'est un pas vers la fermeture de la prison la plus célèbre de notre pays, une prison qui n'aurait jamais dû être ouverte", écrit le général Lehnert.

Depuis l'ouverture de Guantanamo, 779 détenus y ont séjourné et 162 y sont toujours. Le général Lehnert estime que seule une poignée d'entre eux devraient être transférés aux Etats-Unis pour y être poursuivis.

"Il est temps de fermer Guantanamo", estime-t-il. "Notre départ d'Afghanistan est un moment parfait dans l'Histoire pour fermer le site."

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