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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 17:21

Cette question vaut autant pour les sacrifices militaires que pour les sacrifices sociaux et économiques !  

Si une nation, un peuple, un citoyen, un patriote, peut accepter l'existence de limites à l'exercice de ses droits, l'un et l'autre doivent pouvoir se faire accorder des limites à ses devoirs !

Un Etat n'est pas une fin en soi ! Il n'a de légitimité que par la qualité des services qu'il rend à la nation à qui il doit rendre des comptes en toutes circonstances !

 

" Der Staat ist für die Menschen und nicht die Menschen für den Staat “  

 

« Pour qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ». (Montesquieu)  

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 16:42

Depuis quelques décennies, chaque année, la France découvre qu'à l'approche de l'hiver, la météo lui apporte son lot d'intempéries somme-toutes bien modestes par rapport aux grands hivers des années 50 et 60 ....

Aux premières neiges, des dizaines de milliers de foyers sont privés d'électricité et et des centaines de km du réseau routier sont bloqués ! (cf. 25 départements placés en alerte orange à la neige par Météo France Ils s'ajoutent au cinq départements déjà en vigilance et se localisent dans le centre et l'est de la France.

Né en Lorraine et ayant vécu toute ma jeunesse dans l'est de la France, je suis scandalisé par cette France incapable d'anticiper et de prévenir ces situations normales alors que 50 années plus tôt, la France savait faire face avec une efficacité bien meilleure !

A quoi servent les DDE ? A quoi servent les politiques d'aménagement des territoires qui auraient dû proposer et financer depuis longtemps des programmes d'enfouissement des lignes électriques les plus menacées et doter les collectivités territoriales et locales des moyens techniques nécessaires pour qu'autant de départements ne soient à ce point mis en difficulté aux premières tombées de neige - qui n'ont vraiment rien d'exceptionnel - au point de bloquer le fonctionnement normal de l'économie et la vie quotidienne des citoyens qui se demandent chaque jour davantage à quoi servent tous ces prélèvements obligatoires qui les étouffent pour des contre-parties de moins en moins en rapport avec ce qu'ils sont légitimement en droit d'en attendre ?
Jusqu'où un Etat est-il légitime pour demander à la nation sans cesse plus de sacrifices ?

Les grands discours et les beaux rapports sur la compétitivité de la France restent toujours muets à ces différents égards !

La forme qu'a prise in fine, après les débats parlementaires, le résultat de la troisième phase de décentralisation, qui s'est contentée d'ajouter une couche supplémentaire au mille-feuille déjà bien gras - les métropoles -, en modifiant l'organisation des services déconcentrés de l'Etat sans que l'on perçoive les impacts bénéfiques de cette recomposition illustre à quel point l'appareil d'Etat pense et agit hors sol, pouvoir exécutif comme pouvoir législatif !

Quant au redressement de la compétitivité de l'économie française, prenons acte de ce qu'en pense aujourd'hui l'OCDE ?  ( France : renforcer la compétitivité est essentiel pour relancer l’emploi et la croissance (Rapport OCDE) )

L'autisme et l'incompétence des pouvoirs publics, lors qu'ils atteignent un tel niveau, constituent des pathologies incompatibles avec les promesses de relance de la compétitivité de la France et du redressement du moral des Français !

Nous sommes vraiment aux antipodes du réenchantement du rêve que le menestrel souriant avait promis sous les fenêtres des citoyens en manque de leur prince charmant ! Le ménestrel précédent leur avait pourtant aussi promis la lune ....


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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 16:41

Météo France a émis une alerte orange à la neige pour 25 départements, mercredi 20 novembre. La Lorraine, l'Allier, les Alpes-de-Haute-Provence, l'Ardèche, les Ardennes, le Cantal, la Corrèze, la Côte-d'Or, le Doubs, la Drôme, le Jura, la Haute-Marne, le Puy-de-Dôme, la Haute-Saône, la Saône-et-Loire, la Savoie et la Haute-Savoie, se sont ajoutés aux cinq départementx déjà placés en alerte mercredi matin, soit, le Rhône, la Loire, la Haute-Loire, l'Ain et l'Isère. 

• Des coupures d'électricité. Dans plusieurs départements, de nombreux foyers sont privés d'électricité, en milieu de journée : environ 55 000 en Isère et 50 000 en Savoie, selon Le Dauphiné Libéré ; 35 000 dans le Rhône, 26 000 dans l'Ain et 23 000 dans la Loire, selon Le Progrès ; 17 000 en Saône-et-Loire, selon Le Journal de Saône-et-Loire ; et 15 000 dans le Puy-de-Dôme, selon La Montagne. Soit un total d'au moins 220 000 foyers concernés. De nombreuses communes sont également privées d'électricité dans le Jura et dans l'Allier. 

• Le trafic SNCF très perturbé. La neige, abondante et collante, a fait tomber des arbres sur les voies ferrées, et a créé des problèmes d'alimentation électrique sur le réseau dans les départements touchés. Le trafic des TER est interrompu sur de nombreux axes, affectant des lignes allant de Grenoble à Saint-Etienne en passant par Chambéry, Lyon, et Roanne. De nombreux TGV ont été détournés. La SNCF recommande à tous les voyageurs devant se déplacer en Rhône-Alpes de reporter leur déplacement. La circulation de chaque train est consultable sur le site Infolignes de la SNCF. Le retour à la normale sur le réseau ferroviaire ne devrait pas intervenir avant la mi-journée, selon la SNCF.

• La circulation routière très compliquée. A Saint-Etienne, où est tombée une trentaine de centimètres de neige, les transports en commun sont à l'arrêt. Dans la Loire, Le Progrès parle d'une situation "chaotique". De nombreuses routes de la Loire, de l'Isère et du Rhône sont bloquées. L'A48 est coupée dans l'Isère, et l'A89 entre Lyon et Clermont est paralysée. Les préfectures des départements concernés par ces chutes de neige appellent les automobilistes à reporter leurs déplacements.

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 11:53
Regards-citoyens.com propose à ses lecteurs de prendre connaissance de cette infographie publiée sur ce sujet sur le site du Parlement européen : http://www.europarl.europa.eu/resources/library/images/20131119PHT25733/20131119PHT25733_original.jpg?epbox[reference]=20131119IFG25709

Infographie du Parlement européen sur le budget à long terme de l'UE 2014-2020   infographie sur le budget à long terme de l'Union européenne pour la période 2014-2020.

 

Le budget de l'Union européenne pour 2014-2020 a été voté en session plénière le 19 novembre. La crise économique et la pression exercée sur les budgets nationaux ont eu pour conséquence la mise en place d'un nouveau plan financier qui dispose de moins d'argent que le précédent. Le Parlement européen a fait pression lors des négociations avec le Conseil et la Commission afin de garantir le meilleur usage possible de chaque euro disponible. Découvrez les chiffres du budget dans notre infographie.


En ces temps difficiles où l'argent vient à manquer, faire le meilleur usage possible de chaque euro est devenu plus important. Le Parlement européen a obtenu un accord permettant aux fonds non utilisés d'être transférés pour l'année suivante ou réinvestis vers d'autres secteurs budgétaires. Pas moins de 94% du budget de l'Union européenne sont réinvestis au profit des entreprises et des citoyens dans tous les Etats membres.


Le budget sera revu en 2016, ce qui permet au prochain Parlement dont le mandat débutera en 2014 d'avoir son mot à dire quant à une possible révision. Les États membres ont également convenu de la mise en place d'un groupe de travail chargé de chercher des moyens d'actualiser les sources de revenus afin que le budget ne dépende pas à ce point des contributions des États membres. 94% du budget est réinvesti pour profiter au commerce et aux citoyens européens dans tous les Etats membres.

Le vote cette semaine constitue pour le Parlement européen la dernière étape d'un long chemin vers un compromis sur la façon dont l'Union européenne finance ses différentes politiques. Pour en savoir plus sur les étapes du budget, consultez notre temps fort via les liens à droite.

REF. : 20131119IFG25709
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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 11:09

Les mêmes individus cherchant à se maintenir au pouvoir par tous les moyens en leur possession pratiquent naturellement les mêmes techniques de manipulation médiatique que celles qui leur a permis de prendre le pouvoir par" effraction" (pour reprendre la formule des plus "indélicate" d'un ministre des finances en exercice bien maladroit) !

Mentir par défaut est tout aussi grave que mentir par excès ! En l'occurrence, avec les thuriféraires du tout sécuritaire comme seul fondement d'un programme en réponse aux crises que traverse la France, les Français sont servis car leurs mensonges par excès se confondent souvent avec leurs mensonges par défaut !

En omettant sciemment de parler des faiblesses préoccupantes des décisions prises au sein  du Conseil européen, de la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro, comme au sein du G7, du G8 et du G20 et de toutes les instances multilatérales qui sont en responsabilité face aux grands défis globaux qui participent de la crise américaine, de la crise européenne autant que de la crise morale, économique et sociale en France, tout en mobilisant avec excès l'attention des citoyens français sur des faits divers qui ne revêten en aucune manière une dimension nationale de manière à "convoquer les peurs", une fois encore, les gouvernants tentent de cacher leur impuissance quotidienne pour que ne puisse leur être opposé un bilan en total décalage avec les promesses formulées en 2007 puis en 2012 !    

Plus que jamais, la transparence est indispensable pour que le démocratie progresse ! 

Plus que jamais, c'est de vérité dont les Français ont besoin (cf. Plan de rigueur : "Il faudra un nouveau tour de vis", selon l'économiste Patrick Artus (Le Monde)) !

Tout autant que de solutions justes et efficaces !

A voir l'évolution de la situation de la dette souveraine, de la situation économique et sociale du Pays et du moral de la société française, les comptes n'y sont pas !

C'est une question de responsabilité politique ! Rien de moins ! Rien de plus !

Voir également :

 * La notion de responsabilité politique sous la Ve République

 * "Le vrai état de la France révélé par la presse étrangère" (Courrier international n°1097 - 10 novembre 2011) 

 * "Dix stratégies de manipulation"

 * Démocratie, élections et terrorisme - ou de l'art de convoquer les peurs pour se maintenir au pouvoir

 * Pour une analyse approfondie du comportement des médias à l'égard des évènements qu'ils relatent puis ... oublient avec la même démesure - nouvelle édition -

 

NB : Cet article a été publié une première fois sur ce blog en mars 2012. 


 

 

 





 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 20:09

Le Gouvernement actuel du Royaume Uni a donc décidé de préparer une "renégociation" des relations de ce pays avec l'UE et de poser aux citoyens britanniques en 2017 la double question suivante : "Voulez-vous que le Royaume Uni demeure membre de l'UE sur ces nouvelles bases - ou préférez-vous qu'il sorte de l'UE" ?

Cette décision appelle plusieurs remarques :

- la probabilité que la majorité et/ou les dirigeants actuels du Royaume Uni soient toujours au pouvoir en 2017 est incertaine; il est au contraire fort probable que, si une autre majorité et/ou de nouveaux dirigeants prenaient le pouvoir d'ici là, ce projet de referendum serait modifié voire abandonné,

- la participation du Royaume Uni à l'UE n'est certainement pas la cause principale ni même secondaire des graves difficultés économiques et sociales qui affectent la population britannique; mais, pour le Gouvernement actuel, l'Europe représente peut-être un bouc émissaire et une diversion bienvenus,

- la décision de remettre globalement en cause un "acquis" de 40 ans de participation britannique à l'UE repose sur des bases artificielles : l'europhobie irraisonnée d'une partie importante de l'opinion publique (sans doute la moins instruite), créée et entretenue par la presse Murdoch - et le nationalisme ancestral et archaïque de la partie la plus conservatrice du parti Tory,

- l'hypothèse d'une "renégociation" de la situation du Royaume Uni au sein de l'UE ne repose sur aucune base juridique ou politique. Il n'existe pas de "Traité" particulier entre   chaque État membre et l'UE (qui pourrait être renégocié entre ces deux parties) - mais un seul "Traité sur l'union Européenne" qui ne peut être révisé que par l'ensemble des parties. Certaines dérogations peuvent être consenties, à l'un ou l'autre État membre, par l'UE (cad par l'ensemble de ses parties) à la condition qu'elles soient considérées comme acceptables économiquement et politiquement; tel ne serait évidemment pas le cas d'un "paquet" de dérogations tel qu'envisagé par le Royaume Uni, 

- la conception d'une "Europe à la carte", implicite dans la proposition britannique, est totalement incompatible avec le système juridique et politique sur lequel est fondée l'Union depuis ses origines. Ce système comporte un corpus de règles uniques régissant des politiques communes  - l'ensemble constituant un régime aussi juste et équilibré que possible, notamment sur le plan économique. L'UE est d'autre part basée sur les deux principes d'unité et de solidarité entre ses États membres qui excluent la seule prise en compte de l'intérêt national immédiat comme référence unique. 

- dans l'hypothèse extrême où un referendum forcerait, en 2017, le Royaume Uni à "sortir de l'UE", la meilleure solution (et de loin la plus simple) pour les deux parties pourrait être que ce pays (re)devienne membre de l'AELE et, par la même, de l'"Espace Economique Européen". L'essentiel des liens commerciaux - mais aussi économiques, juridiques et politiques - entre le Royaume Uni et l'ensemble de ses partenaires européens serait ainsi largement préservé et précisément défini. Cette structure pourrait d'ailleurs à cette occasion être renforcée pour servir aussi d'antichambre à de nouveaux partenaires européens n'ayant pas vocation à devenir membres de l'UE dans un avenir prévisible.

Ceci dit, par sa brutalité même, la position du Gouvernement britannique met en relief au moins trois problèmes insuffisamment traités par les Institutions européennes : le besoin de différenciation - l'excès d'intervention - l'absence de projet politique. 

Le nombre et la diversité - voire l'hétérogénéité -  croissants des États membres de l'UE justifient que l'on s'interroge sur les moyens de permettre une plus grande différenciation dans l'application des politiques communes aux différents États. Au-delà des moyens existants (délais d'application, dérogations partielles et temporaires, coopérations renforcées, etc ...) il sera peut-être nécessaire d'inclure dans les Traités une nouvelle "clause de différenciation" permettant de recourir de façon plus générale et plus ordonnée à une meilleure adaptation des politiques aux spécificités objectives des différentes situations nationales voire régionales. 

On peut également s'interroger sur le phénomène de la multiplication des règles (et notamment des "normes") européennes dans les domaines économiques, sociaux, environnementaux et donc dans la vie quotidienne des gens. Ces règles sont elles vraiment nécessaires ? Ne sont-elles pas trop détaillées et excessivement contraignantes ? Ne pourraient-elles pas être prises au niveau national, voire régional ? Le "principe de subsidiarité" n'est-il pas parfois victime d'une mécanique réglementaire incontrôlée et auto-entretenue que ni les Institutions ni les Gouvernements ne contrôlent vraiment ? 

Enfin, l'initiative britannique pose la question du projet politique de l'Union. Si, au-delà de ses objectifs économiques immédiats (et notamment du marché unique), l'Union européenne devait perdre de vue sa vocation fondamentale de développement de l'unité et de la solidarité entre ses États membres ("Une union sans cesse plus étroite des peuples européens" disent les Traités), la conception d'une "Europe à la carte" serait parfaitement recevable. Et c'est sans doute parce que l'"Europe politique" peine actuellement à trouver ses marques que le projet du Royaume Uni pourrait apparaître comme une alternative réaliste. À tel point que - si aucune proposition officielle, formelle et précise de renforcement politique de l'UE ne devait voit le jour d'ici l'échéance de 2014 - ce serait la question posée par le Gouvernement britannique qui dominerait le débat démocratique précédant les élections européennes. Ce serait vraiment la pire des façons d'aborder, à nouveau, l'interrogation récurrente : "Quel avenir pour l'Union ? ". 

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Published by Jean-Guy Giraud et Patrice Cardot - dans Réfléchir à l'Europe que nous voulons
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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 20:01

Le Parlement a adopté ce mardi 19 novembre le budget à long terme de l'UE pour la période 2014-2020, après six mois d'intenses négociations. Toutes les conditions définies dans sa résolution de juillet - adoptée suite à un accord politique de haut niveau entre le Parlement, la présidence irlandaise et la Commission - ont été remplies. Le budget total pour la prochaine période de programmation s'élève à 960 millions d'euros en crédits d'engagement et 908 millions d'euros en crédits de paiement (en prix 2011)

Une solution au manque de fonds

Le Parlement souhaitait, en premier lieu, trouver une solution au manque récurrent de financements afin que la Commission puisse respecter ses obligations juridiques et financières et éviter que l'année 2014 ne commence en déficit. Les États membres se sont accordés sur 3,9 milliards d'euros supplémentaires pour l'année 2013.

Accord sur les bases juridiques des programmes européens

Le Parlement a aussi insisté pour trouver un accord sur les différents programmes européens, définis en codécision entre le Parlement et le Conseil. De nombreux programmes seront votés au cours de cette session plénière.

Groupe de haut niveau sur les ressources propres

Troisièmement, le Parlement a demandé la création d'un groupe de travail de haut niveau sur les "ressources propres" afin de réformer le dispositif de revenus de l'UE, devenu incompréhensible, compte tenu de toutes ses exceptions, ses remboursements, ses sources de financement différentes et de sa dépendance aux budgets nationaux. Les États membres ont accepté la mise en place de ce groupe, qui débutera prochainement ses travaux.

"Mieux dépenser" chaque euro

Lors de l'accord de juin 2013, le Parlement avait déjà obtenu les principales priorités fixées dans son mandat de négociation. Parmi celles-ci figuraient une flexibilité presque totale pour déplacer les fonds non versés (crédits de paiement) d'un exercice budgétaire à l'autre ainsi qu'une grande flexibilité pour transférer les crédits d'engagements entre les exercices budgétaires et entre les catégories de dépenses. Cette flexibilité est indispensable pour garantir que chaque euro du budget soit utilisé là où il est le plus nécessaire, compte tenu des coupes dans les budgets annuels.

Révision à mi-parcours

De plus, le Parlement est parvenu à introduire une "clause de révision", qui contraindra la Commission européenne à présenter en 2016 un examen du fonctionnement du budget à long terme de l'UE (cadre financier pluriannuel - CFP). Cet examen devra prendre en compte la situation économique du moment. Une attention particulière sera accordée pour aligner la future durée du CFP, actuellement de 7 ans, aux cycles politiques de 5 ans des institutions européennes. Une proposition législative de révision accompagnera cet examen.

Prochaines étapes

Le Conseil devrait approuver le cadre financier pluriannuel en point A lors du Conseil compétitivité du 2 décembre.

 

Résultats des votes

Le règlement sur le CFP a été adopté par 537 voix pour, 126 contre et 19 abstentions. L'accord interinstitutionnel a été adopté par 557 voix pour, 118 contre et 11 abstentions.

 

Source : http://www.europarl.europa.eu/news/fr/news-room/content/20131118IPR25541/html/Les-d%C3%A9put%C3%A9s-approuvent-le-budget-de-l%27UE-pour-la-p%C3%A9riode-2014-2020

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 19:25

Tous les socialistes, les radicaux de gauche et la très grande majorité des écologistes l'ont approuvé. Le texte doit désormais passer devant le Sénat.

L'Assemblée nationale a largement adopté l'ensemble du projet de budget 2014 en première lecture (http://www.economie.gouv.fr/files/plf2014-dossier-presse.pdf), mardi 19 novembre, le jour même de l'annonce par le Premier ministre d'une refonte future de la fiscalité. Le projet de loi de finances a été voté par 320 voix contre 242, après la fin du passage en revue des dépenses. Celles-ci sont globalement en baisse, selon le gouvernement.

Qui a voté pour, qui a voté contre ?

Tous les socialistes, les radicaux de gauche et la très grande majorité des écologistes l'ont approuvé. Aucun socialiste n'a voté contre ou n'a voté blanc sur ce texte, jugé crucial comme marqueur d'appartenance à la majorité. Chez les écologistes, qui avaient menacé en septembre de ne pas voter un budget à l'époque pas assez verdi à leurs yeux, seuls Sergio Coronado et Isabelle Attard se sont abstenus, tandis que Noël Mamère a voté contre. L'UMP, l'UDI et le Front de gauche ont voté contre.

Que prévoit-il ?

Approuvé avec des réserves par la Commission européenne, le projet de loi de finances pour 2014 vise à poursuivre la réduction du déficit et de la dette (9 milliards d'euros d'économies), mais aussi "muscler" un redressement de la croissance. Les hypothèses de croissance économique retenues (+0,9% en 2014 après +0,1% cette année) paraissent "plausibles", selon le commissaire européen aux Affaires économiques.

Parmi les mesures phares figurent le dégel du barème de l'impôt sur le revenu, qui devrait profiter aux ménages modestes, une baisse du coût du travail par le crédit d'impôt compétitivité emploi, le maintien du taux réduit de TVA à 5,5% ou encore l'instauration d'une contribution climat-énergie.

Et maintenant ?

Le texte doit à présent passer au Sénat, où il sera examiné à partir de jeudi. Le projet de loi de Finances pour 2014 devrait être définitivement adopté vers le 20 décembre par le Parlement, selon Reuters.

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 14:02
 The Council adopted the following conclusions: 

"1.     The EU reiterates its grave concern for the humanitarian, social, economic, political and security impact of the Syrian crisis on the entire region, especially Lebanon and Jordan. The EU is mindful of the unprecedented effects the crisis has on the stability of the neighbouring countries as well as on their natural and economic resources, educational systems, health care and labour markets.
 
2.       The EU is gravely concerned with the fact that 9.3 million Syrians within Syria are in dire need of external assistance. In particular, it reiterates its concern for the fate of 6.5 million of internally displaced Syrians and of more than 2 million refugees in neighbouring countries, all in need of external assistance. The EU is gravely concerned about the impact of the upcoming winter on the most vulnerable and the polio outbreak inside Syria and urges for timely vaccinations, which require that all parties to the conflict grant full access to health teams participating in the polio immunization campaign throughout the country.
[read more…] 
                    
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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 12:47

Alors que je m’apprête à quitter la France, suite à ma nomination par le Président Obama au poste de Secrétaire d’État adjoint aux Affaires économiques et commerciales au sein du Département d’Etat des Etats-Unis, j’ai du mal à réaliser que ma famille et moi-même arrivons au terme de plus de quatre années incroyables. En exerçant la charge d’Ambassadeur des Etats-Unis en France et à Monaco, j’ai réalisé le rêve de toute une vie, celui que j’avais déjà lorsque, enfant, je souhaitais suivre les traces de mon père. Le texte que j’ai préparé pour mon dossier de candidature à l’université était en effet consacré à l’importance de servir mon pays aussi honorablement que l’avait fait mon père lorsqu’il fut Ambassadeur des Etats-Unis au Luxembourg, au Sénégal et en Gambie sous les Présidents Kennedy et Johnson. Pour autant, même dans mes rêves les plus fous, jamais je n’avais imaginé avoir la chance de représenter un jour les Etats-Unis en France, notre plus ancien allié, avec lequel nous partageons une affection profonde et un respect mutuel, fruits d’une longue et riche histoire.

Rivkin Flight

Les Etats-Unis n’ont pas de meilleur allié que la France ; avec elle nous avons affronté de nombreuses crises internationales. A l’occasion du 68ème anniversaire du débarquement allié en Normandie, j’ai sauté en parachute avec les US Army Golden Knights, atterrissant dans un champ près de Sainte-Mère-Eglise. Tomber du ciel au dessus de la Normandie où se trouvaient des milliers de Vétérans de l’U.S. Army en cette matinée couverte et balayée par les vents revêtait pour moi une signification toute particulière en raison du service militaire que mon père avait effectué pendant la Seconde guerre mondiale. Il était présent à Paris lors de la Libération le 25 août 1944, et je me réfère souvent aux lettres envoyées par ce jeune Lieutenant Colonel à sa famille pendant son service à l’étranger. Quel honneur ce fut de connaître, en tant qu’Ambassadeur, quelques uns de ces hommes et de ces femmes extraordinaires de nos forces armées. Ils ont renforcé ma reconnaissance pour les sacrifices consentis par nos militaires dans la défense de la liberté.

A chaque fois que nos droits inaliénables à la liberté et à la justice sont menacés, l’Amérique et la France se montrent inébranlables, comme ce fut le cas dans notre lutte commune contre le terrorisme. Ce fut un honneur de recevoir le Président Sarkozy à la Résidence pour une cérémonie en mémoire du dixième anniversaire des attentats du 11 septembre. Ce jour-là, comme tous les 11 septembre, les innombrables marques de soutien de la part du public français furent incroyables et la cérémonie illustrait d’une manière profonde la force de cette relation et notre engagement commun envers les valeurs qui nous définissent. Plus récemment, nos efforts pour soutenir le Président Hollande afin que la France débarasse le Mali des extrêmistes et notre collaboration afin d’éliminer les armes chimiques en Syrie soulignent notre soutien à la paix et à la sécurité dans le monde.

Les Etats-Unis et la France ont été fondés sur des principes démocratiques. Nos valeurs communes s’expriment au travers de nombreux exemples clés des relations franco-américaines tels que l’engagement auprès de la jeunesse et de la diversité, la croissance économique et les choix environnementaux. Cela faisait longtemps que des enfants n’avaient pas vécu à la Résidence et l’importance d’engager un dialogue avec la jeunesse française fut inspirée, en partie, par la présence de mon fils et de ma fille. Je n’oublierai jamais ma visite à Bondy avec Samuel L. Jackson ni celle dans le 20e arrondissement en compagnie de Will.i.am pour promouvoir la citoyenneté et d’engagement civique, en rappellant à ces jeunes que la persevérance et le travail sont les clés pour surmonter les difficultés.

Prix de Washburne 2013

Un portrait d’Elihu Washburne – ancien Secrétaire d’Etat et ambassadeur en France, partisan de l’égalité entre les races, et dont j’ai donné le nom à un Prix pour l’Egalité des Chances, est accroché dans mon bureau. Il me rappelle sans cesse que nous devons faire tous les efforts possibles afin de tirer parti du potentiel créatif de nos futures élites en créant les conditions de l’égalité des chances dans l’emploi et la réussite économique pour tous. Permettez-moi d’abord de m’attarder sur la valeur de nos partenariats actuels. Nos deux nations dépendent de nos investissements respectifs dans les jeunes entreprises innovantes, les petites et moyennes entreprises, la recherche et le développement, et les entreprises spécialisées en science et technologie. Nos institutions scientifiques sont engagées dans des partenariats dans divers secteurs afin de promouvoir la coopération scientifique et la sécurité énergétique – comme par exemple l’équipe collégiale franco-américaine qui coopère actuellement sur la conception, la construction et la réalisation d’une maison solaire dans le cadre de la compétition Solar Decathlon en juillet prochain à Versailles, ou bien nos physiciens et ingénieurs nucléaires travaillant au développement d’une nouvelle génération de combustibles nucléaires, et pour finir, une équipe internationale dans le sud de la France qui exploite l’énergie solaire pour en faire une énergie du futur. Ces partenariats représentent des défis intellectuels pour nous tous, ils nous conduisent à innover, renforcent notre prospérité, améliorent notre façon de vivre et participent à notre bien-être économique.

En 2012, le commerce de marchandises et de services entre les Etats-Unis et la France a généré un volume supérieur à 100 milliards de dollars, représentant plus de 300 milliards de dollars en investissements bilatéraux. Je crois fermement que la prochaine période de prospérité économique est à notre portée. Grâce aux négociations en vue du Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement, nous sommes à l’aube d’une renaissance de la relation transatlantique qui ramènera la prospérité économique, améliorera la compétitivité, et créera des emplois en Europe comme aux Etats-Unis. Je suis très honoré d’avoir été nommé par le Président Obama au poste de Secrétaire d’État adjoint aux Affaires économiques et commerciales au sein du Département d’Etat des Etats-Unis, et, si ma nomination est confirmée par le Congrès, je me réjouis d’avance de continuer à travailler avec le Président Hollande et avec la France sur ce très important accord commercial et économique, afin d’encourager les investissements et les perspectives dans tous les domaines. Et ce d’une manière respectueuse de l’environnement afin de protéger les ressources naturelles pour les générations futures, en France comme aux Etats-unis.

Ms Tolson et Ecole Breuil

La bonne gouvernance environnementale constitue une priorité pour le Président Obama et pour le Secrétaire d’Etat John Kerry et a été l’un de mes principaux objectifs en ce qui concerne le fonctionnement de notre Ambassade à Paris. Mon épouse Susan a créé un jardin potager biologique dans le parc de notre Résidence, inspiré du potager bio de Madame Obama dans le parc de la Maison Blanche. Ce jardin a été planté par des étudiants de l’Ecole d’Horticulture du Breuil et nous a donné le plaisir, à Susan et à moi, de servir des légumes frais de notre jardin à nos hôtes. Nous achetons pour le fonctionnement de notre Ambassade 100% d’énergie renouvelable et nous avons élargi notre programme interne de recyclage. Je suis également fier de pouvoir dire que nous avons été la première Ambassade à faire l’acquisition de voitures électriques pour notre flotte de véhicules. Nous avons désormais onze Chevrolet Volts parmi nos véhicules dans toute la France, y compris au sein de nos missions auprès de l’OCDE et de l’UNESCO.

Rivkin recoit l'ordre de la Légion d'Honneur

Par dessus tout, je me sens incroyablement redevable pour l’accueil chaleureux qui m’a été réservé partout en France, dans chaque ville, chaque école, chaque parc et chaque entreprise, et ce dans les 22 régions, y compris la Corse, que j’ai visitées, ainsi que la Réunion et d’autres département et territoires d’Outremer. Quelle émotion d’avoir été le premier Ambassadeur des Etats-Unis en plus d’un siècle à visiter certaines régions clés de ce pays extraordinaire. Et c’est avec beaucoup d’humilité que j’ai reçu des mains du Président Hollande lui-même la décoration de Chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur, et je suis extrêmement fier de tout ce que nous avons accompli ensemble pour renforcer l’amitié franco-américaine. Je suis également profondément reconnaissant à tous ceux qui ont fait de ces quatre ans une expérience inoubliable pour Susan, Eli, Lily et moi-même : je veux parler bien sûr de l’équipe dévouée de la Mission américaine en France et de tous les Français d’où qu’ils soient pour leur généreuse hospitalité. J’espère avoir souvent l’occasion de revenir en France, mais je sais que, même lorsque je ne suis pas en France, un peu de la France reste en moi.

Retrouvez ce texte en anglais ici

Source : http://placedesusa.com/2013/11/18/mes-reflexions-sur-quatre-annees-passees-en-france/

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Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
 

(Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

(Pierre Mendès France)  

 

 

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