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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 18:58

François Hollande n’assistera pas à l’inauguration des JO à Sotchi. Pas plus que les chefs d’États allemand, américain, moldave, polonais, lituanien et estonien. « Trop occupés », disent-ils tous. Mais personne n’est dupe. La raison de ce refus est tout autre, et c’est la vice-présidente de la Commission européenne Viviane Reding qui a dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas : « Je n’irai pas à Sotchi tant que les minorités sexuelles seront légalement discriminées en Russie », peut-on lire sur son compte Twitter.

Comme pour l’appuyer, Barack Obama a inscrit à la délégation qui représentera l’État américain à Sotchi deux lesbiennes militantes, la tenniswoman Billie Jean King et la hockeyeuse Catheline Cahow. Il doit se figurer que leur présence mettra Poutine hors de lui ; alors qu’on peut dès maintenant gager qu’il n’en sera rien et que les deux demoiselles seront reçues au plus haut niveau.

Par ces choix hâtifs et irréfléchis, par ce désir de piquer à tout prix le président russe et de le placer face à sa prétendue « barbarie », les chefs d’État occidentaux démontrent – une fois de plus – leur ignorance totale de la Russie et de sa culture, ainsi qu’une absence criante de volonté ne serait-ce que de tenter de la comprendre. Ces dirigeants pensent, par ce geste, exprimer leur soutien aux homosexuels de Russie ; mais ils oublient qu’il est aussi des gays, en Russie, qui attendent avec impatience les JO de Sotchi et qui supporteront ardemment leur équipe nationale. Bref, ce n’est pas parce qu’ils sont homosexuels, qu’ils cessent d’être Russes. Ce n’est pas parce qu’ils aiment des personnes du même sexe qu’ils deviennent indifférents aux succès de leurs sportifs, qu’ils cessent d’admirer leur travail acharné et leur courage immense, qu’ils perdent tout intérêt pour leurs exploits. J’énonce ce qui semble être une belle évidence – mais apparemment, pas pour tout le monde. Les Occidentaux doivent avoir une représentation bien particulière de l’identité sexuelle d’un être : à les suivre, celle-ci dépasserait toutes les autres. Pour eux, un homosexuel doit, chaque seconde de son existence, vivre très intensément son homosexualité. Il ne peut pas être aussi – et surtout pas d’abord - parent, ami, avocat, écrivain, musicien, russe ou français. Il est homosexuel, un point c’est tout. Et tant pis pour l’homosexuel russe qui éprouve de la tendresse pour sa terre natale, qui adhère à son pays et à ceux qui le peuplent, qui s’identifie avec sa nation et qui voudrait que le pays qui l’a vu naître compte dans le monde – car aux yeux des Occidentaux, celui-là n’a tout simplement pas lieu d’être. Eh bien, si. Je vous le confie en secret, mais de ceux-là, en Russie, on en trouve – et plus que vous ne croyez. Et quand ces homosexuels apprennent que sept chefs d’États ont refusé de participer à cette grande fête du sport que la Russie organise pour le monde, ils ne se sentent pas soutenus. Ils se sentent, au contraire, méprisés.

Car la deuxième spécificité culturelle russe que les chefs d’États occidentaux choisissent de ne pas voir, c’est que la majorité des gays de Russie vivent leur homosexualité différemment de la façon que l’Occident considère comme la seule valable : brandir ses choix sexuels à tous les coins de rue, provoquer et, bien sûr, se poser en permanence en victime et réclamer toujours plus de droits. La plupart des homosexuels, en Russie, considèrent que leurs choix intimes relèvent… de l’intime, du domaine privé : de leurs sentiments, ils puisent des romans qui entrent ensuite au trésor culturel mondial, ils écrivent des poèmes et des chansons poignants qui – sans rien dire – disent tout et même plus. On peut certes reprocher à tous ces « gays » de refuser que leur personnalité soit réduite à une case, de ne pas vouloir lutter pour des « droits » mais de simplement s’assumer, sans imposer leurs choix à personne, sans demander de privilèges. Rester soi plutôt que de se fondre dans une « communauté ». Mais on peut aussi se dire que c’est leur choix, et le respecter.

La société russe estime aujourd’hui, dans son ensemble, que le choix d’un partenaire est « l’affaire privée de chacun » – et qu’on ne peut en faire un objet de lutte collective. Et rien ne sert de répéter aux Russes à longueur de journée qu’ils ont tort là-dessus, de les titiller, comme le fait Obama, de leur manifester du mépris, comme le font tous ces présidents qui n’iront pas à Sotchi. Ces responsables politiques feraient mieux de se dire qu’il est des représentations qui ne changent pas d’un coup de baguette magique mais évoluent, au fil des générations. Et se rappeler qu’en forçant le cours d’un fleuve, on finit par créer un tourbillon. On n’incorpore pas à une culture un élément qui lui est étranger : elle l’expulsera bruyamment, et personne n’en sortira gagnant. Et puis, relativisons un peu : en Russie, à la différence de beaucoup d’autres pays, ce ne sont pas les homosexuels qui sont objet d’une discrimination légale mais la promotion des relations homosexuelles auprès des mineurs. Une loi certes critiquable, mais qu’il faut placer dans son contexte culturel. En l’adoptant et en l’approuvant (et la loi est soutenue par 80% de la population du pays), la société russe place la famille hétérosexuelle avec enfants au-dessus de tout autre type de relations pouvant exister entre adultes – sans les interdire pour autant. De cette façon, les Russes disent au monde que, si l’être humain est libre de choisir la façon de vivre qui lui convient, la société, pour assurer sa survie, doit accorder la priorité à un type de relations précis : parce que, depuis des milliers d’années que l’humanité existe, elle n’a pas inventé de moyen plus performant d’assurer sa reproduction et la transmission de ses acquis culturels et moraux que la famille avec père, mère et enfants.

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 17:42

DRAFT REPORT on the US NSA surveillance programme, surveillance bodies in various Member States and their impact on EU citizens’ fundamental rights and on transatlantic cooperation in Justice and Home Affairs (Reference : LIBE_PR(2014)526085 PE 526.085v02-00 / Rapporteur : Claude MORAES)

Voir également :                     

Documents in dossier LIBE/7/13778

COM(2013)  46   Communication from the Commission to the European Parliament and the Council: Rebuilding Trust in EU-US Data Flows en
COM (2013)     847    Communication from the Commission to the European Parliament and the Council on the Functioning of the Safe Harbour from the Perspective of EU Citizens and Companies Established in the EU en
                         Resolution 1954(2013) (provisional version) National security and access to information                         en
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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 17:15

Emmanuel Dreyfus, chargé de mission junior chez CEIS, revient, dans cette note stratégique, sur l’Union douanière réunissant la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan et plus généralement sur les dynamiques d’intégration économique, politique et militaire actuellement déployées dans l’espace post-soviétique. Cette étude soulève notamment l’attention sur la possible émergence d’un nouveau bloc géopolitique structuré autour de la Russie, s’inscrivant dans un mouvement général de retour de Moscou sur la scène internationale. Cette note coordonnée par Bertrand Slaski, consultant senior chez CEIS, est proposée par le pôle Etudes et Solutions Stratégiques.

Cette note a été initialement publiée par la CEIS en octobre 2013, sous le titre "De l’Union douanière à l’Union eurasiatique - Etat et perspectives d’intégration dans l’espace post-soviétique". Elle ne peut donc tenir compte des événements postérieurs, notamment en Ukraine depuis le mois de novembre. Ce tableau sera cependant très utile pour mettre en perspective l’actualité, ses ruptures et ses zones d’incertitudes.

Introduction

LA présente note est consacrée à l’Union douanière (UD) formée par la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan, qui représente à ce jour l’expérience la plus aboutie d’intégration dans l’espace post-soviétique. Conçue en 2007 et mise en place à partir de 2010, l’UD, tant dans la forme que dans le fond, présente de réelles innovations par rapport aux multiples et infructueuses tentatives qui l’ont précédée. Un double processus d’évolution la caractérise : d’une part, elle pourrait bientôt s’ouvrir à d’autres États issus de la décomposition du bloc soviétique ; d’autre part, elle pourrait connaître d’importantes évolutions à court terme sur le plan de son organisation interne.

Patronnée par la Russie et soutenue par la Biélorussie et le Kazakhstan, l’Union Douanière pourrait en effet représenter la première étape d’une nouvelle entité régionale en construction, (« l’Union eurasiatique »). La portée de cette structure dépasserait alors de loin, tant quantitativement que qualitativement, tous les mécanismes mis en œuvre jusqu’à ce jour dans le même espace.

Après avoir rappelé les grandes étapes de la mise en place de l’UD, ainsi que son fonctionnement, nous examinons le bilan de cette entité, trois ans après sa fondation. La seconde partie de cette note s’intéresse aux possibles évolutions de l’UD. Quels seraient les pays susceptibles de se porter candidats à une intégration ? Sur quels critères l’Union eurasiatique, prônée par V. Poutine, pourrait-elle se substituer à l’UD ? La conclusion traite des perspectives de réussite de ce projet, pris dans son ensemble.

Cette note attire ainsi l’attention sur la portée internationale de ce projet, en étudiant les fondements, les réalités et les perspectives de la dynamique actuelle d’intégration eurasiatique.

Voir l'article sur le site diploweb : http://www.diploweb.com/Quelle-Union-eurasiatique.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=NEWSLETTER_11__06022014&utm_medium=email

Emmanuel Dreyfus est chargé de mission junior chez CEIS depuis mars 2013. Il y mène des activités d’analyse et de conseils sur l’espace CEI. Titulaire d’un master 2 d’histoire contemporaine consacrée à la problématique identitaire moldave (Paris IV) et d’un master 2 de relations internationales, mention UE, sécurité et défense (Paris I), il est par ailleurs licencié de russe (INALCO).

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 16:39

Un proche conseiller du président russe Vladimir Poutine accuse les Etats-Unis d'armer les "rebelles" ukrainiens et invite le gouvernement de Kiev à écraser cette "tentative de coup d'Etat", n'excluant pas une intervention de la Russie pour assurer la sécurité chez son voisin. 

Dans une interview au quotidien Kommersant Ukraine de jeudi, Sergueï Glaziev, chargé au Kremlin des relations entre la Russie et l'Ukraine, affirme que les "ingérences" américaines violent le traité de 1994 par lequel Moscou et Washington ont garanti la souveraineté et la sécurité de l'Ukraine qui venait de renoncer à son arsenal nucléaire hérité de l'époque soviétique.

Le président Poutine doit rencontrer son homologue ukrainien, Viktor Ianoukovitch, vendredi à l'occasion de l'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Sotchi, ville russe des bords de la mer Noire.

Prié de dire si la Russie pourrait "intervenir activement" si la crise s'aggrave en Ukraine, Sergueï Glaziev rappelle les termes du Mémorandum de Budapest en 1994, selon lesquels "la Russie et les Etats-Unis sont les garants de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine et (...) sont tenus d'intervenir quand s'installent des situations de conflit de cette nature".

"PUTSCHISTES"

"Ce que les Américains font en ce moment, s'ingérer grossièrement et unilatéralement dans les affaires intérieures de l'Ukraine, c'est une violation flagrante de ce traité", ajoute-t-il.

Le conseiller présidentiel russe ne précise pas quelles mesures pourrait envisager la Russie.

Dans cette interview, il accuse des agents américains de verser "20 millions de dollars par semaine" aux "rebelles et à l'opposition" à Kiev, notamment pour se procurer des armes.

"Selon certaines informations, on entraîne des combattants et on les arme dans l'enceinte même de l'ambassade des Etats-Unis", affirme-t-il.

Sergueï Glaziev suggère au président Ianoukovtitch d'user si nécessaire de la force pour mettre fin à la contestation que le responsable russe présente comme "une tentative de coup d'Etat, une tentative de renverser les autorités par la violence".

"Les autorités ne remplissent pas leur devoir, qui est de de défendre l'Etat, quand elles négocient avec des putschistes comme s'ils étaient des citoyens respectueux des lois", ajoute-t-il.

"Dans une situation où les autorités sont confrontées à une tentative de coup d'Etat, celles-ci n'ont d'autre choix que l'action. Sinon le pays s'enfonce dans le chaos."

"CHANTAGE"

Il accuse par ailleurs les Occidentaux de pratiquer un "chantage" sur Viktor Ianoukovitch et les oligarques ukrainiens en menaçant de geler leurs avoirs à l'étranger et de leur refuser des visas.

Sergueï Glaziev assure que le président Ianoukovitch a fait tout ce qui était en son pouvoir pour éviter la violence et accuse les dirigeants politiques dans l'ouest du pays d'être des "séparatistes".

La Russie, poursuit-il, ne veut pas d'une partition de l'Ukraine mais n'est pas hostile à une certaine forme de fédéralisme avec des pouvoirs dévolus aux régions, notammment dans le domaine budgétaire. Il cite l'exemple du Groenland, territoire danois mais qui n'appartient pas à l'Union européenne.

Pour lui, l'est et l'ouest de l'Ukraine pourraient avoir des relations économiques différentes avec la Russie et l'Union européenne.

"Aujourd'hui, les liens économiques, culturels et humains entre l'est et l'ouest de l'Ukraine sont moins importants que ceux entre le sud-est de l'Ukraine et la Russie et entre les régions occidentales du pays et l'Union européenne", reconnaît Sergueï Glaziev.

Source : Reuters

Voir également à ce sujet :

 * L’Ukraine, une crise politique qui révèle les tensions qui traversent le continent européen, par P. de Suremain (diploweb.com)

 * Occident et Russie s'accusent de forcer la main à l'Ukraine

 * L’Occident promet un plan d’aide à l'Ukraine (Euractiv.fr)  

 * Position du Conseil de l'Union européenne à l'égard de l'Ukraine 

 * Euromaïdan, ou la « bataille d’Ukraine », par Jean-Marie Chauvier (Mondialisation.ca)          

 * Ukraine: halte au manichéisme ! par Thomas Guénolé et Katerina Ryzhakova Proshin (Slate.fr)  

 * L'UE suspend sa main tendue vers l'Ukraine (Euractiv.fr & Reuters)

 * L'Ukraine n'est absolument pas prête à une association avec une Union européenne qui peine à assurer sa mission à l'égard de ses propres nations !

 

 

 

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 14:08

De nouvelles propositions visent à supprimer les obstacles qui empêchent encore les citoyens d'aller vivre, travailler et faire leurs achats n'importe où dans l'Union européenne.

Chaque jour, des citoyens européens sont confrontés à des obstacles qui les empêchent d'exercer leurs droits en tant que citoyens de l'Union européenne.

La Commission propose de nouvelles mesures English pour supprimer ces obstacles, et notamment:

  • d'allonger la période de 3 mois pendant laquelle les demandeurs d'emploi perçoivent actuellement des allocations de chômage dans leur pays d'origine lorsqu'ils cherchent du travail dans un autre pays de l'Union;
  • de préciser les règles relatives aux stages, afin que les stagiaires ne soient pas exploités comme de la main-d'œuvre gratuite;
  • de faciliter l'acceptation des documents d'identité et des titres de séjour délivrés par d'autres États membres, de même que les certificats de contrôle technique automobile;
  • d'élaborer une carte d'invalidité commune permettant à toutes les personnes moins valides de bénéficier des mêmes avantages que les ressortissants d'un autre État membre qu'ils visitent (en matière d'accès aux transports, au tourisme, à la culture et aux loisirs, par exemple);
  • de renforcer les droits des personnes soupçonnées ou accusées dans le cadre d'une procédure pénale, en particulier les enfants et les citoyens vulnérables;
  • d'améliorer la législation européenne en matière de règlement des litiges transfrontaliers relatifs à des achats effectués en ligne ou dans un autre pays de l'Union;
  • de permettre aux consommateurs de comparer en ligne les prix des produits numériques vendus dans toute l'Union;
  • de faire en sorte que les citoyens sachent plus facilement à qui s'adresser pour résoudre des problèmes rencontrés dans un autre État membre;
  • de permettre aux citoyens de voter lors des élections nationales organisées dans leur pays d'origine, quel que soit l'État membre où ils résident.

Ces propositions s'inspirent des contributions reçues dans le cadre d'une consultation publique en ligne English , de dialogues avec les citoyens English et du service d'information Europe Direct.

La Commission présente aussi régulièrement des rapports sur la situation des droits fondamentaux et sur l'égalité hommes-femmes English dans l'Union européenne.

Ces propositions viennent renforcer les mesures déjà prises en 2010 English pour permettre aux citoyens européens d'exercer davantage leurs droits de façon concrète, et dont la mise en œuvre est déjà bien avancée.

Qu'est-ce que la citoyenneté européenne?

Chaque ressortissant d'un État membre de l'Union européenne est également citoyen de l'Union. Outre les droits que nous donne la législation de notre pays, nous jouissons d'un ensemble d'autres droits, qui sont garantis par les traités et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

La citoyenneté de l'Union européenne vous donne le droit de résider, de travailler, de voyager et de faire des achats dans n'importe quel des 27 États membres de l'Union, comme si vous étiez dans le vôtre.

En savoir plus sur vos droits en tant que citoyen de l'UE

2013, Année européenne des citoyens

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 13:25

À la veille des élections européennes de 2014, on distingue assez bien les principales conceptions de l'Union européenne - et donc de son "avenir" - qui se présentent aux responsables en place de ses États membres.
Elles sont schématiquement au nombre de trois :
1. l'Europe intergouvernementale dans laquelle
   - les décisions sont initiées et prises - à l'unanimité pour les principales -  par les Gouvernements (au niveau des Chefs, pour les plus importantes),
  - ces décisions sont ensuite  mises en forme et officialisées par les Institutions européennes (puis transmises, pour application autonome, aux administrations nationales),
   - l'appui technique est apporté par la Commission et la caution démocratique par le Parlement européen,
   - ces décisions ont pour objet de réglementer les activités économiques et de développer - sans gêner les acteurs nationaux    - une gamme maîtrisée de politiques communes (à l'exception des domaines de souveraineté comme la politique étrangère et la défense),
  - la source du pouvoir et de la légitimité politique du processus demeure dans le chef des seuls États, pris isolément et collectivement.
2. l'Europe mercantile ( du "grand marché") dans laquelle
    - les décisions sont prises par les Gouvernements,
    - l'intervention (en fait l'existence même) des Institutions est superfétatoire,
   - ces décisions se limitent à l'ouverture du marché des biens, capitaux et services ainsi qu'à quelques règlementations connexes (concurrence, tarif extérieur commun),
    - les questions du pouvoir et et de la légitimité politique ne se posent pas ou, plutôt, se posent dans les mêmes termes que pour les relations internationales classiques.
3. l'Europe communautaire (ou pré-fédérale) dans laquelle
    - les décisions sont initiées et prises par les Institutions européennes,
  - le pouvoir législatif est assuré conjointement par les représentants des États (Conseil de Ministres) et des peuples (Parlement européen),
    - le Gouvernement (initiative et exécution) est assuré par la Commission sous le contrôle du Parlement,
   - ces décisions portent sur tous les sujets d'intérêt commun au sens large (y compris la justice, la police, la politique étrangère et la défense, ...) dans le respect des principes de proportionnalité et de subsidiarité,
    - la source du pouvoir et de la légitimité politique du processus est transférée collectivement au Conseil et au Parlement européens.

Pour matérialiser ces trois orientations (encore une fois, schématiques), disons que la France est traditionnellement plus proche de la première (NDLR Regards-citoyens.com :  cf. à cet égard notamment François Hollande contre le monstre fédéral (Sauvonsleurope.eu)), le Royaume Uni de la seconde et l'Allemagne de la troisième.
Chacun essaiera ensuite de classer les autres principaux États membres (dont l'Italie, l'Espagne et la Pologne) dans l'une de ces catégories - en tenant compte de l'assez grande volatilité de l'orientation européenne des gouvernements de ces États.
Depuis le "grand élargissement" de l'UE en 2004/2006, on a vu la conception intergouvernementale se développer,  en dépit de l'"approfondissement" institutionnel opéré par le Traité de Lisbonne. La conception mercantile - bien que minoritaire - est demeurée vivace et combative , se posant en principale alternative à la précédente. La conception communautaire a été la principale victime de cette évolution, faute notamment d'avoir été suffisamment défendue par les Institutions elles mêmes, Commission et Parlement.
Ces tensions - qui pourtant déterminent fondamentalement l'"avenir de l'Union" - ne sont guère perçues par l'opinion publique. Elles ne seront probablement pas au centre du débat européen de 2014 qui portera principalement sur l'orientation des politiques (économiques, financières, sociales, environnementales) - et sur les clivages gauche/droite, pourtant assez décalés dans le contexte européen.
Collatéralement, les partisans de l'Europe mercantile (et, plus largement, de la renationalisation de l'Union) remettront en question la légitimité et l'utilité mêmes de l'entreprise européenne. Ils ne seront que mollement combattus par les partisans de l'Europe intergouvernementale et encore moins par les soutiens évanescents et dispersés de l'Europe communautaire.
Ainsi, la question de l'"avenir de l'Europe" ne sera pas clairement posée ni débattue. Les nouvelles Institutions mises en place demeureront dans l'ambiguité paralysante actuelle. La conception constructive (l'Europe communautaire) verra ses partisans, déjà bien mal organisés, perdre durablement toute force et crédibilité. La conception destructive (l'Europe mercantile) se renforcera sans pouvoir encore l'emporter. La conception "réaliste et pragmatique" (l'Europe intergouvernementale) continuera à dominer le terrain sans pour autant offrir une quelconque vision politique du futur - même à moyen terme - de l'Europe. 
Le résultat probable sera, globalement, un affaiblissement du sentiment d'unité et de solidarité entre les peuples européens - un affaissement des Institutions et des politiques européennes - un renforcement du souverainisme et du nationalisme - une régression de la place et du rôle de l'Europe dans le monde - une incertitude accrue sur son "avenir".  

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 11:50
Le grand "mercato" de la désignation/nomination/élection des futurs hauts responsables des 3 Institutions de l'UE a commencé.   
On sait que de nombreux postes sont à pourvoir : Président de la Commission, Président du Conseil européen, Haut représentant, Commissaires, Président du PE, etc ...    
On sait que de nombreux "équilibres" devront être pris en compte : politiques/nationaux/genre, etc ...      
On sait que le nouveau PE aura un rôle institutionnel et politique important à jouer dans ce processus. 
Mais on sait surtout que le choix le plus important sera celui du Président de la Commission. 
On peut dès lors s'interroger sur les modalités de de ce choix et tout particulièrement sur la transparence des délibérations et des votes de l'élection du Président. 
Le problème ne se pose pas pour ce qui concerne le Parlement européen : le vote de ses membres sera précédé d'un débat public et les détails du scrutin seront également rendus publics. 
Il en est tout autrement au niveau du Conseil européen qui devra désigner à la majorité qualifiée le candidat sur lequel le PE se prononcera. 
Les principes d'"ouverture" (c'est à dire de transparence) fixés par les articles 10§3 TUE et 15§1 TFUE, exigeraient : 
1. que les débats précédant le vote soient publics c'est à dire retransmis en direct par télévision et internet 
2. que les votes de chacun des membres du Conseil européen soient également rendus publics en temps réel. 
Tel n'a pas été le cas dans le passé, si bien que l'on n'a jamais su clairement quels États avaient voté en faveur du Président Barroso ni quels États avaient opposé leur "veto" à la désignation d'autres candidats tels que ... M.Junker. 
Deux justifications sont habituellement données à cette absence de transparence : d'une part que la décision du Conseil européen devrait être consensuelle - d'autre part que cette décision ferait partie du "paquet" de l'ensemble des nominations. 
Ces deux raisons doivent être écartées car elles sont contraires à la lettre (il s'agit de votes et non de "consensus") et à l'esprit (le principe de transparence) du Traité. 
En particulier, le choix du Président de la Commission - du fait du lien avec le résultat des élections et en raison de l'importance de sa position - ne peut plus faire l'objet de tractations globales et secrètes entre les chancelleries nationales. Il en va de la crédibilité et de la responsabilité du Conseil européen et de l'ensemble des Institutions européennes vis à vis de l'opinion publique. 
Malheureusement, on semble s'orienter encore une fois dans la mauvaise direction.  
Bien que les partis politiques semblent jouer le jeu en désignant publiquement "leurs" candidats (on attend toutefois celui du parti le plus important, en l'occurrence, le PPE), la presse se fait déjà l'écho de la préférence de certains membres du Conseil pour des candidats "outsiders" (choisis parmi leurs pairs), de "vetos" opposés à certaines personnalités, de la nécessité de tenir compte de l'équilibre global avec les autres nominations, etc ... (cf. notamment à cet égard Tous les dirigeants de l'Europe vont être renouvelés cette année, par Anne Bauer (Les Echos)) 
La meilleure façon de couper court à ces rumeurs - qui irritent fortement l'opinion - serait, pour le Président en exercice du Conseil européen, de déclarer ouvertement qu'il entend faire respecter les règles du Traité rappelées ci-dessus (débats et votes publics). Cette déclaration pourrait être faite lors de la prochaine réunion du Conseil européen prévue précisément pour préparer le processus de désignation et d'élection du Président de la Commission.  
NB Le PE lui même pourrait d'ailleurs inviter le Conseil européen à prendre une telle décision, dans le cadre des "consultations nécessaires" précédant l'élection du Président de la Commission, consultations expressément prévues par la déclaration n°11 annexée au TUE. 
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Published by Jean-Guy Giraud et Patrice Cardot - dans Réfléchir à l'Europe que nous voulons
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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 11:36
Contexte 

Souvent tenue pour acquise, l'alliance franco-allemande remonte au 22 janvier 1963. À cette date, le chancelier allemand Konrad Adenauer et le président français Charles de Gaulle ont fait table rase d'inimitié multiséculaire entre les deux nations.

La ratification du traité de l'Élysée visait à réconcilier le partenariat entre la France et l'Allemagne et avait parallèlement pour but de jeter les bases communes pour une construction européenne.

Le binôme franco-allemand est souvent cité comme le moteur de la construction européenne. À eux deux, ils représentent jusqu'à 33 % de la population totale de l'Union européenne. Économiquement, ils correspondent à environ 36 % du budget européen et 37 % du PIB de l'Union européenne.

Trois grands spécialistes politiques se sont confiés à EurActiv Allemagne à quelques jours du 51e anniversaire du traité de l'Élysée. Ils passent en revue le partenariat franco-allemand et les défis à venir cette année.

 

Frank Baasner, directeur de l'Institut franco-allemand de Ludwigsburg, explique que le temps est venu de repenser le traité de l'Élysée, 51 ans après sa ratification (voir « Contexte).

L'année 2014 devrait être historique pour l'Allemagne, la France et le reste de l'UE, poursuit Frank Baasner. En effet, l'Union est mise à rude épreuve : la zone euro n’est pas encore sortie de la crise et l’UE est engagée dans une intervention militaire en Afrique. Par ailleurs, c'est aussi l'année des élections européennes, où les citoyens voteront pour les futurs députés européens.

Selon le politologue, l'année a commencé par des annonces fortes, comme le « pacte de responsabilité » du président François Hollande entre les syndicats et les employés, ou sa politique économique résolument tournée vers l’offre.

Par cette droitisation de sa politique, le président souhaitait alléger la charge fiscale sur les sociétés en contrepartie d'une augmentation de taux d’emploi, estiment les politologues. Le gouvernement compte également réduire les dépenses publiques de 50 milliards d'ici 2017.

Après le discours, certains commentateurs ont rapidement fait le parallèle avec l'Agenda 2010 de l'ancien chancelier Gerhard Schröder, ajoute Franck Baasner.

Si le projet de François Hollande est appliqué, ce serait une « très bonne nouvelle pour toute l'UE », affirme avec conviction Franck Baasner à EurActiv Allemagne.

De son côté, l'eurodéputé Andreas Schwab issu de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) souligne que la France doit mener des réformes en profondeur, ce qui sape tout espoir de changement rapide. Le pays est confronté à des difficultés très importantes. Sa croissance économique est en berne et le marché de l'emploi est atone, selon l'eurodéputé conservateur.

« Le discours d'Hollande n'a pas mis ces problèmes de côté, » poursuit Andreas Schwab.

Il indique qu'il ne partage pas l'idée, largement répandue en France, que les coupes budgétaires sytématiquement créeraient de nouveaux emplois. La flexibilité doit se poursuivre au sein du marché de l'emploi, surtout en ce qui concerne les PME, constate le député.

Le chrétien-démocrate considère que la France peut s'inspirer de l'Agenda 2010 de Gerhard Schröder comme exemple de réforme économique, mais ne peut pas se contenter de le transposer dans son pays tel quel. Les différences entre les deux économies sont trop grandes, explique Andreas Schwab à EurActiv Allemagne.

« Le gouvernement français doit prendre des mesures [adaptées à la] France, » selon lui.

La France ne peut pas jouer un rôle de second plan au sein de l'UE

La prescription d'une solution uniquement française à un problème français est nécessaire selon Georg Walter, responsable de programmes des relations franco-allemandes au sein de la fondation Asko Europa-Stiftung à Sarrebruck en Allemagne.

Dans une déclaration envoyée à EurActiv Allemagne, le politologue souligne que les différences tant politiques que socioculturelles entre la France et l'Allemagne devraient être prises en compte pour expliquer les différences économiques.

En 2014, l'Allemagne reste imbattable et domine l'espace économique européen. La République fédérale encourage la France à mener des réformes selon le modèle allemand. Cette attitude ne peut que déterrer les vieilles peurs françaises face à une potentielle domination du pays germanique, a prédit Georg Walter.

Si François Hollande cherche à trop se rapprocher d’un système économique à l'allemande, il risque de devoir faire face à une opposition au sein de son pays, a prophétisé Georg Walter.

Georg Walter ne conçoit pas que la France puisse jouer un rôle de second plan aux côtés de l'Allemagne, . Pour cette raison, selon le politologue, il reste à voir si la France compte effectivement donner satisfaction à l'Allemagne dans le cadre du processus de réformes que mène le pays.

Marchandage politique

Alors que l'Allemagne reste dominante d'un point de vue économique, la situation est totalement différente pour ce qui est de la politique de défense, explique le politologue Georg Walter. La France reste la Grande Nation qui part en opération militaire seule. Ce fut le cas pour le Mali et actuellement pour la République centrafricaine.

De par son passé colonial, la France a une présence en Afrique et éprouve aussi un sentiment de responsabilité quant à la stabilisation des États francophones en crise, selon Georg Walter. En revanche, l'Allemagne tend traditionnellement à éviter les interventions étrangères (aussi pour des raisons historiques), ce qui est flagrant dans le cas de l'Afrique.

Dans un tel contexte, le spécialiste de la politique franco-allemande s’interroge sur la possibilité d'un marchandage politique entre les deux pays. La France pourrait faire des concessions à l'Allemagne dans le domaine de la politique économique et en retour l'Allemagne offrirait son soutien dans le cadre des interventions militaires françaises, propose Georg Walter. Selon lui, ce serait une situation bénéfique pour les deux parties.

« En théorie, cette idée pourrait être étendue [à d'autres domaines] », précise Andreas Schwab. Néanmoins, il nuance ses propos. Selon lui, les différences historiques entre les deux pays sont trop profondément ancrées.

L'Allemagne n'enverra de troupes militaires qu’après une analyse en profondeur de la situation, assure le jeune conservateur allemand.  Ainsi, à ses yeux, au lieu d'une action précipitée, la France devrait élaborer une planification préliminaire en vue de donner plus de marge de manœuvre à l'Allemagne lors des interventions étrangères.

« Il y a une vraie volonté en faveur d’une plus grande coopération [militaire] », déclare Andreas Schwab.

Remettre en marche « le moteur de l'intégration européenne »

Selon les trois spécialistes, 2014 semble être le moment parfait pour que le partenariat franco-allemand précise les prochaines étapes vers plus d'intégration politique dans le domaine de l'économie et de la sécurité.

« Il est crucial que l'Allemagne et la France restent unies derrière le projet européen et, malgré des concepts et des raisonnements divergents, continuent à trouver des points d'accord afin d'avancer dans le processus d'intégration », déclare Georg Walter.

Dans le même ordre d’idée, « en 2014, l'Allemagne et la France doivent devenir de nouveau le moteur de l'intégration européenne », selon lui.

Même à une époque où de nombreux États membres connaissent une montée du nationalisme, George Walter se dit optimiste et pense que les dirigeants d'État et de gouvernement vont trouver une solution en adoptant une attitude proactive et tournée vers l'avenir.

« La coopération en Europe ne peut juste tourner autour des euros et des cents, autour du marché unique et de l'union bancaire, […]elle doit aussi comprendre une dimension humaine qui maintient les personnes ensemble », conclut Andreas Schwab.

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 11:32

Les élections au Parlement européen vont déclencher l'offensive.Toutes les institutions vont changer de dirigeants.

Cette année, la « machine » bruxelloise doit préparer le renouvellement del'ensemble de ses dirigeants. Du 22 au 25 mai se tiennent les élections européennes, au cours desquelles quelque 400 millions de citoyens éliront 751 députés au Parlement européen. Ce sera lecoup d'envoi d'un grand marchandage à 28 pour désigner le remplaçant à la tête de la Commission européenne du président, José Manuel Barroso, puis les 27 autres nouveaux commissaires, dont lehaut représentant de l'Union pour les Affaires étrangères, qui succédera à Catherine Ashton. En outre, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, achèvera son second et dernier mandat au 30 novembre 2014, date à laquelle arrive en théorie à échéance le mandat de tous les commissaires. « Je parie que je serai encore là en janvier 2015 », plaisantait néanmoins il y a peu le commissaire à la Concurrence, Joaquim Almunia. La dernière fois, la nouvelle Commission avait pris ses fonctions avec trois mois de retard, au vu de la difficulté des tractations.

En théorie, pendant que le Parlement élira son nouveau président, les Vingt-Huit devront choisir le successeur de José Manuel Barroso fin juin, soumettre leur choix au vote du nouveau Parlement européen en juillet. Puis, s'il obtient la majorité, ce nouveau président devra constituer sa Commission pendant l'été, chaque commissaire devant ensuite obtenir le feu vert de la majorité des eurodéputés, à la suite d'auditions et de votes qui se dérouleront jusqu'à la fin octobre.

Une nouvelle dimension à l'élection du 25 mai

Quant aux chefs d'Etat et de gouvernement, ils devront de leur côté se mettre d'accord à l'unanimité sur le nom du successeur d'Herman Van Rompuy. Avec le traité de Lisbonne, qui donne de plus en plus de pouvoir au Parlement, la machine à nomination quitte toutefois en partie les cabinets des leaders européens pour donner plus de pouvoir aux partis politiques. En demandant de«  tenir compte du résultat du vote » dans la nomination du président de la Commission européenne, le traité amène une nouvelledimension au scrutin du 25 mai. Les familles politiques ont ainsi décidé de se doter d'une tête de liste, qu'elles estiment devoir être leur candidat au remplacement de José Manuel Barroso. L'Allemand Martin Schulz, actuel président du Parlement européen,mènera la campagne des sociaux-démocrates européens. Le Finlandais Olli Rehn et le Belge Guy Verhofstadt se disputent la famille libérale-centriste, tandis que les conservateurs (Parti populaire européen) promettent de choisir leur tête d'affiche en mars.Le Français Michel Barnier est sur les rangs, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker s'est déclaré disponible.

Toutes les hypothèses restent ouvertes. «  Je ne vois pas du tout les chefs d'Etat se dessaisir du pouvoir de nommer le président de la Commission européenne pour désigner le leader du parti arrivé en tête auParlement européen, alors que ni la gauche ni la droite n'obtiendraient une claire majorité », prévoit un diplomate. Les 28 dirigeants préféreront toujours désigner l'un des leurs. C'est pourquoi, au petit jeu des pronostics, les Premiers ministres ont davantage la cote que Martin Schulz ou, éventuellement, Michel Barnier. A Bruxelles, les noms des Premiers ministres d'Irlande, Enda Kenny, de Finlande, Jyrki Katainen, de Pologne, Donald Tusk, de Lituanie, Dalia Grybauskaite, ou du Danemark, Helle Thorning-Schmidt, font partie des ballons d'essai.

En 2009, personne n'avait misé sur Herman Van Rompuy et Catherine Ashton. Car, au final, il s'agit toujours de réaliser un subtil compromis entre grands et petits pays, anciens et nouveaux Etats membres, droite et gauche, hommes et femmes…

Source : http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0203221850547-tous-les-dirigeants-de-l-europe-vont-etre-renouveles-cette-annee-640680.php 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 11:11

 

 

 

Causeur de février est enfin sorti !
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Drôle de rire : Entretien avec Dieudonné, voyage en Soralie + dossier Jünger...
Au sommaire de Causeur #10, en kiosque dès aujourd'hui

Dieudonné dans Causeur ? Elisabeth Lévy et Gil Mihaely ont relevé le défi en rencontrant le comique désormais mondialement célèbre pour ses sorties antisémites. Un mois après la tempête médiatico-judiciaire que l’on sait, Dieudonné ne renie rien. Sa confession-fleuve sans l’ombre d’une petite blague, que nous publions aujourd'hui sur Causeur.fr, constitue sans doute l’entretien écrit le plus fouillé qu’il ait accordé ces dix dernières années.
Etant entendu que « l’affaire Dieudonné est le point de convergence de toutes les crises françaises : fragmentation communautaire, naufrage scolaire, déclin intellectuel, impuissance politique », reste des questions lourdes et irrésolues. Comment l’humour est-il devenu une arme de dézingage massif ? Que signifie l’étrange agrégat de mécontents réunis qui crièrent haro sur les juifs dans les cortèges du Jour de colère ? A-t-on trop glorifié le devoir de mémoire, au point d’en faire un culte que certains se plaisent à profaner ?
Pour tenter de répondre à toutes ces questions, Causeur donne la parole dans son dossier à un large éventail de personnalités. Ariel Wizman, chroniqueur à Canal+ et ancien amuseur de talent avec Edouard Baer, nous livre ses réflexions sur l'humour d'aujourd'hui, lequel repose selon lui de plus en plus sur la violence. Jacques de Guillebon analyse le phénomène Alain Soral et Patrick Mandon interroge Franck Spengler, éditeur du polémiste "national-socialiste".
Rony Brauman, déplore quant à lui les effets néfastes de la loi Gayssot, responsable à ses yeux de la surenchère victimaire. Alain Finkielkraut et Basile de Koch reviennent également sur l'affaire Dieudonné dans leurs journaux respectifs.
Egalement au sommaire dans la séquence Culture, un passionnant dossier sur l'écrivain allemand Ernst Jünger, dont la destinée se confond avec le XXe siècle.
Ce numéro est disponible dès aujourd'hui chez votre marchand de journaux préféré (5,90 €) et vous pouvez également le commander sur notre kiosque en ligne. Nos abonnés papier devraient normalement le recevoir aujourd'hui et les abonnés numériques peuvent y accéder comme chaque mois sur la page Magazine du site. Et si vous ne faites pas encore partie du club, pourquoi ne pas profiter de cet excellent numéro pour vous abonner à Causeur ? Papier, numérique ou les deux, pour 3 ou 6 mois, 1 ou 2 ans, vous trouverez sans doute une formule qui vous convienne sur notre boutique en ligne !

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